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Octobre 2014
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Vœu déposé par le G.E.P. relatif à l'hébergement d'urgence et à la mobilisation du domaine intercalaire.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2014


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le v?u n° 95 est relatif à l'hébergement d'urgence et à la mobilisation du domaine intercalaire. La parole est à Galla BRIDIER, 2 minutes maximum.

Mme Galla BRIDIER. - Merci, Monsieur le Maire. Mes chers collègues, dans la continuité du débat d'orientations budgétaires que nous avons eu hier mais surtout des positions écologistes depuis deux mandats, nous vous soumettons ce v?u relatif à la mobilisation du domaine intercalaire de la Ville. Ce joli mot désigne tous les immeubles, propriété de la Ville, qui ne sont pas occupés et qui coûtent cher à la collectivité en entretien, en gardiennage et surtout en non-occupation. Je veux parler du coût social, bien sûr. La loi ALUR a d'ailleurs instauré un dispositif permettant la mise en place de contrats de résidence temporaires, renouvelables tous les ans. Ainsi, à la veille de la trêve hivernale, nous voudrions que les bâtiments de la Ville qui pourraient s'y prêter soient mobilisés en priorité pour des structures d'hébergement, via des conventions temporaires, ce qui permettrait de travailler plus sérieusement à la stabilisation des familles avec enfants, à la rue notamment, qui ne seraient ainsi plus ballottées tout l'hiver d'hôtel en hôtel. Quand cela n'est pas possible, nous pensons que ces locaux municipaux peuvent être mis à la disposition d'associations ou de collectifs impliqués dans le domaine culturel et social, dont la demande est, comme vous le savez, importante à Paris. Au-delà de l'importance de cette proposition pour les personnes concernées et de la fin du non-sens d'avoir des locaux vides par les temps qui courent, cela permettrait aussi de réduire les dépenses de la Ville en matière de gardiennage et de télésurveillance, vidéosurveillance, ce qui, au passage, vous l'imaginez bien, ne nous déplaît pas. Nous espérons que ce v?u recueillera votre aval. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Mme Dominique VERSINI pour répondre.

Mme Dominique VERSINI, adjointe. - Monsieur le Maire, Madame la Conseillère de Paris, comme vous le savez, la Ville est particulièrement concernée par ces questions et très engagée dans la grande cause municipale de lutte contre la grande exclusion qui, évidemment, nous amènera à signer un pacte parisien à cet effet mais, à plus court terme, nous devons faire face à une situation sociale très dégradée et à la situation de personnes qui se trouvent sans domicile fixe dans un dispositif assez saturé. En cela, les prochains mois seront importants. Comme vous le savez, chaque année, la Ville travaille avec l'Etat selon trois axes complémentaires, pour justement permettre aux personnes de ne pas se retrouver en situation de danger dans les rues. Tout d'abord, pour faire face à la tension qui pèse lourdement sur le dispositif d'hébergement en Ile-de-France, chaque année, la Ville de Paris aide l'Etat à ouvrir des centres d'hébergement pour protéger les personnes à la rue, par la mise à disposition de bâtiments qui relèvent de son domaine intercalaire. C'est l'objet précisément de votre v?u et je tiens à vous dire que ce travail est actuellement en cours. Conjointement avec le cabinet de la Maire, mon cabinet mobilise les administrations concernées. Le recensement des adresses qui pourraient être utilisées est en cours de finalisation. Il va s?ensuivre une discussion technique avec l'Etat qui finance les travaux et le fonctionnement de ces centres d'hébergement, pour retenir les adresses effectivement mobilisées. Les contraintes techniques sont fortes mais, chaque année, la Ville est au rendez-vous. Par exemple, l'an dernier, les sites de l'avenue Saint-Marcel dans le 13e et du boulevard Sébastopol dans le 1er arrondissement ont été mis à disposition pour un total de 100 places en direction des familles et des personnes isolées. Cette année, au vu de la situation que nous connaissons tous, une attention toute particulière sera portée sur les familles avec enfants, les femmes enceintes mais aussi sur les personnes les plus vulnérables, et je pense particulièrement aux jeunes majeurs isolés ou aux personnes âgées les plus vulnérables. Deuxième axe sur lequel nous travaillons avec l'Etat : comme vous le savez, le Centre d'action sociale de la Ville de Paris gère l'ouverture de gymnases pour le compte de la Ville, qui répondent à une logique de mise à l?abri plus immédiate. Je souhaite, à cet effet, remercier tous les agents des directions concernées de la Ville, ainsi que les agents du C.A.S.-V.P. pour leur implication remarquable dans la mise en place du dispositif hivernal. Également des associations, comme les transmetteurs qui sont des médecins bénévoles qui interviennent aussi dans les gymnases chaque hiver. Enfin, à cet égard, les travaux de préparation sont en cours et la Ville sera prête dans les temps. Enfin, troisième axe : chaque année, les maires d'arrondissement sont sollicités afin de tenir à disposition une salle dans leur mairie ou leur arrondissement, qui puisse être mobilisée en cas d'aggravation des conditions climatiques. J'ai signé ces jours-ci, avec Mme Sophie BROCAS, la Secrétaire générale de la Préfecture de Région, un courrier à votre attention, Mesdames et Messieurs les Maires, et je ne doute pas de votre mobilisation et de vos retours rapides, comme chaque année.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Je rappelle que les réponses sont sur 2 minutes. Une demande d'explication de vote de Jean-François LEGARET, pour le groupe U.M.P.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Nous interviendrons sur ce v?u. En réalité, ce que nous demandons, c?est que le Conseil immobilier - puisque c'est quand même une question de stratégie immobilière - puisse être associé à ces réflexions. Et cela ne figure nulle part dans les réponses qui ont été faites. Il vient d'être créé. Rémi FÉRAUD en est président, donc on aimerait bien que l'on puisse y réfléchir dans le sens d'une bonne utilisation du patrimoine de la Ville de Paris.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 95, avec un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est adopté. (2014, V. 248).