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Mars 2005
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Conseil Général
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ANNEXE

Débat/ Conseil général/ Mars 2005


 

 

 

Questions posées à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général.

QOC 2005-1020 G Question de Mme Roxane DECORTE et des membres du groupe U.M.P. à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, relative aux propos d?un adjoint au Maire sur l?usage du cannabis et aux efforts du Département en la matière, en terme de prévention.

Libellé de la question :

?Le 19 février dernier, les lecteurs du Parisien pouvaient lire que Christophe GIRARD, adjoint au Maire de Paris chargé de la culture (Vert) avouait fumer du cannabis de temps en temps et dénonçait l?hypocrisie consistant à ?faire comme si les adultes ne fumaient pas?. Plus loin, dans les pages du cahier de Paris, on apprenait que l?hôpital Sainte-Anne venait d?ouvrir un centre d?addictologie prenant en charge toutes les addictions de la cigarette à l?héroïne en passant par l?alcool, le cannabis et les médicaments. L?article évoquait le parcours d?une jeune Parisienne ?la trentaine, un travail, des amis. Jusque-là, cette jeune Parisienne ne se serait jamais imaginée pousser en catastrophe la porte d?un service de soins aux toxicomanes dans un hôpital psychiatrique. Elle fumait des joints de temps en temps depuis des années. Un peu plus régulièrement ces derniers temps sans doute. Plus récemment, à la faveur des soirées, elle a testé l?ecstasy, en a repris, puis a goûté les champignons hallucinogènes. Elle se sentait déprimée. Depuis quelques jours, elle se sent carrément devenir folle?.

Roxane DECORTE et les élus du groupe U.M.P. souhaitent connaître l?appréciation que porte le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, devant les déclarations de son adjoint qui visent à banaliser la consommation de cannabis au moment où le Gouvernement a lancé une importante campagne de sensibilisation intitulée ?le cannabis est une réalité? pour tenter de convaincre les Français que l?usage de cette drogue peut créer de sérieux problèmes de santé. Roxane DECORTE et les membres du groupe U.M.P. souhaitent connaître les efforts du Département en terme de prévention en la matière pour accompagner le Gouvernement.?

Réponse (M. Alain LHOSTIS) :

?Dire que le cannabis est une réalité, ce n?est pas une nouveauté. Il convient toutefois d?en parler avec sérieux, c?est-à-dire que le cannabis agit sur le psychisme comme l?alcool, qu?il est moins addictif que le tabac, mais que ce produit n?a rien de banal et qu?il faut décourager sa consommation.

La lutte contre la drogue et les toxicomanies relève de la compétence de l?Etat. Ce qui n?empêche pas la collectivité parisienne de s?engager dans la prévention.

La Mission de prévention des toxicomanies développe une approche transversale qui vise à la prévention des comportements de consommation de tous les produits (licites, comme illicites).

Dès l?école élémentaire, des actions d?éducation à la santé et à la citoyenneté, de prévention des conduites à risques sont menées par les médecins et assistantes sociales scolaires.

L?Equipe mobile d?information et de prévention de santé (l?EMIPS) intervient à la demande des groupes, d?associations et autres collectivités notamment sur les risques liés aux dépendances à des substances psychoactives.

Concernant l?aide spécifique à apporter aux jeunes consommateurs de produits, la collectivité parisienne finance déjà depuis deux ans, au titre des actions de prévention engagées auprès des jeunes et de leurs familles, 4 des 8 centres parisiens de consultation cannabis (La Corde Raide, ANPAA 75, Emergence, Confluences-SOSDI). Sa démarche consiste à privilégier une prévention adaptée à la diversité des situations. Ainsi d?autres associations sont également financées comme les lieux ou point d?accueil et d?écoute évitant ainsi de médicaliser ou de psychiatriser ce qui n?a pas besoin de l?être.

De nombreux acteurs peuvent aussi contribuer à la prévention des toxicomanies : la prévention spécialisée, les centres sociaux, les médecins de famille. Des moyens leur ont été accordés pour que des actions de sensibilisation et de formation soient mises en place aussi bien auprès des professionnels que des bénévoles de ces différents secteurs.

Une large diffusion des trois brochures de la MILDT sera assurée dès qu?elles seront disponibles.

Je veux toutefois rappeler qu?un discours diabolisant l?usage de cannabis est inefficace. Le Docteur Xavier POMMEREAU, psychiatre et spécialiste de l?adolescence le dit clairement : ?la peur, ça marche avec ceux qui vont bien. Pour ceux qui vont mal c?est un excitant. Et dire à un adolescent qui va mal que le cannabis peut provoquer ou favoriser une maladie mentale, ça ne lui fait pas peur au contraire !?.

Cela conforte la collectivité parisienne a poursuivre ses actions de prévention en privilégiant son approche globale de prévention des consommations des produits psychoactifs en s?appuyant sur l?ensemble des acteurs au contact des jeunes et de leurs familles.?

QOC 2005-1021 G Question de Mme Cécile RENSON et des membres du groupe U.M.P. à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, concernant les difficultés de recrutement de médecins titulaires et vacataires de la collectivité territoriale de Paris.

Libellé de la question :

?Le recrutement de médecins titulaires et vacataires de la collectivité territoriale de Paris devient de plus en plus difficile.

De nombreux postes sont vacants dans tous les services et Paris ne sera bientôt plus en mesure d?offrir à tous les Parisiens les prestations médicales qu?ils sont en droit d?atten-dre.

Ces médecins réclament un profil de carrière plus attractif et la reconnaissance de leur implication dans la politique de santé publique qu?ils exercent.

Ils demandent un statut homologue à celui des médecins inspecteurs de santé publique, d?autant que leur mission en tant que médecins du Département relève du champ de la santé publique.

L?adjoint au Maire de Paris en charge de la santé a été saisi de ce problème et un projet élaboré dans ce sens a été transmis depuis 18 mois à la Direction des Ressources humaines. Sans réponse à ce jour.

Cécile RENSON et les élus du groupe U.M.P. demandent à M. le Maire d?appliquer l?article 28 du décret statutaire n° 94 415 du 24 mai 1994 afin de satisfaire les revendications tout à fait légitimes de praticiens compétents si utiles à la population parisienne.?

Réponse non parvenue.