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Novembre 2013
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2013 DVD 170 - Convention de financement des travaux relatifs à la dépose des cabines téléphoniques à Paris avec Orange.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2013


 

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DVD 170 relatif aux travaux de dépose des cabines téléphoniques à Paris avec Orange. La parole est à M. Sylvain GAREL, pour 5 minutes.

M. Sylvain GAREL. - Je ne vais pas utiliser 5 minutes, je vais essayer d'être rapide comme un coup de fil !

Simplement, nous sommes un peu inquiets de cette décision qui n'est pas une décision strictement parisienne. Nous savons qu?Orange trouve que le coût d'entretien de ses cabines téléphoniques est devenu trop important, puisque, bien sûr, le nombre d'utilisateurs a beaucoup baissé ces dernières années. Elle propose pour Paris, comme elle le propose d'ailleurs pour toutes les villes et villages de France, de réduire ou de supprimer totalement le nombre de ces cabines.

Je dois dire que, là, ce projet de délibération est un peu hypocrite parce que conserver deux cabines téléphoniques par arrondissement, surtout dans des grands arrondissements, genre 18e ou 16e d?ailleurs, c'est complètement ridicule. Cela veut dire que quelqu'un, s'il veut pouvoir téléphoner sans passer par un téléphone portable, va être obligé de marcher pendant des dizaines de minutes avant de trouver la cabine téléphonique et encore faudra-t-il savoir où elle est. Donc, nous ne sommes pas favorables à ce projet de délibération, d'autant plus qu?on a toujours dit, nous, qu'il fallait laisser les gens qui ne souhaitaient pas, pour des raisons sanitaire, utiliser des portables, pouvoir utiliser d'autres moyens de communiquer et que, là, cela pousse les gens à ne pas pouvoir communiquer s'ils n?ont pas de portable. Dernière chose : on sait très bien qu'il va y avoir des cabines nouvelle génération qui sont testées par Orange qui sont effectivement beaucoup plus belles et beaucoup plus fonctionnelles, et surtout qui permettent d'aller sur Internet, mais ces cabines fonctionnent avec des cartes de crédit. Le problème, c?est que les gens qui n'ont pas de portable sont souvent les mêmes qui n'ont pas de carte de crédit parce que ce sont souvent des gens qui sont un peu marginalisés ou pauvres, et qui n'ont ni les moyens d'avoir une carte de crédit, ni d?avoir un portable et qui, donc, ne vont pas pouvoir utiliser ces cabines de nouvelle génération. Donc, nous sommes opposés à ce projet de délibération. Je vous remercie.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Monsieur GAREL. Pour répondre, la parole est à M. Julien BARGETON.

M. Julien BARGETON, adjoint. - Ce projet de délibération, en fait, ne fait qu?autoriser les recettes pour la Ville de Paris, liées à l'opération de dépose qui est effectivement menée par Orange. Il resterait environ deux emplacements par arrondissement, comme vous l'avez dit. C'est l'obligation de service à l'usager qui a été issue des préconisations de l?A.R.C.E.P., donc ni de la Ville, ni d'Orange d'ailleurs en direct, mais ce sont les préconisations qui sont posées par l?A.R.C.E.P. Le choix des cabines déposées se fait en concertation, je tiens à vous le préciser, avec la mairie d'arrondissement, les services techniques de la Ville et Orange. Effectivement, cette dépose a débuté. Le bilan des emplacements supprimés est de 700 à la mi-octobre et il restera à peu près 1.700 cabines à déposer. Je comprends votre position, mais je voudrais juste vous préciser quand même que l?usage est en chute libre, puisque la baisse sur les dernières années est quand même de 91 % de l?usage des cabines téléphoniques et qu?Orange prévoit encore une réduction, sur les 10 % qui restent, de 90 % dans les trois années à venir, c'est-à-dire que l'usage des cabines téléphoniques aura été divisé par 100 en à peu près une dizaine d?années.

Je crois que c'est la conséquence logique de cette situation et nous ne faisons, par ce projet de délibération, que tout simplement prendre en compte les recettes qui incombent à la Ville dans ces opérations.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Bien. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 170. Qui est pour ? Contre ?... Il faut compter, je suis d?accord. On reprend : Qui est pour ? 13 voix pour. Contre ? 10 voix contre. Absentions ? M. GAREL s'abstient. Donc, cela passe. Le projet de délibération est adopté. (2013, DVD 170).

M. Patrick TRÉMÈGE. - Je crois rêver !

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Chacun est libre de voter comme il l?entend, non ? C?est un projet de délibération et il s'abstient sur le projet de délibération.