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Novembre 2008
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2008, Evocation de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes (suite).

Débat/ Conseil général/ Novembre 2008


 

M. LE PRÉSIDENT. - Fatima, vous avez la parole.

Mme Fatima LALEM. - Merci, Monsieur le Président.

Chers collègues, je voulais répondre en particulier à Mme DOUVIN.

Je croyais que le fléau social que constituent les violences faites aux femmes échapperait à la surenchère démagogique et que, dans vos rangs comme dans les nôtres, vous porteriez fièrement ce ruban pour signifier aux Parisiennes et aux Parisiens votre attachement à la lutte contre ces violences. Les symboles ont aussi leur efficience.

Vous n'avez sans doute pas pris connaissance du courrier que j'ai adressé à votre groupe comme à l'ensemble des groupes, dans lequel je vous donnais les principaux axes de notre action soutenue et régulière pour lutter contre les violences faites aux femmes aux côtés du réseau associatif constitué d'une vingtaine d'associations.

Je vous précisais notamment que nous intervenions dans le champ de la prévention avec une action régulière auprès de plusieurs milliers de jeunes. En trois ans, nous avons touché 17.000 jeunes : prévention des comportements violents, prévention des comportements sexistes.

A ce titre, au niveau de la prévention, je souhaite souligner l?outil qui a été dernièrement diffusé, médiatisé et qui fait déjà référence, puisque vos Ministères nous en sollicitent un exemplaire pour pouvoir s'en inspirer.

Je me disposais d'ailleurs à leur adresser tout à fait amicalement. Si c'est pour la bonne cause, il n'y a pas de sectarisme à notre niveau.

Par ailleurs, je tenais à vous informer que, sur les autres champs, au niveau de la formation de l'ensemble des acteurs et de la sensibilisation de ceux qui, sur le terrain, accueillent et accompagnent les femmes, nous avions un dispositif régulier : plusieurs centaines d'action par an.

Nous avons également une action forte au niveau de l'accueil et de l'hébergement des femmes victimes des violences. A ce niveau, M. le Président a évoqué le centre Suzanne Képès, deux autres centres sont programmés dans cette mandature. Nous avons également?

Ce serait bien que vous puissiez écouter...

M. LE PRÉSIDENT. - C'est une habitude à prendre Fatima, concluez.

Mme Fatima LALEM. - Je vous croyais préoccupés par cette question des violences. Je continue puisque j'ai peu de temps pour en parler.

Je tenais à vous informer, chers collègues, que nous avions également en projet deux structures d'hébergement pour accueillir les femmes victimes de violence et plusieurs places réservées dans les autres structures.

Je souligne également à ce niveau le désinvestissement?

M. LE PRÉSIDENT. - Il faut conclure !

Mme Fatima LALEM. - ? le désinvestissement de l'Etat qui s?illustre beaucoup dans l'affichage et peu dans l'action concrète sur le terrain.

Un dernier mot sur mon implication dans le réseau associatif. Je ne vous ai pas attendue Mme DOUVIN pour mener un travail en France dans le réseau associatif ni pour mettre en place une solidarité internationale pour lutter contre les femmes victimes du terrorisme et de l'intégrisme, combat que je mène depuis 20 ans, je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, communiste, du Mouvement républicain et citoyen et "Les Verts").

M. LE PRÉSIDENT. - Non, on ne va pas rebondir !

Mme Laurence DOUVIN. - Un mot !

M. LE PRÉSIDENT. - Ecoutez-moi, des dérapages verbaux, j'en connais et je peux en citer.

Vous m'entendez ?

Quand Fatima LALEM répond comme elle répond, c'est le débat démocratique normal.

M. Jean-François LAMOUR. - Ce n'est pas le débat.

M. LE PRÉSIDENT. - Vous faites perdre du temps à tout le monde, vraiment. Madame DOUVIN, une seconde, mais vraiment une seconde, allez-y !

Mme Laurence DOUVIN. - Monsieur le Président, excusez-moi, mais ce sujet aurait dû être mis à l'ordre du jour. Je voulais en parler? Madame LALEM, vous êtes à contre-emploi pour protester et vous sentir aussi attaquée alors que c'est une cause universelle et qu'il n'est pas question de nier l'action de la Ville.

Il est question de demander plus et je regrette que ceci n?ait pas été mis à l'ordre du jour alors que cela aurait pu l?être et je ne vois pas pourquoi vous vous sentez aussi attaquée.

Vous êtes totalement à contre-emploi par rapport à ce que j'ai dit et ce que j'ai demandé. J'ai fait une suggestion. Je regrette cette attaque que je trouve totalement déplacée.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. LE PRÉSIDENT. - Chère Madame, dans la mesure où nous sommes le 25 novembre, j'ai commencé les travaux de cette matinée en disant quelques mots sur ce sujet, et j'ai justement veillé à exprimer des choses consensuelles.

Vous-mêmes, dans votre intervention, contrairement à d'autres, vous avez été plutôt agressive.

Mme Laurence DOUVIN. - Non !

M. LE PRÉSIDENT. - Il se trouve que Mme LALEM vous répond. On ne va quand même pas s?en trouver choqués !

Mme Laurence DOUVIN. - Je ne suis pas agressive.

M. LE PRÉSIDENT. - On en entend de pires dans cette Assemblée, non ? Alors, un peu de calme !

M. Yves POZZO di BORGO. - Monsieur le Président?

M. LE PRÉSIDENT. - M. POZZO di BORGO ? Allez ! J'ai une présidence laxiste. Un mot. Vous avez la parole.

M. Yves POZZO di BORGO. - Notre groupe a joué le jeu du débat. C'est la première fois de ma vie que je porte quelque chose à ma veste - même mon ordre du Mérite, je ne le porte pas. Je le fais pour vous.

Mais écoutez, Madame, soyez consensuelle, sérieusement. C'est un débat important. L?Assemblée est d?accord pour un projet consensuel.

Monsieur le Président, je ne veux pas reprendre votre adjointe, mais il y a eu des mots un peu durs, je suis désolé. Jouons le jeu de cette journée de lutte contre la violence conjugale. Nous le jouons, mais nous demandons d'être beaucoup plus calmes.

M. LE PRÉSIDENT. - Mes chers collègues, je vous suggère d'avoir la même sensibilité à la dureté des mots sur tous les sujets et à tous les moments du Conseil.

M. Jean-François LAMOUR. - Monsieur le Président ?

M. LE PRÉSIDENT. - Oui ? M. le Président LAMOUR a la parole.

M. Jean-François LAMOUR. - Puisque vous le prenez comme cela et que vous rajoutez de l?huile sur le feu, je vais vous demander une suspension de séance.

M. LE PRÉSIDENT. - Oh ! Cinq minutes, Monsieur LAMOUR. La séance est suspendue !