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Mars 2005
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Conseil Général
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2005, DASES 34 G -“Programme de lutte contre l’échec scolaire” au titre de l’année 2004-2005 : financement de 71 associations pour un montant global de 237.100 euros.

Débat/ Conseil général/ Mars 2005


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons maintenant à l?examen du projet de délibération DASES 34 G relatif au programme de lutte contre l?échec scolaire.

Mme Catherine GÉGOUT a la parole.

Mme Catherine GÉGOUT. - Merci, Madame la Présidente.

J?interviendrai en une seule fois sur deux projets de délibération qui sont complémentaires, parce qu?ils s?adressent en partie aux mêmes associations. Il s?agit du programme contre l?échec scolaire et des actions de prévention en direction des jeunes en difficulté.

Je voudrais simplement souligner l?effort très important qui a été réalisé par notre collectivité dans ce domaine.

(Brouhaha).

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - S?il vous plaît, un peu d?attention. Nous sommes passés des personnes âgées aux jeunes en difficulté, mais le sujet est également intéressant.

Mme Catherine GÉGOUT. - En termes financiers bien sûr, un effort très important a été fait par la collectivité. Les sommes consacrées au financement des centres sociaux associatifs ont été multipliées par quatre entre 2000 et 2004. Concernant l?échec scolaire, ce sont maintenant 71 associations au lieu de 48 qui sont subventionnées.

Mais surtout je voudrais insister sur l?aspect qualitatif de l?action de notre collectivité. Le partenariat exigeant qui a été mis en place avec les associations, avec les centres sociaux et avec la Caisse d?allocations familiales se traduit par des résultats majeurs :

-la mise en place de chartes, de conventions, qui définissent clairement les rôles ;

-un souci de professionnalisme et une exigence de qualité ;

-un suivi et une évaluation systématique;

-un souci de cohérence avec les autres financeurs.

 

Tout cela permet une bonne utilisation de l?argent public et des résultats visibles qui ont été soulignés par les partenaires sur le terrain dans la motivation des enfants, dans les acquis de base, dans le lien avec les familles et les écoles.

Les projets de délibération qui nous sont présentés font d?ailleurs le point sur le bilan de ces actions.

(Brouhaha).

Dès le début de la mandature a été mis en place un programme ambitieux de renforcement du dispositif de prévention en direction des jeunes en difficulté, en direction de la prévention spécialisée bien sûr, où l?effort a été important, mais aussi en direction de la prévention précoce. C?est de celle-là dont nous parlons aujourd?hui.

En 2005, il y a 23 centres sociaux associatifs qui s?ajoutent aux 6 centres sociaux gérés par la C.A.F. 4 nouveaux centres ont été créés depuis 2001. Plusieurs sont aujourd?hui en projet. Je ne reviendrai pas sur l?intérêt de ces structures que j?ai souvent eu l?occasion de souligner devant notre Conseil.

L?aide de la Ville porte sur leurs missions de base d?action globale en direction des familles et de la vie sociale dans les quartiers en difficulté. Elle porte aussi sur les actions d?animation et de prévention précoce en direction des enfants et des préadolescents pour leur permettre l?embauche d?animateurs cadre

B. Dans les centres sociaux comme dans d?autres associations,la nécessité de professionnels aux côtés des bénévoles a été bien comprise par la Ville. D?autres aides interviennent en fonction des projets comme la prévention de la toxicomanie, que nous avons votée en octobre, ou les actions liées à l?informati-que.

Il serait par ailleurs utile de monter des aides spécifiques pour les actions qui touchent à la parentalité. C?est un domaine sur lesquels les centres sociaux sont actifs et où il existe des aides de la C.A.F. Mais ces actions mériteraient à la fois une meilleure définition et plus de souplesse dans les financements pour permettre des actions innovantes. C?est une proposition.

La Fédération des centres sociaux est un acteur important dans ce partenariat, puisqu?elle agit sur le terrain en soutien auprès des centres sociaux. Elle les aide dans leurs projets, dans leurs difficultés, et dans leur réflexion sur leurs missions. La Fédération, je dois en témoigner, est d?ailleurs très satisfaite du partenariat avec la Ville et coopère à la refonte de la charte des centres sociaux parisiens qui nous sera présentée dans quelques mois.

Il s?agit là d?une politique volontariste de notre collectivité. Elle intervient dans une période où ces structures, si indispensables pour les quartiers en difficulté, sont fragilisées par la diminution des financements de l?Etat, la diminution des crédits de la politique de la ville, la disparition des emplois-jeunes qui n?ont pas pu être maintenus dans leur poste, la baisse régulière des crédits du FACILD. C?est malheureusement maintenant un tableau bien connu qui touche toutes les associations et celleslà en particulier. Je pense que si les centres sociaux ne ferment pas leurs portes aujourd?hui, il faut bien avoir conscience que c?est parce qu?ils sont soutenus par notre collectivité qui en est devenue le principal financeur. Cette situation est totalement scandaleuse et, malgré les discours, l?Etat se décharge totalement de ses responsabilités. Jusqu?où cela pourra-t-il aller ?

Juste un dernier mot sur les deux centres sociaux qui se sont trouvés en difficulté ces derniers temps. Il s?agit de difficultés internes qui ne sont pas liées à un manque de soutien de la Ville. Elles touchent deux centres du 20e arrondissement. L?ASOFAC a décidé de façon unilatérale de fermer son centre social et le CEDIAL, le Centre Elisabeth, a eu des difficultés internes qui font qu?il ne peut plus assumer ses missions.

Dans les deux cas, la Ville, la C.A.F. et la Fédération des centres sociaux s?emploient pour trouver des solutions avec d?autres associations. J?insiste vraiment - je sais que vous faites tout votre possible pour cela - pour que l?on apporte des réponses rapidement, car c?est un arrondissement qui a vraiment besoin très fortement de ces structures.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente, au nom de la 6eCommission. - Je vous remercie, Madame GÉGOUT, de donner un éclairage sur les actions qui sont conduites par le Département de Paris auprès des enfants et des familles en prévention précoce, en action d?accompagnement scolaire et d?aide aux devoirs. En effet, on peut mesurer le chemin parcouru entre 2001 et aujourd?hui. Concernant l?accompagnement scolaire, 23 associations supplémentaires sont financées, ce qui permet de toucher un nombre d?enfants beaucoup plus important. Nous sommes passés d?environ 3.000 enfants suivis à plus de 3.800, ce qui est un investissement fort utile. D?ailleurs, l?ensemble des bilans et évaluations réalisés jusqu?ici montre que ces actions ont un impact positif tant pour les enfants que pour les parents.

Vous avez mentionné à juste titre les difficultés rencontrées par quelques centres sociaux, notamment dans le 20e arrondissement, et nous nous attachons avec la Caisse d?allocations familiales et la mairie d?arrondissement à rechercher les solutions, car il est très important que ces centres sociaux puissent continuer et intensifier leurs actions, particulièrement dans ces quartiers. C?est pourquoi, en effet, nous avons développé un partenariat extrêmement riche et intense avec la Fédération des centres sociaux.

Sur les espaces dynamiques insertion, faisant l?objet d?un autre projet de délibération que vous avez évoqué, un autre orateur est inscrit. Nous serons sans doute appelés à réévoquer ce sujet dans un instant.

Je vous remercie de vos appréciations et de vos suggestions.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 34 G.

Qui est pour ?

Y a-t-il des oppositions ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DASES 34 G).