Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Mars 2004
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

22 - I - Question d'actualité du groupe du Mouvement républicain et citoyen à M. le Maire de Paris sur la situation des personnes S.D.F. en période de grand froid

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2004


M. LE MAIRE DE PARIS. - Je passe donc à la question du groupe du Mouvement républicain et citoyen à M. le Maire de Paris sur la situation des personnes S.D.F. en période de grand froid.
La parole est à Mme TAÏEB.
Mme Karen TAÏEB. - Cette question reste, hélas, encore d'actualité, puisque nous l'avions déjà posée, mais le froid continue de sévir dans la Capitale et les questions que nous posons concernent les mesures prises ou à prendre pour venir en aide aux personnes sans domicile fixe.
Pouvez-vous nous dire, Monsieur le Maire, quelles sont les capacités d'hébergement existantes dans le cadre du plan "Grand froid", et nous donner des chiffres précis sur le nombre de personnes prises en charge par le SAMU social ?
Une autre question est de savoir combien d'appels ont été reçus par le 115 et combien de sans domicile fixe, à qui un hébergement a été proposé, l'ont refusé.
Dans un domaine en rapport, je remarque le nombre croissant de soupes populaires qui sont gérées par des associations caritatives et qui remplissent en ces temps de défausse de l'Etat, une mission importante. Celles et ceux qui les fréquentent, par exemple, devant la porte principale du Père-Lachaise, place de la République et place de la Nation, attendent plusieurs heures dans le froid et doivent ensuite prendre leurs repas sur la voie publique ou sur les quelques rares bancs.
Aussi, n'est-il pas possible à la Ville de mettre en place des structures temporaires, en dur, sous forme de tente ou d'abri, dans lesquelles pourrait s'effectuer cette distribution et où les repas pourraient ensuite être consommés ?
Je vous remercie.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci.
La parole est à Mme STAMBOULI.
Mme Mylène STAMBOULI, adjointe. - J'avais effectivement répondu le mois dernier sans avoir les chiffres précis que vous me demandiez. Je suis donc en mesure de vous indiquer, qu'en ce qui concerne l'hébergement d'urgence, c'est la D.D.A.S.S. qui pilote ce dispositif, ainsi que celui de la veille sociale à travers le 115, et que nous disposons en cette période hivernale de 4.174 places d'hébergements d'urgence disponibles à Paris. 450 places peuvent s'ajouter à ce dispositif selon les besoins et en fonction d'un passage au niveau 3 si le froid persiste, un froid intense pendant plusieurs jours.
En ce qui concerne les chiffres du SAMU social, j'ai ici le nombre d'appels reçus pour la journée du vendredi 27 février au 115. Le nombre d'appels complet est de 7.962, ce qui correspond à 1.660 numéros d'appels différents car, vous le savez, nous l'avons souvent indiqué, les personnes rappellent bien souvent jusqu'à ce qu'elles obtiennent ce numéro.
Ces fiches communiquées quotidiennement à la D.D.A.S.S. par le SAMU social indiquent le temps de réponse qui est un indicateur important. Ce temps de réponse est de 3,19 minutes dans le cadre du premier appel reçu, et de 19,24 minutes dans ce qu'ils appellent la "back line", c'est-à-dire lorsque l'appel est complexe et qu'on est obligé de le basculer vers un interlocuteur pour une réponse plus complète.
La journée du samedi 28 février, le nombre d'appels a été un peu moins important. Il y a eu 6.087 appels, ce qui correspond à 1.530 numéros d'appels différents.
Enfin, pour l'aide alimentaire, nous avons l'objectif - nous l'avons indiqué à plusieurs reprises - de développer des lieux de restauration assise et chauffée permettant, comme vous l'indiquez, d'éviter des distributions dans la rue, dans le froid, etc. La dernière ouverture pour les "Restos du c?ur" correspondait tout à fait au projet. Le 23 décembre, nous avons inauguré avec le Maire de Paris, un lieu de restauration rue Lebaif, sur le chantier de "Paris-Rive gauche" dans le 13e arrondissement, qui permet à des personnes de déjeuner assises dans des locaux chauffés et de bénéficier d'entretiens dans le cadre du Relais du c?ur.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Les Verts", socialiste et radical de gauche, communiste et du Mouvement républicain et citoyen).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Mme TAÏEB veut ajouter un mot...
Mme Karen TAÏEB. - Je me félicite de l'ouverture de ce nouveau "Restaurant du c?ur" au mois de décembre, mais cela ne répond pas vraiment à la question que j'ai posée, à savoir s'il est possible de mettre à titre temporaire des tentes ou des abris en dur pour pouvoir faire en sorte que cette distribution alimentaire se fasse dans de meilleures conditions.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous poursuivrons le travail avec vos sages conseils, Madame TAÏEB.
Je ne veux pas passer à la première question de M. VUILLERMOZ, qui est arrivé légèrement en retard, mais Alain LHOSTIS qui doit lui répondre n'est pas encore là. Dès qu'il sera là, je passerai à la question de M. VUILLERMOZ.