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Novembre 2014
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2014 DDEEES 1117 G - Subvention (1.250.000 euros) et convention avec l'association "Plan local pour l'insertion et l'emploi de Paris Nord-Est".

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2014


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le projet de délibération DDEEES 1117 G porte sur l'association "Plan local pour l?insertion et l?emploi de Paris Nord-Est". La parole est à Danièle PREMEL pour cinq minutes maximum.

Mme Danièle PREMEL. - Merci, Monsieur le Maire. Ce projet de délibération acte le soutien important apporté par le Département de Paris au Plan local pour l'insertion et l'emploi de Paris Nord-Est. Cette structure - que je connais bien - réalise un travail de qualité en intervenant à la fois auprès de publics, en accompagnement des personnes très éloignées de l'emploi, en mobilisant les entreprises sur le champ de l'insertion et, enfin, en mettant en ?uvre les clauses sociales dans les marchés de la Ville et les marchés situés dans les quartiers en pleine rénovation urbaine, entrant dans le cadre de l'ANRU. Je ne reviendrai pas en détail sur l'activité du P.L.I.E. Les chiffres énoncés dans l'exposé des motifs parlent d'eux-mêmes. On peut d'ailleurs noter que la Ville a toujours souligné que le P.L.I.E. a répondu aux objectifs et aux finalités qui lui avaient été fixées à sa création et tout au long de ces années. Sa montée en puissance de deux arrondissements en 2005, à cinq arrondissements aujourd'hui, en témoigne. A un certain seuil, le quantitatif a des effets sur le qualitatif. C?est ce paradoxe que nous voulons souligner aujourd?hui, dans la mesure où nous devons bien cerner en quoi une nouvelle montée en charge du P.L.I.E. qui pourrait se poser dans l'avenir entraînerait des écueils dans lesquels il nous paraît important de ne pas tomber. En effet, la force du P.L.I.E. tient dans cette approche de proximité au sens propre du terme, avec une multitude de partenaires qui agissent dans le secteur de l?insertion au plus près des habitants. Il faut savoir que les permanences d?accueil et le suivi sont décentralisés dans plusieurs arrondissements au sein d?associations, parfois d?équipements municipaux. Cela assure un profond ancrage dans le local et met les personnes au centre du dispositif d?un accompagnement renforcé, individualisé et personnalisé, tout en permettant de conserver la réactivité et la capacité d?innovation propre à une structure de proximité. Nous craignons que s?il devait encore être chargé de missions supplémentaires, le P.L.I.E. perde peu à peu de ses capacités et s?enlise dans un fonctionnement plus institutionnel, qui risquerait de l?éloigner de ses fondamentaux. Alors, peut-être faudrait-il lancer une réflexion à long terme sur la couverture du territoire parisien, par le P.L.I.E. Dans le même temps, n?y aurait-il pas d?autres territoires parisiens qui auraient besoin de l?apport d?un P.L.I.E. ? Pour dépasser cette contradiction, ne faudrait-il pas réfléchir sur les articulations Maison de l?emploi de Paris, Pôle Emploi et le P.L.I.E. ? Mais je vois que c?est en train de se faire. Et puis, qui prend en charge les clauses d?insertion ? Qui assure l?accompagnement des personnes sur les territoires dans le cadre d?un accord entre le P.L.I.E. et Pôle Emploi ? N?oublions pas que Paris est une ville de contraste dans laquelle, malheureusement, les inégalités sociales sont importantes, et que nous devons y répondre de la façon la plus pertinente.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Pauline VÉRON pour vous répondre.

Mme Pauline VÉRON, adjointe. - Merci, Danièle PREMEL, pour votre intervention, qui souligne à juste titre le rôle-clef du P.L.I.E. dans notre écosystème de l?emploi parisien. Et merci aussi pour votre contribution à la réussite de ce dispositif par le passé. Nous le savons, le chômage isole terriblement. Notre ambition est de faire en sorte qu?à Paris, nul ne soit laissé seul dans sa recherche d?emploi. Bien entendu, certains sont plus autonomes que d?autres dans cette recherche. Avec le P.L.I.E., c?est bien un accompagnement des demandeurs d?emploi les plus en difficulté dont nous parlons, ceux qui sont écartés durablement du marché du travail, mais pas définitivement. Les résultats du P.L.I.E. sont là pour le prouver : ils sont bons, dans cet accompagnement des demandeurs d?emploi très éloignés de l?emploi. Je tiens à saluer ici le travail des équipes du P.L.I.E. et de sa présidente Claudine BOUYGUES. Sur les 2.500 habitants des 11e, 12e, 18e, 19e et 20e arrondissements qui sont accompagnés chaque année, 60 % d?entre eux retrouvent un emploi ou une formation, à l?issue de ce suivi par le P.L.I.E. A leur entrée dans le P.L.I.E., ils sont allocataires du R.S.A., pour la moitié d?entre eux, un tiers réside dans les quartiers "politique de la ville", un tiers est chef de famille monoparentale. A leur sortie du P.L.I.E., ils sont auxiliaires de vie, agents de sécurité, hôte d?accueil, travaillent dans la restauration, l?hôtellerie, les services à la personne ou ont entamé une formation qualifiante. Les secrets de la réussite du P.L.I.E. sont un accompagnement exigeant et compréhensif à la fois. Je n?oublie pas le P.L.I.E. dans son rôle en faveur de facilitateur de la clause d?insertion à Paris, également, comme vous l?avez souligné, et j?entends bien ce que vous dites sur la nécessité de mieux se coordonner, de faire en sorte que chaque dispositif réponde bien à chaque type de demandeurs d?emploi, pour que tous nos dispositifs soient les plus pertinents possibles pour aider les demandeurs d?emploi à Paris, et notamment ceux qui sont les plus éloignés de l?emploi. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEEES 1117 G. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le projet de délibération est adopté. (2014, DDEEES 1117 G).