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Novembre 2006
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Conseil Municipal
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2006, DPJEV 38 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer une convention avec Réseau Ferré de France (R.F.F.), la Société Nationale des Chemins de fer Français (S.N.C.F.) en vue de l’occupation de l’ancienne emprise de la petite ceinture ferroviaire située entre la gare d’Auteuil et la gare de la Muette (16e).

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2006


 

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DPJEV 38.

Madame MARTIANO, vous avez la parole.

Mme Géraldine MARTIANO. - Je vous remercie.

Le groupe U.D.F. se félicite de la mise à disposition, au bénéfice de la Ville de Paris, de l?ancienne emprise de la Petite ceinture ferroviaire située entre la gare d?Auteuil et la gare de la Muette.

Les Parisiens pourront ainsi découvrir la flore des friches urbaines, lieux rares qu?il convient de sauvegarder, dans l?intérêt de la biodiversité.

Préservation de la végétation, information des promeneurs, accès aux personnes handicapées, autant de mesures qui vont dans le bon sens. Et je me félicite tout particulièrement de la mise en place d?une signalétique qui rappelle à chaque citoyen la conduite à tenir pour préserver la nature.

Ce projet de délibération porte enfin une véritable ambition écologique. Il ne suffit pas de créer un jardin pour prétendre préserver l?environnement. Le Maire de Paris a entrepris d?insuffler une nouvelle culture à la Direction des Parcs et Jardins, en développant un projet de mise en ?uvre d?une véritable gestion écologique des espaces verts.

L?entretien écologique et la gestion des parcs et jardins offrent une alternative intéressante en accordant une attention toute particulière aux nuisances sonores, à la consommation d?eau et à l?utilisation très stricte des produits phytosanitaires.

L?espace qui nous intéresse aujourd?hui est depuis quatre ans entretenu bénévolement, en respect total des normes de l?écologie, par une association de réinsertion qui a accompli un travail remarquable, sans qu?il en coûte un centime à la Ville.

Lui confier aujourd?hui la gestion du jardin n?est que justice et je suis sûre, tout en étant très attachée à ce bout de campagne, qu?elle aura à c?ur de le préserver et de le protéger, comme elle le fait depuis quelques années.

Vous avez fait, là, Monsieur le Maire - et le groupe U.D.F. vous en félicite - un geste qui profite autant à la nature qu?aux hommes. Nous serions heureux de les voir se multiplier.

Nous voterons donc ce texte.

Mais puisque nous évoquons les espaces verts du 16e arrondissement, je voudrais vous redire combien nous regrettons la manière dont n?est pas traité le dossier de la replantation du bois de Boulogne.

Depuis la tempête de 1999, la mise en valeur du massif forestier traîne, malgré les nombreuses promesses. Où est la grande politique écologique promise ? Où en est la mise en valeur du bois ? Comment la Ville applique-t-elle les recommandations de la Charte des bois, signée le 25 novembre 2003 ?

Je déplore que la Municipalité, dont le vert fut un jour la couleur de l?étendard, dès lors qu?il s?agit de faire un réel effort, tende à oublier les véritables enjeux écologiques.

Je vous remercie.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Merci.

Madame KOMITÈS, vous avez la parole.

Mme Pénélope KOMITÈS , adjointe. - Merci.

L?accessibilité des espaces naturels est aujourd?hui un vrai défi par rapport à la problématique de l?accessibilité en tant que telle.

En effet, la nouvelle loi de février 2005 pose le problème complexe de l?adéquation entre la préservation des espaces verts, la biodiversité et la réalisation de travaux souvent lourds qui présentent le risque d?endommager ces espaces.

En tant qu?Adjointe chargée de ce secteur, je tiens à maintenir le droit d?accès aux équipements urbains dans leur globalité, sans exception et sans concession, et à faire que les personnes handicapées, quel que soit leur handicap, bénéficient des mêmes droits que tous et au premier chef celui de circuler librement à travers la totalité des espaces publics.

Je suis également, au vu de mon appartenance politique, bien évidemment attachée à la préservation des espaces verts et à la protection de la biodiversité. Ce projet de mise à disposition de la Ville du site de la Petite ceinture ferroviaire entre la gare d?Auteuil et la gare de la Muette dans le 16e arrondissement, pour y faire naître un nouveau type d?espace vert d?une grande richesse écologique et, par définition, fragile, est, bien évidemment, un projet qui ne peut que me séduire et que je soutiens.

Je voudrais me féliciter de la solution que nous avons trouvée, avec mon collègue Yves CONTASSOT, qui permettra très prochainement - et ce projet vous sera soumis dans une autre projet de délibération - à l?association ?Escapade?, qui est déjà partenaire de la Ville dans le cadre de l?accessibilité du bois de Boulogne et qui le sera bientôt dans le bois de Vincennes, de proposer une solution particulièrement intéressante qui permette tout à la fois de préserver la richesse écologique du lieu et de le rendre accessible aux personnes à mobilité réduite. En effet, cette association proposera de mettre à disposition des personnes handicapées des véhicules propres qui n?entraîneront pas de dégradation du milieu naturel, qui ne demandent aucune infrastructure lourde et qui leur permettront de pouvoir jouir pleinement de ces espaces naturels.

Je me réjouis vraiment de voir ce partenaire associé à ce projet de mise à disposition de ce site privilégié.

Merci.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Merci.

Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole.

M. Yves CONTASSOT, adjoint, au nom de la 4e Commission. - D?abord, je voudrais remercier Mme MARTIANO pour ses propos sympathiques vis-à-vis de la nouvelle politique mise en ?uvre à la Direction des Parcs et Jardins.

Lui rappeler que, si l?association ?Escapade? a géré la Petite ceinture 16e, sans que cela coûte à la Ville, c?est pour une raison simple : nous n?étions pas gestionnaires du lieu et nous ne pouvions donc pas payer ce lieu. Vous avez raison, ce n?est que justice qu?elle soit aujourd?hui retenue pour continuer à gérer ce lieu.

Quand vous dites que le bois de Boulogne, lui, n?a pas été traité de la même manière, je voudrais vous rappeler que l?ensemble des replantations liées à la tempête de 1999 est terminé depuis au moins deux ans.

Si, si ! L?ensemble des replantations. Et ce qui peut vous paraître compliqué à percevoir, c?est que l?on est dans une gestion extrêmement fine où, aujourd?hui, il faut, au fur et à mesure que la régénération naturelle s?effectue, éclaircir, comme on dit. Cela ne paraît pas spontané, comme cela, quand on le voit. C?est assez compliqué, mais je tiens à votre disposition le Plan de gestion arboricole présenté en Commission des sites départementale et vous verrez que ce plan de gestion est extrêmement détaillé, pour les deux bois, d?ailleurs, et que c?est un souci très grand que l?on a de bien gérer le bois de Boulogne, comme le bois de Vincennes, du point de vue arboricole.

Je voudrais dire, en lien avec Pénélope KOMITÈS, que nous avons effectivement trouvé ce qui me semble être un bon compromis entre l?intérêt pour la biodiversité et l?accessibilité, ce qui prouve que ce n?est pas forcément antagoniste. D?ailleurs, la Cour du Maroc, le jardin des Halles, qui sera bientôt inauguré, montrent que, là encore, on a su rendre ces jardins totalement accessibles, tout en faisant des jardins de très belle facture.

Melle Sandrine MAZETIER, adjointe, présidente. - Merci.

Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DPJEV 38.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DPJEV 38).