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Novembre 2014
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Conseil Municipal
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2014 DJS 321 Modalités d'accueil à Paris du Championnat d'Europe de football organisé en 2016 par l'UEFA. Vœu déposé par le Groupe Ecologiste de Paris relatif à la mise en place d'une compensation carbone. Vœu déposé par le Groupe Ecologiste de Paris relatif à la contribution financière de l'UEFA. Vœu déposé par l'Exécutif. Vœu déposé par le Groupe Ecologiste de Paris relatif au respect du règlement local de publicité. Vœu déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche relatif à la contribution à l'effort fiscal. Vœu déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche relatif à la favorisation de la prévention des conduites à risque. Vœu déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche relatif au développement d'une campagne contre la prostitution. Vœu déposé par le groupe UMP relatif aux modalités d'accueil. Vœu déposé par les groupes UMP et UDI-MODEM relatif aux modalités d'accueil.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2014


 

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Nous allons passer au projet de délibération DJS 321 et aux v?ux nos 35, 36, 36 bis, 37, 38, 39, 40, 41 et 42 qui y sont rattachés. Le DJS 321 concerne les modalités d'accueil à Paris du championnat d'Europe de football organisé en 2016 par l?U.E.F.A. La parole est à M. TINTI, pour cinq minutes maximum.

M. Sergio TINTI. - Merci, Madame la Maire. L'accueil du prochain championnat d'Europe de football par la France et la réception de plusieurs de ses matchs à Paris est une réelle bonne nouvelle pour notre ville comme pour notre pays. L?accueil d'un événement aussi important suivi dans le monde entier participe au rayonnement de Paris et démontre qu'elle est capable de relever ce beau défi international. L'Euro 2016 doit entrer dans l'histoire du sport par l'audace et l'innovation, pour l'avenir du sport et des futures générations de sportives et sportifs. Dans le contexte international actuel, l'organisation de cet événement doit être l'occasion de relever plusieurs défis. Celui de la paix et de la fraternité entre les peuples, celui de l'enjeu écologique mais aussi les enjeux économiques et sociaux qui traversent le sport dans cette période de crise économique mondiale. Nous souhaitons que l'Euro 2016 soit porteur de solidarité et convivialité au sein de la "fan zone", bien évidemment, mais aussi dans les quartiers, les bars et les restaurants de notre ville. Faisons en porte que la jeunesse parisienne, notamment celle des quartiers, puisse assister à ces matchs, et favorisons les initiatives autour du sport dans nos arrondissements, dans nos équipements comme sur l'espace public. Tout le monde, du sportif passionné à l'amateur de circonstance, doit pouvoir s'approprier cette manifestation. L?organisation d'un tel événement doit être aussi l'occasion de fédérer la grande famille des pratiquants du football, qu'ils soient professionnels, amateurs réguliers ou occasionnels, ainsi que les supporters. Tous doivent être associés dans l'organisation et doivent en être les bénéficiaires. C'est d'ailleurs là-dessus que nous serons jugés. Au-delà de la qualité intrinsèque de la compétition sportive sur laquelle nous n'avons pas ou peu d'influence, l'empreinte parisienne se distinguera par l?à-côté, par les messages que nous ferons passer à travers son organisation. Ces messages doivent être clairs : le sport pour tous, vecteur d'émancipation humaine. Nous sommes convaincus aussi que cet événement doit contribuer à convaincre de la nécessité de protéger l?intégrité des sportives et des sportifs contre le dopage, le racisme, l'homophobie et la xénophobie. Cette fête aura bien évidemment des retombées économiques non négligeables dans tous les secteurs de notre ville : commerçant, culturel, hôtelier, et, nous l'espérons aussi, au niveau de l'emploi. Mais comment, dans ces attentes, accepter cette scandaleuse exonération d'impôt sur les bénéfices générés par la compétition au profit des organisateurs ? Cette disposition promise lors de la mandature de Nicolas SARKOZY permettra à l?U.E.F.A. et à la Fédération française de football, par le biais d?une société, Euro 2016 SAS, de ne contribuer en rien à l'effort fiscal, celui-là même demandé à maintes et maintes reprises aux ménages et collectivités. Avons-nous déjà oublié que la candidature de la France à l'Euro a été un cheval de Troie pour la pensée libérale et capitaliste dans le sport en transformant totalement le modèle économique du sport avec le recul de l'intervention publique et des collectivités territoriales dans la construction des stades - Nice, Marseille, Lyon, Bordeaux - au profit du privé, avec l'avènement du partenariat public/privé et du "naming" ? Plus de 150 millions d?euros ont été prélevés par le CNDS au détriment des installations sportives de sport de proximité. Cette disposition de 2011 sur le financement des grands stades pour l'Euro crée un véritable régime d'exception avec la possibilité pour un opérateur privé de bénéficier de subventions publiques des collectivités. Déjà, en 2010, sur demande de M. SARKOZY, Président de la République, deux rapports avaient vu le jour : le rapport d'Éric BESSON intitulé : "Accroître la compétitivité des clubs de football professionnels français" et le rapport de Philippe Séguin de la commission "Grands Stades". L?objectif de ces deux rapports est le même : moderniser les stades pour en faire des lieux de rentabilité. Il faut désormais passer d?une logique d?investissement public à une logique d?investissement privé. Devons-nous entériner cette marchandisation du sport ? Il est pour le moins amer de constater que l?U.E.F.A., qui prône le "fair play" financier, pratique le "hold up" fiscal quand il s?agit de ses propres revenus. Ces grands événements sportifs créent de la ferveur, des envies de pratiquer du sport, des vocations. Le nombre de licenciés, après chaque grande manifestation sportive de ce niveau se multiplie. Quoi de plus cohérent que d?accompagner ce développement par une politique d?investissement à la hauteur des nouveaux besoins, grâce à l?investissement d?une partie des gains engendrés par ces grandes organisations ? Pourquoi ne pas créer un fonds spécial, comme lors des championnats du monde de 1998, pour soutenir la vie associative et les pratiques amateurs ? Nous sommes, certes, favorables à l?accueil de cet Euro 2016. Néanmoins, nous appelons le Gouvernement à tenter, par tous les moyens dont il dispose, de revenir sur cette décision prise par le Gouvernement SARKOZY, dans une vraie logique libérale, et à ne surtout pas étendre ces dispositifs à des événements futurs, comme il a été annoncé dans la presse. C?est le sens du v?u rattaché que nous déposons dans ce conseil. Merci beaucoup.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Formidable. Merci beaucoup, Monsieur TINTI. La parole est donc à David BELLIARD, du groupe Ecologiste de Paris, pour cinq minutes maximum.

M. David BELLIARD. - Oui, merci, Madame la Maire. L?Euro 2016 est un événement populaire très important qui va réunir nombre de concitoyens et de concitoyennes, mais ce qui devait être une fête joyeuse pose déjà de réels problèmes sur l?ensemble du territoire français. D?abord, l?exonération fiscale de l?U.E.F.A., décidée par le précédent Gouvernement, et que le nouveau Gouvernement souhaite désormais élargir à l?ensemble des prochains grands événements sportifs accueillis en France, est tout simplement scandaleuse et indigne d?une majorité progressiste qui avait fait - rappelons-nous - de la réforme fiscale vers plus de justice une priorité. Nous sommes gangrenés par la compétition fiscale entre les territoires, et la France ne doit pas devenir un paradis fiscal du foot. Ensuite, la construction et la rénovation des dix stades a coûté au total près de 1,6 milliards d?euros, parfois sur des terres agricoles, comme à Lyon, souvent avec des partenariats public-privé honteux, comme à Lille ou à Marseille, et trop souvent à des coûts importants pour les collectivités, par exemple, à Lens ou à Bordeaux. Pour finir, l?U.E.F.A. a choisi des partenariats exclusifs avec des sponsors champions de la "malbouffe" : Coca Cola, Mc Donald?s ; de l?automobile : Continental, Hyundai ; et des énergies fossiles, comme la compagnie pétrolière SOCAR, qui martèleront, via l?événement, des messages consuméristes, particulièrement nuisibles et très éloignés des valeurs que nous défendons collectivement. Ce tableau fort peu réjouissant, heureusement, ne concerne que partiellement Paris. Si on est honnête, la manière dont notre ville se prépare à accueillir l?Euro paraît tout à la fois habile et raisonnable. D?abord, le programme d?accompagnement proposé par la Ville est plutôt ambitieux : travail en binôme avec la Ville de Saint-Denis, dans une approche métropolitaine, utilisation de l?événement pour promouvoir l?idée européenne, priorité au développement du football féminin, programme scolaire EducaFoot, appels à projets locaux dans une logique participative "fan zone éco-conçue". Par ailleurs, les dix villes françaises hôtes, dont Paris, ont obtenu une compensation globale de l?U.E.F.A. de 20 millions d?euros pour promouvoir, après l?Euro, le sport de proximité. Enfin, Paris n?a construit aucun nouveau stade, mais une simple rénovation de l?existant, essentiellement assumée sur fonds privés par Qatar Sport Investments, même si la Ville a quand même contribué à hauteur de 20 millions d?euros. A Paris, il n?y a d?ailleurs ni partenariat public-privé, ni destruction de terres agricoles, et nous ne pouvons que nous en féliciter. Malheureusement, nous ne pouvons accepter que le coût pour la Ville reste encore de 5 millions d?euros. Malgré les efforts de l?Exécutif pour réduire la facture pour Paris, le coût pour nous doit être nul. C?est pour nous, au regard de l?exonération fiscale dont bénéficie l?U.E.F.A., un point essentiel. Nous nous abstiendrons donc sur ce projet de délibération. Cette abstention du groupe doit se lire comme un signal critique sur la manière dont le Gouvernement et l?U.E.F.A. ont organisé par le haut l?accueil de cet événement en France, mais aussi comme la reconnaissance du travail mené localement par la Ville. Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Eh bien, merci beaucoup. La parole est donc à Mme Sandrine MÉES, pour cinq minutes maximum.

Mme Sandrine MÉES. - Merci, Madame la Maire. L?esprit sportif, cela passe par le respect des humains et de la planète. Comme l?a dit notre collègue communiste, l?organisation des grands événements sportifs devrait elle aussi être "fair play" par rapport à la planète et à sa population, et suivre les principes d?impact minimal sur l?environnement, et avec un financement qui soit transparent. Le football est un sport populaire. L?écologie aussi est populaire. La conscience écologique des peuples s?exprime en effet aujourd?hui mondialement. Nous avons voulu proposer, dans quelques v?ux, des pistes pour que le monde du football professionnel, lui aussi, intègre quelques-unes des exigences vitales de la transition écologique, comme le souhaitent de plus en plus de passionnés de football à travers le monde. Donc nos v?ux visent à améliorer les impacts financiers et environnementaux de ce tournoi. Tout d?abord, nous voulons rappeler qu?une compensation carbone est tout à fait possible, comme cela a déjà été fait pour d?autres grands championnats par le monde, parce que le coût énergétique de ce genre de compétition est important. En effet, les gens se déplacent de loin, et nous aimerions que cela puisse être compensé carbone. D?autre part, nous avons aussi déposé un v?u qui est relatif au respect du règlement local de publicité. En effet, comme l?a dit mon collègue David BELLIARD, les principaux sponsors choisis ne relèvent malheureusement pas du tout de domaines qui sont favorables à la santé des citoyens, et pas non plus à la santé des sportifs. Je ne citerai pas les marques qui ont été retenues, mais on sait très bien qu?à la veille d?une compétition sportive, il vaut mieux se nourrir de pâtes ou de riz que de hamburgers. Donc il me semble que c?est important à rappeler, pour que tous ces sponsors qui sont officiellement choisis soient désormais un petit peu plus en phase avec les vrais besoins des populations. A ce propos, la Ville de Paris ferait bien de ne pas choisir de nouveaux sponsors locaux, ou bien, de les choisir en étant particulièrement exigeants sur leur mode de production et sur les messages qu?ils véhiculent auprès du grand public, et nous y serons très attentifs. Je voudrais rappeler qu?il faut que nous soyons particulièrement vigilants pour l?organisation de ce tournoi, puisque la France songe à candidater aux Jeux Olympiques 2024 et que l?impact financier et environnemental des grandes compétitions sportives internationales est maintenant observé partout avec une très grande attention, que c?est une vraie responsabilité, surtout que nous nous apprêtons à accueillir la conférence sur le climat à Paris en 2015. Je vous rappelle que la prochaine Coupe du monde au Qatar et les récents Jeux olympiques de Sotchi montrent que le pire est toujours actuel, tant pour les finances publiques que pour l?enjeu climatique. Enfin, nous avons proposé un v?u sur l?impact financier qui salue, comme le disait mon collègue David BELLIARD, la relative sobriété de l?accueil organisé à Paris, puisqu?au final, c?est environ 5 millions d?euros de coûts nets pour la Ville. Néanmoins, en pleine crise budgétaire en Europe, en France, mais aussi à Paris, il n?est pas du tout acceptable que l?U.E.F.A. engrange 900 millions d?euros de bénéfices défiscalisés, tout en laissant une addition à régler aux villes d?accueil. Alors, c?est un principe de respect des territoires et des citoyens que cela change, et nous resterons fermes sur ce v?u. Nous demandons à la Maire de Paris d?obtenir des résultats à ce sujet, parce que c?est dans l?intérêt de notre ville, et c?est aussi dans l?intérêt de l?U.E.F.A., dont l?image aujourd?hui est ternie auprès des opinions publiques, comme le rappelait un intervenant antérieurement. Ainsi, nous voulons un tournoi qui soit respectueux des êtres humains, qui soit respectueux de l?environnement, et nous pensons que le monde sportif est prêt à aller dans cette voie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. La parole est à M. Philippe DUCLOUX, pour cinq minutes maximum.

M. Philippe DUCLOUX. - Oui, Madame la Maire, mes chers collègues, nous nous souvenons tous, au sein de cet hémicycle, de la Coupe du monde de 1998, de la victoire de la France, de tout ce qui a fait que la France était réunie autour de ce bel événement. C?est pour cette raison que j?ai souhaité prendre la parole quelques minutes pour vous parler de ce projet de délibération, qui reflète, s?il le fallait encore, la volonté de notre collectivité d?accueillir de grands événements sportifs européens et internationaux, avec le sens des responsabilités. Comme le titrait un quotidien national vendredi, "Paris prêt pour l?Euro 2016". Comme l?a très justement exprimé ces derniers jours Madame la Maire de Paris, avoir des rêves c'est bien, les réaliser c'est encore mieux. Cela implique que soient impérativement réunies les trois conditions suivantes : la transparence tout au long du processus de sélection et, le cas échéant, de mise en ?uvre du projet, le respect environnemental et la visibilité du modèle économique du projet du candidat sélectionné. Contrairement aux propos tenus par mes collègues précédents, ces trois conditions sont précisément réunies dans ce projet de délibération relatif aux modalités d'accueil à Paris du championnat d'Europe de football. Tout d'abord, le critère de transparence a été et continue d'être tout à fait respecté, tant vis-à-vis de notre Assemblée que des habitants de Paris, par votre adjoint au sport et au tourisme, Jean-François MARTINS, dont je loue une nouvelle fois la force de conviction et l?indéfectible enthousiasme, mais également par les services de la Direction de la Jeunesse et des Sports de la Ville, à qui je rends hommage. Il y a cinq ans, en novembre 2009, notre Assemblée a autorisé la présentation de la candidature de la Ville de Paris. En février 2010, la collectivité parisienne a précisé auprès de l?U.E.F.A. le contenu de son engagement, si elle devait être sélectionnée comme ville hôte. Ce qui fut fait le 28 mai 2010, date où la France a été désignée pays d'accueil de ce championnat d'Europe à Paris, l?une des 10 villes hôtes de la compétition, ce dont nous nous félicitons tous. Il faut rappeler que l'Euro 2016 est la troisième plus importante compétition sportive mondiale, susceptible d'attirer plus de 9 millions de visiteurs en France, dont au moins 3 millions dans notre Capitale. Tout est dit et écrit dans ce projet de délibération sur les trois engagements de la Ville de Paris à l'égard de l'U.E.F.A., qui sont l'organisation de cinq matchs au Parc des Princes, parc rénové, modernisé pour l'occasion par son occupant actuel - le PSG - à hauteur au 75 millions d'euros de travaux, la Ville prenant à sa charge la construction d'aménagements complémentaires temporaires au stade Jean Bouin, Géo André et sur le terrain Guilbaud. Seront, bien entendu, prises toutes les précautions pour garantir au mieux la pratique sportive des utilisateurs habituels de ces deux stades pendant le mois d'indisponibilité. Par ailleurs, Paris hébergera le Centre international de retransmission des médias au Parc des expositions de la porte de Versailles, où sont attendus 15.000 journalistes du monde entier. En accord avec l'U.E.F.A. et la Préfecture de police, l?organisation d'une zone de supporters sur le Champ-de-Mars, éco-conçue - je le dis à mes collègues - susceptible d'accueillir jusqu'à 120.000 personnes simultanément pour leur offrir un espace de divertissement et de retransmission gratuite et ce, en direct de tous les matchs du tournoi, sur deux écrans géants, dos à dos, place Jacques-Rueff et à l'Ecole militaire. L'aménagement et l'exploitation dans le cadre d'une démarche environnementale forte, avec notamment la certification ISO 2012-1 de cette zone, ainsi que la responsabilité de ce village de supporters, seront attribués à un opérateur extérieur unique via la passation d?un marché global article 30, afin de limiter les intervenants et diminuer au maximum les délais d'adaptation de la réaction. Toujours en liaison étroite avec la Préfecture de police, la sécurité de l?espace et de ses abords et la gestion des flux, constitueront une priorité, comme la propreté du site et du quartier durant l?intégralité de l'événement. Enfin, mes chers collègues - c'est la partie qui me tient le plus à c?ur - un programme d'accompagnement et de promotion de l'événement avant et pendant la compétition, conçu en étroite collaboration avec la Ville de Saint-Denis et la Région Ile-de-France. Six axes forts structurent cet ambitieux programme : favoriser le développement de la pratique sportive auprès de tous les publics et dans tous les lieux parisiens, notamment le football féminin via des terrains sportifs éphémères, des tournois dans les arrondissements et les villages d'animation dans l'espace public ; démontrer que Paris est la première destination touristique mondiale via des événements spécifiques sur les berges de Seine, un programme de volontaires, d?ambassadeurs du territoire francilien ; impliquer toutes les Parisiennes et tous les Parisiens via l'attribution d'une enveloppe budgétaire attribuée aux 20 maires d'arrondissement pour organiser des actions d'initiative locale ; mettre au c?ur de cet événement le savoir-faire, la créativité et l'innovation du tissu économique parisien, via l'expérimentation d'une signalétique intelligente et la mise en ligne d'une plate-forme internet d?information collaborative et participative ; enfin, mettre en avant la jeunesse et le dynamisme de la création culturelle parisienne. Quant à la viabilité économique des modalités d?accueil, cela a déjà été exprimé, je n'en rajouterai pas. Je conclurai simplement mon propos en remerciant une nouvelle fois Jean-François MARTINS qui, en tant que vice-président des clubs des villes hôtes à l?Euro 2016, a réussi à faire entendre raison à l'U.E.F.A. le 23 octobre dernier, d?accéder à la demande légitime des sites hôtes, de percevoir une partie des bénéfices. Je réponds à mes collègues, à travers mon propos, d'un événement à la hauteur de 20 millions. Je conclus en disant qu?évidemment, mon groupe votera avec enthousiasme ce projet de délibération. Merci.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Monsieur DUCLOUX. La parole est, pour cinq minutes maximum, à Buon Huong TAN.

M. Buon Huong TAN. - Merci, Madame la Maire. Mes chers collègues, l'Euro 2016 constitue un événement majeur sur la scène internationale. Il est, comme l?a dit notre ami Philippe DUCLOUX, la troisième plus importante compétition sportive mondiale. D?abord, la France a un lien fort avec les grandes compétitions de football et, tout particulièrement l'Euro. Elle l?a déjà accueilli deux fois : en 1960 et en 1984, où elle avait d'ailleurs remporté la compétition. On va donc une nouvelle fois l'accueillir en 2016. Du 10 juin au 10 juillet 2016, la France, l'Europe et même le monde vont vivre au rythme du ballon rond. Voilà une occasion unique de montrer à nouveau que Paris est un lieu qui sait allier sens de l'accueil, dynamisme, innovation, convivialité, esprit festif, sérénité et sécurité, tout cela dans un esprit sportif irréprochable. Nous sommes une terre qui aime le sport. Nous sommes la ville qui sait accueillir et innover, et nous devons le démontrer de nouveau au monde entier. Evidemment, un accueil de qualité constitue un challenge important et ce n?est pas sans poser un certain nombre de questions. L?évaluation du coût net pour la Ville est de 4,95 millions d'euros. C'est à la fois une somme certaine, mais sur un événement d'une telle ampleur et les retombées qu'il suscite, je pense aux commerçants, à l'hôtellerie, aux activités nocturnes, aux musées, aux transporteurs, à la visibilité et à l'attractivité de Paris, cela est plus relatif. Autre question : comment faire en sorte que l'événement s'intègre au cadre patrimonial et environnemental de Paris et ne soit pas un grand supermarché à ciel ouvert pendant un mois ? Comment prévenir les conduites à risque ? L'encadrement de la "Fan zone" sera-t-il opérationnel ? Sur ce point, de solides garde-fous ont été posés et l?U.E.F.A. est parfaitement consciente des exigences de la Ville de Paris. Comment, enfin, assurer au mieux la sécurité de tous, tout en préservant un cadre festif et bienveillant ? En termes d'accueil, les acteurs du tourisme sont-ils prêts ? La capacité hôtelière est-elle suffisante, tout comme la formation à la pratique de l'anglais et la connaissance de la Ville pour accueillir cette vague de supporters qui va déferler pendant un mois ? Sur toutes ces questions, je sais à la fois mon collègue Jean-François MARTINS et la Préfecture de police notamment, totalement mobilisés pour apporter des réponses efficaces aux inquiétudes, légitimes d'ailleurs. A l'approche d'événements d'une telle ampleur, nous avons - nous élus - la responsabilité de rassurer et de créer une dynamique positive. C'est d'ailleurs le sens de la démarche voulue par la Ville qui incite fortement les arrondissements à organiser des animations. C?est aussi au niveau très local que se jouera la réussite de l'événement. Ce projet de délibération pose aussi une question pour les futurs grands événements internationaux. Quid de l'animation de Paris lors d'événements sportifs majeurs qui n'ont pas lieu dans notre ville ? Nous devons réfléchir à comment accompagner l'ensemble des grands événements populaires, même ceux qui ont lieu à l'autre bout du monde. Disons les choses : l'animation autour de la Coupe du monde de football 2014 à Paris n'a pas été satisfaisante. Il faut réfléchir par exemple pour les Jeux olympiques de 2016 ou la Coupe du monde de 2018, à proposer des animations qui dépassent la seule installation d'un écran géant. Je soumets cette réflexion à notre Assemblée. Pour conclure, mes chers collègues, je pense que nous pouvons être enthousiastes par rapport à l'Euro 2016. Nous sommes le pays hôte et nous allons assumer cette belle responsabilité. Soyons positifs et rendons-nous compte de la chance que constitue l'accueil de l'Euro 2016. D'abord, parce que dans la grande tradition des compétitions de football, quand nous accueillons un événement - je pense à 1984, à 1998 - nous l'emportons. Enfin, parce que ce mois de compétition va inévitablement dynamiser la ville et constituera une vitrine magnifique sur notre capacité à nous renouveler dans l'accueil et l'innovation. Mettons-nous donc en mouvement pour faire de ce mois de juin 2016 un mois de convivialité et de fête qui marque les esprits. Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. La parole est maintenant à Danielle SIMONNET pour cinq minutes maximum.

Mme Danielle SIMONNET. - Merci. Je commencerai par féliciter Anne HIDALGO. Je sais que vous n?êtes pas habitués. Je la félicite pour son refus, malgré la pression mise en place par le Président François HOLLANDE, d'organiser des Jeux olympiques à Paris. Elle n'a pas dit cela ? Attendez, pour une fois que je la félicite. J'ai eu le sentiment qu'elle émettait plus que des petites réserves et, qu'en aucun cas, elle n?acceptait qu'on lui force la main comme cela, sans condition. C'est un engagement positif qu'elle avait d?ailleurs pris en mai dernier. Le Président a clairement outrepassé ses prérogatives en prétendant imposer que ces jeux aient lieu. Moi, je l'encourage à tenir bon, à ne rien lâcher, elle aura mon soutien dans ce refus. Saisissez-vous de ce soutien, enfin ! Oui, je pense qu?il est important que, dans le contexte actuel, dans la façon dont ils sont organisés, que ces Jeux olympiques n?aient pas lieu. Je le rappelle, les grands événements sportifs, tels que les Jeux olympiques dans leur forme actuelle, ruinent les peuples tout en enrichissant les multinationales. En Grèce, les J.O. de 2004 ont augmenté la dette publique de 20 milliards? S?il vous plaît, je ne m?entends pas ! ? et ne sont pas étrangers à la crise économique que traverse le pays. En Russie, les J.O. 2014 auront coûté 37 milliards d?euros. Au Brésil, des millions de manifestants se sont opposés à l?organisation de la Coupe du monde 2014, financée en partie par des coupes budgétaires. De plus, le projet de candidature de Paris pour 2024 ne rencontre pas de dynamique populaire politique et citoyenne. Il est hors de question dans ce contexte de prétendre l?imposer. Bref, les événements sportifs comme ceux-là, dans leurs conditions actuelles d?organisation, sont des ruines pour les peuples, et je vous invite donc, mes chers collègues, à soutenir Mme la Maire pour qu?elle tienne bon dans son refus de cette candidature. Pour ce qui est de l?Euro 2016, le Gouvernement a décidé d?exonérer de tout impôt, à l?exception de la T.V.A., les sociétés organisatrices de cet événement, notamment l?U.E.F.A., en cédant ainsi à leurs exigences. Cela va représenter un manque à gagner de 900 millions d?euros d?impôts non perçus. Cette forme de niche fiscale créée pour les recettes du foot business est totalement inacceptable. Certes, cette décision n?est pas une surprise puisqu?elle était déjà évoquée dans le dossier de candidature de Paris à l?organisation de l?Euro, mais elle entérine de fait une logique de "dumping" fiscal dans laquelle la condition pour un pays pour accueillir un grand événement sportif est d?accepter deux gros cadeaux fiscaux au profit des sociétés organisatrices de ces événements. Aussi la domination du foot business dans de gros événements comme celui-ci passe par le matraquage publicitaire incessant dans les stades, par le recours à des partenariats multiples pour leur organisation. La Ville devrait s?engager de manière volontariste pour s?y opposer. Le sport doit être un moment d?émancipation et non une occasion de matraquer les spectateurs avec des sollicitations publicitaires consuméristes intempestives. Nous devons aussi veiller à faire de l?Euro 2016 une occasion d?améliorer le réseau parisien des équipements sportifs de proximité. D?autres collègues avant moi en ont parlé. Contrairement aux grandes métropoles mondiales, on trouve à Paris trop peu d?espaces avec des installations sportives d?entretien en libre-service. Un réel effort est à mener sur ce front. A Rome et à Rio de Janeiro notamment, ces espaces au sein des parcs municipaux sont des espaces de rencontre. L?idée n?est pas la compétition mais l?entretien dans une perspective sport santé offerte à toutes et à tous, ce qui n?est pas permis par les prix prohibitifs pratiqués dans les salles de sports privées. Ces activités sportives doivent être à la portée de toutes et tous. Elles relèvent réellement du service public et de l?intérêt général. Là, je voudrais faire une parenthèse. Je ne sais pas si vous vous souvenez quand on avait eu un débat où je portais la question de la municipalisation de la piscine Joséphine Baker, il me semble que c?était M. Julien BARGETON qui m?avait interpellée en disant : le fitness n?est pas une mission de service public. Eh bien, je récuse cela, je pense qu?il y a une mission de service public de rendre accessible de nombreuses activités sportives, y compris dans une démarche justement de prévention santé et de santé par le sport. Je reprends le fil puisque j?ai réveillé M. Julien BARGETON, c?est donc à la Ville d?assurer la mise en place d?équipements appropriés pour un sport de la solidarité, du bien vivre ensemble, pour la santé, un sport aussi pour la fête, pour la mixité sociale et intergénérationnelle, autant de principes qui ne sont pas pris en compte par l?Euro 2016. Enfin l?Euro 2016 pourrait être pour nous l?occasion de mettre en place une véritable politique d?accompagnement au supporterisme par l?éducation populaire, en partenariat avec les associations sportives parisiennes. Ainsi il est prévu de mettre à disposition sur le Champ de Mars une vaste zone dédiée au supportérisme, à la retransmission de matchs et à différentes activités et divertissements?

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Je vais vous demander de conclure, Madame SIMONNET.

Mme Danielle SIMONNET. - Mais la disposition de l?espace ne suffit pas, il faut une démarche bien plus profonde par une démarche d?éducation populaire, afin qu?il y ait un véritable partage autour de valeurs solidaires émancipatrices. Cela nécessite une impulsion et un soutien. Ces expériences, je terminerai par là, seront par ailleurs fort utiles dans la suite, notamment dans la lutte contre l?homophobie et le racisme dans le sport. Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. La parole est à Ann-Katrin JÉGO pour 5 minutes maximum.

Mme Ann-Katrin JÉGO. - Merci, Madame la Maire. Le projet de délibération que vous nous proposez, visant à déterminer les modalités d?accueil de l?Euro 2016, nous semble bien approximatif pour un événement qui se déroulera dans dix-huit mois. Dix-huit mois, c?est demain. Je n?oublie pas de me réjouir que l?ancien Gouvernement ait obtenu la désignation de la France comme pays d?accueil du Championnat d?Europe de football, tant il est vrai que des événements de cette ampleur médiatique favorisent le rayonnement de notre pays, en l?occurrence de Paris qui devrait à mon sens profiter davantage de cette occasion pour promouvoir son image et son attractivité touristique qu?elle ne semble vouloir le faire à travers ce projet de délibération. Si j?ai bien entendu, comme ma collègue Danielle SIMONNET, le Président de la République dans sa récente intervention télévisée, la Ville de Paris va être à sa demande candidate tant à l?organisation des Jeux olympiques en 2024 que de l?Exposition universelle en 2025. Je n?épiloguerai pas sur cette tutelle surprenante du Chef de l?État sur notre Assemblée, laissant le soin à la Maire de Paris d?expliquer que personne ne décide à sa place, pour ensuite, n?en doutons pas, faire ce que le Président de la République a décidé. Je me félicite que la proposition émanant du député-maire de Neuilly ait été retenue par l?ensemble de l?Exécutif, mais je m?interroge sur la capacité financière et organisationnelle de la Mairie de Paris à accueillir ces deux grands événements mondiaux deux années consécutives. Ces interrogations sont renforcées à la lecture de ce projet de délibération sur l?Euro 2016. En effet, personne ne doit douter que notre capacité à accueillir des événements internationaux sera évaluée par ce qui se passera à Paris entre le 10 juin et le 10 juillet 2016. Aussi je m?étonne de la légèreté de ce projet de délibération, renforcée par un manque de concertation avec les arrondissements les plus concernés, lesquels n?ont toujours pas connaissance des budgets qui leur seront alloués. C?est d?ailleurs cette absence de dialogue et de visibilité qui a amené le Conseil municipal du 16e arrondissement à s?abstenir. Pardon ? Je peux continuer ?

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Chers amis, le débat est long, continuons et essayons de ne pas perdre de temps. Allez-y, Madame JÉGO, vous êtes la seule à avoir la parole.

Mme Ann-Katrin JÉGO. - Merci. Quand on se souvient des dégâts considérables constatés au Trocadéro à l?occasion d?une simple remise de coupe au P.S.G., on ne peut qu?attirer votre attention sur le devoir d?anticipation qui est le nôtre face aux débordements possibles de l?Euro 2016. Mais anticipation ne doit pas devoir dire frilosité. Et je me désole de constater que vous semblez vouloir cantonner les visiteurs et les touristes qui viendront assister à cet événement à une bien petite "fan zone" sur le seul Champ de Mars, limitant ainsi à 120.000 personnes la capacité d?accueil des supporters et des touristes, alors que Paris espère accueillir, pour ce qui concerne les seuls visiteurs étrangers, 3 millions de touristes. L?Euro 2016 doit être l?occasion d?une grande campagne de communication de la Ville de Paris à l?échelon de toute l?Europe, afin que les retombées touristiques se prolongent au-delà de la période du Championnat, mais aussi et surtout une démonstration exemplaire de la capacité de Paris d?organiser et d?accueillir en toute sécurité ce type d?événement. Même si je voterai ce projet de délibération pour confirmer notre engagement derrière l?Euro 2016, il me semble urgent que vous repreniez le travail en association avec les élus des arrondissements concernés pour densifier, affiner et sécuriser votre projet. Dix-huit mois, c?est très court et, avant d?envisager 2024 et 2025, il serait bien de réussir 2016. Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Madame JÉGO. M. HAAB pour 5 minutes maximum.

M. François HAAB. - Merci, Madame la Maire. L?Euro 2016 doit être la grande fête du football, tout le monde est d?accord sur ce point, mais cela doit être aussi la grande fête du football pour tous. Je voudrais ici rappeler un sujet qui m?est cher, qui est la pratique sportive des personnes en situation de handicap. Il me semble que ce grand événement, quasiment planétaire que va être l?organisation de l?Euro 2016 de football doit être l?occasion de faire connaître, de faire la promotion de toutes les pratiques sportives, et notamment du football, pour les personnes en situation de handicap. Sur ce sujet, on assiste à un travail absolument remarquable, fait par la Fondation du football, fondation initiée par Philipe Seguin, avec d?ailleurs des trophées pour encourager la pratique du football des personnes en situation de déficit mental, encourager la pratique du football ou du cécifoot pour les personnes malvoyantes. Cette Fondation du football est actuellement dirigée par Philippe BRAOUEZEC. On voit bien qu?il y aurait également dans un projet tel que celui-ci une dimension métropolitaine. Je vous demande vraiment qu?à cette occasion, nous considérions comme un enjeu prioritaire de faire la promotion du football pour les personnes en situation de handicap. Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci pour votre intervention et pour sa concision. La parole est maintenant à Fanny GAILLANNE pour 5 minutes maximum. Je vous suggère d?intervertir votre place avec M. TINTI pour que nous puissions vous entendre. Merci beaucoup. La parole est à vous, Madame GAILLANNE.

Mme Fanny GAILLANNE. - Madame la Maire, mes chers collègues, mon intervention sur ce projet de délibération présentera en même temps nos v?ux n° 39 et n° 40 : le premier relatif à la favorisation de la prévention des conduites à risques et le second relatif au développement d'une campagne contre la prostitution. Comme l'ensemble de mes collègues, je me réjouis que la France soit le pays organisateur de l'Euro 2016. Je suis persuadée que les supporters, dans leur immense majorité, auront plaisir à découvrir notre pays et notre ville et je me félicite que Jean-François MARTINS ait, dès le début de nos échanges, accepté les propositions que nous lui avons faites, tant en matière d'animation autour de l'Euro que sur les questions de prévention, dont je vais tenter de vous dire l'intérêt. Les grands rassemblements que sont les grandes manifestations sportives sont porteurs de joie collective et de comportements civils, mais nous ne pouvons ignorer qu'ils sont aussi parfois propices à des débordements qu?il nous faut maîtriser. Un vieil adage dit qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Il y a, tout d'abord, le phénomène du hooliganisme, qui est connu et en grande partie contrôlé par la coopération policière européenne. Mais il y a surtout des phénomènes d'alcoolisation massive, qui peuvent et doivent être prévenus par une action publique et associative qui informe et prévient les abus d'alcool ou de produits psychotropes. Nous pensons qu'une présence dans la "fan-zone" d'associations ou de la Mission métropolitaine de prévention des conduites à risque serait une bonne chose. Il ne s'agit pas de contrecarrer les plaisirs liés à l'engouement pour les matchs mais bien de freiner les abus et les excès. Notre démarche concernant la prostitution est la même : depuis la Coupe du monde en Allemagne et l'Euro qui s?est déroulé en Pologne et en Ukraine, bien que la situation des prostitués soit fort différente dans ces trois pays, nous avons assisté à un accroissement du phénomène prostitutionnel lié à ces grands rassemblements. Des "négriers" - faut-il les appeler autrement ? - organisaient des voyages pour que le nombre de prostitués augmente durant ces rassemblements. Il y a fort à penser que l?appât du gain encourage ces maffias à pratiquer de même sur le territoire national, à l'occasion de l'Euro 2016. Depuis 2006, des associations féministes, des personnalités se sont émues de cette situation et se sont retrouvées dans l'appel "Acheter du sexe n'est pas un sport - non à l'organisation de la prostitution durant la Coupe du monde de football". Cette initiative de la coalition contre la traite des femmes se répète ainsi lors de chaque grande manifestation sportive. Nous devons ici, à Paris, prendre les devants et faire que notre Euro soit, de ce point de vue, irréprochable. Je sais que, dans cette Assemblée, nous n'avons pas forcément, loin s'en faut, le même positionnement sur la question de la prostitution. Il ne s'agit pas de faire le débat parlementaire en lieu et place des représentantes et représentants de la Nation mais bien de tout faire pour que la traite des femmes et le tourisme sexuel n'aient pas leur place ici pendant cette compétition, comme je l'ai dit, propice à l?organisation de ce marché inhumain. Je crois que ce n'est pas la prostituée ou le prostitué qu'il faut incriminer mais bien le client. Nous avons un rôle particulier à jouer dans la prévention de ce phénomène et nous devons tout faire pour que notre Ville protège les femmes et les hommes de cette traite qui, si nous n'agissons pas dès maintenant, pourrait être une tâche sur l?organisation de la compétition. J'appelle donc l'ensemble de mes collègues, quel que soit leur point de vue sur la prostitution en général, à nous rejoindre dans ce combat qui est tout à l'honneur de notre Conseil et de la Ville. Merci.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Madame GAILLANNE. La parole est à M. Pierre AURIACOMBE, pour cinq minutes maximum.

M. Pierre AURIACOMBE. - Merci, Madame la Maire. Oui, bien évidemment, nous sommes, comme pratiquement tout le monde sur ces bancs, favorables à l'organisation de l'Euro 2016. Nous sommes favorables à tout ce qui peut favoriser l'image internationale de Paris et valoriser le tourisme à Paris. Nous serons éventuellement favorables demain, pourquoi pas, aux JO ou à l'exposition universelle. Cependant, ce projet de délibération nous pose quelques problèmes, et notamment dans les arrondissements concernés, dans le 7e arrondissement et dans le 16e arrondissement, où nous avons fait le choix de nous abstenir. Alors, ce n'est pas une abstention négative, ce n'est pas une abstention contre le projet de l'Euro 2016, mais c'est une abstention positive qui n'engage en rien notre vote de tout à l'heure. Si vous nous répondez favorablement, Monsieur MARTINS, sur les v?ux que je vais vous présenter maintenant, les v?ux n° 41 et n° 42, qui posent les problèmes de l'organisation, dans nos arrondissements, de l'Euro 2016, nous voterons ce projet de délibération. Je vais commencer par le v?u de Mme DATI, le v?u n° 41, mais je crois qu'il y aura des explications de vote tout à l'heure en complément. Il est prévu, dans le 7e arrondissement, la grande zone pour l'accueil de la "fan zone". Alors, on voit bien que cela pose problème. Cela a été soulevé plusieurs fois. Le hooliganisme est un phénomène récurrent. Cela pose beaucoup de problèmes. Mettre 120.000 personnes à un endroit nécessite un personnel très important, des moyens budgétaires très importants. On peut imaginer que si cette zone avait lieu, le Champ-de-Mars serait rendu dans un état très difficile, enfin très dégradé donc là encore, cela pose des problèmes. Il ne s'agit pas d'une opposition de principe mais peut-être de réfléchir à la multiplication de "fan zone" sur d'autres lieux. On a beaucoup parlé aujourd'hui de démocratie locale et participative. Je vous invite à aller voir les conseils consultatifs de quartier du 7e et leur demander leur avis : ils sont très largement en opposition. Sur le v?u du 16e arrondissement, maintenant, nous nous sommes abstenus. Là encore, je le répète : c?est une abstention positive ; nous souhaitons avancer avec vous dans l'organisation. Cela nous pose quelques difficultés. Nous aurons, et nous nous en réjouissons, cinq matchs dans l'enceinte du Parc des Princes, un Parc des Princes neuf et rénové. On s'en réjouit mais cela pose en effet des problèmes. Des zones vont être réservées pour permettre aux joueurs et aux accompagnateurs d'être présents. Cela va se faire dans le stade Géo-André notamment, dans le gymnase Jean-Bouin. Ils sont actuellement occupés par des associations amateurs. Où va-t-on les mettre ? Vous êtes bien conscients que l'on ne peut pas demander à ces personnes-là d'aller à 20 kilomètres. Nous avons tous ici, et je crois que c'était général, défendu le sport amateur, le sport de proximité : il faut le prouver même à cette occasion. Cela posera des problèmes également, car sur cette même période, nous aurons Roland-Garros. Nous sommes sur la même zone. Nous aurons également le problème du baccalauréat. Nous serons au mois de juin lors des épreuves sportives du baccalauréat. Autant de problèmes qui vont se poser - vous en êtes convaincus, nous en sommes convaincus -, et nous demandons de travailler ensemble à résoudre ces problèmes, qu'une commission ad hoc soit mise en place qui puisse prendre en compte les différents éléments que je viens de dire, que la Mairie de Paris mette en place un plan d'action sur la propreté sur les différents sites que j?évoquais, tant dans le 16e que dans le 7e, organiser des solutions pour les sportifs de proximité, notamment pour ceux du Stade Français ou de Jean-Bouin, dont on parlait à l'instant, et que la Maire de Paris et le recteur mettent en place un plan permettant le bon déroulement des opérations du baccalauréat pour les lycées concernés : Claude Bernard et Jean de La Fontaine. Je vous remercie. J'espère qu'on pourra trouver un chemin de consensus sur ces deux v?ux, au moins partiellement, pour pouvoir voter ce projet de délibération. Merci.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. Et notre dernier intervenant, inscrit pour trois minutes, est Nicolas BONNET.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Non.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Ce n?est pas grave : je ne pousse honnêtement pas à la consommation : nous n?avons que deux heures de retard ! Je vais donc proposer à Jean-François MARTINS, puis à M. le Représentant du Préfet de police, d?apporter l?ensemble des éléments de réponse. J?ai été saisie d'une demande d'explication de vote. Monsieur MARTINS ?

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - Merci, Madame la Maire, merci à tous.

Je tiens évidemment à remercier l'esprit constructif de proposition, de pertinence, parfois d'impertinence positive que l'ensemble des orateurs ont exprimé à ce Conseil. Je crois que tous, peut-être à l?exception de Mme JÉGO, avaient lu avec beaucoup d'attention le projet de délibération et son contenu et avaient réussi à en tirer la substantifique moelle, c'est-à-dire que l'Euro 2016 est une chance pour Paris, une chance de faire rayonner notre ville, de faire la promotion de la pratique sportive pour toutes et pour tous, mais aussi une occasion d?affirmer que Paris est une ville d'accueil de grands événements sportifs.

Je vous rappelle ici que l'Euro 2016 n'est que le premier d?une série de grands événements internationaux que nous recevrons : l'Euro 2016, en juin - on en a beaucoup parlé et je vais encore apporter un certain nombre de précisions -, le mondial de hockey en 2017, le mondial de hand-ball en 2017, la Ryder Cup en 2018, les Gay Games en 2018. Je rappelle que nous portons une candidature pour le championnat du monde de foot féminin en 2019. L'ambition de Paris sur le sport international est intacte et est même extrêmement énergique. Vous avez marqué les uns et les autres évidemment l'enthousiasme, l'envie de partager avec les Parisiens la fête d'un sport qui est un sport populaire, qui est un sport que les Parisiens aiment, mais vous avez aussi exprimé des nuances et des craintes auxquelles je souhaitais répondre. Je veux vous dire que je partage l'idéal formalisé par M. TINTI que cet Euro soit une grande fête populaire qui favorise l'idée de la paix entre les peuples, de l'idée européenne, de la compréhension mutuelle des cultures, au-delà même du simple événement sportif. Donc Paris et Saint-Denis, et c'est un des gestes majeurs de ce projet de délibération, le programme d'accompagnement, l'Euro à Paris se conçoit de manière métropolitaine : ce sont bien Paris et Saint-Denis qui reçoivent ces 12 matchs, ces trois millions de téléspectateurs et ces 15.000 journalistes, notamment à l?"International broadcast center". Pour entrer sur vos considérations, le programme d'accompagnement, vous l'avez souligné, notamment M. DUCLOUX, avec beaucoup de précision et de talent : impliquer les Parisiens, mobiliser le tissu associatif et économique, valoriser la destination Paris comme lieu touristique et accélérer nos politiques publiques, notamment à destination des quartiers populaires. Nous avons souhaité avec la Maire nous saisir de ce levier pour à la fois, je l?ai dit, faire la promotion de l'idée européenne, car ce n?est pas qu?une compétition sportive, mais aussi faire la promotion de Paris. Je le rappelle rapidement : favoriser la pratique sportive auprès de tous les publics, dans les quartiers, avec une priorité au football féminin, un tournoi de filles, un tournoi des arrondissements, un tournoi des salariés parisiens, et je retiens la proposition constructive de M. HAAB - preuve qu'il y a dans ce groupe des propositions constructives - d'intégrer peut-être mieux qu'elle ne l'est aujourd'hui dans le projet de délibération la question du cécifoot et la question du handisport qui n'est pas assez clairement marquée dans ce projet de délibération et qui, dans les projets finaux, devra être une dimension importante. Nous démontrerons que Paris est la première destination touristique mondiale avec notamment une signalétique urbaine innovante pour guider les touristes dans Paris, mais aussi un accueil de volontaires communs avec la R.A.T.P., avec la S.N.C.F., avec aéroports de Paris et Saint-Denis pour que tous les touristes et supporters qui traverseront Paris soient guidés par une équipe unique avec un message unique, dans un souci de convergence et de cohérence. Sur la "fan zone", j?ai entendu qu?elle suscitait l?enthousiasme, mais aussi quelques inquiétudes. On l?a vu cet été, M. Buon Huong TAN en a parlé, que l?enthousiasme des Parisiens pour les retransmissions de foot était important. Et M. Buon Huong TAN l?a rappelé : il est même tellement important qu?on a presque été débordés en juin dernier. Alors, nous avons vu grand, nous avons vu grand comme Paris a l?habitude et la vocation de le faire sur les événements internationaux. Et donc, cet espace, vous l?avez dit, aura vocation à accueillir 120 à 150.000 personnes pour la retransmission des 51 matchs de la compétition. Le Champ-de-Mars est, à la fois par sa capacité, tout simplement topographique, mais aussi par son lieu prestigieux, l?endroit qui nous paraît le plus adapté pour montrer au monde Paris qui fait la fête et le Paris populaire qui aime le football. La Ville n?ayant jamais géré en régie ce type de dispositif, nous avons fait le choix d?un délégataire, à qui nous mettons des conditions extrêmement ambitieuses et extrêmement contraignantes, et notamment - M. BELLIARD et les élus de son groupe l?ont souligné - l?écoconception de cette "fan zone", qui devra répondre à la norme ISO 20 121 pour les grands événements, de sorte que nous ayons, dans la logique d?économie circulaire, défendue par mes collègues adjointes Antoinette GUHL et Célia BLAUEL, l?idée que dès la conception de ce genre d?outils, leur valorisation, la question de l?énergie et la question de leur devenir soient prises en compte. Mais la "fan zone", c?est aussi un outil de sécurité, Monsieur AURIACOMBE, et l?installation d?une "fan zone" dans un endroit unique, c?est aussi? et je laisserai la Préfecture de police éventuellement répondre sur un certain nombre de questions, qui a fait l?objet d?une note du Ministère de l?Intérieur à l?ensemble des Préfets sur la gestion de ces "fan zones", Préfecture de police avec laquelle nous avons un groupe de travail, notamment sur les conditions de cette "fan zone". Mais la certitude qui est la nôtre, et qui est celle des grands événements sportifs, c?est qu?une zone unique dans Paris évite d?avoir des foyers, éventuellement, de troubles, de problèmes dans tout Paris, dans du diffus, que nous ne saurions maîtriser. Une seule "fan zone", c?est une concentration des moyens des forces de l?ordre, une capacité à anticiper et à intervenir, et c?est pourquoi, malheureusement, je vais devoir émettre un avis défavorable sur le v?u du 7e. Mais pour autant, je suis évidemment très soucieux de la sécurité de cet arrondissement. Si vous me le permettez, Madame BROSSEL, je vais du coup répondre très rapidement sur le v?u relatif à la lutte contre les addictions et à la lutte contre la prostitution. Sur la réduction des conduites à risque, j?émettrai un avis favorable sur le v?u du groupe Communiste, tout comme sur celui sur la prostitution, pour lesquelles à la fois nous activerons les dispositifs de la Ville de Paris, le Conseil parisien de la sécurité. Je ferai un petit amendement à votre v?u, si vous en êtes d?accord, pour que la campagne de communication et d?information soit portée par l?Etat, puisque c?est une problématique, malheureusement, qui ne concernera pas Paris, mais les dix villes autres de l?Euro 2016, sur la partie campagne de communication. Mais nous assumerons, avec les dispositifs que vous connaissez, nos responsabilités. Sur la partie financière, pour répondre notamment au v?u du groupe Ecologiste de Paris, d?abord que - vous l?avez souligné - Paris est l?une des rares villes à ne pas construire un stade neuf pour plusieurs dizaines de millions d?euros. A l?occasion de cet Euro, nous avons fait le choix de la sobriété, y compris?

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Ma clémence est grande, Monsieur MARTINS, mais faites vite, néanmoins.

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - J?essaie de faire au plus vite, mais j?essaie de justifier les avis donnés sur les v?ux avant de passer au vote. Et donc, je veux leur dire que les 70 millions de rénovation du Parc des Princes - c?est la seule ville - seront pris en charge exclusivement par le Paris-Saint-Germain et par, en l?occurrence, la société d?exploitation, ce qui est une bonne nouvelle. Et donc, j?émettrai un avis défavorable sur le v?u de faire de cet événement un événement nul pour la Ville de Paris, mais je veux souligner auprès d?eux l?arbitrage obtenu auprès de Michel PLATINI, notamment par la Maire de Paris, qui nous ramènera 2 millions d?euros pour le sport de proximité, et en même temps que nous aurons - et c?est la proposition du v?u de l?Exécutif - des négociations tenues et exigeantes avec l?Etat et avec l?U.E.F.A., pour que la Ville de Paris ne paye que ce qui est strictement de son ressort et ses politiques publiques. Excusez-moi, Madame la Maire.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Monsieur MARTINS. Et le v?u du 16e : favorable, défavorable ?

M. Jean-François MARTINS, adjoint. - C?est un avis favorable.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Favorable, très bien. Monsieur le Représentant du Préfet de police, je vous donne la parole.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Merci, Madame la Maire. Mesdames et Messieurs, la Préfecture de police, en lien avec la Ville de Paris, le Ministère de l?Intérieur, le délégué interministériel aux grands événements sportifs, prépare l?Euro 2016, qui se tiendra en France en juin et en juillet 2016, notamment au regard des enjeux de sécurité. Comme l?a rappelé, M. MARTINS, il y a bien un groupe de travail commun à la Préfecture de police et à la Ville, qui étudie le sujet notamment dans le cadre des instructions gouvernementales. S?agissant des différents points qui ont été soulevés, d?abord sur la lutte contre le proxénétisme, la lutte contre les réseaux mafieux sera bien une priorité. D?ores et déjà, les services de police, notamment ceux de la brigade de répression du proxénétisme sont vigilants sur ce sujet, même s?il est encore un peu tôt pour identifier les risques et les cibles. Notamment, les services de police seront vigilants sur les établissements de nuit, ainsi que les salons de massage. S?agissant de la "fan zone", la Ville de Paris a annoncé le choix du Champ-de-Mars pour l?établir. La Préfecture de police travaille avec la Ville pour en préciser les modalités, notamment au regard de la sécurité, comme cela a été annoncé. Enfin, s?agissant des actions de prévention en matière de conduites à risque, la Préfecture de police accordera une attention toute particulière à ce sujet, notamment au regard des phénomènes d?alcoolisation massive. Je vous remercie.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Monsieur CORDIER, pour votre réponse. Alors, j?ai été saisie d?une demande d?explication de vote : une minute, Monsieur POZZO di BORGO.

M. Yves POZZO di BORGO. - Oui, parce qu?à l?origine, j?étais signataire du v?u du 7e, mais je crois qu?il y a un problème de secrétariat, donc le groupe UDI signe aussi ce v?u. Je veux juste dire à M. MARTINS, en ce qui concerne le 7e, que j?aimerais bien, même si vous étiez contre ce v?u? Ce ne serait peut-être pas mal que vous voyiez les conseils de quartiers sur ce sujet. Je crois que c?est une bonne chose. Il reste à voir ça avec la Maire. Deuxièmement, je m?adresse surtout à M. le Préfet de police : imaginez? Enfin, je sais bien que la Préfecture de police, notamment à cause de ce qui s?est passé au Trocadéro avec le P.S.G., a des craintes, et je sais qu?elle a une maîtrise de l?action publique et de l?action des services de police beaucoup plus importante que nous. Ils ont une connaissance que nous n?avons pas, mais enfin, Monsieur le Préfet, essayez d?imaginer, pendant un mois et demi, pratiquement - je crois que ça va durer à peu près un mois et demi -, vous allez avoir pratiquement sur le même lieu, tout le fan club de l'Euro... C?est-à-dire, pratiquement deux concerts de Johnny HALLYDAY par jour, si je comprends bien, sur un mois et demi... Alors, je comprends votre crainte : vous voulez enfermer les gangs dans une gangue. Je comprends tout cela, mais moi, je me demande si ce n?est pas une erreur de stratégie. Je comprends que c?est beaucoup plus simple pour vous d?enfermer, mais est-ce que on n?a pas intérêt au contraire à laisser vivre l?ensemble des fans sur la ville...

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Monsieur POZZO di BORGO, je vous invite à conclure.

M. Yves POZZO di BORGO. - Oui, je sais bien, Madame, merci pour ça, mais c?est un problème important, parce que nous allons l?avoir sur le dos. Et j?attire l?attention de M. le Préfet sur ce point, et en m?arrêtant, puisque je n?ai plus le droit de parler.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Plus le droit, plus le droit : ne dites pas ça ! Merci à tous pour ces nombreuses interventions. Nous allons passer aux opérations de vote. Nous avons donc un certain nombre de v?ux. Nous allons mettre aux voix le v?u n° 35 du groupe Ecologiste de Paris, avec un avis favorable de M. MARTINS, sous couvert des petits amendements que vous avez évoqués. Ces amendements sont-ils acceptés ? Je n?ai plus de président du groupe "Vert". Vous êtes nombreux. Oui, c?est bon ? D'accord. Donc je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 35 ainsi amendé. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u amendé est adopté, merci. (2014, V. 267). En réponse au v?u n° 36 du groupe Ecologiste de Paris, l?Exécutif a déposé le v?u n° 36 bis. Est-ce que le v?u n° 36 est maintenu ? Non. Je mets donc aux voix, à main levée, le v?u n° 36 bis. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est adopté. Je vous en remercie. (2004, V. 268). Je mets aux voix, à main levée, avec un avis favorable le v?u n° 37 du groupe Ecologiste de Paris. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est adopté. Je vous remercie. (2014, V. 269). Nous allons mettre aux voix le v?u n° 38 du groupe PCF - Front de Gauche, qui avait un avis favorable de l?Exécutif, sous réserve d?amendements présentés à l?oral en séance. C?est bon pour vous ? Donc je mets aux voix, à main levée, le v?u ainsi amendé. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u amendé est adopté. (2014, V. 270). Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 39 du groupe PCF - Front de Gauche avec un avis favorable de l?Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est adopté, merci. (2014, V. 271). Nous allons mettre aux voix le v?u n° 40 du groupe PCF - Front de Gauche, de la même façon : avis favorable si amendement tel que présenté en séance. Cela vous convient, Monsieur BONNET ? Le v?u est donc amendé. Je mets aux voix, à main levée, le v?u ainsi amendé. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u amendé est adopté. Je vous remercie. (2014, V. 272). Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 41 du groupe UMP avec un avis défavorable de l?Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est rejeté. Merci. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 42 des groupes UMP et UDI-MODEM, avec un avis favorable de l?Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est adopté. Je vous remercie. (2014, V. 273). Et je mets à présent aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 321. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Merci, chers collègues. Ce projet de délibération est adopté. (2014, DJS 321). Nous n?avons pas vraiment rattrapé notre retard, mais nous pouvons poursuivre notre séance après ce sujet important.