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Novembre 2013
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M. CORBIERE relatif à la couverture du périphérique.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2013


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen, du projet de délibération DU 289 relatif au dossier de la Z.A.C. de la porte de Vincennes et aux amendements n° 35 A et v?ux référencés n° 35 à 38 qui y sont rattachés. Je vais donner la parole successivement à M. Michel CHARZAT, M. Christophe NAJDOVSKY, Mme Valérie MONTANDON, M. Alexis CORBIÈRE, Mme Marinette BACHE, M. Alain LHOSTIS et Mme Danielle SIMONNET. Monsieur CHARZAT ?

M. Michel CHARZAT. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, le moment est venu de conclure, au terme d'un long, d?un trop long processus, le projet de réaménagement de la porte de Vincennes. Or, les 4.700 habitants concernés sont dubitatifs, sinon insatisfaits. La concertation, telle qu'elle a été conçue par l'équipe CHEMETOV, dans l'esprit d'une culture techno-bolchevique révolue a insupporté. La non-couverture du périphérique suscite regrets et déception. Lors de la précédente mandature, les services compétents répondaient au maire du 20e arrondissement que ladite couverture était techniquement possible : vérité d?hier, erreur d?aujourd'hui ! Reste le projet tel qu'il est. Nous proposons de l'améliorer avec ce v?u dans trois domaines : - en premier lieu, celui de la concertation par la mise en place d'une nouvelle démarche participative permettant une écoute et une participation effective. La création d'un comité de suivi du projet ouvert aux associations, aux habitants, aux riverains concernés en serait l'instrument. - deuxième engagement, celui qui consiste à laisser ouverte la possibilité d'une couverture légère et partielle du périphérique : côté 20e, de la rue Lagny jusqu?au pied de la rue du Commandant-L'Herminier, couverture d'ailleurs facilitée par le passage en tranchée du périphérique sur ce tronçon ; côté 12e, entre l?avenue Courteline et la future passerelle piétonne. - enfin, troisième engagement : compléter le programme d'équipements publics. Comme les associations, comme les conseils de quartier, nous pensons, avec Christophe NAJDOVSKI, que le programme doit mieux tenir compte des besoins de la population. Avec 27 % de personnes de plus de 60 ans, avec 36 % de familles monoparentales, l'ouverture d'un centre médicosocial est une demande pertinente. De la même façon, la création d'une antenne intergénérationnelle, comprenant un point d'aide à la recherche d?emploi, répondrait aux attentes d'une information de proximité. Mes chers collègues, la porte de Vincennes, entrée majeure dans la Capitale, mérite un projet ambitieux et cohérent d'aménagement urbain. Cette ambition doit être aussi exigeante pour répondre au mal-vivre de ses milliers d'habitants. Telle est la raison d'être de ce v?u. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. La parole est à M. Christophe NAJDOVSKI.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. A l'occasion du bilan de la concertation relative à l'aménagement de la porte de Vincennes, je voudrais exprimer une déception. Déception de voir que, dix ans après le lancement de la réflexion sur le réaménagement de la porte de Vincennes, la Ville de Paris propose un projet qui manque singulièrement d'ambition et ne répond que très partiellement aux besoins et préoccupations des habitants de la porte de Vincennes. La porte de Vincennes est une porte d'entrée majeure dans Paris. Si le site bénéficie d'atouts, comme une bonne desserte en transports, il subit aussi fortement les nuisances du boulevard périphérique. Bruit, pollution atmosphérique, poussières sont le quotidien de milliers d'habitants situés aux abords directs du périphérique. La question d'une couverture de celui-ci, totale ou partielle, à la porte de Vincennes, a donc été posée dès le départ. Elle était d'ailleurs une hypothèse sérieuse jusqu'en 2011, date à laquelle elle a été abandonnée par le maître d'?uvre et par la Ville de Paris, suscitant l'incompréhension du nombreux public présent à la réunion de lancement de la concertation du 20 octobre 2011. Le motif avancé par le maître d'?uvre et par la Ville est celui d'un coût trop élevé d'une couverture totale et d?une impossibilité technique d'une couverture au niveau des trémies d'accès au boulevard périphérique, au niveau de l'échangeur de la porte de Vincennes. Pourtant, d'autres propositions ont été formulées ultérieurement par les habitants du quartier et par les élus écologistes, comme celle de couvertures partielles, l'une au Sud de la rue de Lagny dans le 20e, l'autre au Nord de l?avenue Courteline dans le 12e, mais jamais, pendant la concertation, il n'a été répondu à ces propositions de couvertures partielles.

Dans l?exposé des motifs du projet de délibération, il est indiqué que la mise en ?uvre d'une dalle de couverture partielle du périphérique a été estimée à un coût prévisionnel d'investissement de 24,75 millions d'euros. La réalisation de deux couvertures partielles aurait donc coûté environ une cinquantaine de millions d'euros.

C'est une somme relativement importante, certes, mais à mettre en regard avec d'autres choix d'investissement de la Ville de Paris : 160 millions d'euros pour la démolition-reconstruction du stade Jean Bouin, plus de 200 millions d'euros pour la seule Canopée des Halles. C'est donc un choix politique conscient qui a été fait de donner la priorité à de grands projets au détriment de projets certes moins visibles mais pas moins utiles aux Parisiens.

Nous souhaitons que cette question d?une couverture partielle ne soit pas purement et simplement abandonnée. Aussi, est-ce la raison pour laquelle, avec Michel CHARZAT, nous co-déposons un v?u demandant que cette question puisse être à nouveau mise sur la table. Autre motif de déception : la faiblesse des équipements publics dans le total des surfaces constructibles du projet : 4.110 mètres carrés sur un total de 37.900 mètres carrés constructibles, soit à peine plus de 10 %. Pourtant, là encore, il existe des besoins qui se sont exprimés pendant la concertation, notamment d'équipements publics à vocation sociale. Michel CHARZAT l'a évoqué tout à l'heure. Une couverture partielle du périphérique aurait également permis la création d'un jardin et d?un équipement sportif, qui auraient d'ailleurs pu être mutualisés avec la commune de Saint-Mandé. Aussi, donc, nous avons déposé, Michel CHARZAT et moi-même, un v?u pour que la Ville de Paris opère notamment un rééquilibrage du programme en faveur des équipements et services publics, notamment à vocation sociale. Au final, nous voulons exprimer à nouveau notre déception face à ce projet qui répond de manière insuffisante aux besoins et aux préoccupations des habitants de la porte de Vincennes. C'est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons sur ce projet de délibération.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Madame MONTANDON, vous avez la parole.

Mme Valérie MONTANDON. - Merci, Monsieur le Maire. En effet, ce n'est pas faute de l'avoir répété depuis plusieurs années maintenant. Avec d'autres formations politiques, nous avons demandé et redemandé que soit prise en compte dans ce projet du G.P.R.U. une couverture partielle du périphérique. Les couvertures partielles du périphérique étaient, en effet, très attendues des habitants et des conseils de quartier de la porte de Vincennes et, justement, vous l'énumérez à juste titre dans le bilan de concertation, mais ce n'est pas pour autant que cela a été pris en compte. Pourtant, une couverture du périphérique aurait permis de réduire considérablement les nuisances inhérentes au périphérique au niveau pollution, au niveau visuel, au niveau sonore, bien sûr, mais aussi de gagner du foncier afin de prévoir d'autres équipements publics qui font tant défaut dans ce G.P.R.U.

Même la crèche que vous annoncez est encore suspendue à une décision selon des relevés de pollution, sachant, sans couverture du périphérique, que ce n?est pas sûr qu'elle puisse voir le jour.

Enfin, de créer aussi une meilleure liaison entre Paris et les communes riveraines.

Mais voilà, aujourd'hui, nous présentons un amendement qui demande de nouveau une couverture du périphérique au Sud de la rue Lagny et au Nord de l?avenue Courteline. Nous espérons être entendus pour que, enfin, ce G.P.R.U. ne devienne pas un P.P.R.U., Madame HIDALGO, un Petit Projet de Rénovation Urbain, comme il tend à le devenir actuellement en raison du sous-équipement des équipements publics, et aussi de cet abandon de couverture du périphérique. Nous espérons que les choix politiques se feront de façon positive afin que l'est de Paris bénéficie aussi et pas simplement le centre et l'ouest de Paris de grands projets urbains. Merci.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - La parole est à Mme Marinette BACHE.

Mme Marinette BACHE. - Merci, Monsieur le Maire. Je vais en effet défendre ce v?u qui a été présenté par le groupe SRGA, mais également par le groupe PCF-PG, Alain LHOSTIS s'exprimera, et qui a été voté par le conseil du 20e arrondissement. Il concerne le secteur de la porte de Vincennes, l'un des 11 G.P.R.U. pour lesquels la Ville de Paris a investi de manière importante. La porte de Vincennes présente de nombreuses spécificités qui sont à prendre en compte, des atouts : les espaces verts, les perspectives, les dégagements ; des contraintes : de fortes nuisances liées évidemment au périphérique et un quartier dortoir avec peu d'équipements. Tout cela doit nous guider dans son aménagement. L'agence d'urbanisme Paul CHEMETOV, retenue pour proposer un projet a soumis un programme qui a suscité de nombreux débats et réactions. La question du traitement des nuisances, soit les nuisances sonores ou la pollution de l'air a occupé une place importante et cela à juste titre. Certaines propositions apporteront donc des réponses adaptées avec la création d'équipements comme le centre de musique, de danse, le gymnase, le réaménagement des espaces publics dans le domaine de la voirie et dans le domaine des espaces verts. Quant aux bailleurs sociaux, à la demande de la mairie du 20e arrondissement, ils ont déjà engagé des travaux de rénovation de leur patrimoine sans attendre la création de la Z.A.C. de la porte de Vincennes. En parallèle de ces études, des aménagements ont été réalisés avec l'installation d'un nouveau revêtement sur le périphérique, qui a permis de réduire les nuisances sonores. Aujourd'hui, donc, il faut préciser clairement nos priorités dans le cadre de la création de cette future Z.A.C. et fixer des objectifs ambitieux en matière de réduction des nuisances. Afin de pallier les contraintes du site et de réduire au maximum ces nuisances, l'impossibilité de couvrir le périphérique à cet endroit nous étant imposée, ceci nous contraint à être encore plus imaginatifs que nous avons pu l'être dans les autres secteurs d'aménagement. Il nous faut trouver des solutions innovantes en intégrant de nouvelles technologies. Au même titre que le revêtement du périphérique, c'est donc l'ensemble du projet urbain qui doit être conçu de cette manière. À la fois au travers de la conception des bâtiments avec l?isolation des façades, les protections phoniques et un traitement de l'air, et au travers de l'aménagement des espaces verts et de la voirie avec l'augmentation des talus et la construction de structures innovantes. Après cette longue concertation, que, contrairement à M. CHARZAT, je ne qualifierai pas de technico-bolchévique, mais j'ai moins d'expérience que lui en la matière, nous souhaitons que ce projet puisse ainsi devenir une référence urbaine, afin que d'autres habitants en but aux mêmes problèmes puissent s?en inspirer pour le réaménagement de leur quartier. Pour toutes ces raisons, je vous propose de voter ce v?u.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Je donne la parole à M. Alain LHOSTIS.

M. Alain LHOSTIS. - Je voudrais d'abord rappeler ce qui devrait être une évidence ici dans cette enceinte, que la réalisation inégalitaire du périphérique, c'est-à-dire cette dissension entre l?est et l'ouest, où à l?est et au nord, on a mis le périphérique en aérien, ce sont des décisions de la droite que mon groupe, auquel j'appartenais déjà à l'époque, a combattu, ce sont les restants de la politique pompidolienne de la Capitale "tout pour la bagnole" dont certains sont encore les porte-paroles dans cette enceinte.

Aujourd'hui, nous sommes évidemment obligés de procéder depuis un certain nombre d'années à des réparations coûteuses et délicates, et je rappelle que les premières décisions en la matière ont été prises sur proposition en 1981 et 1982 de Charles FITERMAN, mon ami, Ministre des transports et de l'équipement.

Ceci étant rappelé, je souligne que ce secteur dont nous parlons a fait de la part de la municipalité l'objet d'améliorations du cadre de vie des habitants que ce soit avenue de la porte de Vincennes, les équipements de la petite enfance, ou le tramway. Inutile d'insister sur les nuisances, la pollution de l'air, les nuisances sonores résultant du périphérique et notamment avenue de la porte de Vincennes. Le grand projet de renouvellement urbain porte sur l'amélioration du cadre de vie et la réduction des nuisances et en fait une priorité. Le quartier, cela a été dit, est caractérisé par un important secteur de logements avec des interventions programmées par les bailleurs sociaux pour améliorer leur patrimoine et la qualité de vie des locataires. Depuis 2001, la Ville de Paris a toujours montré un volontarisme dépassant les normes et les règlementations en matière de développement durable et environnemental, je ne vais pas trop insister. Il n'est pas correct d'utiliser, comme l'a fait l'ancien maire du 20e arrondissement, des termes qu'il veut désobligeants sur l'architecte dont je rappelle qu'il a été tout de même Grand prix national de l'architecture. On peut ne pas partager ses choix en matière architecturale, mais il est inutile de se vouloir désobligeant, si vous voulez traiter quelqu?un de "bolchévique", faites-le pour moi, ce n'est pas un problème !

En ce qui me concerne, je voudrais revenir avec mon groupe sur le v?u qui a été adopté à l'unanimité au conseil du 20e arrondissement, qui dans le sens de ce que vient de dire Marinette BACHE propose de développer des dispositifs ambitieux et ingénieux en s'appuyant sur les technologies modernes, un projet urbain qui prévoit des aménagements innovants sur l'espace public et sur les bâtiments existants ou en construction neuve notamment avec des protections phoniques qui peuvent aujourd'hui être mises en ?uvre, et enfin que la Ville de Paris tire parti et établisse un suivi du projet urbain de la porte de Vincennes pour qu?il devienne une référence urbaine dans le domaine du traitement des nuisances, afin d'apporter des solutions efficaces et innovantes pour la qualité de vie des habitants, mais je ne doute pas que la première adjointe en charge de l?urbanisme, mon amie Anne HIDALGO, aille dans ce sens.

Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. La parole est à Mme Danielle SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, qui pourrait s'opposer à des dispositifs ambitieux, ingénieux en matière de réduction des nuisances, et adaptés aux contraintes spécifiques du site ? On ne peut être que pour. Mes chers collègues, depuis 2008, tous les ans le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche a soutenu et défendu la couverture complète ou partielle du périphérique. Nous savons par ailleurs que nous portions, l'ensemble des composantes de la majorité en 2008, l'ambition de poursuivre la couverture du périphérique, et pour personne elle n'avait vocation à s'arrêter, notamment dans la partie 20e arrondissement, à la porte des Lilas. Quelle est finalement la raison pour laquelle il y a dans ce G.P.R.U. l'abandon de la couverture même partielle du périphérique ? Le coût, ce ne sont pas des questions techniques, car les questions techniques, on sait que l?on peut les surmonter avec notamment comme cela a été dit précédemment, l'option d'une couverture partielle d'un côté et de l'autre de la porte, mais évidemment c'est la question du coût, parce que lorsque celui-ci se monte à 24,7 millions d'euros eh bien on est forcément dans les 50 millions d'euros pour la couverture du périphérique. Mais, mes chers collègues, c'est un choix et là on voit à quel renoncement nous mène l'accompagnement des politiques d'austérité, car les 120 millions en moins de dotation de l'État, nous font perdre la possibilité notamment d?avoir l'ambition de porter cette couverture ne serait-ce que partielle du périphérique.

Nous voterons le v?u présenté par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche car nous sommes bien sûr pour des dispositifs ambitieux et innovants, mais nous voterons également le voeu présenté par M. CHARZAT et le groupe "Europe Écologie - les Verts" et nous les invitons d'ailleurs et nous vous invitons à voter le v?u n° 38 présenté avec Alexis CORBIÈRE demandant la couverture du périphérique porte de Vincennes. Je pense qu?il est important de continuer de façon cohérente à défendre cette couverture du périphérique. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - La parole est à Mme Anne HIDALGO.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe. - Merci, Monsieur le Maire. Nous revenons sur ce beau projet. Je reprends vraiment à mon compte la proposition que vous m'avez formulée, Marinette BACHE et Alain LHOSTIS, rappelant que la porte de Vincennes doit être une référence urbaine dans le traitement des nuisances afin d'apporter des solutions efficaces et innovantes pour la qualité de vie des habitants. Je donnerai bien sûr un avis favorable à votre v?u et nous nous retrouvons après beaucoup de réunions, pour approuver le bilan d'une concertation qui a été intense, à laquelle j'ai eu le plaisir de travailler, sur un projet urbain qui est un projet urbain qui prévoit une requalification extrêmement forte de quartiers qui avaient été délaissés dans lesquels aucun investissement n'avait été fait ni sur la qualité, ni sur les espaces publics et encore moins sur les questions relatives aux nuisances sonores. Je me permettrai de dire, vous avez été un certain nombre à le reprendre, à dire à M. CHARZAT que quand même, les propos qu'il tient sur une personne qui n'est pas là, qui se trouve être un très grand architecte, Paul CHEMETOV, c?est quelque chose qui ne correspond pas à ma façon de faire de la politique. Il vaut mieux, si vous avez quelqu'un à interpeller, le faire quand il est là et qu'il soit en capacité de répondre. Enfin, je pense, et c'est aussi ma conception de la politique, que nous nous entourons d'experts, d'architectes, d'urbanistes, des services de la Ville, mais c?est le politique qui décide. Ne faites donc pas reposer sur Paul CHEMETOV une responsabilité que nous avons ici prise à plusieurs reprises, en tous les cas que j'assume totalement. Ce n?est pas un projet imposé par Paul CHEMETOV, mais c?est un projet sur lequel le Conseil de Paris s'est déjà majoritairement exprimé, et je vous invite à vous exprimer sur le bilan de cette concertation.

D'abord vous dire, bien sûr, que ce projet ambitionne de réduire de façon très significative les nuisances aux abords du périphérique, et bien sûr les nuisances sonores parce que c'est le problème numéro un.

La question de la couverture du périphérique a été maintes fois évoquée. J'ai soutenu devant les habitants, dans des réunions publiques, qu'elle n'était pas possible. Elle n'est pas possible, d'abord compte tenu du caractère très large du périphérique à cet endroit, du fait qu'il y a la ligne 1 qui passe dessous et que du coup, nous sommes sur un périphérique très peu encaissé, et donc les possibilités de couverture sont extrêmement faibles parce qu'il faudrait décaisser ce périphérique avec la contrainte technique liée au passage de la ligne 1. Par ailleurs, il y aurait un coût totalement rédhibitoire. Nous préférons investir dans les équipements publics, dans les aménagements, dans la requalification des bâtiments, notamment le fait de faire diminuer les nuisances sonores en travaillant sur les bâtiments existants, en travaillant aussi sur les talus du périphérique, sur par exemple le revêtement, puisqu'une expérimentation avait été conduite l'année dernière. Elle s'est avérée concluante. C'est un nouveau revêtement qui permet de réduire notamment le bruit lié au passage des véhicules sur le périphérique. D'ailleurs, elle a été tellement concluante que nous avons décidé de l'étendre à 10 % du périphérique parisien dès cette année. Nous allons donc continuer à travailler sur ces plans-là. Je pense qu'il y a aussi des propositions qu'avait notamment faites le groupe des Verts, et j'y suis très favorable. L'idée de pouvoir utiliser notamment des aménagements de panneaux solaires pour pouvoir, en bordure du périphérique, restreindre cette nuisance sonore et en même temps servir l'installation d'une centrale photovoltaïque sur un site qui est particulièrement intéressant. Ce sont donc ces innovations-là sur lesquelles nous allons travailler pour permettre de réduire ces nuisances sonores mais d'ores et déjà, quand même, je tiens à vous dire que le travail de requalification et les investissements que nous avons déjà approuvés en Conseil de Paris sont quand même portés à un montant de 80 millions d'euros. Ce n'est donc pas un quartier qu'on abandonne, contrairement à ceux qui aujourd'hui viennent rappeler à notre bon souvenir qu'il y a des habitants sur cette porte de Vincennes. Les propositions qui sont faites ici consistent effectivement à vous demander d'approuver ce bilan de la concertation. Je sais qu'il y a eu une déception des habitants, et notamment sur la couverture partielle de la partie de Lagny mais là aussi, nous nous sommes vraiment engagés pour réduire ces nuisances sonores et notamment sur les bâtiments et avec des espaces verts. Nous avons tenu compte de beaucoup des propositions qui ont été faites par les habitants dans cette concertation, et donc je voudrais vous dire à partir de ces commentaires, à partir du travail, et permettez-moi de le dire, remarquable, effectué par Paul CHEMETOV sur un site extrêmement important de notre capitale, je vous propose d'approuver ce bilan de la concertation et le bilan de la mise à disposition de l'étude d'impact concernant ce dossier, et l'approbation, bien sûr, du dossier de création de Z.A.C. de la porte de Vincennes. Donc, avis favorable pour le v?u déposé par Frédérique CALANDRA et les élus du 20e et par le président du groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, et avis défavorable sur les v?ux présentés par M. CHARZAT, Mme SIMONNET et le premier adjoint du 12e arrondissement, M. Alexis CORBIÈRE.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Pour des explications de vote, la parole est à Mme TACHENE, ensuite à Mme MONTANDON.

Mme Anne TACHENE. - Merci, Monsieur le Maire.

Mes chers collègues, le groupe U.D.I. aurait voté favorablement ce projet de délibération portant sur l'aménagement de la porte de Vincennes avec l'apport des v?ux n° 35 du groupe PS, du v?u n° 36 du groupe Europe écologie les Verts, du v?u n° 38 de Mme SIMONNET et M. CORBIÈRE et de l?amendement n° 35 A du groupe U.M.P.P.A.

En effet, ce secteur a une fonction structurante dans l'agglomération parisienne, notamment du fait du lien qu?il comporte avec les communes de Saint-Mandé, Montreuil, Vincennes, bien sûr, lien auquel nous sommes attachés au groupe U.D.I.

Ce secteur a également une fonction de qualité de vie pour les riverains : plus de place aux piétons, plus de place pour les modes de déplacement doux - on n'en a pas parlé -, plus de place pour le végétal, mais également plus d'équipements publics, d'équipements sportifs et culturels, d?équipements municipaux comme l'ont suggéré nos collègues écologistes.

Cependant, le projet tel qu'il nous est présenté aujourd'hui ne comporte pas cette couverture du périphérique.

Pour le groupe U.D.I., rendre à Paris de la fluidité et de l'équilibre, c'est reconsidérer les espaces pour favoriser les liens, remettre de l'humanisme au c?ur de notre ville pour mieux articuler l'humain et l'urbain. La couverture progressive ou partielle du périphérique est rendue véritablement nécessaire pour restaurer le lien vital avec nos communes voisines et faire qu'il cesse d'être cette barrière que nous connaissons.

C?est donc tout l'enjeu de ce projet. Alors, je regrette également que, pour oser Paris, vous n'osiez pas la porte de Vincennes. Aussi, le groupe U.D.I. s'abstiendra.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

Madame, je profite de votre intervention pour faire un rappel : les explications de vote ne sont pas destinées à permettre aux conseillers de Paris qui ont oublié de s'inscrire ou bien qui souhaitent reparler après l'adjointe de pouvoir le faire. Les explications de vote sont destinées à pouvoir donner des précisions par rapport aux éléments qui ont été donnés sur des v?ux lors du débat et elles ne permettent pas de faire une intervention générale de cette manière-là.

Je donne donc la parole, dans le même esprit, à Mme MONTANDON.

Mme Valérie MONTANDON. - Déjà, je voulais juste signaler que l'Exécutif n'a pas donné de position de vote sur l'amendement n° 35 A. Nous voterons contre le projet de délibération et les v?ux n° 35 et n° 37 de la majorité et du P.C. car les arguments qui sont avancés ne sont que des rustines, en fait, à l'abandon de la couverture du périphérique. En revanche, nous voterons positivement les v?ux des écologistes et du Front de gauche qui vont dans le bon sens de la couverture du périphérique et de plus d'équipements publics. Merci.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - C'est pour un rappel au règlement ?

Mme Laurence DOUVIN. - Monsieur le Maire, je voudrais simplement rappeler à notre Assemblée, mais elle le sait, que les explications de vote ont évidemment lieu en fin d?examen du projet de délibération, quand les votes ont été présentés et quand l'adjoint compétent a répondu.

Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Oui, c'est exactement ce que j'ai dit.

Mme Laurence DOUVIN. - Non !

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Si ! Je mets aux voix, à main levée, la proposition d'amendement n° 35 A déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition d'amendement n° 35 A est repoussée. Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 35, déposée par le groupe socialiste, radical de gauche et apparentés, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée. (2013, V. 278). Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 36, déposée par le groupe E.E.L.V.A., assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 37, déposée par le groupe Communiste et élus du Parti de Gauche, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée. (2013, V. 279). Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 38, déposée par Mme SIMONNET et M. CORBIERE, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 289. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2013, DU 289).