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Novembre 2013
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2013 DDEEES 24 - Renouvellement du dispositif d'aide à la création associative étudiante.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2013


 

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Nous examinons à présent le projet de délibération DDEEES 24 concernant le renouvellement du dispositif d'aide à la création associative étudiante. La parole est à M. Jean-Baptiste MENGUY, qui n'est pas non plus obligé d'utiliser ses 5 minutes.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Il ne va pas les utiliser, Monsieur le Maire, vous pouvez compter sur moi. C'est un projet de délibération qui fait écho à un débat que nous avons eu l'année dernière et pour lequel, si je comprenais l'esprit du projet de délibération, j'avais émis un certain nombre de réserves sur le fond et sur la forme. Il faut faire très attention, lorsqu'il s'agit d'attribuer des subventions à des associations. L'exemple fâcheux des rythmes scolaires vient de nouveau le confirmer, c'est-à-dire qu'il ne faut pas attribuer n'importe quel montant à n'importe quelle structure et dans n'importe quelles conditions. Les réserves que j'avais l'année dernière étaient surtout de deux ordres. Le premier, c'est que c'est compliqué, je crois, de décider d'une subvention a priori, c'est-à-dire avant la création. On peut faire des vérifications de manière rétroactive, comme vous l'aviez expliqué, Monsieur GUILLOT, mais je pense que, dans l'esprit même, cela ne correspond pas à ce que doit être une subvention à une association et, de façon plus générale, à la règle du service fait. Donc, pour ces raisons, nous avions émis des réserves et nous nous étions abstenus sur la délibération l'année dernière. Je constate que les choses n'ont pas évolué cette année, que nous restons sur cette idée au principal d'une attribution a priori pour une association ou alors pour des étudiants qui souhaitent créer une association. Moi, je crois que ce n'est pas prendre la question par le bon bout ; je préférerais une attribution clairement a posteriori. Deuxième point : c'est sur les conditions d'attribution, sur cette commission qui est composée de représentants de la Mairie de Paris notamment. Les élus de l'Opposition ne peuvent pas y siéger. Evidemment, on le regrette. Et l'instruction est diligentée par la Maison des initiatives étudiantes qui, on ne peut pas dire, fasse preuve d'une efficacité irréprochable dans ses actions et pour lesquelles les modalités de fonctionnement n'ont jamais été très satisfaisantes.

Enfin, sur le montant réservé par ce projet de délibération, vous nous expliquez qu'en 2013, c'étaient 30.000 euros qui étaient prévus pour 100 associations potentiellement bénéficiaires. Et puis, vous dites : 81 dossiers ont été présentés et seulement 63 ont été sélectionnés. Mais, pour autant, vous décidez d'élargir l'aide cette année en augmentant le montant et en permettant l'allocation de subventions à des associations et à des étudiants relevant des académies de Créteil et de Versailles. Et là, je suis désolé, mais je ne peux pas vous suivre sur ces deux aspects ! D'abord, s?il y a moins d'associations retenues que prévu, cela veut dire que l'enveloppe n'a pas été complètement utilisée, ou alors cela veut dire que le plafond de la subvention qui était de 300 euros a été élevé ou surélevé sans que l'on ait eu un débat dans cette enceinte.

A vous de me dire ce qui il en est.

Et puis, si on estime que ce qui est important, c'est d'aider à la création d'associations d'étudiants parisiens, je ne vois pas au nom de quoi est-ce qu?on aiderait? enfin, je n'ai rien contre les académies de Créteil et de Versailles mais, si on augmente le montant, autant que ce soit pour accueillir plus d'associations parisiennes et pas pour "aller faire la retape" dans les académies voisines. Je sais bien que l'on est à l'heure de la métropole mais, puisque vraisemblablement on n'a même pas atteint la jauge avec les associations parisiennes, on peut peut-être plutôt faire un effort de promotion auprès des associations parisiennes, plutôt que de tout de suite considérer qu'il faille aller plus large aux académies de Créteil et de Versailles. Donc, je pense que ce projet de délibération confirme les réserves et les limites du précédent dispositif et surtout n'apporte aucune réponse, je le dis, sur les motivations d'élargir à d'autres académies. D'ailleurs, est-ce que les autres Départements ou académies ont des dispositifs similaires ? Si elles n'en ont pas, elles n?ont qu'à en créer un ! Je ne vois pas pourquoi ce serait Paris qui donnerait ce genre de subvention pour 10.000 euros. Si les 9.900 euros supplémentaires sont prévus pour les autres académies, moi, je considère que ce n'est pas utile.

Merci de nous éclairer et sur cet élargissement et sur le manque de résultat, si j'ose dire, du dispositif de l'année dernière mais, en tout état de cause, les réserves de l'année dernière n'ayant pas été levées, nous nous abstiendrons sur ce projet de délibération, dont, je rappelle en conclusion, je comprends l'esprit mais qui, à mon avis, est loin du compte.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Pour répondre, la parole est à M. Didier GUILLOT.

M. Didier GUILLOT, adjoint. - Merci, Monsieur le conseiller. Je dois dire que je ne vois pas bien ce que je pourrais apporter de plus que la dernière fois, puisqu?il se trouve que... mais je vais, du coup, réexpliquer les objectifs.

L'objectif de ce dispositif, quitte à se lancer, était de permettre effectivement aux associations étudiantes de pouvoir être dynamisées et de se "booster", de se lancer très rapidement, dans la mesure où l'essentiel des demandes que le Bureau de la vie étudiante avait à connaître auparavant étaient des demandes pour de petites associations, pour des projets. D?ailleurs, ceux que je présente en 2e Commission, la plupart du temps, ce sont de petits montants pour de petites associations, notamment dans le champ culturel.

On se rend bien compte, notamment pour les associations culturelles, qui sont d'ailleurs les premières bénéficiaires de ce dispositif, que, quand il s'agit de monter, en gros, un mini-festival, une initiative bornée dans le temps? ou en tout cas, le temps d?administration de nos subventions, qui est quand même de cinq à sept mois, ne correspond pas du tout au temps étudiant et au temps d'un cycle universitaire qui est souvent d'un peu plus de six mois.

Donc, il s'agissait de réagir à la façon dont le Bureau de la vie étudiante traitait toutes ces demandes depuis longtemps. Finalement, d?ailleurs, on donnait des sommes parfois plus élevées parce que, quand on administre pendant cinq à six mois un dossier pour des subventions finalement mineures, cela nous paraissait effectivement complètement décalé, donc on a souhaité s'adapter.

Le dispositif, je l'assume parfaitement, était expérimental. Donc, quand on a identifié, avec les associations et avec les M.I.E., l'enveloppe globale et le montant, on propose de l'ajuster là aujourd'hui parce que, effectivement, concernant le montant, les associations qui en ont bénéficié, nous ont toutes dit que 300 euros, c'était un peu juste pour l'objet qui était de pouvoir déposer les statuts, de pouvoir ouvrir un blog, une page, des outils de communication, voire de lancer leur premier projet.

Donc, on s'adapte effectivement à la réalité parce que, quand on lance une expérimentation de ce type-là, par définition, on ne peut pas avoir juste au premier coup. L'offre et la demande, vous savez comme moi ce que c'est, et on adapte l'offre à la demande. En l'occurrence, il se trouve que ce dialogue se fait de manière permanente avec les associations.

"L'administration", entre guillemets, de ces associations se fait a priori, effectivement, par une commission dans laquelle il y a un représentant de la DS, un représentant de la DJS, un représentant de la DUCT, des représentants de la vie étudiante d'université, en l'occurrence Paris VII et Paris III, deux représentants du C.R.O.U.S. de Paris, deux élus d?organisations étudiantes représentatives et, effectivement, de mon cabinet qui suit cela de près.

Pour le reste, l'expérience montre la satisfaction de toutes les associations qui ont commencé, si je puis dire, à essuyer les plâtres de ce dispositif. Elles sont très satisfaites et le pari, qui était celui que nous avions fait, est plutôt réussi puisque, effectivement, la plupart de ces associations se sont, depuis, inscrites à la M.I.E. et ont démarré une activité intéressante, pour la plupart d'entre elles. Même, 31 d'entre elles ont déjà fait le choix de la M.I.E. comme siège social et c'est un service, d'ailleurs, qui est très important pour elles.

Vous avez remarqué dans votre intervention, et je ne peux pas laisser passer cela parce que ce n'est pas la première fois depuis le début de cette mandature, vous avez à nouveau attaqué, je le dis très clairement ici, gratuitement l'objet de la M.I.E.

Je sais que vous ne devez pas y aller souvent. En tout cas, cette maison est faite pour les associations étudiantes. Je n'en connais pas une seule qui ait à se plaindre des services de la M.I.E., aussi bien la M.I.E. rue des Tournelles que celle du Labo 13.

J?en profite d?ailleurs pour annoncer que, dans quelques mois, nous ouvrirons une nouvelle antenne de la M.I.E. qui sera située 76 bis, rue de Rennes, qui sera un service dédié à l'audiovisuel pour permettre aux associations de développer des courts métrages, des clips et des outils audiovisuels, ce qui est très important dans leur communication.

Ce lieu sera couplé à un autre lieu dédié à l?entrepreneuriat étudiant. Puisque, ce matin, nous avions un débat sur l'entrepreneuriat étudiant, c?est vrai que mon collègue M. Christian SAUTTER a omis de faire l'annonce, donc je la fais ici, du fait que, sur ce lieu, il y aura un lieu dédié à l'entrepreneuriat étudiant qui aura d?ailleurs le label du Ministère de l?Enseignement supérieur et de la Recherche. Il sera piloté par le PRIL et ouvert sept jours sur sept. En tout cas, c'est un très beau lieu qui répond tout à fait à la demande qui avait été faite ce matin, ici, en Conseil de Paris. Honnêtement, je ne comprends toujours pas et je ne sais pas si je comprendrai un jour vos attaques qui sont faites sur ce service, parce qu'en tout cas, les associations étudiantes, et cela fait maintenant bientôt six ans que je travaille avec l'ensemble des associations étudiantes, je n'en ai jamais vu une qui ait à se plaindre de la qualité du service de la M.I.E. dans son ensemble, de l'équipe de la M.I.E., qui est un service ouvert tous les jours jusqu'à 22 heures, le samedi compris, et dans le cas de celle qui va ouvrir rue de Rennes, ce sera même le dimanche. Je précise également, parce que c'est une remarque que vous aviez faite dans d'autres interventions préliminaires de ce type, que nous avons également fait un compte rendu d?activité, ce qui était votre demande, un rapport d?activité, qui a été envoyé à tous les conseillers de Paris au mois de juin, et là encore, si vous avez des attaques précises, faites-les, mais soyez précis, parce que, sinon, cela s'appelle de l?insinuation ou de la calomnie, et pour les équipes qui travaillent de façon extrêmement forte et sur des timings particulièrement durs, je trouve cela particulièrement déplacé.

M. Julien BARGETON, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 24.

Qui est pour ?

Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2013, DDEEES 24).