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Fevrier 2014
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2014 DJS 164 - Convention d'occupation du domaine public à titre gratuit avec l'association "Airparif" pour l'installation et l'exploitation d'une station de mesure de la qualité de l'air au Centre Sportif Suzanne Lenglen (15e).

Débat/ Conseil municipal/ Février 2014


 

M. Christian SAUTTER, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DJS 164 relatif à l'installation et à l'exploitation d'une station de mesure de qualité de l'air au centre sportif Suzanne Lenglen, dans le 15e arrondissement. La parole est à M. NAJDOVSKI.

M. Christophe NAJDOVSKI, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. Nous examinons aujourd'hui un projet de délibération relatif à l'implantation d'une station de mesure de la qualité de l'air au centre sportif Suzanne Lenglen dans le 15e arrondissement.

Ce que le projet de délibération ne dit pas, c'est que cette installation est en réalité une relocalisation suite au retrait d'une station AIRPARIF à Issy-les-Moulineaux l'été dernier. En effet, M. le Député-maire d'Issy-les-Moulineaux, M. SANTINI, avait exigé en juin dernier la fermeture de cette station de mesure. La raison de ce retrait : cette station avait le défaut d'être dans un jardin et de mesurer une pollution de fond, ce qui, manifestement, ne plaît pas au Député-maire M. SANTINI. Il semblerait d'ailleurs que, au-delà d'Issy-les-Moulineaux, le Président du Conseil général des Hauts-de-Seine s'acharne lui aussi pour mettre à mal l'association. Au début de l'année 2013, le Conseil général des Hauts-de-Seine, par la personne de son Président M. DEVEDJIAN, avait déjà supprimé, purement et simplement, la subvention que versait le Département des Hauts-de-Seine à AIRPARIF, toujours pour cette question de la surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France. Les élus de Droite et du Centre des Hauts-de-Seine chercheraient à faire des économies ! Économies de bouts de chandelle réalisées sur le dos d'AIRPARIF qui, pourtant, dépense dans ce département des Hauts-de-Seine 10 % de son budget, alors que la contribution de ce même département au budget d?AIRPARIF n'est que de 1,4 %.

Compte tenu du montant versé au profit du Département des Hauts-de-Seine, on aurait pu croire à une participation supplémentaire de ce Département plutôt qu'à la suppression de sa subvention.

Ne faut-il pas voir plutôt dans ce geste la volonté politique d'empêcher toute mesure de la qualité de l?air dans un bassin de population, qui est traversé par de nombreuses voies routières, dont la route départementale 7 qui sera d'ailleurs bientôt doublée et transformée en une autoroute urbaine.

Pourtant, AIRPARIF note dans son rapport 2012 que plus de 40 % des habitants de ce département, soit près d?un demi-million de personnes, sont potentiellement exposés à des valeurs de dioxyde d'azote, qui est un polluant d'origine automobile, qui dépassent la valeur limite annuelle.

Au lieu de s'engager dans une démarche d'amélioration de la qualité de vie et de la qualité de l'air de ses habitants, eh bien, le Président du Conseil général des Hauts-de-Seine et le Député-maire d'Issy-les-Moulineaux préfèrent visiblement casser le thermomètre.

La pollution de l'air, nous le savons, a des effets délétères sur la santé. L'O.M.S., l'Organisation Mondiale de la Santé, l?a classée comme cancérogène. Il y a malheureusement en France 42.000 décès prématurés dus à la pollution de l'air. L'espérance de vie, d?ailleurs, des Parisiens est même réduite de six à huit mois en raison de la mauvaise qualité de l'air.

Cet hiver, notre Capitale, Paris, ainsi que de nombreuses agglomérations françaises, ont connu près d'une semaine continue de pics de pollution aux particules fines qui sont notamment émises par les véhicules diesel.

Pendant cet épisode de pollution, j'avais d'ailleurs demandé, hélas en vain, que la Mairie de Paris saisisse la Préfecture de police pour mettre en place la circulation alternée, accompagnée de la gratuité des transports en commun. Pour en revenir à la question d'AIRPARIF, il me semble que nous devons, au contraire, poursuivre les aides qui sont versées à cette association et que la subvention que nous leur versons pour mesurer quotidiennement la qualité de l'air est une subvention utile.

Je tiens d'ailleurs à rendre hommage au travail qui est réalisé par cette association pour la mesure de la qualité de l'air et aussi au service qu'elle rend aux Parisiens en matière de santé publique ainsi qu?aux Franciliens.

Nous voterons, bien sûr, ce projet de délibération en regrettant que certains élus de Droite en Ile-de-France préfèrent supprimer les stations de mesure de la qualité de l'air plutôt que de mieux mesurer et de mieux lutter contre cette pollution.

Je vous remercie.

(M. le Maire de Paris reprend place au fauteuil de la présidence).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci. Monsieur VUILLERMOZ, vous avez la parole.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Oui, Monsieur NAJDOVSKI, je ne vais pas revenir sur tous vos propos mais je vous confirme que le maire d'Issy-les-Moulineaux a fait savoir qu'il ne voulait plus d'AIRPARIF sur son territoire. AIRPARIF s'est donc rapproché de la Ville et de la DJS. Un travail commun a été mené pour trouver l'endroit. Le stade Suzanne Lenglen s'est avéré le meilleur emplacement. Une autorisation temporaire a été accordée à AIRPARIF pour trois mois pour l'installation d'un camion mobile. Ensuite, AIRPARIF a installé une petite station également mobile. Compte tenu des résultats, il est proposé de conclure une C.O.D.P. pour fixer une station de 4 mètres carrés démontable, qui sera d?ailleurs sur le bâtiment du rugby. Ce projet est compatible avec le parc sportif urbain Suzanne Lenglen.

J'indique que l'ensemble des frais d'installation de l'entretien sont pris en charge par AIRPARIF et la convention est d'une durée de cinq ans renouvelables.

Nous avons, bien entendu, proposé la gratuité qui se justifie par l'activité non lucrative et qui concourt à l'intérêt général.

Merci.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Très bien.

Oui, vous pouvez applaudir Jean VUILLERMOZ. Il le mérite ! Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 164. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2014, DJS 164). 2014 DPA 7 Indemnisation d'une société en raison d'un complément de mission suite à la commission de sécurité Stade Jean Bouin (16e). 2014 DPA 17 Avenant n° 5 au marché de maîtrise d'oeuvre de l'opération de démolition et reconstruction du stade Jean Bouin (16e). 2014 DPA 18 Avenant n° 1 au marché d'ordonnancement - pilotage - coordination (OPC) de l'opération de démolition et reconstruction du stade Jean Bouin (16e).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons maintenant à l'examen des projets de délibération DPA 7, DPA17, DPA 18 relatifs au stade Jean Bouin. Il y a donc un certain nombre d'inscrits. D'abord, Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole.

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Monsieur le Maire. Ces trois projets de délibération portent sur des avenants visant à indemniser les concepteurs du projet pour des frais supplémentaires, pour un total d'environ 800.000 euros toutes taxes comprises, et qui seront financés, nous dit-on, sur la part du budget de l'opération qui avait été réservée pour d'éventuels aléas dans la réalisation du budget. Il est précisé que le budget alloué à l'opération reste donc inchangé. Nous n'avons donc pas matière, sur la question strictement financière de ces avenants, à contester leur bien-fondé. En revanche, six mois après l'inauguration du nouveau stade, un point nous semble utile sur l'affluence dans la nouvelle enceinte et donc sur son utilité sociale.

La capacité d'accueil de Jean Bouin, vous le savez, est passée, en août 2013, de 10.000 à 20.000 places, au prix d'une reconstruction intégrale.

Or, à deux exceptions près sur les huit derniers matchs, match d'inauguration, puis la réception de Toulon, le stade n'a jamais affiché complet, que ce soit en Top 14 ou en coupe d'Europe, et on peut dire qu'il n'a quasiment jamais dépassé 15.000 spectateurs. Le récent match face à Castres, pourtant champion de France, n'a ainsi rassemblé que 10.000 spectateurs. Nous sommes très loin de l'audience qui nous avait été annoncée et nous sommes à moins de la moitié de la capacité totale d'accueil. La lecture de ces chiffres montre qu'un stade rénové de 15.000 places, sans destruction de l'existant, aurait sans doute largement suffi au Stade français, quitte à organiser, comme il le faisait dans le passé, quelques matchs en complément au Stade de France, pourquoi pas d'ailleurs au Parc des Princes, ce qui avait été envisagé à un moment. L'utilité réelle sociale du nouveau stade Jean Bouin n'est donc, hélas, pas démontrée et nous pensons qu'une gestion saine des équipements publics aurait sans doute permis de faire une rénovation de l'arène parisienne à 15.000 places, sans démolition, pour un coût qui, probablement, n'aurait pas dépassé 40 millions d'euros. En économisant ainsi 120 millions d'euros, on aurait pu construire soit une vingtaine de gymnases polyvalents, utilisés tous les jours par les Parisiens ou les clubs, ou une trentaine de crèches, c'est-à-dire 1.800 places. Au lieu d'avoir 5.000 places vides une fois par mois, nous aurions préféré, en ce qui nous concerne, 1.800 places de crèches occupées 5 jours par semaine. La ville durable, c?est aussi la ville qui répond aux besoins quotidiens, et pas la ville des grands projets inutiles imposés.

M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à M. ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Monsieur le Maire, Bertrand DELANOË, je vous remercie de m'avoir donné la parole pour évoquer ce sujet qui restera l'un des principaux points noirs de votre bilan de mandature puisqu?il faut bien parler de votre bilan ce matin également, Monsieur le Maire, Bertrand DELANOË.

M. LE MAIRE DE PARIS. - C'est bien mon nom, vous le répétez souvent. C?est gentil. Mes parents, hélas disparus, seraient très contents !

M. David ALPHAND. - La question posée par Jean Bouin était tout d'abord celle d'une décision et de son opportunité. Nous n'avons cessé pendant les six années qui se sont écoulées de tirer le signal d'alarme. Vous ne nous avez guère écoutés, Monsieur le Maire ! Pourtant, cette opportunité apparaît de plus en plus contestable depuis maintenant six mois, et d'ailleurs, votre allié, Yves CONTASSOT, vient également de le souligner. La fréquentation de ce stade est assez limitée depuis maintenant son ouverture, et pourquoi ne pas le dire, plutôt décevante. C'est donc un coût d'opportunité particulièrement élevé que vous allez léguer aux contribuables parisiens, Monsieur le Maire. Ce coût, malheureusement, nous ne le connaissons pas encore très précisément et nous aurions été heureux d'avoir un bilan financier établi par vos soins en ce dernier jour de Conseil de Paris. Car voilà que les avenants se succèdent et s'empilent. On en est déjà au cinquième sur l'un des marchés, celui concernant la maîtrise d'?uvre, et les choses ne sont probablement pas encore finies. On attend en particulier celui qui concernera le plus gros des travaux, le gros ?uvre, avec la société Léon Grosse. Malheureusement, Monsieur le Maire, vous ne serez plus là quand la facture sera présentée aux Parisiens. C'est particulièrement dommageable. Par ailleurs, concernant cet investissement inopportun, on s'est probablement un peu trop concentré sur cet aspect-là des choses, sans parler du coût de fonctionnement de l'équipement, car vous nous aviez vanté à l'époque, Monsieur le Maire, les 7.000 mètres carrés de surface commerciale qui permettraient, par leur utilisation, d'assurer la couverture du coût de fonctionnement. On n'en entend plus parler de ces surfaces commerciales et pour cause : chacun sait que la zone de chalandise est particulièrement réduite autour du stade Jean Bouin.

Alors, non seulement, l'investissement aura été cher, élevé, inopportun, mais demain, quand vous ne serez plus là, Monsieur le Maire, le coût d'opportunité de fonctionnement de cet équipement sera également particulièrement lourd. C'est la raison pour laquelle nous voterons contre ces avenants avec ma collègue Laurence DREYFUSS, en regrettant que ce projet pharaonique soit supporté encore pendant longtemps par la collectivité parisienne et ses contribuables. Merci.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur GABORIAU, vous avez la parole.

M. Pierre GABORIAU. - Merci, Monsieur le Maire.

Monsieur le Maire, mes chers collègues, mon intervention se fera donc sur les trois projets de délibération DPA 7, DPA 17 et DPA 18, puisqu'ils concernent tous les trois le dossier, bien connu depuis six ans à la mairie du 16e arrondissement, du stade de rugby Jean Bouin, véritable fil conducteur de cette mandature qui s'achève.

Je relève que ces trois projets de délibération ont pour objet d'augmenter à nouveau le coût du stade Jean Bouin, équipement réservé au sport professionnel et surtout à usage unique, le rugby, bien que financé entièrement par des fonds publics, à savoir les impôts des Parisiens.

Le premier projet de délibération concerne l?indemnisation de Qualiconsult pour un montant de 71.165 euros, le deuxième projet de délibération, un avenant au marché d'ordonnancement pour la coordination tenant compte des difficultés rencontrées au cours du chantier pour un montant de 100.000 euros, et le troisième projet de délibération enfin, un avenant au marché de maîtrise d'?uvre pour un montant de 606.000 euros dus à la sous-évaluation initiale du coût de l'équipement.

Je précise qu'à la lecture de ces projets de délibération, tous les points semblaient être prévus. En effet, le coût de cette transaction est financé sur la part du budget de l'opération qui avait été réservé pour d'éventuels aléas dans la réalisation du projet. Je note qu'il s'agit donc de près de 800.000 euros au total.

Je souhaite rappeler que le budget de fonctionnement du stade de rugby Jean Bouin a été conservé en régie directe, le club résident, le Stade Français Paris Rugby, ayant décliné de manière prévisible l'offre de concession, cet équipement n'étant pas rentable ou à l'équilibre. J'espère que ces ajustements budgétaires d?aujourd'hui ne constituent pas le début d'une longue liste d'ajustements.

Pour terminer, je veux rappeler que la mairie du 16e arrondissement avec son maire, Claude GOASGUEN, et son adjoint chargé des sports, Yves HERVOUET DES FORGES, a consacré pendant six ans, et de manière constante, beaucoup d'énergie au sujet du dossier Jean Bouin, afin d'obtenir des compensations indispensables pour le sport scolaire ainsi que pour le sport associatif et amateur, avec notamment le Stade français omnisports, le stade Géo André, sans oublier particulièrement le stade de l'hippodrome d'Auteuil avec tous les nouveaux investissements que nous avons obtenus.

J'estime que la mairie du 16e arrondissement a largement atteint cet objectif, même si des ajustements et des menaces pèsent encore sur ces quartiers. Je souhaite que la politique du sport de proximité soit maintenue et qu?elle soit même amplifiée dans les années à venir si la politique de la Ville venait à évoluer. Même si nous n'avons pas toujours été d'accord sur l'ensemble des dossiers, je souhaite pour terminer remercier l'adjoint au Maire chargé des sports, Monsieur Jean VUILLERMOZ, pour la qualité de son écoute permanente et le suivi toujours sérieux de ces dossiers sportifs pendant toute cette mandature. Je vous remercie.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je suis vraiment d'accord avec la fin de votre intervention.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Je partage complètement ce que vient de dire Pierre GABORIAU. Evidemment, nous avons été opposés à la construction du stade Jean Bouin. Il est aujourd'hui en place, il porte chance visiblement à l?équipe qui joue.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je ne vous le fais pas dire. Il est beau.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - C'est semble-t-il un beau stade puisqu?en réalité, les joueurs s'y trouvent bien et gagnent. A part cela, on se pose des questions comme tout le monde sur les problèmes de gestion à venir. Mais, aujourd'hui, les choses sont ce qu'elles sont. Nous allons voter contre, évidemment, ces avenants, mais en disant que des extensions d?activité sont possibles et que nous essaierons de donner à ce stade une dimension qui soit une dimension plus diverse, en particulier sur le jeu à sept, qui a beaucoup d'avenir olympique et qui, par conséquent, peut parfaitement trouver sa place, le rugby féminin, des équipes qui n'ont pas de stade actuellement, comme par exemple l?ACBB, qui peuvent trouver dans ce stade des possibilités qui permettront de lui donner sa pleine utilisation. Donc, tout en étant critique sur la gestion passée et probablement sur les difficultés qui viennent sur le plan financier, je souhaite que ce stade Jean Bouin puisse donner sa pleine réalité et sa pleine compétence, et je souhaite que le Stade Français continue ses progrès sportifs.

Et puis, je rejoins absolument ce qu'a dit Pierre GABORIAU, je voudrais dire que nous avons été très satisfaits du travail avec notre adjoint préféré et que nous allons regretter son départ. Si tous les communistes étaient comme lui, ma foi !

M. LE MAIRE DE PARIS. - Vraiment, j'aurais regretté de rater cela ! Cette espèce d'alliance objective entre Claude GOASGUEN et Jean VUILLERMOZ, et ces quelques mots pas si désagréables que cela de Claude GOASGUEN sur Jean Bouin, j'avoue qu'il a fallu quand même que j'attende longtemps, mais je ne boude pas mon plaisir. La parole est à M. Eric HELARD.

M. Eric HELARD. - Merci, Monsieur le Maire.

D'ailleurs, le groupe U.D.I. se joint aux propos du groupe U.M.P. pour remercier également la qualité du travail fourni par l'adjoint aux sports. Simplement, rien de plus à ajouter, nos collègues l'ont dit avec des propos nuancés, vous l'avez dit, Monsieur le Maire, mais ces trois projets de délibération démontrent malgré tout, s'il en était besoin, ce que nous avions dénoncé depuis le début de cette mandature, puisque nous l'avons commencé avec Jean Bouin, nous la finissons avec Jean Bouin, et nous ne pouvons qu?appeler l'attention de l'ensemble des élus sur la sous-évaluation budgétaire, malgré tout, de ce projet de destruction-reconstruction du stade avec ces trois avenants aujourd'hui qui, à eux seuls nous font un supplément, un coût supplémentaire de près de 700.000 euros. Voilà. C'est vrai que malgré tout, les contribuables parisiens auront une nouvelle ardoise sur le dos. Je tenais quand même à le souligner avant la fin de cette mandature. Merci beaucoup.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Pour vous répondre, je donne la parole au très consensuel Jean VUILLERMOZ.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. Écoutez, cela fait toujours plaisir ! Je ne vais évidemment pas refaire le débat sur Jean Bouin, Monsieur CONTASSOT. Il a marqué l'ordre du jour de nombreuses séances du Conseil de Paris. Il a fait l'objet de nombreuses réunions publiques. Il a également subi plusieurs recours devant les tribunaux. La conclusion a été à chaque fois positive pour ce projet, qui a vu le jour à la fin du mois d'août 2013 et qui aujourd'hui, s'inscrit d'ores et déjà, comme cela a été dit d'ailleurs, comme un élément important du patrimoine sportif et architectural de Paris - on dit que c'est le plus beau stade de rugby de France, d'Europe. Pour Paris, ce n'est pas un point noir, comme cela a été dit par M. ALPHAND, c'est une très bonne opération pour Paris, pour le rugby et pour le rugby parisien.

Les trois projets de délibération soumis aujourd'hui au Conseil de Paris concernent des compléments de missions et de travaux liés aux aléas de chantier. Il s'agit d'aléas pris en compte en amont du projet et qui constituent la vie normale des grands chantiers. Toutes ces rémunérations complémentaires sont financées sur la part du budget réservée aux éventuels aléas et ne constituent donc pas une augmentation du coût final de l'opération. Je rappelle, ce n'est pas la première fois qu'on le dit, mais je rappelle que le coût final de l'enceinte du stade est de 137 millions d'euros en intégrant les coûts d'études, la démolition et la reconstruction du stade, du gymnase, des boutiques et des bureaux, du parking, la voirie et réseaux divers. Ce coût est de 157 millions d'euros si on intègre, non seulement la réalisation de l'enceinte, mais aussi les aménagements extérieurs et les mesures compensatoires définitives, c'est-à-dire, évidemment comme vous l'avez cité, les pelouses d'Auteuil et les coûts transitoires induits, c'est-à-dire le transport scolaire et l'adaptation des installations de Charléty. Monsieur ALPHAND, voilà, vous continuez à déplorer la construction de ce stade. Nous, nous nous en réjouissons.

Je voudrais remercier M. GABORIAU mais quand même, le fil conducteur, Monsieur GABORIAU, en matière de sports, ce sont les investissements, jamais réalisés sur une mandature, effectués sur des équipements de proximité.

Et comparativement au coût de Jean Bouin, permettez-moi de souligner que ce Conseil de Paris va autoriser le lancement de huit opérations de rénovation, de restructuration ou d'optimisation d'équipements de proximité. Je veux citer la piscine des Amiraux, la piscine de la Butte-aux-Cailles, le centre sportif Bagnolet ou bien le T.E.P. Chaumont. Et si vous regardez bien, à la porte de Pantin, le grand stade Jules Ladoumègue a été complètement fait. Donc, des réalisations qui vont voir le jour grâce aux 400 millions d'euros consentis dans cette mandature au sport de proximité. Or, Monsieur GOASGUEN, j'ai bien conscience qu'en me remerciant, vous remerciez l'Exécutif. Pour ma part, j'ai essayé d'être utile aux Parisiens. Merci.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Jean VUILLERMOZ, d'avoir remis en perspective cet investissement avec tous les autres. D'ailleurs, lorsque M. GABORIAU disait qu'il nous avait arraché quasiment des installations à Auteuil, je ne vous ai pas attendu. Et vous pouvez dire effectivement qu'il y a un progrès considérable sur les pelouses d'Auteuil, avec à la fois des hectares d'espaces verts ouverts aux publics et des équipements sportifs. Monsieur GABORIAU, ces équipements sportifs, je les ai voulus. De la même manière que je vous dirai comme cela que j'ai visité récemment le chantier de Molitor. Je ressentais quand même une certaine fierté parce que cela fait quelques décennies que c'était un cancer. Quand je pense à notre ami commun, Pierre-Christian Taittinger, vous vous souvenez quand même que pendant des décennies, avant même que je sois Maire, il m'avait dit : "Si tu deviens Maire, je t'en supplie, essaie de désembourber ce dossier". Dans quelques semaines, Molitor revivra ! Quant à Jean Bouin, on peut dire qu'il fallait rafistoler. Honnêtement, vous nous l'aviez laissé dans un état où il n'était pas "rafistolable" ! La fréquentation croît et croîtra. Dans le monde du rugby, c'est considéré comme un équipement magnifique. Je pense que les amateurs de rugby apprécieront les efforts faits par les uns et par les autres. Je note d'ailleurs que le ton est un petit peu plus détendu aujourd'hui parce que d'une certaine manière, et même si vous en contestez certains aspects, c'est une très belle réussite. Voilà, je m'en réjouis, ce n'est pas du tout un point noir. C'est, sur le plan financier, extrêmement bien maîtrisé. Les surfaces commerciales seront ouvertes en leur temps et rapporteront à la Ville. Je vous assure, pour y être allé - insuffisamment d'ailleurs à mon goût -, c'est un magnifique équipement. Paris doit être capable à la fois d'investir le plus possible et en majorité sur les équipements de proximité, mais aussi de tenir son rang. On ne peut pas être Paris, multiplier les piscines, les gymnases, les équipements sportifs, comme l'a dit Jean VUILLERMOZ, et négliger les équipements qui sont les équipements d'une capitale. C'est peut-être selon vous un point noir ; pour moi, c'est une fierté. Et les projets ambitieux rencontrent toujours des difficultés, des obstacles, mais il ne faut pas que cela réduise l'ambition. Voilà ce que je voulais vous dire sur ce sujet, en vous remerciant tous de vos interventions. Claude, n?exagère pas !

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Jean VUILLERMOZ et vous, sur la pelouse d'Auteuil, vous avez fait des contreparties. J'emploie le mot tout à fait par hasard !

M. LE MAIRE DE PARIS. - C'était un bon mot auquel je vais répondre, non pas par un bon mot. Mais sur le plan sportif, le moins qu'on puisse dire, c'est que si on veut comparer le 16e comme je l'ai trouvé et le 16e comme je le lègue, je suis prêt à une confrontation avec le maire du 16e, devant les habitants du 16e ! Comment j'ai trouvé le 16e arrondissement, et comment je le laisse?

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Avec plaisir ! Dois-je comprendre que vous vous présentez dans le 16e, Monsieur le Maire ?

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je remercie Claude GOASGUEN de montrer que j'ai tenté d'être, imparfaitement, le Maire de tous les Parisiens sans exception. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 7. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2014, DPA 7). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 17. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2014, DPA 17). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPA 18. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2014, DPA 18). V?u déposé par M. ALPHAND et Mme DREYFUSS relatif au Parc des Princes (16e).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons maintenant - décidément, on ne sort pas du 16e - à l'examen du v?u référencé n° 14 dans le fascicule, déposé par M. ALPHAND et Mme DREYFUSS, relatif au Parc des Princes (16e). Monsieur ALPHAND, vous avez la parole.

M. David ALPHAND. - Avec ma collègue Laurence DREYFUSS. Monsieur le Maire, Bertrand DELANOË, votre mandature aura été paradoxale. Parce que dans l'histoire, il y a toujours une ironie et je dois dire que concernant votre politique en matière sportive, le paradoxe n'est pas des moindres. Nous aurions pu penser que vous seriez l'un des principaux défenseurs du sport de proximité contre le sport business. Il n'en aura rien été, tout au contraire !

De la porte d'Auteuil à la porte de Saint-Cloud, vous aurez ouvert grandes les portes au sport business : Jean Bouin, l'extension de Roland Garros sur les serres d'Auteuil et le stade Georges Hébert? Et demain, peut-être, avec notamment votre dauphine, qui évoque et qui dit être prête à vendre le Parc des Princes, peut-être le Parc des Princes sur lequel la Ville de Paris perdrait tout contrôle, avec dans la foulée le stade Géo André qui, naturellement, viendrait compléter le "package".

Donc, avant de partir, Monsieur le Maire, nous vous demandons, avec ma collègue Laurence DREYFUSS, de vous ressaisir et de montrer que finalement le sport business n'est pas la vertu cardinale que vous souhaitez pour le sport à Paris et dans le 16e arrondissement.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur VUILLERMOZ, vous avez la parole.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Que voulez-vous que je vous dise ! Très rapidement, parce que je ne vais pas m'attarder sur un v?u qui, sur un ton très polémique, se permet beaucoup d'accusations infondées. D'une certaine manière, avec ce v?u, M. ALPHAND termine une mandature, où il aura été très productif en matière d'accusations infondées. Quatre cents millions d'euros, Monsieur ALPHAND, sur le sport de proximité ! Trouvez une mandature qui en aura fait autant. Trouvez-la et venez me voir après quand on sera tous les deux dans un coin tranquille. Mais non, Monsieur ALPHAND ! Mais non, mais non, mais non ! Vous vous trompez ! Ce n'est pas le sport de haut niveau et, même si je le défends, parce que ce sport de haut niveau, de toute façon, amène des jeunes, des jeunes filles aussi, à faire du sport. Donc ne critiquez pas toujours ce sport de haut niveau. Je vais juste rappeler que le Conseil de Paris, par rapport au Parc des Princes, a adopté au mois de décembre 2013 une convention d'occupation du domaine public d'une durée de trente ans, qui va donc permettre au P.S.G. de s'installer durablement au Parc des Princes. Je vous propose de vous en tenir à ce qui vient juste d'être voté par le Conseil de Paris et de laisser la campagne municipale se dérouler dans les lieux pour lesquels elle est faite. Monsieur le Maire, permettez-moi de remercier, puisque c'est ma dernière intervention, l'ensemble des personnels de la DJS pour leur excellent travail de service public auprès des Parisiennes et des Parisiens, les agents de la DPA aussi qui ont réalisé notamment tous ces gros travaux sur cette mandature. Et puis, un petit mot particulier et un remerciement particulier pour la directrice, Mme Laurence LEFÈVRE, et aussi pour l'ensemble de mes collaborateurs. Merci beaucoup.

M. LE MAIRE DE PARIS. - C'est très bien, mais je n'encourage pas tous les adjoints à faire comme Jean. Jean l'a fait pour vous tous. C'est un festival, ta dernière intervention. Qu'est-ce qu'il est bon ! Monsieur GOASGUEN, un mot d'explication.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - On ne va pas prendre part au vote. Je voudrais préciser que j'ai entendu les déclarations des deux candidates, elles me paraissent difficiles d'ailleurs à accepter, et l'une et l'autre, dans la mesure où le Parc des Princes est un établissement inscrit sur l'inventaire.

C'est un établissement inscrit sur l'inventaire et farouchement défendu par son architecte, dont vous connaissez le caractère assez vétilleux. Je crois que, sur le plan juridique, cette opération serait très difficile à réaliser.

Simplement, je voudrais dire que nous avons rencontré un peu tard, puisque vous l'avez rencontré avant nous, et que déjà vous avez avancé les discussions avec le P.S.G. Les assurances qui ont été données sont qu'il n'y aura pas d'augmentation de places significatives jusqu'en 2014 - j'ai dit significative - et je m'en félicite parce que tout cela sera revu après 2014.

De toute façon, je pense que la concession, qui a été accordée, que le projet que nous avons voté, je l'avais dit la semaine dernière, me paraissait suffisamment obscur pour qu'il soit encore sujet à discussion. En tout cas, bien entendu, je m'engagerai fortement si les électeurs m'en donnent le soin et le droit en faveur de Géo André de manière à ce qu'il n'y ait pas d'extension. Je voudrais dire aussi que je trouve singulier que certains se réveillent très tard, ceux qui justement avaient demandé l'augmentation des places, comme M. ALPHAND, dans le Parc des Princes, il y a quelques mois, qui tout d'un coup se découvrent des défenseurs. Mais cela est désormais un épiphénomène et je voudrais dire que je crois qu'il n'est pas utile dans ce Conseil de discuter de problèmes électoraux.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Vous avez raison, Monsieur GOASGUEN.

D'abord, je prends acte. Je trouve que vraiment vos interventions aujourd'hui?Je n'ai pas tout relevé dans la précédente, mais y compris dans votre précédente intervention, je pense qu'il y avait une idée à retenir sur l'usage de Jean Bouin, de l'élargir et notamment au rugby féminin. M. GOASGUEN a donné de bonnes idées, je trouve.

Sur ce dernier point, Monsieur GOASGUEN, je prends acte que vous ne votez pas le v?u de M. ALPHAND, que vous êtes en interrogation par rapport à des hypothèses qui ont été évoquées, ce qui me paraît moins ennuyeux pour l'une des candidates que pour l'autre, mais vous vous débrouillerez?

Pour le reste, effectivement, vous avez raison, nous devons faire notre travail jusqu'au bout pendant un mois et demi. Les choses sont balisées pour les temps qui viennent et après c'est à l'Assemblée légitimement élue en mars prochain qu'il reviendra de réfléchir, de proposer et de trancher ces sujets. Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par M. ALPHAND et Mme DREYFUSS, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. 2014 DU 1 - Cession d'une partie de la parcelle, 13, rue du Four à Choisy-le-Roi (94).

M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons maintenant à l'examen du projet de délibération DU 1 concernant la cession d'une partie de la parcelle, 13, rue du Four à Choisy-le-Roi (94), sur lequel l'Exécutif a déposé l'amendement technique n° 15. Je donne la parole à M. MANSAT.

M. Pierre MANSAT, adjoint. - Il s'agit de rectifier deux erreurs dans le projet de délibération DU 1 : une erreur de date et une erreur d'intitulé. C'est tout.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Merci. Je mets aux voix d'abord? S'il vous plaît ! Il y a encore quelques travaux à conduire. De la constance ! Je mets d'abord aux voix, à main levée, le projet d'amendement n° 15 déposé par l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet d'amendement n° 15 est adopté. Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 1 ainsi amendé. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération amendé est adopté. (2014, DU 1). V?u déposé par M. ALPHAND et Mme DREYFUSS relatif à l'axe majeur Paris - La Défense.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Maintenant, nous passons à l'examen du v?u référencé n° 16 dans le fascicule, déposé par M. ALPHAND et Mme DREYFUSS, relatif à l'axe majeur Paris - La Défense. La parole est à M. ALPHAND.

M. David ALPHAND. - Merci beaucoup. Ce v?u se veut être un jalon pour l'avenir. L'attractivité de Paris et son développement économique dépendent notamment d'une politique urbaine ambitieuse, comme vous le savez, et qui puisse offrir des perspectives d'implantation et de rayonnement aux entreprises. En l'occurrence, l'axe majeur Paris - La Défense n'a jamais retenu l'attention de la Municipalité de gauche sortante. Nous le déplorons avec ma collègue Laurence DREYFUSS mais c'est un constat. Pourtant, de la Concorde à La Défense, un projet structurant permettrait de bien mieux valoriser le potentiel et l'attractivité parisienne. J'ajouterai de bien mieux la valoriser qu'une bétonisation annoncée de l'avenue Foch. Merci.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Pour vous répondre, la parole est à M. MANSAT.

M. Pierre MANSAT, adjoint. - Monsieur le Maire, au-delà du caractère assez inexact des considérants, il s'agit là d'un v?u qui est typiquement inscrit dans le débat électoral. Laissons donc le débat démocratique se dérouler et les électeurs décider quel sera le programme de la prochaine mandature.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Vous rejoignez en cela M. GOASGUEN et vous avez bien raison.

M. Pierre MANSAT, adjoint. - Absolument. J'émets donc un avis défavorable.

M. LE MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par M. ALPHAND et Mme DREYFUSS, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée.