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Novembre 2006
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Conseil Municipal
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2006, DPE 18 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant au contrat de concession pour la production et le transport des eaux potables et non potables signé avec la Société anonyme de gestion des Eaux de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2006


 

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous passons maintenant au projet de délibération DPE 18. Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant au contrat de concession pour la production et le transport des eaux potables et non potables signé avec la Société anonyme de gestion des Eaux de Paris.

Madame LE STRAT, vous avez la parole.

Mme Anne LE STRAT. - J?interviens après.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur BERTHAULT, vous avez la parole.

M. Jean-Didier BERTHAULT. - Ce n?est pas par ordre d?inscription ? Je ne comprends pas trop. C?est peut-être parce que la présidente d??Eau de Paris? veut entendre les interventions de tous les intervenants avant de réagir, c?est cela ?

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Cela donnera lieu à un débat. Après, je vous redonnerai la parole.

M. Jean-Didier BERTHAULT. - Un débat, c?est quand on peut s?exprimer après les autres. Le débat est toujours du même côté. On ne va pas épiloguer.

Monsieur le Maire, je note que la démonstration est faite et je ne peux m?en réjouir car il s?agit d?une situation qui pénalisera l?ensemble des Parisiennes et des Parisiens. La Ville de Paris a du mal à maîtriser la part production du prix de l?eau. Je m?étonne que la baisse des consommations doive automatiquement entraîner une hausse du prix de l?eau.

Est-ce ainsi que sera récompensé de ses efforts l?usager, attentif à sa consommation, protecteur de la ressource et de l?environnement ? Face à une baisse des recettes, toute entreprise se doit de rechercher, en premier lieu, à réduire ses dépenses.

Compenser une baisse de 11 % des volumes, donc des recettes, n?est pas hors atteinte pour une structure de 600 personnes, d?autant que la baisse de la production s?accompagne nécessairement de baisse de charges dans toute entreprise bien gérée.

Je lis d?ailleurs que la capacité de production de l?usine d?Ivry va être réduite ainsi que la capacité de stockage de l?eau non potable. Ceci devra engendrer des économies en matière de personnel, de produits de traitement, d?énergie, de travaux d?entretien et de renouvellement.

Par ailleurs, ?Eau de Paris? a-t-elle pris les mesures nécessaires de réorganisation et de rationalisation de ses dépenses courantes ? A t-elle pleinement tiré parti des opportunités de baisse des effectifs lors des départs naturels ou statutaires?

Je me souviens à ce sujet qu?un audit technico-financier ?Eau de Paris? a été lancé, il y a deux ans environ, et que plus récemment l?Inspection générale a remis un rapport sur les frais généraux. Quelles en sont les conclusions ?

Je demande communication de ces rapports.

Etait-il bien nécessaire, dans ce contexte difficile, de se charger d?un nouvel investissement, certes tout à fait louable, sur le principe, mais pas indispensable au service public de production d?eau ? Je veux parler du Pavillon de l?Eau qui représente 4 millions d?euros d?investissement, sans compter les charges de fonctionnement qui devront nécessairement suivre.

Je lis également, dans ce projet de délibération, que, compte tenu de la décision qui a été prise de maintenir la diversité des ressources, décision que je ne conteste pas, bien évidemment, des travaux sont nécessaires pour traiter les eaux souterraines.

Il ne s?agit pas d?un élément nouveau. Ces unités d?affinage étaient inscrites au quatrième programme quinquennal de travaux 2002-2006. Elles devraient être terminées cette année et leurs dépenses de fonctionnement étaient déjà prévues. Elles n?ajoutent pas de charges supplémentaires à partir de 2007, date d?effet de l?avenant qui nous est présenté aujourd?hui.

Je lis qu?une négociation a été menée sur le montant du cinquième programme quinquennal de travaux et j?espère qu?il n?est pas en retrait par rapport au quatrième programme, ce qui mettrait en cause la pérennité du patrimoine public, et je vous demande communication de ce cinquième programme.

Je note enfin une nouveauté : l?endettement en fin de contrat, à hauteur de 50 millions d?euros est à la charge de la Ville.

Face à la baisse des consommations qui honorent les Parisiens au plan de la défense de l?environnement, nous aurions pu engager un programme déterminé de réduction des dépenses et rechercher un mode de gestion adapté au nouveau contexte. Cette solution était accessible pour une entreprise convenablement gérée.

Je note que la réponse apportée par ?Eau de Paris? est une hausse du prix de l?eau et de l?endettement que devra supporter la Ville en fin de contrat.

Enfin une dernière question à laquelle je souhaiterais avoir une réponse et c?est plus particulièrement destinée à vous, Madame la Maire, qui êtes chargée de l?eau et de l?assainisse-ment. Depuis 2001, vous nous promettez une maîtrise du prix de l?eau à Paris. Il y a deux hypothèses : la première, vous nous avez menti, mais je vous connais suffisamment honnête femme pour ne pas souscrire à cette hypothèse ; la seconde, c?est que n?étant ni Présidente du S.I.A.A.P. ni Présidente de ?Eau de Paris?, vous ne maîtrisez ni l?augmentation de la redevance d?assainissement ni l?augmentation du prix de production de l?eau et, dans ce cas, deuxième hypothèse peut-être nettement plus cruelle, mais tout aussi crédible, vous êtes inutile.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame MARTIANO, vous avez la parole.

Mme Géraldine MARTIANO. - Je vais essayer de faire un peu plus modéré.

Finalement, ce projet de délibération fait écho à l?intervention d?Eric AZIÈRE relative au coût de la vie dans la capitale car vous nous proposez une augmentation de 10 % du prix de l?eau. Cette hausse est, dites-vous, rendue nécessaire par la baisse de la consommation.

C?est une excellente nouvelle au plan écologique. Cette augmentation est peut-être une récompense accordée aux Parisiens pour leur sens civique et leur souci de l?environne-ment.

Le projet d?avenant aborde plusieurs thèmes : la baisse des volumes d?eau consommés, la qualité des eaux souterraines, une réorganisation du service de production de l?eau à engager ou à poursuivre, des rectifications de frontières afin de mieux délimiter ce qui relève de la production et de la distribution pour comptabiliser l?eau délivrée au distributeur.

On le voit bien, ce qui est fondamental, c?est la gestion de l?eau par les consommateurs, par les industriels, par les équipements domestiques moins consommateurs d?eau, et une amélioration très sensible des rendements des réseaux de distribution.

Mais, dans ces conditions, pourquoi vouloir augmenter le prix avant de bénéficier de l?adaptation du fonctionnement des services d?eau de Paris ? Ne peuvent-ils pas être suffisamment améliorés afin d?échapper à cette augmentation ? Je vous rappelle que la part assainissement va, elle aussi, être revue fortement à la hausse en raison de la mise aux normes des installations du S.I.A.A.P.

D?autres incertitudes persistent, d?ailleurs. Les coûts complémentaires liés aux nombreux traitements des eaux souterraines sont-ils pris en compte par cette augmentation ? Les nouveaux traitements ne signifient-ils pas que nous avons des difficultés pour maintenir à l?eau une qualité satisfaisante ?

Concernant les canalisations rétrocédées à ?Eau de Paris? par la Ville, des questions se posent. Qui entretenait ces canalisations avant la rétrocession car elles existaient avant cela ? Les charges liées à cette rétrocession d?ouvrages sont-elles incluses dans l?augmentation du prix de l?eau car, dans le cas contraire, nous aurions à subir prochainement, peut-être, une nouvelle augmentation ?

Monsieur le Maire, la situation n?est pas dénuée d?ambiguïté et de nombreuses interrogations demeurent.

C?est pourquoi le groupe U.D.F. s?abstiendra sur ce projet de délibération.

Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Madame LE STRAT, vous avez la parole.

Mme Anne LE STRAT. - Merci, Monsieur le Maire. Mes chers collègues.

Je sais que la question du prix de l?eau est toujours une question sensible et la facture de l?eau à Paris n?échappe pas à la règle.

Nous avons, par ce projet de délibération, à adopter un avenant n° 9 qui notamment augmente le tarif de base de la vente en gros d?eau de Paris, mais pas seulement. Je vous invite quand même à regarder l?objet de cet avenant qui est multiple et j?y reviendrai.

Pour revenir au prix de l?eau à Paris, je vais rappeler quelques faits et cela évitera quelques fausses allégations, Monsieur BERTHAULT, et cela permettra également d?éclairer le débat.

Nous assistons depuis 2003 à une très forte baisse de la consommation d?eau avec, parallèlement, depuis la renégocation des contrats en 2003, une augmentation très forte du rendement du réseau.

Je rappelle que les distributeurs ont été incités financièrement à faire des travaux sur le réseau, ce qui fait pourtant partie de leurs missions contractuelles, et qu?ils ont augmenté leur rendement, pour exemple, La Lyonnaise des Eaux l?a fait passer de 83 % fin 2003 à 95 % aujourd?hui.

C?est donc actuellement une augmentation de 12 % en deux ans, alors que nous arrivons à échéance des contrats sur des travaux qui pourtant font partie de leurs obligations.

Nous constatons, parallèlement à cette augmentation de rendement favorable financièrement pour les distributeurs comme je l?ai déjà dit - une forte baisse de la consommation, ce qui fait, de manière assez logique, que ?Eau de Paris? doit supporter l?essentiel des charges fixes avec une baisse de ses recettes.

Je pense, Monsieur BERTHAULT, que cela ne vous a pas échappé. Je suis tout à fait d?accord avec vous, c?est un élément souhaitable en matière de développement soutenable et c?est un élément dont nous avons à nous féliciter en matière d?économie de la ressource.

Mais cela pèse évidemment sur l?équilibre économique des contrats et je vous rappelle aussi que cette augmentation de 3 % est rendue possible par l?article 45 du contrat ?Eau de Paris?, qui a fait valoir son droit à une hausse de son tarif dans un contexte de baisse continue de la production d?eau.

Nous sommes totalement dans nos clauses contractuelles visées par la Ville de Paris.

Parmi vos questions, vous dites qu?il devrait y avoir diminution des charges au regard de la baisse de production d?eau. Mais les contraintes d?exploitation ne diminuent pas. Si vous connaissiez l?économie des contrats, vous sauriez que l?essentiel des charges fixes, l?essentiel des investissements, est supporté par la S.E.M.

En l?occurrence, vous avez fait une erreur et même plusieurs. Le traitement des eaux souterraines, ?Eau de Paris? a construit 4 usines de traitement des eaux souterraines, dont les deux plus grosses d?Europe (L?Hay-les-Roses et Saint-Cloud). Ce sont 135 millions d?euros de travaux en l?espace de cinq ans et ce programme de travaux n?est pas achevé car il se termine en 2008.

Nous avons 135 millions d?euros de travaux à supporter en cinq ans avec, parallèlement, une baisse des recettes.

Vous avez aussi parlé des effectifs. Merci de me donner la parole sur ce point. Nous avons un programme de diminution des effectifs d?ici à la fin de la concession assez conséquent. Pour la première fois, nous avons à réorganiser totalement la S.E.M. et je dis bien pour la première fois depuis sa création.

Je reviendrai sur ce point lors de l?examen des rapports de contrôle des délégations. Parallèlement, les effectifs des distributeurs sont en train d?augmenter.

Donc, nous baissons justement nos charges de personnel et nous réduisons notre budget de fonctionnement. D?ailleurs, vous parlez aussi d?un audit technico - financier et cela m?amuse beaucoup. Vous reprenez, en effet, exactement l?argument de la ?Générale des Eaux? qui a fait presque mot pour mot la même intervention lors du dernier Conseil d?administration, il y a une semaine. Elle m?a aussi parlé de cet audit technico-financier dont j?ignore l?existence. Il n?y a pas d?audit technico-financier commandité par ?Eau de Paris?.

En revanche, il y a un rapport de l?Inspection générale sur l?ensemble des S.E.M. et sur la S.E.M. ?Eau de Paris?. Il est très favorable car il précise justement que la S.E.M. a fait des efforts importants en matière de réduction budgétaire.

(Mouvements divers sur les bancs du groupe U.M.P.).

Il n?y a aucun problème pour que je le donne. J?attends juste que la Ville se mette d?accord au niveau de ses services sur la communication des différents rapports de l?Inspection générale.

Je l?ai dit lors du dernier Conseil d?administration en répondant à Mme KUSTER qu?en plus les conclusions étant favorables pour ?Eau de Paris?, je n?avais aucun problème à le communiquer, je voulais juste qu?il y ait un avis de la Ville sur la publication des rapports émis par l?Inspection générale et qui s?appliquerait à tous les rapports. Et je le rendrai public.

Je rappelle juste que les conclusions définitives viennent d?être données et j?avais déjà communiqué les conclusions provisoires lors d?un Conseil d?administration. On ne peut pas m?accuser d?un manque de transparence sur ce rapport. Les conclusions définitives viennent d?être données et je n?ai pas de problème, moi en tout cas, pour communiquer le rapport.

Vous parlez aussi du Pavillon de l?eau. Merci de me permettre de rappeler que le Pavillon de l?eau, dédié à l?information, à l?éducation pédagogique autour de l?eau, lieu de conférences et de débats autour de l?eau, qui ne vaut que 4 millions - je suis désolée, 4 millions d?euros sur un programme de 340 millions d?euros c?est peu, qui plus est dans un projet de réhabilitation urbaine -, est réalisé au service de l?usager parisien. Ce n?est évidemment pas une somme inconséquente dans la mesure où cela s?intègre dans nos missions de communication vers les consommateurs parisiens.

Enfin, vous parlez de l?endettement. Là aussi, merci de me donner la possibilité de rappeler que la Ville qui avait intelligemment pensé son service de l?eau en redistribuant...

Non ! Je suis désolée ! Vous avez posé plein de questions et en faisant de fausses allégations !

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame LE STRAT, je suis d?accord mais là, il faut conclure.

Mme Anne LE STRAT. - Je réponds.

Non, il a visé directement ?Eau de Paris? sur l?endettement.

Je rappelle que le montant d?endettement qui restera à la Ville de Paris est exactement le même que celui que la Ville de Paris a laissé à la S.A.G.E.P. lors de sa création. C?était sous la mandature CHIRAC, faut-il le rappeler ! Sur le niveau d?endet-tement, il n?y a donc aucune différence de montant.

Puisqu?il faut que je termine, je veux préciser que l?augmentation de la facture d?eau est essentiellement due à l?augmentation de la part assainissement.

Or, Monsieur BERTHAULT, vous êtes au Conseil d?administration du S.I.A.A.P. comme moi. Je ne vous ai pas vu une seule fois intervenir ! sur l?augmentation de la redevance du S.I.A.A.P., même lors du dernier C.A., où les orientations budgétaires nous ont conduits à augmenter encore de 4 %, pour 2007, après une hausse déjà de 10 % de la redevance pour 2006. Vous avez voté cette augmentation de la redevance pour l?assainissement avec les mêmes arguments, alors que ceux développés ici concernent les charges et les besoins d?investis-sement... avec en plus un budget personnel réduit pour ?Eau de Paris?.

Je rappellerai juste en conclusion que le tarif de l?eau sur Paris est encore le plus bas d?Ile-de-France?

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Très bien.

Mme Anne LE STRAT. - ? et que cet avenant nous permettant d?augmenter de 3 % notre tarif de base de l?eau, en gros, est une clause contractuelle négociée voici deux ans. Je vous remercie.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Je vous remercie.

Madame CONSTANTIN, vous avez la parole pour répondre aux intervenants.

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, au nom de la 4e Commission. - Merci, Monsieur le Maire, et merci aux intervenants. Vous avez pu noter la passion !

Je voudrais d?abord vous dire qu?il faut raison garder et se calmer. De quoi traitons-nous maintenant ? De 3 % d?augmentation du prix de l?eau, c?est-à-dire de moins de 2 centimes qui vont permettre à la S.E.M. ?Eau de Paris? un petit coup de pouce, de passer plus facilement - c?est prévu contractuellement - une étape où on a à la fois, en cumulé, une baisse de la consommation depuis 1990, particulièrement les deux années qui viennent de passer, même si cette année on note une légère reprise, une baisse de la consommation et une hausse des besoins et des normes, donc une hausse des investissements. Ma foi, il faut tenir compte des besoins.

C?est passé par un fort programme d?adaptation de la S.E.M., Mme LE STRAT en a parlé. Cela porte sur le personnel et les charges fixes. C?est passé également par une meilleure maîtrise des investissements, tout en pérennisant complètement le patrimoine et la capacité de la Ville à assurer le service public de l?eau.

Tout cela est maintenu, je vous rassure, Monsieur BERTHAULT, et cela demande beaucoup de travail. Je remercie tout particulièrement et les services et ?Eau de Paris? qui ont particulièrement bien pris cela à c?ur. Tout est maîtrisé en ce domaine et nous vous proposons là une hausse de 3 % du tarif, en gros, de l??Eau à Paris? qui va se répercuter pour le consommateur avec une hausse de l?ordre de 2 centimes.

Il s?agit là d?une hausse limitée, maîtrisée. J?espère que nous servons à quelque chose, mais ce sont les Parisiens qui en décideront et tout cela s?inscrit dans un contexte national, européen, je peux même dire et en Ile-de-France l?eau va augmenter. L?eau va augmenter à Paris de 23 centimes, si les différents intervenants maintiennent leur proposition actuelle.

Je vous indique que la part de la Ville sur cette hausse de 23 centimes par mètre cube ne représente que 4 centimes : 2 centimes dont on parle aujourd?hui pour ?Eau de Paris?, 2 centimes à venir sur le budget annexe de l?eau.

Pour le reste hors actualisations automatiques des contrats d?eau, ce sont 13 centimes pour l?Agence de l?Eau Seine-Normandie, c?est-à-dire pour la solidarité de bassin (et Paris contribue énormément à la solidarité de bassin). Et aussi le S.I.A.A.P. qui va augmenter de 4 %. Cela représente 2,5 centimes.

Tout ceci est cumulatif et considérable. Nous devons le prendre en compte. Mais, pour autant, c?est une hausse bien moins forte que celle qui aurait pu se produire si, moi-même, je n?avais pas appelé depuis le début de l?année à la raison l?ensemble des acteurs, à la maîtrise de ces hausses, et à leur étalement dans le temps.

Oui, nous avons une hausse. Elle est moins forte qu?elle aurait pu l?être. Elle se traduit cependant par un maintien de la situation où Paris a l?eau moins chère qu?en Ile-de-France, moins chère que la plupart des autres grandes villes en France et à l?étranger.

Premier point : on a une hausse du prix de l?eau. Elle sera de l?ordre de moins de 10 % et là-dessus, la part maîtrisée en direct par la Ville, hors actualisations contractuelles, ne représente que 4 centimes. Aujourd?hui, on traite de l?appel de la S.E.M., à une augmentation de ses tarifs de 3 %, c?est-à-dire 2 centimes pour le consommateur final.

La S.E.M. s?est adaptée, la Ville maîtrise plus que jamais l?ensemble des délégataires et l?ensemble de la filière eau? Le prix de l?eau augmente partout.

On a un gros travail à faire, Monsieur BERTHAULT, et je vous demande effectivement, moi aussi, d?être plus actif à mes côtés, au Conseil d?administration du S.I.A.A.P., pour faire valoir notre point de vue et en appeler, comme je le fais, au respect et à la maîtrise, à la responsabilité, l?ensemble des acteurs.

Concernant les autres points que vous avez évoqués, les rapports, les informations, bien entendu, là aussi, je me suis exprimée au Conseil d?administration d??Eau de Paris? : les documents communicables seront communiqués au Conseil d?administration d??Eau de Paris? et au Conseil de Paris.

Concernant le 5e programme quinquennal, nous en traiterons, comme il est noté, comme il est d?usage et comme nous l?avons fait pour le 4e - mais cette fois-ci dans les temps parce que la Ville maîtrise le processus -, nous en traiterons en début d?année 2007.

Je crois que j?ai à peu près répondu à tous les intervenants.

Je remercie Mme MARTIANO pour ses interventions concernant la qualité de l?eau notamment, pour l?assurer que nous y veillons et que le maintien de la diversité des ressources est un point important.

Je crois que j?ai à peu près tout traité.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - C?est très bien.

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, rapporteure. - Le Pavillon de l?eau constituera un élément d?information sur l?eau, un élément de débat, un élément citoyen?

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Cela fait trois fois qu?elle annonce la fin !

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, rapporteure. - ? et la Ville, comme pour le reste, maîtrise le dispositif.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Le plus difficile, c?est de savoir conclure? dans ce domaine comme dans beaucoup d?autres !

Allez-y, Madame CONSTANTIN, ne vous laissez pas perturber par Mme de PANAFIEU !

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, rapporteure. - Je ne savais pas qui perturbait qui ! Mais le Pavillon de l?eau, nous vous inviterons à son inauguration, Mme LE STRAT et moi-même, et sûrement le Maire également, parce que ce sera un très bel instrument et un instrument piloté de façon collégiale et démocratique.

Merci.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur BERTHAULT, pour une explication de vote.

M. Jean-Didier BERTHAULT. - Merci, Monsieur le Maire.

Je vais essayer de prendre la parole après le quart d?heure d?intervention de Mme LE STRAT?

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Non, non ! Elle a dépassé de très peu.

M. Jean-Didier BERTHAULT. - Explication de vote parce que, d?abord, j?ai été mis en cause personnellement sur la gestion du S.I.A.A.P. et je dois vous dire?

(Mouvements divers dans l?hémicycle).

Non, il ne faudrait pas confondre les choses, quand on parle d?augmentation du prix de l?eau sur la part assainissement et sur la part production.

Sur la part assainissement, au Conseil d?administration du S.I.A.A.P., vous savez que nous devons mettre en place un programme ambitieux dû à la directive européenne sur les eaux résiduelles et que nous n?avons pas le choix et nous sommes obligés de mettre en place une phase d?investissement de façon collégiale. C?est ce qui est fait par le Syndicat interdépartemental et qui ne dépend pas uniquement de la Ville.

Là, nous parlons d??Eau de Paris? et nous ne parlons pas d?un programme de réalisation uniquement, nous parlons d?une société qui, je vous le dis et je vous le répète, est mal gérée. Et sur un plan déontologique, le fait que vous ayez pris la parole d?abord pour souhaiter intervenir après l?ensemble des intervenants et de façon aussi longue, en étant présidente directrice générale, Mme LE STRAT, d??Eau de Paris? pour faire pression sur notre Assemblée, sur un plan purement déontologique, c?est tout à fait scandaleux.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Monsieur BERTHAULT, on peut entendre tout ce que l?on veut mais ce que vous venez de dire est totalement faux !

Attendez, on va clore. Bon, Madame LE STRAT, c?est bien, vous avez?

Mme Anne LE STRAT. - Je trouve cela inadmissible. Il y a deux choses qui sont inadmissibles. D?abord comment oser affirmer que cette société est mal gérée ? Monsieur BERTHAULT, il n?y a pas de problème. Vous venez quand vous voulez à ?Eau de Paris?. Quand vous voulez. On vous ouvre tous les comptes et vous verrez que cette société est nettement mieux gérée maintenant qu?elle ne l?a été dans les années précédentes ! Il n?y a pas de problème, Monsieur BERTHAULT.

(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et radical de gauche, du Mouvement républicain et citoyen, communiste et ?Les Verts?).

Deuxièmement, je ne tiens pas à faire pression sur le Conseil de Paris, je tiens seulement à répondre aux accusations qui ont été portées. Et, Monsieur BERTHAULT, vous êtes invité quand vous voulez à ?Eau de Paris? et je vous montrerai comment nous gérons le budget et l?ensemble des programmes d?in-vestissement.

Et je rappelle que je ne peux participer au vote sur ce projet de délibération.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - M. BERTHAULT est invité à ?Eau de Paris? et voilà.

Madame CONSTANTIN, vous voulez ajouter quelque chose.

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, rapporteure. - Peut-être y a-t-il une certaine utilité à ce que la Ville, et particulièrement une adjointe à l?eau, maintienne une certaine cohérence dans la passion qui s?exprime ici?

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Attendez, nous sommes sur le fond?

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe, rapporteure. - ? et qui fait qu?au bout du compte quelqu?un a bien à prendre en compte les intérêts de la Ville de Paris et des Parisiens. Et je remercie tous ceux qui dans les services, et parmi les autres adjoints et les administrateurs des différentes sociétés ou des différents organismes, prennent à coeur avec moi le souci de maintenir le cap dans la filière eau comme ailleurs.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPE 18.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DPE 18).

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - Mme LE STRAT fait pression sur l?Assemblée et ensuite elle vote !

M. Yves POZZO di BORGO. - Il faut retirer le projet de délibération du Conseil. Monsieur le Maire, j?ai demandé la parole.

Mme Myriam CONSTANTIN, adjointe. - Je crois qu?elle n?a pas voté.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Attendez, calmez-vous. On se calme, on connaît. Quel est votre problème ? Je ne veux pas que l?on perde trop temps si cela ne vous dérange pas.

Monsieur BULTÉ?

M. Michel BULTÉ. - Merci. Je veux dire que ce débat animé est très intéressant. Je pense que nous sommes là également pour protéger notre collègue LE STRAT. Je pense que vous prenez un gros risque, je veux dire en tant que présidente de la?

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Elle ne vote pas.

M. Michel BULTÉ. - Ah? Heureusement que nous sommes là ! C?était uniquement pour protéger notre collègue de se retrouver sans cela rue du Dessous des Berges?

(Rires dans l?hémicycle).

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - On a bien noté que Mme LE STRAT ne participait pas au vote. Si elle peut prendre part au débat, c?est vrai qu?elle ne peut pas prendre part au vote.