Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 2013
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

2013 DFPE 4 G - Subvention (392.700 euros), avenant à convention et convention avec l'association "L.I.R.E. à Paris - Le Livre pour l'Insertion et le Refus de l'Exclusion" pour l'intervention de lecteurs dans les centres de Protection Maternelle et Infantile.

Débat/ Conseil général/ Octobre 2013


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DFPE 4 G relatif à l'attribution d'une subvention de 392.700 euros à l'association "L.I.R.E. à Paris" qui intervient dans les centres de protection maternelle et infantile. C'est Mme TAÏEB qui intervient et M. LE GUEN qui répond.

Je rappelle que nous ne sommes pas vraiment en avance sur l'horaire mais c'est un sujet important.

Madame TAÏEB ?

Mme Karen TAÏEB. - Monsieur le Président, mes chers collègues. Je voulais intervenir sur cette association "L.I.R.E. à Paris" qui est une association dont l'acronyme signifie "Livre pour l'Insertion et le Refus de l'Exclusion", une très belle idée qui a d?abord germé dans la tête de bibliothécaires et de professionnels de la petite enfance à la fin des années 80 dans le 19e arrondissement, sensibilisés à la démarche de l'association A.C.C.E.S. (Actions Culturelles Contre les Exclusions et les Ségrégations), créée en 1982 par trois psychanalystes. C'était effectivement au siècle dernier mais la lutte contre les exclusions reste, hélas, un des combats que nous menons encore aujourd'hui. La culture est évidemment l'une des clés qui permet de lutter contre ce fléau. Paris soutient donc l?association "L.I.R.E. à Paris" depuis 1999 et nous pouvons nous féliciter de ce partenariat avec cette association qui fait un travail remarquable dans les structures d?accueil de la petite enfance. D'abord dans les salles d'attente des centres de protection infantile et dans les relais d'assistantes maternelles, l'association, créée en mai 1998, proposera ses lectures dans les foyers de l'enfance et les pouponnières, les centres d'hébergement mère/enfant, les centres d?hébergement et de réinsertion sociale, les centres sociaux ou encore les crèches collectives et familiales. Aujourd'hui, une douzaine de lecteurs se rendent régulièrement dans plus d?une centaine de lieux d?accueil de la petite enfance pour proposer des séances de lecture individualisée dans des espaces collectifs. Le mot d?ordre étant "liberté", aucun livre n'est imposé aux enfants. Ils le choisissent, peuvent l?ouvrir, le fermer, le feuilleter, en interrompre à tout moment la lecture, en toute liberté. Les séances de lecture permettent à l'enfant de découvrir l?objet livre, de se familiariser avec la langue écrite, de développer son vocabulaire et son imaginaire, des acquis qui vont lui permettre de débuter des apprentissages scolaires dans de bonnes conditions. Il s'agit donc de familiariser ces jeunes enfants aux livres et aux images et de leur donner le goût de la lecture dès la petite enfance, afin de prévenir l?échec scolaire. Lire aux enfants permet d?inciter les parents et les adultes présents dans le quotidien de l?enfant à reprendre cette pratique de lecture. En 2012, "L.I.R.E. à Paris" a réalisé 1.621 séances de lecture au sein de tous les centres de protection infantile. Nous voterons évidemment cet avenant pour que "Lire pour l'Insertion et le Refus de l'Exclusion" continue à mener à bien ce combat qui est le nôtre. Voilà une association qui devrait nous inspirer quant à l?accueil de certaines populations qui arrivent à Paris, qui ne parlent pas notre langue et qui vivent dans la rue dans des conditions de grande précarité. Offrir un moment d?apprentissage de la langue française, un moment de culture et d'éveil à autre chose que la dureté de la rue, voilà qui devrait nous inspirer quant à l'accueil, justement, dans les campements de Roms dont on a beaucoup parlé ces derniers temps. C?est, en tout cas, à méditer. Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame TAÏEB. Je donne la parole à M. Jean-Marie LE GUEN.

M. Jean-Marie LE GUEN. - Mme Karen TAÏEB a eu raison d?attirer notre attention sur ce projet de délibération et a montré tout l'intérêt pour la collectivité publique de ce travail.

Je la remercie et nous allons voter positivement pour ce projet de délibération.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LE GUEN. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DFPE 4 G. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DFPE 4 G).