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Novembre 2010
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Conseil Général
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2010, DASES 626 G - Signature d'un avenant n° 1 aux conventions passées avec 3 Caisses des écoles en vue de poursuivre et renforcer le déploiement territorial du programme "Paris Santé Nutrition" sur les 13e, 15e et 19e arrondissements. Montant total : 153.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Novembre 2010


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DASES 626 G qui concerne le programme "Paris Santé Nutrition".

La parole est à Mme Catherine BRUNO.

Mme Catherine BRUNO. - L'obésité infantile touche en premier lieu les enfants et les populations en situation de précarité et elle peut être un facteur d'exclusion et de discrimination. En France, ce phénomène préoccupant touche près d'un enfant sur cinq âgés de 3 à 17 ans, soit environs 18 %. C'est ce constat alarmant qui nous a poussés, le Maire du 15e et la Municipalité du 15e, à nous engager totalement dans la lutte contre l'obésité dans le cadre de "Paris Santé Nutrition".

Les actions que nous avons menées depuis 14 mois sont nombreuses, variées, faites en pleine entente entre la mairie du 15e, la Caisse des écoles, la circonscription des Affaires scolaires et tous les acteurs sur le terrain qui ont à prendre en charge ce problème. C?est ainsi que, tout au long de l?année scolaire 2009-2010, des actions de sensibilisation ont été faites en direction des enfants et de leur famille.

Je ne veux pas les énumérer toutes, ce serait trop long, mais je cite quand même :

- l'exposition "Plaisir et Vitamines" donnant lieu à des ateliers pédagogiques qui ont touché 1.850 enfants ;

- la participation de 900 enfants de maternelle et élémentaire à la journée du développement durable ;

- le concours "Exprime-toi sur les fruits" avec 120 enfants des centres de loisirs élémentaires, qui a connu un grand succès auprès des enfants et de leurs animateurs ;

- la présence sur des marchés du 15e, les terrains d'éducation physique avec chaque fois l'intervention d?une diététicienne expliquant l?importance d?une alimentation équilibrée et la nécessité de faire du sport pour combattre la sédentarité, facteur de l'obésité et de risques divers pour la santé de l'enfant.

Depuis septembre dernier, 11 écoles volontaires du 15e ont commencé l'opération "Un fruit à la récré", avec un travail pédagogique des enseignants autour du fruit. Cela va toucher 1.850 enfants et nous voulons prolonger cette opération aux deux prochains trimestres 2011 avec d'autres écoles supplémentaires, notre objectif étant de sensibiliser le maximum d'enfants du 15e.

Aussi, je tiens à vous dire que, bien sûr, je soutiens votre volonté de poursuivre et de renforcer le déploiement territorial du programme P.S.N. et je suis notamment favorable au lancement d'une enquête sur l'alimentation des familles vivant à l'hôtel.

En ce qui concerne l'action spécifique de "Un fruit à la récré", je me réjouis que le 19e bénéficie d'une subvention supplémentaire de 18.000 euros pour financer les approvisionnements utiles à cette opération, mais permettez-moi de regretter qu'une subvention ne soit pas attribuée au 15e pour les quatre mois de l'année 2010, septembre à décembre, où nous participons à cette opération, ce qui représente un coût pour la Caisse des écoles de 4.500 euros.

Pour tout le travail que nous menons avec ferveur, j'aurais apprécié que nous ne soyons pas oubliés.

Je vous remercie de votre attention.

(Applaudissements).

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à M. Jean-Marie LE GUEN.

M. Jean-Marie LE GUEN, au nom de la 6e Commission. - D'abord, Madame Catherine BRUNO, je veux rendre hommage ici à votre action, à la fois au niveau parisien, au niveau du 15e arrondissement, et, plus largement d?ailleurs, à la Municipalité du 15e qui s'est profondément engagée dans la politique que nous avons proposée dans plusieurs arrondissements (le 13e, le 15e et le 19e arrondissement) sur cette politique de "Paris, Santé Nutrition", dont vous avez rappelé un certain nombre de volets et dont vous avez rappelé aussi, évidemment, l'importance et les enjeux pour la santé des enfants et, plus généralement, d'ailleurs, de la population française.

Nous pensons effectivement qu'au-delà d'un certain nombre de recommandations sympathiques et générales, il faut développer, notamment en milieu scolaire, une présence sur le terrain, avec une connaissance approfondie du contexte dans lequel on intervient, de façon à mettre en place d?une façon combinée des actions d'éducation pour la santé qui soient ciblées sur les enfants et leur environnement familial, et ne pas séparer, de ce point de vue, l?école de l'environnement familial, associatif, culturel, dans lequel ils interviennent.

C?est pourquoi nous intervenons aussi bien dans les écoles que dans les centres de loisirs, sur les marchés, de façon aussi à nous adresser aux parents, et c'est ainsi que plus de 18.000 personnes, dont principalement des enfants, ont été sensibilisés à ces actions.

Mais aussi, évidemment, des informations et des sensibilisations sur l'ensemble des politiques de la ville en relation avec l'alimentation et l'activité physique et, lorsque c'est nécessaire, une orientation avec un accueil et un accompagnement des enfants et des familles qui connaissent un certain nombre de difficultés sur ces questions ; je pense notamment au réseau REPOP.

Nous avons proposé aux caisses des écoles pilotes de répondre à l'appel de candidatures de l'Union européenne et nous allons les aider pour être, justement, dans cette politique d?un "fruit pour la récrée". Nous voulons tout particulièrement, puisque vous l'avez souligné, sur les origines sociales des enfants, que la plupart des écoles, mais surtout celles qui sont situées en Z.E.P. et en R.E.P., puissent offrir ce dispositif aux enfants. Compte tenu de la réforme tarifaire qui fait débat par ailleurs et de la sociologie du 19e arrondissement, nous avons souhaité intervenir pour que les enfants du 19e puissent bénéficier aussi de ce fruit avec l'aide de la Caisse des écoles.

Il s'agit, je tiens à le dire, d'une mesure exceptionnelle et transitoire de retour vers l'équilibre qui n'a pas vocation à être généralisée. C'est pourquoi nous ne pouvons pas vous donner entièrement satisfaction, Madame BRUNO, et croyez-le bien, je le regrette, mais je connais le dynamisme de votre action et vous saurez combler par ce dynamisme les moyens parcimonieux dont dispose le Département pour mettre en place ces politiques ciblées.

Merci à vous.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 626 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2010, DASES 626 G).