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Octobre 2014
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Vœu déposé par le groupe U.M.P. relatif aux relations d'amitié avec Tel-Aviv.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2014


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen du v?u référencé n° 17, déposé par le groupe UMP, relatif aux relations d'amitié avec Tel-Aviv. Il est présenté par M. Jean-Didier BERTHAULT.

M. Jean-Didier BERTHAULT. - Merci, Monsieur le Maire. Effectivement, ce v?u aborde une question sensible qui est apparue au début du mois d'octobre, puisqu'une grande métropole française a mis en veille son jumelage avec une ville d'Israël sur, aujourd'hui, une pétition qui a circulé. Alors, volontairement, dans ce v?u - nous en avons discuté en Commission avec M. KLUGMAN -, il ne s'agissait pas d'avoir des considérants qui pouvaient choquer peut-être l'ensemble de cette assemblée, donc je n'ai pas souhaité mentionner la métropole en question, mais en revanche, cela a suscité beaucoup d'émotion, non seulement, évidemment, en Israël, mais aussi en France, avec des inquiétudes. Et je crois que la politique est faite de symboles, et encore plus dans le domaine international. Et un jumelage, c'est quelque chose d'important. Ce sont des notions qui impliquent les uns et les autres, et qu'on puisse mettre en veille un jumelage entre deux villes, c'est un signe, un signal envoyé à de nombreuses associations et à de nombreuses personnes qui, au quotidien, militent évidemment sur ces sujets. Alors, ce que je souhaite par ce v?u, c'est que nous puissions, nous, à notre tour, au niveau de la Ville de Paris, renforcer ces liens et surtout réaffirmer les liens qui nous unissent, notamment avec Tel-Aviv ainsi que plusieurs autres villes israéliennes, de nombreux liens, notamment en urbanisme et en innovation, puisqu'il serait dommageable, en tout cas, que nous puissions toujours réagir sur de l'actualité immédiate. Si ce v?u était passé et si nous l'avions déposé, si nous avions eu connaissance de ces actes, probablement en juillet, au moment où nous avions connu des actes antisémites graves, à Paris même, lors de manifestations, au moment du conflit entre Israël et Gaza, je suis certainement persuadé que nous ne l'aurions pas vu, et vous ne l'auriez certainement pas vu, d'après ce que vous m'avez répondu en Commission, sur le même regard. Donc, je pense que ces symboles, il faut que nous continuions à les privilégier, et c'est la raison pour laquelle nous avons souhaité déposer ce v?u. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Monsieur BERTHAULT. La parole est à M. KLUGMAN pour vous répondre.

M. Patrick KLUGMAN, adjoint. - Je voudrais, cher Jean-Didier BERTHAULT, en vous répondant, souligner le caractère difficile de ma tâche, de répondre à un sujet qui n'existe pas, et que pour prévenir, vous ne faites qu'agiter. Bon. Donc, l'avocat se rappelle que lui? On nous dit souvent : il ne faut jamais répondre à une question qui ne se pose pas. Bon. Je note également que depuis nos échanges dans la 7e Commission, vous modifiez substantiellement votre demande, puisque le v?u qui a été déposé demandait de réaffirmer publiquement, et là vous demandez d?amplifier, comprenant effectivement le caractère un peu vain de votre demande initiale. Alors, la Ville de Lille, ce n?est pas un gros mot, a décidé de suspendre son accord avec Safed. Nous sommes le Conseil de Paris. Cette différence géographique et de collectivité, je pense, n?a échappé à personne ici. Je ne vais pas, moi, répondre des actes qui se passent à Lille et qui ne concernent que les villes de Lille et de Safed. Nous avons un accord d?amitié depuis 2010 avec Tel Aviv, qui est un accord qui nous a apporté beaucoup. Et lorsque nous nous sommes déplacés, avec celle qui n?était que première adjointe au mois de décembre, à Tel Aviv, nous avons évoqué des pistes d?amplification de cet accord. Pas pour répondre à une actualité internationale, pas pour complaire à une part de l?électorat que vous pensez cajoler par ces agitations, mais tout simplement parce que Tel Aviv est une ville extrêmement dynamique et que nous voudrions faire en sorte que nos incubateurs, que nos "start-up" communiquent, échangent, etc. C?est tout simplement pour la dynamique de la coopération entre les villes et les populations de Paris et de Tel Aviv. C?est cela la réelle amitié entre les villes, et c?est essayer de faire qu?elle échappe aux tourments de l?actualité internationale. J?ajoute que nous avons des accords de coopération avec un certain nombre de villes palestiniennes. Et je pense que c?est sans doute le rôle de la Ville de Paris dans la promotion de la paix entre Israéliens et Palestiniens que d?avoir des accords avec les villes d?Israël et avec des villes de Palestine. C?est comme cela que l?on avance et pas avec des anathèmes ou des procès fantômes. Donc, j?espère vous avoir pleinement rassuré sur le caractère inutile de votre v?u. J?espère que vous le retirez, sinon je devrai émettre un vote défavorable?

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Monsieur KLUGMAN.

M. Patrick KLUGMAN, adjoint. - Non pas pour des raisons d?inimitié mais bien pour des raisons d?amitié avec Tel Aviv.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup. Monsieur GOASGUEN, retirez-vous le v?u ?

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - A titre personnel, M. KLUGMAN vient de dire la solution : il a dit qu?il était utile que Paris ait des relations avec les villes de Palestine, c?est justifié, et des villes d?Israël. Je trouve inadmissible ce qu?a fait la Ville de Lille?

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Monsieur GOASGUEN, il vous a répondu sur ce point. Est-ce que vous maintenez le v?u ?

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Pas du tout. Je vais faire une proposition, attendez deux minutes.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Dépêchez-vous. Vous n?avez pas la parole et je vous la donne. Faites vite, s?il vous plaît.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Si vous voulez que je ne parle pas, je ne parle pas !

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Je viens de vous dire de faire vite, excusez-moi. Monsieur BERTHAULT, est-ce que vous maintenez ou pas le v?u ? Le v?u est-il maintenu ? Le v?u est maintenu. C?est donc un avis défavorable de l?Exécutif. Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe UMP, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée.