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Novembre 2006
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Conseil Municipal
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2006, Vœu déposé par le groupe U.M.P. relatif à l’insécurité dans les parcs et jardins du 15e.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2006


 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Nous passons au v?u référencé n° 54 dans le fascicule, relatif à l?insécurité dans les parcs et jardins du 15e, déposé par le groupe U.M.P.

Madame Claire de CLERMONT-TONNERRE, vous avez la parole.

Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Madame la Maire, mes chers collègues, depuis plusieurs mois, des actes d?incivisme et de délinquance se multiplient dans les espaces verts, en dépit des efforts déployés par les inspecteurs de sécurité et les agents de surveillance, pour tenter de faire respecter la tranquillité dans les jardins publics. Nous sommes confrontés, dans le 15e arrondissement, à des problèmes de sécurité qui génèrent incompréhension et inquiétude de la part des usagers, qui ne manquent pas d?exprimer leur mécontentement lors des permanences en mairie ou à l?occasion des conseils de quartier.

Les doléances varient selon les sites et portent soit sur des nuisances sonores, le non-respect de l?espace public, la fréquentation illégale de certains jardins la nuit ou sur la présence permanente de personnes désocialisées et alcoolisées. Les doléances portent également souvent sur l?insuffisance des effectifs, l?isolement des gardiens et le manque de moyens dont ils disposent.

Il est clair que les espaces verts concentrent de nombreux problème et que la fonction de gardien dans ce contexte est difficile à exercer. Cette situation dénoncée par les usagers appelle la prise de mesures appropriées et pose, entre autres, la question de la mise en place d?un gardiennage en poste fixe dans les jardins où la surveillance en rondes n?est plus adaptée.

Avec mon collègue Philippe GOUJON et les élus de notre groupe, nous émettons, Madame la Maire, le v?u que vous dotiez les parcs et jardins de moyens supplémentaires pour assurer la tranquillité des promeneurs et des riverains et la sécurité des biens et des personnes en ces lieux.

Nous demandons notamment un renforcement des effectifs, qu?il s?agisse des gardiens ou des personnels de sécurité, une augmentation de la fréquence des rondes dans les parcs et jardins, de jour comme de nuit, ainsi qu?une amélioration de la formation et des moyens affectés aux gardiens, afin d?aider ces agents à faire face aux situations difficiles auxquelles ils sont confrontés.

En complément de ce v?u, je souhaiterais, Madame la Maire, que vous m?indiquiez à quel moment vous envisagez de présenter au Conseil de Paris le nouveau règlement des parcs et jardins que vous nous aviez annoncé en 2004 et qui avait vocation à remplacer celui de 1984 qui n?est plus adapté, rarement affiché et, il est vrai, difficilement lisible pour les usagers.

Merci.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Monsieur CARESCHE, vous avez la parole.

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Je trouve un peu étonnant ce v?u émanant du groupe U.M.P. qui nous explique à longueur de séances que la sécurité va beaucoup mieux à Paris. Il y a quelque chose de contradictoire ! Sauf à considérer qu?il y aurait un microclimat qui touche les parcs et jardins.

Or, ce microclimat n?existe pas ! J?ai ici les chiffres d?augmentation des violences à Paris, ces derniers mois : plus 12,4 % pour les violences physiques non crapuleuses, plus 17,9 % pour les menaces et les chantages.

Effectivement, cela s?est répercuté aussi dans les parcs et jardins et le domaine de la Ville est évidemment concerné, comme l?ensemble du territoire parisien, par l?augmentation des violences.

Je veux vous dire très clairement, Madame de CLERMONT-TONNERRE, qu?avant de vous tourner vers l?adjoint chargé de la sécurité, vous devriez vous tourner vers le Ministre de l?Intérieur.

Notamment - j?ai eu l?occasion de le dire lors de la réponse à la question d?actualité sur les A.S.P. et peut-être faudra-t-il, d?ailleurs, que je propose un v?u au Conseil de Paris sur cette question - sur le fait qu?à Paris, la police de proximité, notamment ce que l?on appelle les unités de police de quartier, continue à fonctionner au lieu d?être démantelée. Voilà un enjeu très important pour la sécurité à Paris. Il ne faut pas que la police de proximité, telle qu?elle a été mise en place et qu?elle a fonctionné par la suite, soit remise en cause à Paris. Je sais qu?un certain nombre de projets aujourd?hui vont plutôt dans le sens de cette remise en cause.

J?espère, Madame de CLERMONT-TONNERRE, qu?avec M. GOUJON, vous nous soutiendrez pour demander que laPréfecture de police, dans ce domaine, fasse en sorte que les unités de police de quartier continuent à exister et soient bien pourvues en effectif.

S?agissant des inspecteurs de sécurité de la Ville, je veux vous dire que les premières victimes de ces incivilités et de cette insécurité, ce sont les agents de la Ville eux-mêmes : 50 % des agressions et des atteintes physiques concernent les agents de la Ville.

Nous sommes en train de nous en préoccuper très sérieusement. Nous avons d?ailleurs demandé - et j?en remercie la Préfecture de police parce qu?elle a accédé à cette demande - qu?une procédure de dépôt de plainte simplifiée soit réservée aux agents de la Ville, comme elle l?est pour d?autres secteurs ou d?autres catégories. La mesure est en cours et je veux vraiment remercier la Préfecture de police.

Nous prenons des dispositions pour d?abord sécuriser les agents de la Ville. Ce sont eux qui sont les premières victimes de ces agressions.

Et puis, nous avons ciblé un certain nombre de lieux très précis où ces agressions, ces problèmes de violence sont plus sensibles qu?ailleurs, donc nous y portons une attention particulière ; nous augmentons par ailleurs la surveillance de l?ensemble des parcs et jardins.

Sur ce plan-là, je peux vous dire que la Ville fait le maximum ainsi que la Direction de la Protection et de la Prévention, pour faire en sorte que la sécurité soit la meilleure possible mais dans un contexte de dégradation qui touche, encore une fois, l?ensemble du territoire parisien.

Je ne donnerai pas un avis favorable à ce v?u parce que j?aurais souhaité qu?il évoque la globalité du problème et la responsabilité qui est d?abord la responsabilité de l?Etat.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci.

Monsieur le Représentant de la Préfecture de police, vous avez la parole.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. Merci beaucoup, Madame la Maire.

Je voudrais indiquer que, si effectivement la sécurité des espaces verts de la Capitale relève d?une manière générale de la compétence des agents de la Direction de la Prévention et de la Protection de la Mairie de Paris, les fonctionnaires de la Direction de la Police urbaine de proximité sont également amenés à y intervenir.

Dans le cadre de leur mission de sécurisation, les policiers de quartier exercent aux abords des squares des rondes et patrouilles quotidiennes. Sur le 15e arrondissement, des policiers en charge du secteur Montparnasse procèdent à des surveillances soutenues entre 7 heures 30 et 23 heures à proximité des squares du quartier Alleray.

En dehors de ces horaires, les fonctionnaires de service de voies publiques et des Brigades anti-criminalité interviennent également de nuit aux abords de ces espaces verts afin de garantir la quiétude des riverains.

J?ajoute enfin que, dans le cadre des missions engagées par le Conseil de sécurité de prévention à la délinquance du 15e arrondissement, le square Dalpayrat fera prochainement l?objet d?opérations spécifiques de sécurisation qui seront menées en collaboration avec les agents de la Direction à la Prévention et à la Protection de la Mairie de Paris.

Je terminerai quand même en indiquant que la délinquance de voie publique est en baisse à Paris pour la quatrième année consécutive.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le voeu déposé par l?U.M.P. assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

(Intervention inaudible de Mme de CLERMONTTONNERRE).

Oui mais on ne reprend pas la parole systématiquement, Madame Claire de CLERMONT-TONNERRE. Je vous la donne mais?

Mme Claire de CLERMONT-TONNERRE. - Je reprends rarement la parole mais j?aurais simplement souhaité que M. CARESCHE réponde à ma dernière question qui porte sur le règlement des parcs et jardins qui nous a été annoncé pour un Conseil de Paris en 2004. Donc n?ayant rien vu venir, je souhaiterais savoir ce qu?il en est ; c?est un outil qui aide les agents de surveillance dans leur mission quotidienne.

Merci.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - On apportera une réponse au Conseil et cela relève de la responsabilité et de la compétence d?Yves CONTASSOT. Donc nous allons faire en sorte que l?ensemble des conseillers de Paris soit informé sur ce point.

M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Madame de CLERMONT-TONNERRE, reconnaissez qu?il est difficile de répondre à une question qui n?était pas posée dans votre voeu. Si vous l?aviez posée, j?aurais demandé à M. CONTASSOT de me donner les éléments. Vous ne l?avez pas posée.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - Si on veut des réponses précises, il faut des questions précises.

Je mets aux voix, à main levée, ce voeu assorti d?un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le voeu est rejeté.