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Mai 2014
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2014 DPP 1015 - Subvention (8.000 euros) et convention triennale avec la Mission locale de Paris au titre de la lutte contre la récidive.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2014


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons le projet de délibération DPP 1015 relatif à l'attribution d'une subvention et convention triennale avec la Mission locale de Paris. La parole est à Mme Danièle PREMEL.

Mme Danièle PREMEL. - Nous avons souhaité intervenir sur ce projet de délibération pour souligner l?importance de ce type d?action développée par la Mission locale.

L'exposé des motifs fait état d?un bilan qui paraît positif en termes quantitatifs. Il me paraît toutefois nécessaire de compléter ce bilan par une évaluation plus qualitative du travail réalisé par la Mission locale.

Nous connaissons les travers des approches purement statistiques, qui dénaturent parfois le travail des structures d'insertion et ne permet pas une visibilité sur le sens et les effets recherchés à long terme.

La Ville gagnerait beaucoup à inciter l'émergence de méthodes plus complètes d'évaluation de ses actions et à demander un volet qualitatif pour les bilans intermédiaires et finaux tout au long de la convention pluriannuelle. Je ne dis pas cela pour dénaturer ou mettre en cause le travail de la Mission locale, que je sais essentiel, notamment dans les situations où les coordinateurs interviennent en milieu carcéral.

Au contraire, l'évaluation simplement quantitative de leur travail tend à masquer toute une partie de leur action. Il me paraîtrait même très utile que nous réfléchissions à amplifier ces actions en abondant notamment le soutien de la Ville pour permettre le passage à 2 équivalents temps plein dans les maisons d'arrêt de Fresnes et de Fleury-Mérogis et d?inscrire ce soutien dans une convention triennale d'objectifs.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Madame. La parole est à Mme Myriam EL KHOMRI, pour vous répondre.

Mme Myriam EL KHOMRI, adjointe. - Chers collègues, l'intervention de Danièle PREMEL est l?occasion de rappeler l?attachement de la Maire de Paris à la lutte contre la récidive. Nous avons aujourd'hui quatre projets de délibération relatifs à la lutte contre la récidive et ce sont des dispositifs extrêmement concrets qui permettent de mieux prévenir aussi la délinquance. Nous cherchons véritablement à agir durablement en brisant le cercle de la récidive.

C?est le sens de ce projet de délibération, action pour laquelle la Ville de Paris avait signé une convention avec la Mission locale, l?Etat, l?administration pénitentiaire en octobre 2012. Elle vise à mettre en ?uvre des dispositifs adaptés pour améliorer la préparation à la sortie des détenus et prévenir ainsi les risques de récidive.

Vous l?avez dit, il y a 2 emplois à temps plein dans les prisons de Fresnes et de Fleury-Mérogis. Néanmoins, la moitié d'un temps plein est destiné à chercher des partenariats pour faire de vrais parcours d?insertion et de formation de ces jeunes. Il est vrai qu?en termes d'entretien, ce n'est qu'un poste et demi à temps plein.

Néanmoins, j'entends, bien sûr, la demande d'une convention triennale.

Pour la Ville, cela ne pose pas de problème. Néanmoins, les deux autres financements, que ce soit l'administration pénitentiaire ou le fonds interministériel de prévention de la délinquance, ne fonctionnent pas de la même manière, c'est-à-dire que nous sommes sur des appels à projets. Donc, je pense qu?on aura une difficulté à obtenir, justement, que tout le monde signe une convention triennale.

Néanmoins, ce qui m'apparaît extrêmement important, c'est qu'au-delà du quantitatif, il est vrai que nous faisons régulièrement des bilans de cette expérimentation. Pour moi, il est très positif puisqu'il y a, bien sûr, en termes de chiffres, 295 détenus dans les maisons d'arrêt de Fleury et de Fresnes qui ont été rencontrés par les coordinateurs, que 126 étaient connus par la Mission locale avant. Il y a donc tout un travail également d'aiguillage avec les référents qu'ils avaient avant d'être en détention, mais également, puisqu?il y a eu plus de 800 entretiens, ils ont permis des aménagements de peine, à peu près 80, dans le cadre de formations ou de rencontres avec des employeurs, des permissions de sortir. Mon souhait sur la question de la lutte contre la récidive, au-delà de ce projet-là, c'est que nous puissions avoir des chercheurs qui travaillent véritablement sur un suivi de cohortes, à la fois sur les questions des jeunes que nous pouvons accueillir en travail d?intérêt général au sein des services municipaux mais également pour éviter les sorties sèches de prison, à la fois sur ces jeunes-là. Aujourd'hui, nous sommes un petit peu dans cette recherche-là, mais je partage aussi votre volonté d'avoir un suivi beaucoup plus qualitatif que quantitatif. En tout cas, je suis ravie que vous interveniez sur ce sujet parce que je crois véritablement que lutter contre la récidive, c?est aussi améliorer la sécurité des Parisiens.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup, Myriam EL KHOMRI.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPP 1015.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2014, DPP 1015).