Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Novembre 1997
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Général
> Type de document (Débat / Délibération)  

6- 1997 ASES 78 G Subvention à l'association "Personimages" (14e). - Montant : 50.000 F.

Débat/ Conseil général/ Novembre 1997



M. CHÉRIOUX, président. - Nous passons au projet de délibération suivant, référencé ASES 78 G relatif à l'attribution d'une subvention à l'association "Personimages" dans le 14e, pour un montant de 50.000 francs.
La parole est à M. CASTAGNOU.
M. Pierre CASTAGNOU. - Je vous remercie de me donner la parole dans ces conditions, je vous prie de m'excuser pour mon retard.
L'association "Personimages", à propos de laquelle je souhaite intervenir, est une association que nous connaissons bien à Paris. Je rappellerai que son objet est de développer le potentiel artistique des personnes handicapées. L'action qu'elle mène est une action de grande qualité, reconnue par tous, elle existe depuis plus d'une vingtaine d'années, elle connaît un fort développement dans le 14e à Paris et dans d'autres régions, et elle souhaite poursuivre, Monsieur le Président, son développement en créant notamment de nouveaux ateliers à Paris.
Or, force est de constater que la subvention que vous nous proposez d'adopter est en diminution de 50 % par rapport au niveau de subvention qui était voté d'année en année, sauf d'ailleurs exceptionnellement, je dois le reconnaître, en 1991 par exemple, mais le montant normal de subvention était de l'ordre de 100.000 francs.
Aujourd'hui, vous nous proposez de voter une subvention de 50.000 francs sans aucune raison, et je dirai même de façon contraire aux résultats obtenus par cette association et à ses projets de développement assez objectifs.
Je souhaiterais donc que vous nous expliquiez pourquoi, car il n'y a pas la moindre explication dans l'exposé des motifs.
Je voudrais également avoir une autre explication car il y a une phrase bizarre dans cet exposé des motifs, que je tiens à vous lire dans la mesure où elle n'est pas du tout compréhensible :
"En 1995, du fait de l'incertitude sur la Direction de la Ville compétente pour étudier ce dossier, la demande de subvention de fonctionnement de "Personimages" a été instruite et aucune subvention ne lui a été attribuée".
Or je tiens à dire ici qu'en 1995 et 1996, cette association a déposé, en temps voulu et selon les formes, une demande de subvention et qu'elle n'a jamais eu de réponse.
Vous comprendrez que les responsables de cette association et l'élu du 14e que je suis ont du mal à comprendre pourquoi aujourd'hui, alors que pendant deux années, la Ville a refusé de répondre à la demande habituelle, elle le fait cette année en réduisant de moitié le montant de la subvention que "Personimages" s'attendait à recevoir de notre Municipalité.
Voilà l'objet de mon intervention, et je ne doute pas, Monsieur le Président, que nous allons avoir maintenant tous les éclaircissements nécessaires.
M. CHÉRIOUX, président. - Je vous remercie et je donne la parole à M. Philippe LAFAY.
M. Philippe LAFAY, vice-président, au nom de la 5e Commission. - Nous partageons votre opinion sur la qualité du travail fait par cette association, ainsi que le Maire de l'arrondissement, car il est à noter que la demande de "Personimages" était appuyée par un courrier de M. ASSOUAD, maire du 14e arrondissement, le 11 mars 1997.
Concernant les subventions de la Ville de Paris, l'association "Personimages" a été régulièrement subventionnée depuis 1989. En 1995, aucune subvention n'a été attribuée du fait d'une incertitude sur la Direction compétente, Affaires culturelles ou Action sociale.
M. Pierre CASTAGNOU. - Qu'est-ce que ça veut dire ?
M. Philippe LAFAY, vice-président, rapporteur. - Le principe d'attribuer une subvention en 1997 a été accepté et la subvention de 50.000 francs sera versée au titre de 1996 ; elle permettra à l'association de faire face à une augmentation importante de ses frais fixes, loyers, du fait de l'extension de ses locaux.
A noter que l'absence de subvention en 1995 n'a pas mis l'association en difficulté grâce à l'existence d'autres financements. Une nouvelle demande formulée pour 1997 vient de parvenir au service; son instruction va permettre de faire le point sur l'équilibre financier de l'association.
M. CHÉRIOUX, président - Vous avez bien entendu que cette subvention est accordée pour 1996.
Que ceux qui sont favorables à l'adoption de ce projet de délibération référencé ASES 78 G le manifestent en levant la main.
Epreuve contraire ?
Abstentions ?
Je vous remercie.
Il est adopté à la majorité, M. REVEAU ayant voté contre, Mme TAFFIN, MM. DUMAIT et MESMIN s'étant abstenus. (1997 ASES 78 G).