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Mars 2004
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Conseil Municipal
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44 - Vœu déposé par le groupe "Les Verts" relatif à la mise en place d'un groupe de travail chargé d'évaluer la possibilité de créer des appartements collectifs non médicalisée pour les personnes âgées à Paris.Vœu déposé par l'Exécutif

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2004


M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Maintenant, nous passons au v?u référencé n° 21 dans le fascicule déposé par le groupe "Les Verts", et au v?u n° 21 bis déposé par l'Exécutif.
La parole est à M. PAGÈS.
M. Olivier PAGÈS. - Merci, Monsieur le Maire.
Apporter une réponse nouvelle à la solitude et au sentiment d'insécurité qu'éprouvent de nombreuses personnes âgées vivant à domicile, respecter la volonté des personnes âgées qui ne souhaitent pas entrer en maison de retraite, favoriser la mixité sociale et intergénérationnelle dans les quartiers, permettre la mutation des aides au maintien à domicile, voilà à notre avis un des objectifs auxquels les appartements collectifs non médicalisés pourraient répondre.
C'est pourquoi nous souhaitons que soit étudiée leur possible intégration dans les propositions de logements intermédiaires faites par la Ville de Paris aux personnes âgées.
Quelques villes en France expérimentent actuellement ce type de structure légère. Entre autres, en Meurthe-et-Moselle, le pacte de la Ville de Jarville-la-Malgrange.
Je pense que les appartements collectifs s'intègrent parfaitement dans la politique de diversification des offres d'hébergement qui actuellement existent à Paris, de la même manière qu'il existe dans le secteur diffus des appartements individuels dans des immeubles classiques réservés aux personnes âgées. Ces derniers entrent cependant dans le cadre de résidences appartements gérées par le C.A.S.-V.P.
Nous pensons que la Ville de Paris doit savoir montrer une volonté innovante, et sortir de l'unique alternative pour les personnes âgées : soit rester au domicile, soit être hébergées dans des résidences, des maisons de retraite.
Je vous remercie.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci, Monsieur PAGÈS.
La parole est à Mme HOFFMAN-RISPAL.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.
Monsieur PAGÈS, vous m'interpellez souvent sur les différentes offres d'hébergement pour nos aînés à Paris. Permettez-moi d'abord de vous annoncer, et j'en suis très contente, que depuis mars 2001, en maison de retraite médicalisée, 980 places ont été créées dans le secteur associatif et lucratif, dont 395 habilitées à l'aide sociale par le Département de Paris pour les plus démunis. C'est le premier point.
Vous avez raison de souligner que la majorité des Parisiens de plus de 60 ans vivent seuls à leur domicile, et vous nous proposez la création de logements collectifs non médicalisés, comme si cela n'existait pas. D'une part, le C.A.S. gère 5.000 appartements, dont 4.000 dans des résidences-appartements, et 1.000 dans le secteur diffus. Nous travaillons avec M. MANO à les développer parce que je pense vraiment que ce que souhaitent les personnes âgées, c'est le secteur diffus. Je suis complètement d'accord avec vous.
En revanche, le rez-de-chaussée, c'est trois à quatre personnes âgées habitant dans le même appartement. Vous parlez vous-même d'insécurité en rez-de-chaussée dans Paris : il faut ouvrir ses fenêtres, il faut aérer en plein milieu de la rue où il y a du bruit. Vous l'avez vous-même évoqué, nous ne sommes malheureusement pas en Meurthe-et-Moselle, nous sommes dans Paris. Moi, le rez-de-chaussée, j'ai des doutes concernant cette formule : trois ou quatre personnes dans le même appartement avec un lavabo, pour des personnes valides de 60 ans, je précise. Je rencontre beaucoup de personnes âgées et ce n'est pas ce qu'elles me demandent, de vivre en rez-de-chaussée à Paris, un peu en vitrine, au milieu de la rue, avec un lavabo.
C'est très bien pour des étudiants, la colocation. Les étudiants sont très contents. Mais nos aînés, qui aiment plutôt être seuls, autant ils ont besoin que l'on crée du lien social, de l'inter génération, autant, quand on leur propose de partager leur appartement avec quelqu'un d'autre, je reste profondément dubitative.
Nous allons bien sûr bientôt voir des centres d'accueil de jour pour personnes en perte d'autonomie dans les bas d'immeuble, mais ce sont des accueils de jour en bas d'immeuble.
Je vous fais donc une contre-proposition. Vous savez que nous avons à l'étude le schéma gérontologique, et je veux bien étudier tous les besoins exprimés par les personnes âgées. Jusqu'à présent, votre proposition n'était pas celle que j'avais entendu prioritairement : vraiment, le rez-de-chaussée me pose problème pour des personnes d'un certain âge, surtout en plein Paris ! Mais nous allons tout de même le faire étudier dans le cadre du schéma gérontologique, et j'associe bien sûr l'ensemble du groupe "Les Verts" au v?u de l'Exécutif.
Juste pour finir, je voudrais rappeler que nous avons une quantité de projets importants aussi bien en termes d'hébergement qu'à tous les niveaux pour les personnes âgées. A chaque Conseil, on a des idées qui nous font dépenser beaucoup d'énergie. Je préférerais que l'on se concentre pour améliorer tout ce que l'on peut faire ensemble, plutôt que de se disperser régulièrement sur de nouvelles propositions dont l'étude est parfois difficile.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Merci, Madame.
Monsieur PAGÈS, maintenez-vous votre v?u, compte tenu de la réponse de Mme HOFFMAN-RISPAL ?
M. Olivier PAGÈS. - Je veux juste faire une précision et je vais retirer mon v?u.
Mais ne nous focalisons pas sur le rez-de-chaussée. L'idée étant de faciliter des échanges et l'accès sur l'extérieur, des appartements au premier étage sont tout à fait envisageables.
Je suis d'accord pour retirer le v?u n° 21. Le v?u 21 bis recueille notre approbation.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Très bien.
Madame CAPELLE, pour dix secondes, pour une explication de vote.
Mme Liliane CAPELLE. - Monsieur le Maire, j'ai toujours été brève et je resterai brève. Je voterai naturellement ce v?u, mais je regrette tout de même quelque chose. Vous disiez, Madame HOFFMAN, que des projets nouveaux arrivent tout le temps. Je vous rappelle que le projet d'appartement collectif a un sens, et vous aviez raison, plutôt quand il s'agit de personnes dépendantes. A ce moment-là, j'aurais souhaité que l'on puisse ou l'amender ou faire un v?u pour que l'on puisse travailler avec l'A.P.-H.P. dans ce cadre. Il me semble que c'est plus pertinent pour des personnes en voie de dépendance que pour des personnes non dépendantes.
Mais naturellement, je voterai ce v?u.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Mme HOFFMAN-RISPAL a la parole.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, adjointe. - Madame CAPELLE, s'agissant des projets qui vous ont été présentés par l'A.P.-H.P. et sur lesquels j'ai longuement travaillé depuis, nous n'en avons peut-être pas la même approche, y compris dans ce que l'A.P.-H.P. est prête à faire pour nous aider. Nous aurons donc l'occasion de retravailler ensemble, y compris avec les principaux interlocuteurs.
M. Eric FERRAND, adjoint, président. - Le v?u 21 ayant été retiré, je mets aux voix, à main levée, le v?u présenté par l'Exécutif.
Qui est pour ?
Qui est contre ?
Pas d'abstention ?
Le v?u est adopté. (2004, V. 29).