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Mars 2005
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Conseil Général
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2005, DASES 88 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec la Caisse primaire d’assurance maladie de Paris, une convention relative au financement d’une étude sur le dépistage buccodentaire à Paris.

Débat/ Conseil général/ Mars 2005


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous abordons l?examen du projet de délibération DASES 88 G qui concerne une étude sur le dépistage bucco-dentaire.

Mme Liliane CAPELLE est inscrite, je lui donne la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - Merci, Madame la Présidente.

Les élus de notre groupe avaient critiqué à la fin de la précédente mandature, accompagnés en cela par les autres élus de ce qui était la minorité, la fermeture des activités de soins de l?I.P.D.I. qui permettaient à de nombreux enfant issus des familles modestes de l?Est parisien d?avoir accès à des soins dentaires de qualité que les familles n?auraient sans aucun doute pu assumer financièrement s?ils avaient été effectués par un praticien libéral. L?I.P.D.I. a cependant gardé ses activités de dépistage en milieu scolaire et des soins en orthodontie.

Aujourd?hui, un projet de délibération nous demande d?engager des dépenses afin de réaliser une étude visant à savoir si les familles dont les enfants font l?objet d?un dépistage font effectivement réaliser les soins conseillés. Cette étude vise également à déterminer les raisons pour lesquelles, le cas échéant, les familles ne font pas soigner leurs enfants. Soyons très clairs : si les activités de soins de l?I.P.D.I. avaient été préservées comme nous le demandions, cette étude serait sans objet. Les familles n?auraient pas à se poser la question du coût des soins en libéral, qui est le principal obstacle au fait que les enfants soient correctement soignés, même s?il existe ici et là des cas de négligences familiales caractérisées.

J?étais allée voir en ce temps-là M. GARDEY qui m?avait expliqué qu?il y avait un système de bons qui fonctionnait, que les familles pouvaient avoir? C?est quand même assez stigmatisant d?aller dans un cabinet dentaire avec un bon? Le principe du soin qui suivait le dépistage nous semblait logique.

Voilà donc où mène la casse du système public de santé : l?I.P.D.I. dessert des quartiers populaires, dont certains classés en quartiers ?politique de la ville?. Sa mission de dépistage est assurée très convenablement, mais n?est que la moitié de ce qu?elle devrait être. Il faut donc, d?une manière ou d?une autre, revenir sur la décision purement financière d?en supprimer l?activité de soins et rétablir celle-ci.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - M. Alain LHOSTIS va vous répondre. Je lui donne la parole.

M. Alain LHOSTIS, au nom de la 6e Commission. - C?est ce Monsieur qui parle à côté de moi qui me trouble.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Monsieur CONTASSOT, rejoignez votre pupitre, s?il vous plaît.

(Rires).

M. Yves CONTASSOT. - Il veut parler dans la lampe.

(Rires).

M. Alain LHOSTIS, rapporteur. - Bon.

(Rires).

Je vous réponds bien volontiers, chère amie, puisque nous manifestâmes de concert?

(Exclamations dans l?Assemblée).

? rue du Faubourg-du-Temple, qui est la frontière entre nos arrondissements respectifs, et nous n?obtînmes pas de la part de M. GARDEY le maintien de l?activité de prise en charge des enfants comme cela était précédemment. Peut-être le regrette-t-il aujourd?hui, mais en tout cas les choses sont ainsi. Vous le savez, on a à l?époque aussi supprimé le ramassage des enfants dans les écoles dont on disait que c?était trop coûteux.

Malgré tout, il faut quand même souligner que si les fauteuils de soins ont été supprimés, les fauteuils d?orthodontie - ce qui est très important pour les jeunes - ont été entièrement rénovés et je trouve que, sur ce plan-là, on a en partie réparé l?erreur commise.

La Caisse primaire proposait des soins gratuits chez le dentiste de leur choix suite au dépistage dans les arrondissements du Nord-est au niveau des cours préparatoires. Parallèlement, le centre Eastman, qui est donc un centre du Département, conventionné avec la Caisse primaire, par ailleurs réservé aux jeunes Parisiens de moins de 18 ans, qui propose des soins et de l?orthodontie, a 8 fauteuils ; évidemment, on le voit bien, cela ne couvre pas le problème que vous avez soulevé à juste titre, qui est révélé par le dépistage buccodentaire. Toutefois, je dois souligner que, depuis le 1er janvier 2005, pour tous les enfants de 6 à 9 ans de tous les arrondissements maintenant, la Caisse Primaire propose des consultations et soins pris en charge à 100 % du tarif conventionné. C?est l?opération ?Paris Sourire?. On a là rétabli un équilibre entre l?ensemble des enfants de la Capitale.

Nous avons financé une étude et nous disposons des premiers éléments. A été confirmé le fait que la présence de caries est étroitement liée aux caractéristiques socioprofessionnelles des parents. De plus, parmi les caries détectées, seulement un tiers des enfants ont recours aux soins. Sur ce plan-là, autant la campagne de dépistage a un effet extrêmement positif, autant l?égalité d?accès aux soins, même en proposant des prises en charge totales, est insuffisante. Sans aucun doute l?effet d?accompagnement préalable avec l?I.P.D.I. permettait une prise en charge dans le cadre de l?école. Aujourd?hui, nous sommes obligés de retravailler sur une campagne d?explication en direction des parents pour leur demander d?utiliser la totalité des moyens, notamment ceux qui n?étaient pas concernés jusqu?à présent pour ces enfants lors du bilan de santé de 5 à 6 ans.

Nous devons examiner la possibilité d?élargir l?offre de soins. De ce point de vue, nous ne désespérons pas de convaincre à terme peut-être un jour la Caisse primaire de redonner un rôle à l?I.P.D.I. Cependant, nous pouvons aussi réfléchir à la manière dont la Ville pourra également réorganiser les choses pour permettre un tel accueil dans ses centres. Mais vous savez que cela n?est pas simple s?agissant de jeunes enfants. En tout cas, c?est une démarche qui nous est chère, et à laquelle nous sommes très attentifs. Ainsi, dès que nous aurons la totalité des éléments, nous vous communiquerons l?étude en cours de réalisation et que nous finançons aujourd?hui avec quelques retards.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci pour cette réponse circonstanciée.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 88 G.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DASES 88 G).