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Juin 2014
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Conseil Municipal
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2014 DAC 1253 - Tour Saint-Jacques (4e) - Convention d’occupation temporaire du domaine public.

Débat/ Conseil municipal/ Juin 2014


 

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous examinons donc le projet de délibération DAC 1253, qui concerne la tour Saint-Jacques, avec une convention d'occupation temporaire du domaine public. Je donne la parole à M. Christophe GIRARD.

M. Christophe GIRARD, Maire du 4e arrondissement. - L'effort de la Ville pour plus de 2 millions d'euros dans la lutte contre le Sida en Afrique?

Excusez-moi, ce n'est pas cela !

Monsieur le Maire, mes chers collègues, je tiens, bien sûr, à apporter mon soutien à ce projet de délibération.

Suite aux lourds travaux de restauration de la statuaire de la tour, la Ville a souhaité faire découvrir ce site remarquable aux Parisiens et visiteurs de la Capitale. Ce souhait de permettre l'accès à la tour aux Parisiens et aux touristes a également été porté par le conseil du quartier du 4e Saint-Merri.

Vestige de l'église Saint Jacques de la Boucherie, elle accueillit au XIXe une fabrique de plomb, puis au XXe un observatoire météorologique. C'est cette histoire que les visiteurs peuvent découvrir lors de l?ascension de la tour, avant d'arriver sur la terrasse qui offre un point de vue unique à 360 degrés de la métropole, à partir du c?ur de la capitale. Un habitant me faisait remarquer que nous étions comme plongés dans une maquette du Pavillon de l'Arsenal. La tour a été ouverte au public une première fois lors des Journées du patrimoine en septembre 2012, puis durant l'été 2013, les vendredis, samedis et dimanches, entre le 5 juillet et le 15 septembre, soit 33 journées. En 2013, 264 visites ont accueilli 4.462 visiteurs. Le succès ainsi rencontré est incontestable et l'offre reste largement inférieure à la demande. Une plus ample ouverture contraindrait la Ville à réaliser des aménagements sécuritaires qui auraient pour conséquence de dénaturer le lieu : rambardes métalliques, filets de protection, comme pour la Tour Eiffel. Je me réjouis que nous ayons trouvé un compromis en faisant le choix de conserver un accès limité qui offre aux amoureux du patrimoine parisien une visite authentique et le privilège de contempler la Capitale depuis cet unique point de vue, tout en préservant notre patrimoine. J'ai également le plaisir de vous inviter à venir découvrir la maquette de la tour qui sera présentée lors des Journées du patrimoine 2014 à la mairie du 4e. Cette maquette tactile à destination de tous, en particulier du public malvoyant, sera un moyen de prolonger la visite et de mieux observer sa remarquable statuaire. J'insiste sur le fait que cette opération, même limitée à la période estivale, doit être pérennisée dans le temps. Je vous remercie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci. Je crois que Mme Catherine DUMAS s?était inscrite, mais qu?elle n?est pas dans la salle. Je donne donc la parole à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Je pensais répondre aussi à Mme Catherine DUMAS, mais elle n'est pas là.

Je soutiens totalement Christophe GIRARD dans son explication et dans sa satisfaction et je ne réponds pas à Catherine DUMAS ; je lui répondrai directement. J'ai beaucoup de choses à lui dire mais je ne vous ennuie pas avec cela !

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 1253. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le projet de délibération est adopté. (2014, DAC 1253). 2014 EPPM 1001 - Demande de permis de construire relatifs à la réalisation d?un bâtiment à usage d?accueil et de café attenant au jardin de la Maison de Balzac sis 47, rue Raynouard (16e).

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous examinons à présent le projet de délibération EPPM 1001 : il s'agit d'une demande de permis de construire relatifs à la réalisation d'un bâtiment à usage d?accueil et de café attenant au jardin de la Maison de Balzac sis au 47, rue Raynouard dans le 16e arrondissement. Je donne, par conséquent, la parole à Mme Céline BOULAY-ESPERONNIER.

Mme Céline BOULAY-ESPERONNIER. - Merci bien.

Mes chers collègues, notre groupe ne peut qu'approuver ce projet de délibération qui nous propose l'accessibilité de l'accueil de la Maison de Balzac aux personnes en situation de handicap, conformément à la loi de février 2005.

L'accueil de 135 mètres carrés, qui va être déplacé dans le jardin en limite de parcelle, hébergera un espace de détente et de collation pour les visiteurs. Il préservera un certain esthétisme, sans lequel nous aurions évidemment émis des réserves.

Mais ce projet de délibération, s'il nous satisfait car nous l'avons appelé de nos v?ux, est aussi l?occasion de rappeler, car "errare humanum est, perseverare diabolicum", que nous n'avons pas toujours été entendus au sujet de la Maison de Balzac, loin s'en faut.

Rappelons-nous, en 2000, Jean TIBÉRI donne son accord - accord confirmé par Bertrand DELANOË par la suite - pour le rachat de trois maisons et leurs jardins attenants, afin de donner au musée l?extension et la dimension qui lui est vitale et qu'il mérite.

Hélas, après un long silence, ou plutôt une succession de réunions sans concertation avec le maire et les élus du 16e, neuf ans plus tard, on nous annonce la vente des trois maisons à un particulier pour 4 millions d'euros.

Exit l'extension tant espérée !

Une forte mobilisation des habitants n'y fit rien. Malgré la passion et le talent de son directeur, la Maison de Balzac est passée à côté de la possibilité d?avoir une dimension un peu plus proportionnelle à la renommée mondiale de son illustre ancien occupant. Tout ceci a eu des conséquences peut-être plus méconnues dans notre Assemblée : le musée, en vue de l'extension, avait développé un fonds Daumier, Gavarni, Monnier, grands graveurs du XIXe siècle, destiné à mettre en valeur l'histoire du site et des alentours et à repenser le musée. Ce fonds est désormais remisé. Quel dommage ! Nous votons ce projet de délibération car, enfin, la Maison de Balzac bénéficie de quelques attentions de la part de l'Exécutif, mais c'est aussi l'occasion pour notre groupe de rappeler l'importance de mettre en valeur et développer sans arrêt le patrimoine historique et culturel de Paris, sachant que la grandeur de Paris, que nous avons tous au c?ur, ne réside pas que dans les mots mais surtout et aussi dans les faits. Je vous remercie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci. Pour vous répondre, la parole est à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Je souscris à votre dernière phrase puisque, d'ailleurs, le projet de délibération qu?il vous est proposé aujourd'hui d'accepter, ce sont bien des faits.

Vous avez raison de rappeler qu'une acquisition, qui avait été initiée par Jean TIBÉRI puis finalisée par Bertrand DELANOË, dont l'origine était une volonté d'extension de la Maison de Balzac, a en effet été vendue.

Il se trouve que les arguments de cet abandon sont très nombreux. Je ne reviens pas dessus parce qu'il y a déjà eu des échanges nombreux et nourris ces dernières années, mais à la fois le coût, comme surtout l'organisation technique architecturale des mètres carrés concernés, ne permettaient pas la meilleure extension possible de la Maison de Balzac. C'est la raison pour laquelle aujourd'hui le programme des travaux qui vous est proposé est différent puisque, afin de préserver l'intégrité architecturale de cette magnifique maison, le choix qui a été fait est celui de la construction d'un nouveau bâtiment de 135 mètres carrés dans le jardin. Les objectifs sont nombreux : - d'abord, la mise aux normes dans le cadre de la loi handicap de 2005, puisqu'il y aura notamment un nouvel espace d'accueil accessible depuis la rue Raynouard par un ascenseur ; - la création d'un espace de détente et d'une cafétéria pour, d'ailleurs, un nombre de visiteurs annuels qui est conséquent (25.000) mais aussi pour les utilisateurs du jardin et les résidents ; - de nouveaux locaux sociaux pour le personnel d?accueil et de surveillance ; - mais également la création d'un véritable espace de travail pour le sous-régisseur ; - enfin, et c'est important, la requalification paysagère de l'ensemble du jardin. Je me réjouis de ce projet, car l'amélioration des conditions d'accueil y est aujourd'hui indispensable. La Maison de Balzac est un musée passionnant qui permet de comprendre le travail de création de Balzac, qui a notamment un grand retentissement auprès des visiteurs étrangers. Tout cela s'inscrit, évidemment, dans un engagement très fort pour les musées ; je pense à la récente rénovation du palais Galliera, au nouvel accrochage du MAM, à la rénovation de la Crypte ou encore, à venir, la rénovation de Carnavalet.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci. Je mets à présent aux voix, à main levée, ce projet de délibération. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le projet de délibération est adopté. (2014, EPPM 1001). V?u déposé par le groupe SOCA relatif au devenir de l'ancien cinéma Grand Ecran Italie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous passons à l'examen des v?ux non rattachés. Le v?u n° 89 est relatif au devenir de l'ancien cinéma Grand Ecran Italie. La parole est, par conséquent, à M. Jérôme COUMET, maire du 13e arrondissement.

M. Jérôme COUMET, maire du 13e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.

Le feuilleton de l'ancien cinéma Grand Ecran est à la fois riche en rebondissements mais pauvre en concrétisation. En effet, je souhaite saisir notre Assemblée d'un ancien cinéma situé place d'Italie qui, à l'époque, disposait du plus grand écran d'Europe, d'où son nom Grand Ecran, et qui est maintenant fermé depuis 2006.

Depuis 2006, bien des projets avortés ou mort-nés ont alimenté le débat sur son évolution.

Si le propriétaire, le groupe "Euro Palace", a voulu au départ le vendre et vendre cette emprise pour une extension du centre commercial Italie Deux, les destinées examinées depuis avaient une vocation culturelle. Il fut notamment question de transformer ce lieu en multiplex, ce qui avait au moins le mérite de préserver une vocation cinématographique. Ce projet a finalement été abandonné par Gaumont Pathé, mais le même groupe nous annonçait et d'ailleurs affirmait en février 2013, que le nouvel acquéreur qu'il avait trouvé s'engageait à affecter ce lieu à un usage commercial de salle de spectacle, et à titre accessoire, de cinéma. Or, cette assurance ne nous est plus donnée aujourd'hui, et je souhaite donc par ce v?u, qui a d'ailleurs été voté à l'unanimité du conseil du 13e arrondissement, rappeler aux vendeurs, comme aux futurs acquéreurs, la nécessité de respecter cet engagement pris devant nous. Je souhaite donc que notre Conseil de Paris puisse se rassembler pour rappeler notre souhait unanime d'une orientation culturelle du projet à venir en ce lieu. Je vous remercie.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci. Pour vous répondre, la parole est à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci, Jérôme COUMET, d'avoir pris l'initiative de ce v?u que je partage totalement parce qu'en effet, en février 2013, Gaumont Pathé nous a informés d'une promesse de vente qui aurait été signée avec un opérateur privé en nous garantissant que l'affectation des locaux serait à usage commercial de salle de spectacle et de cinéma. Le droit de préemption de la Ville sur le grand écran a été purgé. Tout ceci nous avait été confirmé par écrit, par courrier de Pathé. Il est vrai que depuis, les échanges ont été pour le moins discontinus, et ni vous, Mairie du 13e arrondissement, ni la Ville de Paris, n'ont eu d'informations claires sur le contenu de ce nouveau projet, ni sur les dernières avancées de la vente. Certes, il s'agit d'une vente totalement privée, mais au vu de l'importance du projet, de la mobilisation de la population, des élus de tous bords, il apparaît indispensable que nous ayons des informations supplémentaires. Je dois vous avouer que les derniers échanges que j'ai pu avoir avec Pathé n'étaient pas du tout conclusifs et je n'ai pas réussi à savoir quel était réellement le destinataire d'une vente, si elle a eu lieu. Je pense qu'il nous faut appeler à une reprise d'un dialogue avec Gaumont Pathé, c'est absolument indispensable, et par ce v?u, nous pouvons réaffirmer notre attachement au grand écran et notre volonté que les engagements pris par Pathé Gaumont soient respectés. Je pense qu'il sera très utile que ce v?u, une fois voté, soit par ailleurs largement rendu public.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci. Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 89 avec un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est adopté à l?unanimité. (2014, V. 86). V?u déposé par le Groupe Ecologiste de Paris relatif au Lavoir Moderne Parisien (18e).

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Nous passons au v?u n° 90 qui est relatif au lavoir moderne parisien, situé dans le 18e arrondissement. Je donne donc la parole à M. Pascal JULIEN.

M. Pascal JULIEN. - Tout le monde connaît, j'espère, le LMP, implanté au c?ur de la Goutte d'Or. Il y a d'ailleurs déjà eu plusieurs débats ici. Ce lieu, comme vous le savez, est menacé. Le propriétaire est une société luxembourgeoise qui a des projets néfastes sur ce lieu, qui n'ont rien à voir avec la culture. Or une pétition de plus de 40 000 personnes demande le maintien du caractère culturel, international, local, de ce lieu. Il y a eu, dans le conseil d'arrondissement, des engagements pris en ce sens. Je dirais même que cela a été l'objet d'un accord électoral entre la liste que je conduisais et celle d'Eric LEJOINDRE, Maire du 18e. Il nous a semblé bien que le Conseil de Paris prenne position aussi sur le fait que le tribunal, et cela va être décidé dans les jours qui viennent par le juge, choisisse un repreneur qui réponde à trois critères : le premier, une implantation locale, une association liée aux acteurs locaux de la Goutte d'Or ; deuxième critère, une excellence artistique reconnue dans la création. Enfin, troisième critère, une réputation internationale, car nous souhaitons que ce lieu reste celui de la rencontre de toutes les cultures du monde.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci. Pour vous répondre, la parole est à M. Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci, Monsieur le Maire, et merci à Pascal JULIEN. J'adhère aux trois critères que vous venez de citer, et il me semble en effet pertinents que nous réaffirmions le soutien de la Ville à l'avenir du lieu et à la réouverture dans le cadre d'un projet culturel viable, positif et local, s'inscrivant dans le tissu associatif et culturel, en lien avec d?autres salles de spectacle du quartier. Tout ce qui peut réaffirmer notre vigilance, notre disponibilité, celle des services de la DAC, de la Mairie du 18e et des élus parisiens sur ce dossier m'apparaît être une bonne chose. C'est donc un avis favorable.

M. Ian BROSSAT, adjoint, président. - Merci, je crois que nous pouvons tous nous réjouir du soutien que nous apportons à ce beau lieu du 18e arrondissement.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 90. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est adopté à l'unanimité. (2014, V. 87).