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Novembre 2014
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Conseil Municipal
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2014 DDCT 142 - Subvention (20.000 euros) et convention à l’association "Fédération des centres sociaux pour la préparation et le passage des examens DILF - DELF".

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2014


 

Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DDCT 142 relatif à l'attribution d'une subvention et d'une convention à l'association "Fédération des centres sociaux". Je donne la parole à Mme Fatoumata KONÉ, pour le groupe Ecologiste de Paris.

Mme Fatoumata KONÉ. - Merci. Madame la Maire, mes chers collègues, la connaissance du français est un facteur essentiel d'intégration. En effet, l'enseignement de la langue française aux personnes immigrées permet de favoriser leur intégration professionnelle, sociale et culturelle. Cette subvention de 20.000 euros va permettre à l'association "Fédération des centres sociaux", de poursuivre son travail de formation en direction des centres sociaux de Paris dans le cadre de la préparation des publics aux examens du D.I.L.F., diplôme initial de langue française. Il permettra ainsi d'accompagner les formateurs dans leur travail afin de leur permettre de continuer à transmettre un enseignement de qualité répondant aux besoins des publics concernés. Je souhaite, en effet, rappeler que depuis janvier 2012 le D.I.L.F. est un diplôme exigé par les autorités dans le cadre du contrat d'intégration pour tout étranger souhaitant obtenir un titre de séjour, et le D.E.L.F. - diplôme d'études en langue française - pour les candidats à la nationalité française. J'ajoute que depuis juillet 2006, les exigences en matière de maîtrise de la langue française et d'insertion des étrangers postulant à la nationalité française, ne cessent d'être renforcées, mettant l'accent sur l'apprentissage linguistique et culturel, la connaissance de l'histoire, de la culture et de la société française. C'est la raison pour laquelle nous devons être vigilants sur les formations à la préparation à ces diplômes qui sont devenus incontournables dans le parcours d'accession à la régularisation des immigrés. Je profite également de cette intervention pour évoquer le sujet de la formation du personnel des centres sociaux. En effet, les centres sociaux constituent, pour les acteurs de terrain, comme pour les collectivités, un dispositif essentiel de la politique en matière de vivre ensemble dans les quartiers. La qualification des acteurs est une des conditions essentielles de la réussite de l'activité des centres sociaux. Elle passe notamment par la mise en ?uvre d'un programme de formation qui s'adresse aussi bien aux professionnels qu'aux bénévoles impliqués dans la gestion des centres sociaux, mais également par la nécessité de recrutement de personnels qualifiés ayant la maîtrise et les qualifications requises pour conduire un projet. Or, une grande partie du personnel des centres sociaux est composée de contrats aidés : personnel peu qualifié et surtout précaire. Il semble donc essentiel de soutenir les centres sociaux dans le travail d'accompagnement et de formation des contrats aidés recrutés, afin qu?à terme ces personnes puissent répondre aux besoins de ces centres et permettre leur pérennisation, de soutenir les centres sociaux afin qu?elles puissent recruter du personnel qualifié qui maîtrise et possède les qualifications requises pour répondre à leurs besoins quotidiens, temps nécessaire dans leur fonctionnement. Merci.

Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Pour vous répondre, je donne la parole à Mme Colombe BROSSEL.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - Merci, Madame la Maire. Merci, Fatoumata KONÉ, pour cette intervention sur deux sujets. D'abord, la première sur les questions de linguistique, plus globalement que celles qui sont ciblées par ce projet de délibération. Je profite de votre intervention pour redire à ce Conseil que, comme nous l'avons été sur la question des postes adultes relais et, ma foi, notre mobilisation collective aux uns et aux autres nous permet aujourd'hui de pouvoir avoir des interventions rassurantes, nous serons extrêmement vigilants les uns et les autres sur le fait que l'ensemble des crédits, notamment de l'Etat, alloués aux questions de linguistique et permettant l'apprentissage de la langue française, non pas comme une fin en soi - vous avez eu raison de le rappeler, Madame KONÉ - mais comme le début d'un parcours d?insertion professionnelle, personnelle, familiale dans son quartier, soient maintenus dans l'ensemble des quartiers populaires. C'est une question sur laquelle nous sommes aujourd'hui en alerte, les uns et les autres dans cette Assemblée, mais aussi et surtout l'ensemble des acteurs qui portent des projets de cette nature. C'est une question sur laquelle nous serons évidemment extrêmement vigilants, de sorte que nos quartiers, évidemment, puissent continuer à être des vecteurs d'intégration, notamment par la question de l'apprentissage de la langue française. Deuxième sujet, c'est la question des centres sociaux. D'abord, je me permets de rappeler que l'une des particularités de l'action que nous vous proposons aujourd'hui de subventionner, est qu'elle s'adresse aux salariés et également aux bénévoles des centres sociaux. Je profite de l'occasion qui m'est donnée pour saluer et remercier les bénévoles des centres sociaux, parce qu?un centre social ne fonctionne pas sans bénévoles. Nos centres sociaux à Paris ont cette particularité d'avoir beaucoup de bénévoles. C'est vous dire la richesse de notre territoire parisien d?un point de vue humain, de compétences humaines et d?envie de s?engager. Sans les bénévoles, les centres sociaux ne fonctionneraient pas et donc, saluons-les, et saluons aussi le fait que les actions de formation s?adressent d?une part au personnel, mais également aux bénévoles. Enfin, vous nous interpellez indirectement sur le soutien aux centres sociaux. Je veux redire, mais comme je l?ai déjà dit ici et ailleurs, et d?ailleurs dans un dialogue régulier avec les centres sociaux ou leur fédération parisienne : les centres sociaux sont indispensables dans nos quartiers. Indispensables, par ce qu?ils produisent en termes de lien humain, de lien social, d?accompagnement des familles, de projets partagés, de démocratie citoyenne, au plus près de nos quartiers. Ils sont indispensables, et c?est la raison pour laquelle, si nous avons accru notre soutien aux centres sociaux récemment - et je pense évidemment à la mesure qui avait été prise lors de notre budget supplémentaire concernant la prise en charge des loyers, améliorée par la Ville de Paris -, c?est aussi un travail que nous allons poursuivre avec eux, notamment grâce à l'enquête de l'Inspection générale. Alors, pardon, parce que vraiment, le terme est barbare et ne reflète absolument pas le travail qui est fait : c?est tout sauf une enquête, c?est de l?évaluation de politique publique, et c?est un outil d?accompagnement des élus et des partenaires. Peut-être un jour arriverons-nous à changer ce vocable, mais cette remarque n?engage que moi. Tant qu?à faire, il faut en profiter pour passer des messages. C?est donc un travail que nous allons continuer avec les centres sociaux, avec la fédération, pour construire avec eux un modèle qui permette aux centres sociaux de pouvoir être stabilisés dans leur fonctionnement, de ne pas être soumis à nos propres contraintes administratives, et je crois que de ce point de vue-là, nous avons encore des marges de man?uvre. C?est un travail que nous continuerons, en dialogue avec eux, et c?est donc un travail sur lequel, évidemment, nous reviendrons dans notre Conseil, dans les prochaines échéances. Merci, en tout cas, d?avoir salué le travail effectué par les bénévoles et les salariés des centres sociaux.

Mme Pauline VÉRON, adjointe, présidente. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDCT 142. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le groupe UMP, peut-être, précisera au B.M.O. sa position. Vous votez pour ? Très bien. Merci. Le projet de délibération est donc adopté à l'unanimité. (2014, DDCT 142). Je vous remercie.