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Novembre 2014
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe UDI-MODEM relatif à l'intégration des fondations privées dans les dispositifs de coopération culturelle.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2014


 

M. Patrick KLUGMAN, adjoint, président. - Nous allons maintenant examiner le v?u référencé n° 89 déposé par le groupe UDI-MODEM, relatif à l'intégration des fondations privées dans les dispositifs de coopération culturelle. La parole est à Mme Fadila MÉHAL pour deux minutes.

Mme Fadila MÉHAL. - Merci, Monsieur le Maire. Chers collègues, je reviens pour parler de la possibilité d'intégrer les fondations privées dans les dispositifs de coopération culturelle qu'a mis en place la Municipalité de Paris. La Charte de coopération culturelle, pour ceux qui ne le savent pas, a été signée en 2013-2015 et elle poursuit dans le champ culturel les mêmes finalités que le Contrat urbain de cohésion sociale. C?est les contrats de ville qui ont un cadre contractuel de la politique de la ville pour la période 2007-2017. C'est finalement le volet culturel, qui s'appelle cette charte, qui permet l'accès à la culture de tous sous l'encouragement des pratiques artistiques amateurs, la connaissance de la ville et la valorisation des cultures issues de l'immigration. Donc il serait intéressant, considérant que les missions de la charte permettent de favoriser l'offre culturelle aux habitants des quartiers populaires et des publics prioritaires? Vous savez combien nous sommes attentifs à la démocratisation culturelle et souhaitons que ces quartiers ne soient pas éloignés d'une pratique culturelle. Nous souhaitons que la Ville de Paris, avec la création et l'ouverture de la Fondation Louis Vuitton - je le rappelle le 26 octobre 2014, j'en ai parlé dans un précédent v?u - se prononce en faveur de l'ouverture de discussions visant la mise en place de partenariats aussi avec les acteurs culturels privés, tels que la Fondation Louis Vuitton, en vue de les inclure dans la prochaine charte de coopération culturelle, parce que cette charte, en effet, permet à des partenaires - je pense à la Mission cinéma, à l'établissement public Paris Musées, à l'ensemble des acteurs impliqués dans la démarche culturelle - de permettre cette médiation culturelle. Je vous remercie.

M. Patrick KLUGMAN, adjoint, président. - Je vous remercie. Pour vous répondre, la parole est à Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. Une première Charte de coopération culturelle a été signée en 2009, une seconde signée en 2013 pour une durée de deux ans. Nous signerons la prochaine l'année prochaine. Il s'agit d'une charte qui a pour objectif de mobiliser les institutions culturelles relevant de la DAC et de Paris Musées, avec l'appui de la DDCT et des équipes de développement local de la politique de la ville, afin de favoriser l'accès de tous les Parisiens - y compris ceux qui en sont le plus éloignés - à la culture, soutenir les dynamiques territoriales locales, développer l?éducation artistique et culturelle auprès du jeune public et valoriser les cultures issues de l'immigration. Je pense qu'après l'expérience de la première charte et le début de la seconde charte, nous pouvons en effet élargir le spectre des établissements culturels avec lesquels nous travaillons. Vous ciblez les acteurs culturels privés, dont la Fondation Louis Vuitton, parce qu?on en a beaucoup parlé récemment, mais il peut y avoir à la fois d'autres acteurs culturels privés, mais également d'autres acteurs culturels publics. Je pense notamment à des institutions culturelles d'Etat ou même des fondations financées. C'est un avis favorable, même si je pense qu'il faut avoir une lecture de votre v?u assez extensive, c?est-à-dire que l?on puisse considérer que le mandat que nous donnons à ceux qui travaillent à cette charte soit d'élargir le nombre de partenaires culturels avec lesquels nous travaillons.

M. Patrick KLUGMAN, adjoint, président. - Merci, Monsieur le Maire. Nous avons une demande d'explication de vote du groupe Communiste - Front de Gauche. La parole est à Mme Raphaëlle PRIMET.

Mme Raphaëlle PRIMET. - Une fois n'est pas coutume. Nous soutiendrons un v?u de l'Exécutif, inspiré par nos collègues de l'U.D.I. La Fondation LVMH a enrichi le patrimoine architectural de notre Ville, mais a aussi mis à disposition de l'ensemble des Parisiens ses collections. Nous trouvons, nous aussi, tout à fait normal qu'étant sur le territoire de la Ville, ce superbe équipement se voie fixé un certain nombre d'obligations en matière d'élargissement des publics. Cela vaudra pour les tarifs, mais surtout sur les animations, les sensibilisations, les interventions dans et hors les murs de l?équipe de la Fondation. La charte de coopération culturelle ne vaut pas que pour les établissements et c?est une bonne chose que d?y inclure les musées ou les institutions privées. Que les publics les plus éloignés de l?art contemporain puissent accéder aux expositions de cette fondation nous apparaît tout aussi important que la possibilité de découvrir le patrimoine ancien de notre ville ou les musées municipaux ou nationaux. Comme le projet de la Philharmonie qui comprend un volet éducation et sensibilisation des publics à la musique classique, il est bien et même nécessaire et obligatoire que les enfants et adolescents de notre ville puissent se frotter aux artistes les plus audacieux qui sont exposés à la Fondation LVMH. C?est un joli pied de nez à la volonté de certains de réserver la culture à une élite. Nous, comme en son temps Antoine Vitez, nous sommes unitaires pour tous.

M. Patrick KLUGMAN, adjoint, président. - Merci, Madame PRIMET. Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe UDI-MODEM, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée. (2014, V. 295).