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Novembre 2006
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Conseil Municipal
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2006, DVD 227 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché négocié sans mise en concurrence avec la société FARECO SAS pour l’adaptation de contrôleurs de carrefours afin de mettre en oeuvre la priorité bus aux carrefours à feux à Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2006


 

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Nous examinons le projet de délibération DVD 227 autorisant M. le Maire de Paris à signer un marché négocié avec mise enconcurrence avec la société ?FARECO SAS? pour l?adaptation de contrôleurs de carrefours afin de mettre en oeuvre la priorité bus aux carrefours à feux à Paris.

Vous avez la parole, Madame KUSTER.

Mme Brigitte KUSTER. - Merci, Madame la Maire.

Je reviendrai juste un instant sur les propos de M. BAUPIN. Je voudrais lui dire qu?à titre personnel, je rejoins tout à fait son sentiment et son appréciation concernant l?amnistie. A titre personnel, je partage complètement vos propos et je tenais à le signaler.

Par ailleurs, peut-être auriez-vous pu préciser également dans votre réponse, sans évidemment parler d?autres problèmes qui touchent - nous le savons bien - le niveau national, les aménagements de voirie que j?avais soulignés dans mon intervention précédente et qui, nous le savons, peuvent être cause d?accidents. J?aurais aimé une réponse de votre part sur ce sujet.

Concernant le projet de délibération qui est donc le DVD 227, là, vous nous proposez d?acquérir des matériels permettant la mise en place de la priorité bus à certains carrefours. C?est un sujet que nous avions déjà évoqué à plusieurs reprises en commission depuis le début de cette mandature. Je vous avais donc, à l?époque, interpellé pour vous demander comment cela fonctionnait. Vous m?aviez, en effet, rassurée en me disant que cela existait dans d?autres villes et que normalement cela ne posait pas de problème. Le coût est tout de même assez important et cela mérite d?être souligné par rapport, à nouveau, à un gain de vitesse des bus. Il y a encore là une interrogation sur l?argent investi par rapport aux résultats réels.

Par ailleurs, Monsieur le Maire, comme le temps n?est pas extensible, quand vous donnez la priorité à une voie, cela se fait donc au détriment des autres voies transversales. Et si elle ne supporte qu?une circulation de véhicules particuliers, bien évidemment cela n?est pas gênant pour vous.

Par contre, lorsque les voies transversales supportent des lignes de bus, comment allez-vous faire ? Pouvez-vous nous préciser les critères qui feront que vous allez privilégier une ligne de bus plutôt qu?une autre ?

Je vous remercie.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. - La réponse est donnée par M. BAUPIN.

M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Pour terminer sur la question précédente, Madame KUSTER,je croyais avoir répondu clairement que la baisse de l?accidentologie dans Paris n?est pas venue comme cela, elle n?est pas tombée du ciel. Elle est liée notamment au fait que les vitesses de pointe dans Paris ont baissé, du fait de l?augmentation du nombre de zones 30, du fait de l?aménagement de l?espace public qui entraîne donc des baisses de vitesse de pointe et en conséquence des baisses de l?accidentologie.

Qu?il y ait des aménagements nouveaux dans Paris qui nécessitent un temps d?adaptation, c?est vrai, nous le constatons sur certains axes. Il est vrai que nous faisons des efforts aujourd?hui pour améliorer encore la signalétique.

J?en viens sur les priorités aux bus. Votre collègue, Mme DOUVIN, a posé à peu près la même question en 3e Commission l?autre jour, donc je vais redonner les mêmes éléments de réponse.

D?une part, le gain de temps est évalué entre 7 et 12 % pour les carrefours qui sont équipés, d?après les tests que nous avons effectués, il faut bien voir que 7 à 12 %, cela peut paraître un gain de temps faible mais que c?est sur l?ensemble du déplacement du bus, point d?arrêt du bus compris.

C?est-à-dire qu?évidemment, sur ces temps d?arrêt il n?y a pas de gain possible puisque ce sont des éléments qui sont incontournables. Donc par rapport au temps de déplacement du bus, le gain de vitesse est plutôt à évaluer entre 20 et 30 %. Ce qui fait quand même un gain particulièrement significatif. Je dirai par rapport à l?inquiétude que vous aviez sur les aménagements de l?espace public qu?ils sont beaucoup moins contraignants que l?aménagement de couloirs de bus ou d?autres dispositifs puisqu?il s?agit là simplement d?un aménagement qui permet un repérage technologique.

En ce qui concerne le temps qui serait pris aux voies transversales, je vais refaire l?explication que j?ai déjà eu l?occasion de faire. Le temps de vert que l?on donne pour le bus pour qu?il puisse passer est évidemment totalement réintégré dans le cycle de feux suivant à la voie transversale.

De ce fait, on retrouve systématiquement le même temps qui est partagé entre les deux voies, donc cela n?a pas d?impact sur le système. Il s?agit juste de donner une priorité à un instant donné pour le passage du bus.

En ce qui concerne le cas dans lequel 2 lignes de bus se croiseraient, il y a des algorithmes qui permettent qu?au croisement, on repère le bus qui est le plus proche du feu, et il a la priorité.

Dans le cas où 2 bus arriveraient simultanément au même endroit, dans ce cas le système ne fonctionnera pas et le feu fonctionnera comme usuellement, c?est-à-dire sans tenir compte de la priorité aux bus puisqu?il y aurait deux priorités à gérer contradictoirement. Ce sont des choses relativement simples sur lesquelles les ingénieurs qui mettent ces dispositifs en place sont déjà évidemment opérationnels.

Mme Anne HIDALGO, première adjointe, présidente. Merci.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 227.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DVD 227).