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Decembre 2013
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2013 DJS 489 - Dépôt des demandes d'autorisation d'urbanisme, présentées par la Fondation PSG pour la rénovation du terrain d'éducation physique Reverdy (19e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2013


 

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DJS 489 : dépôt des demandes d'autorisation d'urbanisme présentées par la Fondation P.S.G. pour la rénovation des terrains d'éducation physique Reverdy. M. David ALPHAND a quelque chose à nous dire à ce sujet.

M. David ALPHAND. - Merci, Monsieur le Maire. C'est un projet de délibération qui permet d'évoquer et de saluer le travail de la Fondation P.S.G., qui n'est pas le club Paris Saint-Germain mais qui pour autant n'est pas non plus sans lien avec lui. Je le précise parce que parfois, certains peuvent confondre les deux. Mais j'entends aussi, et je regrette d'ailleurs de voir que tous nos collègues issus du groupe des Verts ont déserté les bancs de notre Assemblée en ce début de soirée alors qu?il n'est pas si tard que cela, 19 heures 25, mais je le regrette vivement parce que parfois j'entends les verts nous expliquer qu'il faut supprimer toutes les subventions quelles qu'elles soient concernant le sport de haut niveau, et en particulier en visant et en prenant pour cible le P.S.G. et sa fondation. Mais ce projet de délibération nous permet de comprendre, pour ceux qui ne l'auraient pas encore tout à fait saisi, l'intérêt de cette fondation, qui va créer les écoles Rouge et Bleue avec trois domaines clés : l'éducation, le sport santé et la culture. Et en mettant en ?uvre un programme sport santé notamment orienté sur l'équilibre nutritionnel, ainsi qu?un programme culturel permettant des sorties pour les petits Parisiens pour découvrir le patrimoine de notre Capitale. Je voulais ce soir souligner l'intérêt de cette fondation et de l'action qu'elle mène, qui justifie que la collectivité parisienne y accorde une attention particulière. Merci.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Pour répondre, M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Oui, Monsieur ALPHAND, nous le faisons et nous l'avons fait. Effectivement, le projet de délibération proposé aujourd'hui doit permettre la mise en place du dispositif Rouge et Bleu destiné à lutter contre l?échec scolaire. L'objectif est de créer des unités pédagogiques à l'endroit des T.E.P. dans les quartiers parisiens. Ce sera donc le cas à la rentrée 2014 sur le T.E.P. Reverdy, dans le 19e arrondissement.

Je suis franchement satisfait que ce projet puisse démarrer dans un quartier populaire pour permettre la mise en ?uvre du projet.

Une C.O.D.P. a été conclue entre la mairie du 19e et la fondation du P.S.G. Ce type de partenariat n'est pas inédit puisqu'il existe déjà un projet de même nature sur le T.E.P. Archereau, où l'association "Sport dans la ville" va exploiter le site et favoriser l'insertion des jeunes. En conclusion, la Fondation va ?uvrer pour que les équipes féminines et masculines du P.S.G., que ce soit en football ou en handball, s'impliquent toujours davantage sur le territoire parisien avec les acteurs sociaux et sportifs qui ?uvrent dans les quartiers. Merci.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 489. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DJS 489). 2013, DU 300 - Acquisition des Bains Douches 43-45, rue de Rome (8e).

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DU 300 : acquisition des bains-douches, 43-45, rue de Rome, dans le 8e arrondissement de Paris. La parole est à M. François LEBEL.

M. François LEBEL, maire du 8e arrondissement. - Je vous remercie. Le Conseil du 8e arrondissement a bien sûr voté à l'unanimité l'acquisition par la Ville de ces bains-douches de la rue de Rome, qui remplacent ceux qui ont été fermés il y a maintenant plus de deux ans et qui étaient situés à proximité, rue du Rocher. Le problème se situe sur plusieurs questions qui ont fait l'objet d'un v?u voté également à l'unanimité. Première question : quand cet équipement sera-t-il ouvert ? Il a été impossible de connaître avec précision la date d'ouverture, même approximativement. Deuxième question : combien d'agents de la Ville seront-ils affectés à son fonctionnement ? Car cet équipement, lorsqu'il existait rue du Rocher, était, on peut le dire, bourré. Il y avait énormément de monde et donc la nécessité d'ouvrir tous les jours était une évidence. Or, semble-t-il, d'après les bruits qui courent, on ne connaît pas le nombre d'agents de la Ville affectés à ces bains-douches, ni les jours et horaires d'ouverture. Cela étant, il s'agit évidemment d'un équipement de proximité inscrit à l'inventaire. Dans cette mesure, le v?u en question, voté à l'unanimité, demande que soit rédigé un règlement intérieur qui sera soumis à la commission paritaire, celui-ci ayant pour mission principale de fixer les jours et les horaires d'ouverture en fonction de la demande du public. Je vous remercie.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Monsieur LEBEL. Pour répondre, la parole est à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Cette ouverture des bains-douches de la rue de Rome est très attendue. Cette opération se fait dans le cadre de la réhabilitation d'un immeuble qui verra notamment la création de 35 logements sociaux. Qu?est-ce que je me réjouis qu'il y ait du logement social dans le 8e !

La Ville a saisi cette occasion pour reconstituer les bains-douches initialement situés impasse Dany. Cet établissement est d'autant plus important que la Ville de Paris dispose maintenant de 17 bains-douches sur son territoire, dont seulement deux sont situés dans l'Ouest parisien. La Ville va donc acquérir en V.E.F.A. auprès de la S.E.M. ELOGIE les locaux à rez-de-chaussée et sous-sol de cet immeuble. Concernant vos interrogations, je suis en mesure de vous préciser les points suivants. Cinq agents de la Ville de Paris seront affectés à cet équipement afin d'en assurer le bon fonctionnement. Initialement envisagé le 6 janvier, l'ouverture des bains-douches se fera finalement dans le courant du mois de janvier. Nous sommes dans l'attente des derniers éléments techniques de la part de Nexity. Cela est suivi de près par la DU et la DJS. Je pense donc que ce bain-douches sera ouvert courant janvier. Pour tout le reste, je vous invite à vous rapprocher de la DJS et de mon cabinet pour préparer la mise en service de cet équipement qui, bien entendu, doit se faire en concertation avec la mairie du 8e.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Monsieur VUILLERMOZ. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 300. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2013, DU 300). V?u déposé par le groupe EELVA relatif au développement des activités nautiques.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous passons à l'examen de v?ux non rattachés. Le v?u n° 76 est relatif au développement des activités nautiques. La parole est à M. NAJDOVSKI, pour une minute.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Ce v?u est relatif au développement des activités nautiques à Paris.

Tout d?abord, nous partons du constat qu'un événement comme le triathlon de Paris, qui est un événement organisé depuis 2007, qui s?est déroulé pendant plusieurs années sans problème, n'a pas eu lieu en juillet 2013. La raison, c?est que la Préfecture de police n'a pas donné son accord, à cause du refus de l?Agence régionale de la santé de donner son aval à l'organisation de cet événement. Pourtant, les années précédentes, il n'y avait pas eu de difficultés particulières.

Par ailleurs, de nouvelles manifestations ont eu lieu : récemment, le "Nautic Paris Crossing", qui est une descente en paddle, une espèce de grande planche de surf avec laquelle on pagaie. Cette descente s'est faite, cette randonnée dans Paris s'est faite avec un certain succès. Par ailleurs, nous avons aussi une base nautique à La Villette qui accueille, notamment pendant "Paris Plage", l'aviron, le kayak ou le canoë. Nous souhaitons aussi que, dans ce cadre, il puisse y avoir un développement des activités nautiques et, pourquoi pas, aussi que l'on puisse expérimenter un lieu de baignade ponctuelle sur le bassin de La Villette. Voilà donc ce v?u qui a pour objectif de pouvoir développer les activités nautiques à Paris, aussi bien sur la Seine que sur le bassin de La Villette. Merci.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Monsieur NAJDOVSKI. M. VUILLERMOZ, pour répondre.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci. Je ne peux qu'être d'accord avec l'objectif poursuivi par votre v?u, Monsieur NAJDOVSKI, pour la bonne et simple raison que la plupart de vos propositions font déjà l'objet d'une réflexion. J'indique qu'il existe un certain nombre d'activités nautiques proposées aux Parisiennes et aux Parisiens, notamment sur le bassin de La Villette mais également sur la base nautique du parc de Choisy-le-Roi, cogéré par le 94 et Paris ; il y a aussi les écoles municipales des sports qui dispensent notamment des stages nautiques pour les enfants de Paris. Avec le Maire de Paris, Anne HIDALGO et Anne LE STRAT, nous avons beaucoup réfléchi dans le cadre de l'aménagement des berges de Seine pour permettre le développer cette offre. La difficulté à laquelle nous nous sommes heurtés, c'est, bien entendu, le fait que la Seine soit une autoroute, une autoroute fluviale avec un fort trafic, effectivement nécessaire au tourisme et au développement économique de Paris. Le cadre est donc contraint et il limite, pour le moment, nos intentions. Je rappelle qu'à partir de 10 heures et demie, en gros, il faut que la Seine soit libérée de toute navigation autre que la navigation des péniches, notamment les péniches touristiques, les bateaux-mouches. Je suis assez favorable à ce que nous reprenions nos échanges avec les services de l'Etat compétents, ainsi que le Port de Paris, pour rendre compatible la diversité des usages sur la Seine. Et je souhaite qu'il y ait un usage plus diversifié qu'il ne l'est aujourd'hui. Concernant l'expérimentation de la baignade, je me suis prononcé favorablement pour la possibilité d'organiser la baignade estivale dans le lac du bois de Daumesnil au bois de Vincennes. Rappelez-vous, il y avait quelques personnes ici, d'ailleurs, qui étaient un peu contre. J'espère que ce projet, fortement soutenu par notre Majorité municipale, pourra aboutir dans les années qui viennent. Faut-il le faire également dans le bassin de La Villette, comme vous le proposez ? On peut, bien évidemment, étudier la question, notamment dans le cadre de "Paris Plage". Là également, vous savez que la réglementation est stricte et soumise à la décision du Préfet et à l'avis de l'Agence régionale de la santé, concernant la qualité de l?eau. C?est notamment, par rapport à ce que vous disiez, ce qui a conduit le Préfet de police à interdire le Triathlon 2013, malgré les interventions que j'ai pu faire pour essayer de convaincre l'Etat d?autoriser cette manifestation, et notamment l'A.R.S. Franchement, si ce v?u peut nous y aider, tant mieux ! Donc, je suis favorable à votre v?u.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 76, avec un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est adopté à l'unanimité. (2013, V. 319). V?u déposé par le groupe UMPPA relatif aux travaux sur le stade Georges Hébert. V?u déposé par M. ALPHAND et Mme DREYFUSS relatif à l'extension de Roland Garros.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous enchaînons avec le v?u n° 77, relatif aux travaux sur le stade Georges Hébert, et le v?u n° 80, relatif à l'extension de Roland Garros. La parole est à M. Claude GOASGUEN.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Très rapidement !

Le Conseil du 16e arrondissement a examiné cette construction qui démarre d'une manière un peu inopinée sur le stade Hébert du C.N.E.

Vous savez que le C.N.E. a été l'objet le plus contesté, en réalité, de l'agrandissement du stade Roland Garros. Très franchement, je trouve que c'est une mauvaise manière que la F.F.T. nous fait. Il ne devrait pas commencer les travaux, dans la mesure où la convention va être réexaminée.

La convention va être réexaminée, nous allons revoter sur Roland Garros, probablement d'une manière favorable.

En plus, il y a des instances juridiques qui sont en cours. On voit bien que les riverains ne sont pas du tout contents de l'extension du C.N.E. qui est trop haute. Toutes ces raisons, qui, au fond, sont des raisons qui auraient pu être parfaitement assimilées par la F.F.T., ont été l'objet d'un refus catégorique de la F.F.T., qui a des problèmes internes. Moi, je ne souhaite pas que le 16e arrondissement, qui est directement concerné par le stade Hébert, soit la victime des problèmes internes de la F.F.T. La F.F.T. a ses problèmes, elle les règle, elle se débrouille. Je ne vois pas pourquoi elle fait, avec cette détermination soudaine qui n'est pas nécessaire, quelque chose que je considère un peu comme une agression auprès du sport de proximité. C'est la raison pour laquelle j'ai réagi auprès de la F.F.T. et je pense que la F.F.T. a tort. Il faudrait quand même, de temps en temps maintenant, que la Ville de Paris et les concessionnaires de la Ville de Paris veuillent bien attendre les décisions de justice avant d'entamer les travaux. Je sais très bien que la justice administrative n'est pas suspensive, je sais très bien que Jean Bouin est construit et fonctionne, alors qu?il y a encore des recours contre Jean Bouin, mais à multiplier ce genre de choses, on arrive à décrédibiliser quand même la justice administrative et un peu à donner un petit coup de couteau à la légalité et à l'autorité de notre Conseil dans une affaire comme cela. C'est la raison pour laquelle je suggère que les travaux de Hébert soient arrêtés avant que l'on prenne une position définitive sur la convention concernant Roland Garros. Vous reconnaîtrez que, de ce point de vue, je n'ai pas eu une position ultra-hostile à la position du Conseil de Paris, mais là, trop c'est trop !

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Monsieur GOASGUEN. Je donne la parole à M. David ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Si je comprends bien, vous voulez que je présente mon v?u n° 80 ?

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Oui.

M. David ALPHAND. - Oui, bien sûr, mais ce sont des v?ux qui touchent au même sujet, donc il y a une cohérence. Précisément, en politique, l'une des qualités, c'est la cohérence ! Avec ma collègue Laurence DREYFUSS, on ne pourra pas nous faire le reproche d'en manquer. On peut être, ou pas, d'accord avec nous. M. VUILLERMOZ n'est pas d'accord avec nous sur Roland Garros ; c'est son droit, mais c'est également le nôtre de considérer que le projet actuel de Roland Garros doit être combattu. Alors, quand on a voté les projets de délibération de Bertrand DELANÖE pendant trois ans, il ne faut pas s'étonner que les projets sur le stade Hébert avancent. Pour notre part, et parce que la pédagogie est l'ardeur et la répétition et que l'on peut toujours mieux faire et qu'on peut se raviser en dernière minute, nous présentons un v?u déjà bien connu au sein de cette Assemblée, qui vise à proposer la délocalisation du Centre national d'entraînement qui, aujourd'hui, aurait vocation à s'implanter sur le stade Hébert en l'annexant. Nous, nous proposons que les jeunes tennismans, comme les jeunes footballeurs qui s'entraînent à Clairefontaine, comme les jeunes rugbymans qui jouent à Marcoussis, que les jeunes tennismans aillent jouer hors du périphérique de Paris et ne viennent surtout pas sur le stade Hébert. Merci.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci. Pour répondre à ces deux v?ux non rattachés, je donne la parole à M. Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Pour être simple et rapide, la Ville de Paris a soutenu la relocalisation du C.N.E. dans un périmètre proche de Roland Garros. Cette question a été maintes fois débattue ici au Conseil de Paris mais surtout dans les nombreuses réunions publiques organisées par la F.F.T., auxquelles j'ai participé, pratiquement à toutes. Le soutien de la Ville a toujours été conditionné au relogement et à la préservation des activités sportives de proximité. Or, Monsieur ALPHAND, nous le faisons. Elle va être encore renforcée grâce à l'aménagement des pelouses d'Auteuil que vous avez combattu et, je le rappelle, grâce au maintien de plusieurs espaces sportifs de proximité sur le site de Hébert. Je rappelle également que 3.000 heures de créneaux par an sur le tennis du C.N.E. vont être destinées au sport de proximité. Si je ne suis pas surpris, effectivement, que les opposants de toujours maintiennent leur position, je suis, en revanche, beaucoup plus interrogatif devant l'attitude du groupe U.M.P. et de la mairie du 16e arrondissement qui, par ce v?u, joue un peu un rôle d'équilibriste. Comment peut-on avoir soutenu autant ce projet de modernisation de Roland Garros et demander la suspension des travaux dès leur démarrage ? Vous savez très bien qu'un projet de l'ampleur de celui de la F.F.T. donne lieu à de nombreux recours, dont ceux que vous citez dans votre v?u, Monsieur GOASGUEN. Les jugements et arrêts des juridictions administratives rendus à ce jour, comme vous l'avez dit, ne sont pas suspensifs. La F.F.T. peut donc régulièrement entreprendre les travaux relatifs au C.N.E. et, en cas de jugement contraire, ce qui n'est pas impossible, nul doute que la Fédération française de tennis se pliera à ces décisions. Quant aux aspects financiers de la deuxième C.O.D.P. dont vous dites que rien ne permet de garantir qu'ils purgeront les griefs retenus à l'encontre de la première convention, nous demeurons confiants. En effet, les juges d'appel n'ont pas sanctionné les taux de redevance retenus, mais un certain nombre d'avantages conférés à la Fédération française de tennis par la première convention, et notamment sa durée de 99 ans et l'indemnité de 20 millions alloués à la F.F.T., en cas de blocage irrémédiable du projet, et ces éléments ont été modifiés, comme vous le savez, dans la C.O.D.P. d'aujourd'hui en vigueur. C'est pourquoi j'émets un avis défavorable sur le v?u de M. ALPHAND et je demande le retrait du v?u de M. GOASGUEN.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Monsieur VUILLERMOZ. Monsieur GOASGUEN ?

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Je comprends les arguments mais, très franchement, la dernière décision administrative implique que le C.N.E. n'a pas été suffisamment pris en considération dans la convention, vous le savez très bien, et je souhaite d?ailleurs que, dans la deuxième délibération, on en tienne compte. Mais je trouve très incorrect de la part de la F.F.T. cette attitude consistant à brutaliser les choses pour dire que Roland Garros existera. Oui, Roland Garros existera, je n'ai jamais caché mon soutien à Roland Garros, mais ce n'est pas la peine pour autant de faire un coup de force pour des motifs internes. Je trouve que c'est inélégant. Je ne retire pas parce que je voudrais que la F.F.T. comprenne qu'on ne nous marche pas sur les pieds facilement.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 77 de l'U.M.P.P.A. avec un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est rejeté. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 80 de M. ALPHAND et de Mme DREYFUSS. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est rejeté. V?u déposé par le groupe UMPPA relatif à l'organisation du Trophée Eric Bompard.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous passons maintenant au v?u n° 78 relatif à l'organisation du Trophée Éric Bompard. Je donne la parole à M. Jean-Baptiste MENGUY.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Merci, Monsieur le Maire. Après avoir longuement parlé de football et de tennis, il n'y a pas que le football et le tennis dans les sports parisiens, je voudrais aborder la question d'une compétition de renommée internationale de patinage artistique et de danse sur glace qui est le Trophée Éric Bompard. Dans le cadre de la restructuration de Bercy, il s'avère que la compétition, prévue initialement du 14 au 17 novembre prochain, ne pourra pas avoir lieu, alors même qu'une compétition de tennis, la semaine précédente, a été acceptée et qu'un concert devra se tenir le 17 novembre même, ce qui, vous en convenez, est un peu dommage. Des solutions alternatives ont été proposées directement par la Fédération française de sport sur glace. Je crois qu'il est important pour le rayonnement sportif national et aussi parisien que le Trophée Eric Bompard puisse se tenir. C'est l'objet du v?u que nous avons déposé avec Jean-François LAMOUR.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci pour cette concision. Je donne la parole pour répondre à M. VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Monsieur MENGUY, vous connaissez la situation. Le P.O.P.B. va bénéficier d'un grand projet de modernisation. Lors de son inauguration en 1984, il s'agissait d'une des salles les plus modernes et novatrices de son temps. Bercy a marqué son époque par son originalité architecturale, sa polyvalence et sa fonctionnalité.

Paris à l'époque fut pionnière dans l'ère des grandes salles sportives, et près de trente ans plus tard, le P.O.P.B. reste le lieu privilégié des grandes rencontres sportives en France. Il demeure le temple du sport français en intérieur. Chaque année, les plus grands championnats, les plus grands tournois s'y déroulent mais, il faut le dire, le P.O.P.B. n'est plus une référence internationale. Il suffit que de se déplacer dans les grandes villes du monde pour voir que le standing des grandes salles sportives a énormément évolué et ce, en peu de temps.

Donc l'enceinte parisienne a besoin, je crois que tout le monde en est d?accord, de se mettre au niveau des grandes aires Arena étrangères avec lesquelles elle est en compétition.

L'exigence des normes internationales, le développement de nouveaux usages, la nécessité d'améliorer les fonctionnalités et de proposer de nouveaux services, ainsi que la volonté de raccourcir le temps de transition entre deux événements ont donc conduit la Ville de Paris à opérer une mutation majeure de ce prestigieux équipement.

Il va y avoir deux phases de travaux. Il est évident que cela a un impact sur les manifestations traditionnelles qui s'y déroulent. Cela fait plus de deux ans, franchement, que j'en discute avec les fédérations pour anticiper cette période d'indisponibilité. Je rappelle que la Ville a considérablement amélioré cet été les conditions d'accueil au stade de Coubertin et à la Halle Carpentier, qui certes ne remplace pas le P.O.P.B. mais vont permettre de faire la jointure à bon nombre d'événements sportifs.

Concernant le Trophée Bompard, il y a une difficulté sur laquelle nous butons. Au moins de juin dernier, l'exploitant du P.O.P.B. a informé la Fédération française des sports de glace, M. GAILHAGUET, de l'impossibilité d'organiser leur compétition, car la réouverture se fera de manière partielle et ne permettra pas techniquement de monter la grande patinoire. La Fédération française de glace a alors pris acte de cette situation à l'époque. Mais depuis plusieurs semaines, elle est revenue vers la Ville, vers moi, et le P.O.P.B. pour proposer une solution alternative. La difficulté, c'est qu'entre-temps le P.O.P.B. a pris des engagements, notamment auprès de certains organisateurs de concert, de tournées. Comme vous le rappelez dans votre v?u, M. MENGUY, la Ville a inscrit dans le cahier des charges du délégataire l'obligation de destiner le P.O.P.B à l'accueil de manifestations sportives, durant la période de réouverture partielle. Dix jours ont ainsi été réservés pour le sport. Le P.O.P.B. va respecter cet engagement et même aller au-delà avec l'accueil du Master de tennis. A partir de là, la Ville ne peut pas s'engager à l'organisation de l'édition 2014 du Trophée Bompard si le délégataire considère qu'elle n'est techniquement ou financièrement pas possible. La Ville a aussi pris des engagements dans le cadre de la délégation de service public que le Conseil de Paris a approuvée. Dans l'article 10.1.5.1, il prévoit que nous ne pouvons pas imposer de manifestation avant la remise en service définitif du P.O.P.B. Quand bien même nous voudrions passer outre ces engagements, il faudrait en indemniser toutes les conséquences directes et indirectes, ce qui ne serait pas sérieux dans le contexte que nous connaissons.

Par ailleurs d'autres villes sont prêtes à discuter pour accueillir le Trophée Bompard. Les noms de Bordeaux, de Nice ou encore Montpellier ont été cités dans la presse, mais je sais que Bordeaux tient la corde. J'invite donc, et je ne peux faire que cela, la Fédération française des sports de glace et le sponsor Bompard de cette compétition, à considérer une délocalisation temporaire. Rappelons enfin que les utilisateurs, au premier rang desquels les fédérations sportives, vont être les premiers bénéficiaires de la modernisation du P.O.P.B. mais il faut que ceux-ci acceptent que, de manière provisoire, il y a une situation plus difficile à gérer. Je ne peux pas donner satisfaction à votre v?u. J'en suis vraiment très confus, mais c'est impossible pour moi.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Monsieur VUILLERMOZ. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 78 avec avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est rejeté. V?u déposé par le groupe UMPPA relatif aux travaux du Carreau du Temple.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Nous passons au v?u n° 79 relatif aux travaux du Carreau du Temple. La parole est à Mme Marie-Laure HAREL pour 1 minute.

Mme Marie-Laure HAREL. - Je vous remercie, Monsieur le Maire. Je ne souhaite surtout pas critiquer le projet du Carreau du Temple. J'ai d?ailleurs eu l'occasion de le visiter avec M. AIDENBAUM dans le cadre du Conseil d'administration de la S.P.L. du Carreau du Temple. Nous sommes tous d'accord pour dire que c'est une belle réalisation, que les Parisiens et les riverains de manière plus particulière attendent depuis longtemps et c'est justement cela le problème, cela fait très longtemps qu'ils attendent. Donc si je ne souhaite pas critiquer le projet, je suis en revanche plus sceptique quant à la manière dont il a été conduit. Le budget a littéralement explosé. Je l'ai déjà dit ici. Le calendrier événementiel reste encore assez flou. On entend parler de quelques événements mais sans plus de détail. Pourtant c'est un élément important en termes de ressources pour cet établissement et on parle nettement plus des dépenses que des ressources. Ce fut le cas d'ailleurs vendredi dernier, où nous avions la Commission d'appel d'offres où les charges ont continué à s'accumuler, mais on ne voit pas beaucoup de recettes en retour. Mais surtout la date d'ouverture ne cesse d'être repoussée. Je rappelle que le projet est initié depuis douze ans, que les travaux ont commencé voilà quatre ans. Vous avez annoncé une inauguration pour le printemps et il serait peut-être temps de dire quand précisément. Je ne vous demande d'ailleurs pas dans mon v?u de date précise dès aujourd'hui, je vous demande simplement de bien vouloir en communiquer une rapidement, en vous laissant toute appréciation du mot "rapidement". Si les travaux doivent être accélérés de manière à ce que le public puisse avoir accès à cette enceinte, par exemple avant les élections, je serai assez contente que vous puissiez apporter la garantie que cela n'engendrera pas de frais supplémentaires. Je vous remercie.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Madame HAREL. M. Pierre AIDENBAUM, voulez-vous vous exprimer sur le sujet ?

M. Pierre AIDENBAUM, maire du 3e arrondissement. - Oui, je vais dire trois mots.

D'abord je suis content des remerciements, des compliments de Mme HAREL sur ce projet. Je laisserai M. VUILLERMOZ répondre sur le fond.

Une chose, Madame HAREL, vous posez des questions mais je vous rappelle que vous êtes membre du Conseil d'administration de l'A.S.P. du Carreau du Temple et que sur les quatre conseils d'administration que nous avons tenus, vous n'êtes venue qu'une seule fois. Donc si vous veniez régulièrement à tous les Conseils d'administration, vous auriez eu la réponse à toutes les questions que vous posez maintenant. Je me permets de vous rappeler que vendredi, à 14 heures 30, il y a un Conseil d'administration et j'espère que vous serez là et vous aurez plus d'informations. Voilà. Mais vous affirmez un certain nombre de choses inexactes quant au prix, quant au retard. Je pense que M. VUILLERMOZ va vous répondre beaucoup mieux que moi. Je m'arrêterai là.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci. Monsieur VUILLERMOZ, vous avez la parole.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire, pour votre intervention dans laquelle vous répondez déjà de manière assez précise aux interrogations posées dans ce v?u. Soyons clairs, les montants de l'opération, de l'ordre de 30 millions d'euros, font référence à des valeurs qui ont été communiquées lors des premières études en 2003, sur des programmes qui était encore imprécis. Et pour cause, la consultation locale n'avait pas encore eu lieu et la mise au point d'un programme était donc loin d'être terminée. Ce chiffre était sujet à de nombreuses réserves qui avaient été annoncées à l'époque. Dès septembre 2006, une fois la programmation de l'équipement établie et des études de faisabilité entamées, ce montant a été porté à 45 millions d'euros en valeur 2006. Il a été notamment intégré les pathologies structurelles du Carreau du Temple et son contexte géologique connu en 2005. Il a fallu donc prendre en compte des contraintes patrimoniales en concertation avec l'Etat, des contraintes techniques de reprise en sous-?uvre et de réalisation des fouilles archéologiques, ainsi que des questions d'isolement thermique et d'acoustique. Depuis, les éléments de coût et de programme sont inchangés. Ce coût s'élève à 60,5 millions d'euros en valeur finale à date de paiement, c'est-à-dire en 2014. C'est sur mon budget d'investissement, budget d'investissement du sport, j'aime à le dire. Je ne vais pas revenir sur l'usage et la programmation qui serait faite du Carreau du Temple. J'ajouterai juste que l'ouverture, puisque vous avez posé la question, envisagée du Carreau du Temple va se faire de manière progressive à partir de la fin du mois de février, avec une programmation événementielle, et ensuite, les activités grand public pourront démarrer à partir, on peut le dire, du second trimestre 2014. Evidemment, je ne peux pas être d'accord avec le v?u que vous déposez, donc, soit vous le retirez, soit j'appellerai à voter contre.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - Merci, Monsieur VUILLERMOZ. Madame HAREL, on vous suggère de retirer votre v?u. Acceptez-vous de le retirer ?

Mme Marie-Laure HAREL. - Je le maintiens et je suis très flattée que M. AIDENBAUM consacre beaucoup de temps à comptabiliser mes absences et mes présences. Croyez bien que lorsque les activités que j'exerce dans l'entreprise m'empêchent d'être là, je ne manque jamais de me tenir informée de ce qui s?est dit à ces réunions, et vous aurez le plaisir de me voir vendredi prochain.

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint, président. - C?est une excellente nouvelle, Madame HAREL. Je suis sûr que M. AIDENBAUM s'en réjouit.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 79 avec un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est rejeté.