Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Decembre 1999
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

31 - 1999 DAEE 31 G Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec l'association "Paris, initiatives, entreprises" une convention et attribution d'une cotisation et de 2 subventions.

Débat/ Conseil général/ Décembre 1999


M. Roger ROMANI, président. - Nous évoquons maintenant le projet de délibération DAEE 31 G relatif à la signature avec l'association "Paris, initiatives, entreprises" d'une convention et à l'attribution d'une cotisation et de 2 subventions.
Monsieur LE GARREC, vous avez la parole.
M. Alain LE GARREC. - Merci, Monsieur le Président.
Vous êtes très ferme mais je voudrais quand même vous rappeler ce que disait Mme STIEVENARD, si l'on n'avait pas eu les incidents de séances depuis toute la matinée, nous n'en serions pas là. Nous en rendre responsables...
M. Roger ROMANI, président.- Nous ne vous en rendons pas responsables...
M. Alain LE GARREC. - ... alors qu'on est encore là, ce n'est pas raisonnable ! Nous, nous sommes toujours là, nous sommes de ceux qui, en général, restent tard le soir. Je sais ce que je dis.
Monsieur le Président, dans cette délibération qui prévoit de signer une convention avec l'association "Paris, initiatives, entreprises", vous commencez par l'affirmation suivante : "La vitalité de la création d'entreprises constitue un enjeu majeur du dynamisme de l'économie parisienne". Comme vous avez raison !
M. Roger ROMANI, président.- Et je demande (je vous prie de m'en excuser) aux élus de couper les portables. Véritablement, ce n'est plus supportable. Il y a un problème de courtoisie à l'égard de vos collègues.
Excusez-moi, veuillez continuer.
M. Alain LE GARREC.- Merci. Monsieur le Président, avouez que traiter une telle délibération dans l'indifférence générale, à une telle heure, démontre à quel point l'impulsion que votre majorité veut donner aux affaires économiques de Paris, est nulle et pratiquement non advenue car, Monsieur le Président, c'est une priorité de votre mandature, vous l'aviez énoncé à deux reprises, lors de deux communications en 1996 et 1997.
Nous avons vu la création du Comité d'expansion économique, qui en est à sa troisième ou quatrième réorganisation, je n'arrive plus à compter, sa principale interrogation d'ailleurs, aujourd'hui, portant sur des déménagements de bureaux. En fait, depuis trois ans, cet organisme n'arrête pas de se mettre en place. L'alternance de présidences ne doit sûrement pas améliorer le processus.
Heureusement que les entreprises ne retiennent pas leur respiration, car il y a longtemps qu'elles se seraient asphyxiées !
Vous découvrez aujourd'hui que les très petites entreprises souffrent d'une sous-capitalisation et que Paris n'a aucun système de soutien financier pour les aider dans leurs premières années d'activité. Le réseau des boutiques de gestion, l'A.D.R.I.E. sont quelques unes des associations qui, depuis des années, oeuvrent dans ce domaine, sans que cela d'ailleurs vous préoccupe beaucoup.
Vous avez cependant un train de retard et c'est bien dommage pour les jeunes entrepreneurs parisiens. J'en veux pour preuve vos références dans la délibération à l'ACRE, qui n'existe plus depuis 1997, du moins en ce qui concerne l'aide financière, et qui a été remplacée par un nouveau dispositif qui s'appelle EDEM.
Bref, l'aide aux entreprises est de la responsabilité de la Région et comme Paris n'a jamais montré un enthousiasme forcené, et surtout n'a jamais fait de propositions, il est évident que la Région et certains partenaires institutionnels ont monté d'autres projets, en dehors de Paris. Comme quoi, il ne suffit pas de dire, de redire et de redire encore que l'action économique est une priorité pour que cela suffise à créer quoique ce soit.
Mais mieux vaut tard que jamais et je me réjouis que le changement de majorité de la Région puisse permettre la mise en place d'un partenariat avec Paris. Merci, Président HUCHON !
Vous avez cru devoir voter contre le voeu qui demandait que Paris multiplie par trois sa dotation aux prêts à taux zéro, je le regrette car vous savez comme moi que démarrer une entreprise à Paris représente un investissement plus important qu'en province, surtout en ce qui concerne la location et l'adaptation des locaux.
L'O.PA.C. semble avoir compris. Une délibération va d'ailleurs dans ce sens, aujourd'hui même.
J'espère qu'à votre demande, les S.E.M. seront des partenaires privilégiés de votre toute neuve conversion au soutien des très petites entreprises à Paris.
Certes, c'est moins valorisant et moins excitant que des missions de prospection au Japon, en Chine, en Corée, aux Etats-Unis etc... mais cela marche et cela crée bien plus d'emplois.
La création d'entreprises implique que nous tirions toutes les manettes possible. "Paris innovation" est un exemple qu'il faut poursuivre et amplifier. "Paris développement" doit revenir aux idées premières qui étaient la souplesse et l'adaptabilité, et non pas devenir une administration supplémentaire. Je vous encourage à faire un bilan des actions des différentes associations d'aide au démarrage d'entreprises, vous y apprendrez beaucoup.
Vous voulez que ces fonds soient immédiatement disponibles. J'avoue que je suis un peu surpris de cet empressement. Créer une entreprise, même très petite, ce n'est pas entrer dans un fast food. Cela nécessite des études, des projets, des sélections, un travail avec les créateurs, une formation et peut-être, je dis bien peut-être...
M. Roger ROMANI, président.- Veuillez conclure.
M. Alain LE GARREC.- ...dès qu'un certain nombre de paramètres ont été ajustés, on peut envisager, après, un démarrage, un suivi et une série de points de passage que notre législation rend obligatoires. De ce parcours plus ou moins long, plus ou moins difficile vous ne parlez pas, pas plus que vous ne parlez de l'évolution de cette nouvelle association.
M. Roger ROMANI, président.- Veuillez conclure. Vous avez dépassé les cinq minutes.
M. Alain LE GARREC.- Nous voterons cette délibération car elle est un petit pas dans la bonne direction mais votre travail n'est pas terminé. Il ne fait que commencer !
Je vous remercie.
M. Roger ROMANI, président.- J'obéis aux instructions, données d'ailleurs en conférence d'organisation par le président DELANOË, à juste titre.
Monsieur GABORIAU, vous avez la parole.
M. Pierre GABORIAU. - Monsieur le Président, mes chers collègues, compte tenu du peu de temps qui m'est accordé pour vous répondre, je rappelerai simplement que le Département de Paris souhaite encourager en partenariat la création d'entreprises et je pense que tous nos collègues ne doivent que s'en féliciter. Le Département travaille en cela avec la Région et, depuis longtemps, avec l'A.D.R.I.E. et la boutique de gestion.
A Paris, les créations d'entreprises sont en hausse, contrairement à celles de la Région. Nous ne pouvons donc que nous réjouir de cette initiative.
(Applaudissements sur les bancs des groupes "Paris-Libertés" et "Rassemblement pour Paris").
M. Roger ROMANI, président.- Je vous remercie, Monsieur GABORIAU.
Je mets aux voix, à main levée, ce projet de délibération.
Que ceux qui sont pour lèvent la main ?
Avis contraire ?
Abstentions ?
Ce projet de délibération est adopté. Merci. (1999 DAEE 31 G).