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Octobre 2004
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Conseil Général
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12 - 2004, DASES 350 G - Attribution d'une participation de fonctionnement de 40.000 euros à la Fédération des Centres sociaux de Paris sise 21, rue d'Enghien (10e)

Débat/ Conseil général/ Octobre 2004


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen du projet de délibération DASES 350 G relatif à l'attribution d'une participation de fonctionnement de 40.000 euros à la Fédération des Centres sociaux de Paris sise 21, rue d'Enghien (10e).
Madame GÉGOUT, vous avez la parole.
Mme Catherine GÉGOUT. - Madame la Présidente, il s'agit d'une convention passée avec la Fédération des Centres sociaux de Paris pour la mobilisation du réseau des centres sociaux pour la prévention des toxicomanies.
Concernant ces centres, ils sont 29 sur Paris, 20 sont situés dans des quartiers "politique de la ville". D'ailleurs la Ville fait un effort dans ce sens puisque, depuis le début de la mandature, trois centres ont été créés, quatre autres sont actés et le travail de mobilisation est en train de se faire.
Ce sont des centres associatifs appuyés sur la mobilisation des habitants qui sont invités à construire les projets. Ils sont à la fois maison de quartier, d'animation, d'éducation populaire ; ce sont des lieux d'accueil pour les familles, les jeunes et les enfants. Ils y trouvent des activités culturelles, du soutien scolaire, de l'aide familiale, de l'accueil aux primo-arrivants, de l'apprentissage de la langue, parfois même des haltes-garderies. Ce sont des lieux qui lient à la fois prévention précoce et insertion sociale et professionnelle dans un but de mixité, de rencontre des générations et de cohésion sociale. Leur mission de fond se résume donc à la lutte contre les exclusions et discriminations.
Leur action de proximité dans sa diversité fait des centres sociaux des lieux privilégiés, d'écoute et de dialogue tant avec les personnes qui les fréquentent qu'avec les associations de proximité. Ils sont donc à même d'intervenir sur des questions de santé pour une prévention de base, ils sont confrontés à l'angoisse des parents face aux toxicomanies et mènent des entretiens avec eux sur ces questions. Ce sont des lieux finalement très adaptés pour un premier niveau de prévention.
Pour rendre ce travail plus efficace, il est nécessaire de mieux mobiliser, de former les bénévoles et les salariés des centres, de les aider à mener des projets. C'est à cela que se consacre la Fédération à travers cette convention que nous approuvons totalement.
Je saisis cette occasion - cela ne vous étonnera pas - pour revenir sur les menaces graves qui pèsent sur les centres sociaux du fait du désengagement de l'Etat, qu'il s'agisse de l'extinction des emplois-jeunes, de la réduction drastique des aides du FASILD et des crédits "politique de la ville".
Face à cette situation, notre collectivité a augmenté de façon très importante sa participation depuis le début de la mandature, tant sur l'aspect aide sociale de l'activité des centres que sur des projets socioculturels importants, comme les espaces numériques. Au dernier Conseil, nous avions voté un certain nombre de subventions dans ce cadre. Dans le même temps, les autres financeurs ont diminué leur part au point que la Ville est devenue le premier financeur, ce qui est tout à fait anormal vu la mission des centres sociaux. Si cela continue d'ailleurs, la Ville et la C.A.F. resteront les seuls financeurs, si l'Etat considère qu'il s'agit de structures de proximité dans le cadre de la centralisation.
Le FASILD annonce qu'il ne les soutiendra plus en raison de sa réorientation de l'accueil des primo-arrivants. Les financements de l'Etat sont en baisse constante et nous ignorons ce qu'ils seront pour 2005. Il s'agit surtout des emplois aidés qui représentent quand même plus de 11 % de ressources des centres.
Par ailleurs, seules la C.A.F. et la Ville contractualisent leurs engagements, ce qui rend encore plus aléatoire la situation de l'ensemble.
Ces centres sociaux sont pour nous totalement indispensables à la vie des quartiers, à leurs habitants et les partenaires doivent s'investir plus fortement pour les soutenir, leur permettre de continuer à vivre et les développer. L'Etat doit assumer ses responsabilités au-delà des discours pour que les centres sociaux puissent répondre aux besoins sociaux et d'éducation populaire. J'insiste là très fortement car c'est un problème qui est celui de toutes les associations. Mais les centres sociaux sont vraiment des structures de proximité de très grande compétence, très implantées. L'épée de Damoclès qui est au-dessus de leur tête est inacceptable.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à M. LHOSTIS.
M. Alain LHOSTIS, au nom de la 6e Commission. - Madame la Conseillère, vous avez bien décrit ce que sont les missions des Centres sociaux de Paris, qui sont bien plus vastes que l'objet du présent projet de délibération.
Cela étant dit, votre exposé, comme l'exposé des motifs du projet de délibération, confirme qu'ils sont tout à fait fondés à recueillir des fonds pour les missions de prévention des toxicomanies qu'ils mènent, et notamment sur la formation, la sensibilisation des professionnels. Ils entrent bien dans le cadre de notre politique de prévention des toxicomanies telle que nous l'avons exposée les 7 et 8 octobre derniers dans le cadre de notre Forum politique qui a été salué unanimement par le millier de participants à ces deux jours extrêmement riches.
Vous avez donc bien fait de souligner que malgré les désengagements de l'Etat, bien sûr la Ville continuera son aide, mais nous souhaitons aussi évidemment obtenir de l'Etat le maintien de ces interventions car la Ville ne pourra suppléer en totalité. Donc nous avons tout intérêt à ajouter des moyens et non pas à en soustraire ou à en compenser.
Pour toutes ces raisons, je vous invite à voter le projet de délibération.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 350 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DASES 350 G).