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Septembre 1996
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Conseil Municipal
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100 - QOC 96-327 Question de MM. Henri MALBERG, Pierre MANSAT, Michel TUROMAN et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris sur la suppression du poste de secours "Gaz de Paris".

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 1996



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante du groupe communiste est relative à la suppression du poste de secours " Gaz de Paris ".
En voici la teneur :
"Les directions des centres E.D.F.-G.D.F. de Paris viennent d'annoncer la suppression du poste de secours " Gaz de Paris " pour juillet 1997.
Avec la densité de la population de Paris, les difficultés de circulation et la multiplicité des ouvrages et réseaux de toutes sortes, cette suppression porterait atteinte à la sécurité des Parisiens.
Avec ses deux sites, le poste de secours " Gaz de Paris " est un outil indispensable pour assurer cette sécurité.
Qui pourrait, par exemple, préconiser la fermeture des casernes de sapeurs-pompiers à Paris ?
Aussi, MM. Henri MALBERG, Pierre MANSAT, Michel TUROMAN et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur indiquer les mesures qu'il compte prendre pour obtenir des directions E.D.F.-G.D.F. de Paris le maintien dans la Capitale de ce poste de secours gaz."
Je vous communique les éléments de réponse au lieu et place de M. Philippe GOUJON, adjoint.
La conduite centralisée des moyens de secours d'urgence d'E.D.F.-G.D.F. s'avère lourde et de moins en moins adaptée à l'évolution de la structure des réseaux.
E.D.F.-G.D.F. a donc pour projet de décentraliser ses moyens "d'intervention complémentaire" dans chacun des cinq centres parisiens, comme pour ceux de la "première intervention".
La réorganisation du poste de secours gaz, telle qu'envisagée par E.D.F.-G.D.F., présente plusieurs intérêts :
- un renforcement global des moyens (quatre agents d'intervention en astreinte par centre, soit vingt agents ; une permanence 24 heures sur 24 des entreprises de terrassement sur chaque centre avec un délai d'intervention garanti ; deux véhicules d'intervention et un véhicule d'injection de graisse par centre, soit quinze véhicules au total) ;
- une plus grande réactivité d'intervention avec des moyens complémentaires implantés sur le territoire de chaque centre et non plus uniquement sur deux seuls sites ;
- une adaptation à l'évolution de la structure des réseaux : en effet, à la fin de 1996, toutes les conduites enterrées de gaz, de gros diamètre, seront supprimées et les moyens lourds adaptés à leur obturation ne seront alors plus nécessaires ;
- une organisation plus efficace et homogène de la sécurité : chaque centre parisien conservant la maîtrise et la responsabilité de l'exploitation gaz sur son territoire pendant et en dehors des heures ouvrables ;
- une gestion plus souple : chaque centre devient autonome dans l'organisation de ses moyens, ce qui permet un meilleur ajustement avec le fonctionnement quotidien de l'exploitation.
Ce projet de réforme ne sera mis en oeuvre qu'après sa présentation à la Direction régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement, à la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris et à la Mairie de Paris.
Ces consultations permettront à chaque partie concernée, et tout particulièrement à la Ville de Paris, de vérifier l'efficacité du dispositif proposé dans un souci d'amélioration de la sécurité des Parisiens.