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Novembre 2006
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2006, Voeu déposé par M. Jacques BRAVO, et adopté à l’unani-mité par le Conseil du 9e arrondissement, relatif à l’installation de défibrillateurs.

Débat/ Conseil municipal/ Novembre 2006


M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Nous examinons à présent, en 6e Commission, le v?u référencé n° 57 dans le fascicule qui ne se rattache à aucun projet de délibération et qui est relatif à l?installation de défibrillateurs à la mairie du 9e arrondissement.

Madame AZZARO, vous avez la parole, très rapidement.

Mme Nicole AZZARO. - C?est un v?u qui a été adopté par le Conseil du 9e arrondissement et que Jacques BRAVO présente. C?est un v?u dont l?initiative revient à Margarita MODRONO et Zin El ABIDINE, pour installer des défibrillateurs.

En effet, de nombreuses personnes meurent de crise cardiaque en France chaque année, 40 à 60.000 personnes. Chaque minute perdue pour traiter les crises cardiaques, c?est 10 % de survie en moins.

La proposition vise à sensibiliser le public aux défibrillateurs qui sont extrêmement faciles à manipuler et d?en installer un peu partout, comme les extincteurs.

Jacques BRAVO et le Conseil du 9e arrondissement proposent un plan de sensibilisation du grand public à la défibrillation automatique, un plan de formation à l?utilisation des défibrillateurs en direction des agents de la Ville, notamment à la D.J.S. où surviennent le plus d?accidents cardiaques, des élus, du personnel des écoles, de tout citoyen volontaire (parents d?élèves, commerçants, notamment) et l?installation d?un défibrillateur automatique, au sein de la mairie du 9e arrondissement, dans un premier temps, puis dans chaque équipement de proximité d?arrondissement, dans les meilleurs délais.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Merci.

Monsieur LHOSTIS, vous avez la parole.

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Chacun sait que les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité en France et que ce que l?on appelle communément les crises cardiaques sont responsables de dizaines de milliers de morts.

Dans un certain nombre de situations, ce que l?on appelle la fibrillation ventriculaire est responsable de beaucoup de morts. Si on peut intervenir dans les premières minutes avec ces fameux appareils on sauve beaucoup de vies.

Dans un certain nombre de pays européens, aux Etats-Unis, il y a une installation de ces appareils avec une initiation des populations. Aujourd?hui, à Paris, toutes les piscines sont équipées et le personnel est formé. Les associations de secourisme, la Croix-Rouge et la Protection Civile en sont dotées grâce à des financements de la Ville de Paris, les pompiers également. Ils sont présents dans toutes les manifestations.

Ces associations assurent des formations au secourisme sur les premiers gestes d?urgence et notamment l?utilisation de cet appareil.

Les propositions qui sont faites sont intéressantes à examiner, mais vous voyez bien que si on se dirigeait vers leur généralisation telle qu?elles sont proposées, cela nécessiterait un maillage complet et une formation ad hoc. Tout le monde ne peut pas spontanément s?en servir, même si c?est relativement simple.

Je pense qu?il serait intéressant, à partir des expériences étrangères qui ont été faites, en relation avec le SAMU de Paris, la Préfecture de police, les pompiers, la Fédération française de cardiologie et les associations concernées, que l?on examine les conditions d?installation d?un certain nombre de ces appareils dans la Capitale, en évaluant les coûts d?implantation, avec un calendrier et un partenariat éventuel.

Dans l?attente, je crois qu?il serait prématuré de s?engager dans des propositions aussi précises et qu?il serait préférable de les mettre à l?étude avec les personnes concernées.

Je vous propose de retirer ce v?u, moyennant les engagements que je viens de prendre.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame TAÏEB, vous avez la parole.

Mme Karen TAÏEB. - C?est pour une explication de vote.

Je suis favorable à ce v?u et je voulais féliciter Jacques BRAVO pour cette initiative qui va dans le sens de cette célèbre maxime : ?Qui veut sauver une vie, sauve l?humanité tout entière?. Encore faut-il disposer de moyens et savoir les utiliser.

Je me suis renseignée auprès d?un professeur de cardiologie et, vous l?avez bien expliqué tous les deux, il faut pouvoir intervenir le plus rapidement possible. En gros, c?est, de façon très imagée, pouvoir ressusciter les personnes qui sont en syncope et victimes d?un arrêt cardiaque.

On peut certes appeler le SAMU ; on peut faire appel aux pompiers qui disposent, dans chaque brigade, de quatre défibrillateurs, mais, parfois, c?est trop tard.

Je voulais au contraire amender ce v?u et proposer que, pourquoi pas, ce soit expérimenté, comme le dit le v?u de Jacques BRAVO, dans le 9e arrondissement, mais l?intérêt de ces défibrillateurs, c?est avant tout de les utiliser dans des lieux qui accueillent un grand nombre de personnes (gares, aéroports, stations RER, etc.).

Je voudrais donner l?exemple européen de Barcelone qui dispose, dans son aéroport, de défibrillateurs à la disposition des usagers.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - On ne gère pas les aéroports !

Monsieur LHOSTIS, vous avez la parole.

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Il aurait mieux valu, à ce moment-là, proposer de les installer devant les grands magasins plutôt qu?à côté du bureau de mon ami Jacques BRAVO.

(Rires dans l?hémicycle).

C?est une question sérieuse. Tout d?abord, le défibrillateur, il faut savoir où il se trouve. Il faut savoir qu?il existe et il faut savoir le manipuler. Dans les pays où cela existe, toute une organisation a été mise en place.

Je propose que l?on examine cette question et que l?on regarde comment s?engager dans une expérimentation. Si on décide qu?il faut en mettre un à la mairie du 9e arrondissement, pourquoi pas dans toutes les mairies d?arrondissement, etc. ?

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - Madame AZZARO, retirez-vous ce v?u ?

M. Alain LHOSTIS, adjoint. - Je propose qu?il y ait un travail sérieux avec les professionnels concernés.

M. Christophe CARESCHE, adjoint, président. - C?est une bonne idée.

Mme Nicole AZZARO. - Je retire ce v?u, compte tenu de l?engagement de M. LHOSTIS. Je transmettrai vos commentaires à M. BRAVO.