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Mars 2004
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Conseil Municipal
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90 - 2004, DDEE 3 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire des avenants aux conventions pluriannuelles signées avec les Unions départementales CGT, CFDT, CGT-Force Ouvrière, CFTC, CFE/CGC, UNSA, G10 Solidaires et SERP-FEN. - Subventions de fonctionnement aux Unions départementales CGT, CFDT, CGT-Force Ouvrière, CFTC, CFE/CGC, UNSA, G10 Solidaires et SERP-FEN. - Subventions compensatrices de loyer aux Unions départementales CFDT, CGT-Force Ouvière, CFTC, CFE-CGC et UNSA. - Subventions pour la prise en charge des frais de gestion et d'exploitation des locaux aux Unions départementales CFDT, CFTC et CGT-FO

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2004


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DDEE 3 concernant les subventions pour la prise en charge des frais de gestion et d'exploitation des locaux aux Unions départementales CFDT, CFTC et CGT-FO.
La parole est à M. DESESSARD.
M. Jean DESESSARD. - Oui, M. SAUTTER nous l'a signalé, il a élargi le champ des subventions à deux autres syndicats qui sont l'UNSA et le groupe des 10 solidaires.
Et la question que je lui ai posée à la Commission des finances, c'était pourquoi il y avait une dissociation pour l'UNSA et le Syndicat des enseignants de la Région parisienne, FEN, puisque la FEN appartient à l'UNSA.
Et je profite de cette intervention pour dire à M. SAUTTER que, sous un aspect doucereux, il a quand même interprété d'une façon limite ce que j'ai dit.
J'ai dit que les chômeurs avaient l'impression que les syndicats défendaient les salariés et que les salariés avaient des préoccupations...
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - On ne va pas y revenir. C'était le précédent débat.
M. Jean DESESSARD. - Oui mais comme il m'a répondu, je n'ai pas demandé à répondre.
On a toujours le droit, lorsque l'on n'a pas été compris, d'expliquer.
M. SAUTTER a dit que c'était moi qui avais dit que les salariés étaient des nantis. Loin de là. Il y a effectivement des gens smicards qui travaillent beaucoup et je suis loin de penser qu'il s'agit de nantis. Mais lorsque les syndicats défendent par exemple les vacances, le fait que le pouvoir d'achat augmente, je dis qu'il y a un certain nombre de personnes précaires, travailleurs à temps partiel, chômeurs, "R.M.istes", qui n'ont pas les moyens de vivre et qui ne se reconnaissent pas dans ces revendications. Ce sont des revendications normales, effectivement, que de poser les problèmes des congés, de poser la question du pouvoir d'achat, mais il y a un certain nombre de personnes en situation difficile qui ne se reconnaissent pas dans ces revendications.
C'est pourquoi elles considèrent que ce sont des revendications qui ne sont pas les leurs et souhaitent se réunir indépendamment des syndicats.
Donc ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit ; j'ai simplement dit qu'il fallait analyser... mais si c'est un problème important, vous pouvez dire "la vieille gauche", que cela ne compte pas, les mouvements de chômeurs, etc. Vous êtes en train de passer à côté d'une sociologie différente et en pensant que tout se traite à travers les syndicats, vous faites une erreur. D'ailleurs, il y aura un affaiblissement du mouvement syndical.
Si on ne réfléchit pas à de nouveaux modes d'organisation des gens précaires ou chômeurs, il y aura des difficultés dans la vie politique. Il n'y aura pas d'explosion...
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Excusez-moi, on est sur un projet de délibération, on ne va pas refaire...
M. Jean DESESSARD. - Vous ne voulez pas faire de politique, Monsieur CARESCHE ! Je sais bien que vous n'aimez pas la politique, vous êtes un gestionnaire, vous n'êtes jamais sur le terrain ! Vous faites de la politique de loin !
J'arrête effectivement vu l'heure, mais je reprendrai ce débat, croyez-moi parce que c'est un débat politique important aussi bien par rapport à ce que l'on attend au niveau de la politique de l'organisation et justement pour contrer le Front national. Vous ne contrerez pas le Front national simplement par de grandes déclarations, mais par un travail réel par rapport à la détresse sociale.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur SAUTTER, êtes-vous d'accord ?
M. Christian SAUTTER, adjoint, au nom de la 2e Commission. - Je voulais dire que me traiter de "vieille gauche", me reprocher mon âge, est peu amical de la part de M. DESESSARD.
J'ai l'impression que je vis dans la même gauche que vous ; d'ailleurs dans un certain nombre de combats et j'espère qu'ils seront de plus en plus nombreux, nous sommes côte à côte.
Je dis que les associations de chômeurs ont leur place "à côté", pas "à la place" des syndicats, je l'ai dit tout à l'heure et je le pense très sincèrement.
M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 3.
Qui est pour ?
Pas d'opposition ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DDEE 3).