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Novembre 1997
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Conseil Général
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8- 1997 DAEE 47 G Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec la Mission locale "Pari d'avenir", d'une part, une convention en vue du fonctionnement d'un espace "Cyber emploi jeunes" et, d'autre part, le bail concernant les locaux situés 24, rue des Ecoles (5e). - Attribution de subventions correspondantes. - Montant total : 750.000 F.

Débat/ Conseil général/ Novembre 1997



M. CHÉRIOUX, président. - Nous passons au projet de délibération référencé DAEE 47 G relatif à l'autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec la Mission locale "Pari d'avenir", d'une part, une convention en vue du fonctionnement d'un espace "Cyber emploi jeunes" et, d'autre part, le bail concernant les locaux situés 24, rue des écoles. Attribution de subventions correspondantes pour un montant total de 750.000 F.
La parle est à l'orateur inscrit, M. VION.
M. Michel VION. - Monsieur le Président, nous accueillons favorablement ce projet qui vise à mettre à la disposition des jeunes des moyens modernes de communication et d'information, et de leur donner un outil supplémentaire qui puisse les aider dans leur recherche d'emploi et de formation.
Cependant, l'option de rassembler ces moyens sur un ou deux sites dans la Capitale nous semble inapproprié, à la fois vis-à-vis des besoins et des possibilités de ce système.
Inadapté aux besoins car les jeunes attendent des structures de proximité accessibles. Déjà, les missions locales pour l'emploi n'accueillent que sur rendez-vous, parfois avec un délai de deux mois. Qu'en sera-t-il de ces espaces Cyber jeunes ?
Sur le site du 5e, vous annoncez deux conseillers professionnels pour animer les ateliers de l'espace jeunes ; n'est-ce pas un peu juste lorsque l'on s'adresse à l'ensemble des jeunes de la Capitale susceptible d'utiliser ces structures ?
Pour l'espace " grand public ", vous annoncez une dizaine de postes de travail et un certain nombre d'agents en contrat aidé. Là aussi, le projet manque un peu d'ampleur, et que faut-il entendre par "contrat aidé" ? S'agit-il de CES six mois ou d'autres contrats plus stables ? Combien de personnes envisagez-vous de recruter ?
Et puis cette option de concentrer géographiquement les lieux d'action pour l'emploi va à l'encontre même de la philosophie du système du réseau d'information qui présente toute facilité pour disperser ses moyens dans l'espace et dans le temps. Pourquoi ne pas multiplier les lieux d'accès sur le territoire parisien, dans les mairies, par exemple, dans les établissements scolaires où un certain nombre de matériels existent déjà ? Les accès s'en trouveraient multipliés.
La seule objection à cette dispersion serait le besoin accru d'encadrement. Belle occasion de faire appel à des jeunes sans emploi, souvent attirés par ces nouvelles technologies. Belle occasion de contribuer à lutter pour l'emploi des jeunes en en recrutant quelques uns et en les formant.
Belle occasion d'utiliser les emplois jeunes.
Les laisserez-vous passer ?
En créant deux ou trois pôles sur Paris, vous restez beaucoup trop modeste vis-à-vis des besoins et possibilités techniques et quand bien même il n'y aurait que cela, il faut envisager de les disperser au maximum et de les installer dans des quartiers où ils seraient plus efficaces.
Il faut éviter de les concentrer dans le centre de la Capitale.
Après ce premier site dans le 5e arrondissement, je me suis laissé dire que vous envisagiez d'en ouvrir un second dans le 3e ; cela en utilisant des locaux que les associations de quartier et les élus entendaient affecter à la vie associative. Il serait quand même assez étonnant qu'il n'y ait pas d'autres locaux disponibles sur Paris.
Et puis, petite proposition, pour donner de l'ampleur à cette opération, il serait peut-être aussi souhaitable de la mettre en oeuvre en concertation avec les associations. Certaines, en effet, sont déjà engagées dans des projets qui ont la même finalité ; pourquoi ne pas travailler avec elles ?
Pour conclure, nous voterons ce projet en espérant qu'il ne se limitera pas à un effet de vitrine et qu'il ne s'agit que d'une première étape dans un processus beaucoup plus ambitieux.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie. La parole est à Mme CATALA.
Mme Nicole CATALA, vice-président, au nom de la 7e Commission. - Monsieur le Président, je regrette un peu que M. VION critique un projet qui en est encore au stade du "projet", mais qui va se concrétiser rapidement alors que la Ville est pionnière en ce domaine puisqu'il n'existe que deux espaces Cyber jeunes, l'un à Boulogne, l'autre à Nancy, qui ont donné des résultats intéressants, ce qui pousse la Ville de Paris à faire à son tour l'expérience de ce réseau Cyber emplois jeunes.
Nous devons évidemment commencer par le commencement, c'est-à-dire par un site expérimental qui, pour des raisons de place, ne peut être implanté dans l'une des missions locales existantes. Il faudra voir si l'on peut plus tard démultiplier ces sites en les implantant dans les missions et peut-être aussi dans les Maisons du développement de l'activité économique et de l'emploi. C'est une hypothèse que je n'exclue pas.
Je crois que vous auriez tort de critiquer ce projet dans l'oeuf. Nous n'excluons pas de le démultiplier dans les années qui viennent, mais encore faut-il s'assurer auparavant qu'il donne à Paris des résultats intéressants.
En dernier lieu, les personnels prévus sont au démarrage de l'ordre de cinq personnes, ce qui n'est quand même pas négligeable. Parmi ces personnes, deux jeunes gens seront employés en emplois " AUBRY ", si je peux me permettre ce raccourci. Donc, la Ville ne néglige pas l'objectif de l'emploi des jeunes.
Voilà très rapidement ce que je souhaitais répondre à M. VION.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie, Madame.
Je vais mettre aux voix ce projet de délibération DAEE 47 G.
Que ceux qui sont favorables le manifestent en levant la main ?
Epreuves contraires ?
Abstentions ?
Il est adopté à la majorité, Mme TAFFIN, MM. DUMAIT, MESMIN, et REVEAU ayant voté contre. (1997 DAEE 47 G).