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Decembre 1999
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Conseil Général
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14 - 1999 ASES 165 G Subvention à l'Association des conférences du médecin (16e). - Montant : 400.000 F.

Débat/ Conseil général/ Décembre 1999


M. Philippe LAFAY, président.- Nous examinons maintenant le projet de délibération ASES 165 G concernant l'attribution d'une subvention à l'Association des conférences du médecins, d'un montant de 400.000 Francs.
Je donne la parole à mon confrère Serge BLISKO... ? Il n'est pas là? Alors la parole est à Mme PIN.
Mme Malvina PIN.- Merci.
Mes chers collègues, c'est avec beaucoup de circonspection que nous considérons cette délibération qui vise à accorder une subvention de 400.000 Francs à l'association A.C.M. qui a organisé le deuxième salon "Forme et Santé" en novembre 1999.
Circonspection parce que, contrairement à ce que vous affirmez dans la délibération, la validation scientifique et médicale de ce salon, est loin d'être assurée ou plutôt "était", étant donné la mauvaise habitude de cette Municipalité de voter les subventions après les opérations. Le mélange des genres était assez étonnant à ce salon "Forme et Santé" : des présentations sérieuses, des discussions intéressantes, côtoyaient des forums ou des stands qui auraient trouvé place plus aisément au salon Marjolaine.
Enfin mes chers collègues, nous nous interrogeons sur la forme juridique de l'organisme qui a organisé ce salon.
En effet, A.C.M. association loi 1901 est associée, même adresse, même dirigeant, même fax, à une nébuleuse de sociétés commerciales dont certaines sont organisatrices de salons, mais n'auraient pas en raison de leur statut juridique pu être éligibles à une telle subvention.
Je relève donc dans ce fouillis de sociétés et d'associations, une société anonyme organisatrice d'exposition comme le 3E, une société anonyme spécialisée dans l'immobilier, une SARL spécialisée dans la formation des médecins non agréés par l'organisme certificateur, UNAFORMEC, deux SCI immobilières, une SARL de presse, arrêtons-là cet inventaire à la Prévert.
Tout cela méritait d'être clarifié. Nous souhaitons que la Ville soit circonspecte dans la distribution et n'aide pas ainsi directement une société au mépris des règles de la concurrence.
Nous nous abstiendrons sur cette subvention, je vous remercie.
(Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).
M. Philippe LAFAY, président.- Merci, Madame. Je donne la parole à M. BEDOSSA.
M. Adrien BEDOSSA. - J'interviens et je vais intervenir trois fois au cours de cette soirée.
Je rejoins pour partie ce que vient de dire Mme PIN.
Cher ami GRISCELLI, là vraiment, la coupe est quelque peu pleine.
Cette fameuse manifestation médicale, nous en avons cerné les contours, et pour la simple et bonne raison qu'un des participants exposants était un ami, patron d'un très grand groupe de santé. Quand on me dit que cette manifestation ne fait pas de recettes, cela me laisse rêveur. Le stand valait 160.000 Francs pour 36 heures ... Ce que je veux dire, c'est donc ceci. Dans ce salon, les thèmes relèvent plus de la médecine de gourou que de la médecine véritable : santé, environnement, forme et beauté.
La subvention demandée est une subvention que je qualifie de post-mortem. La manifestation a déjà eu lieu. La société C.D.M. a fait des recettes confortables et la location de stands, je vous l'ai dit, coûtait 160.000 Francs. Quant au contenu scientifique de la A.C.M, je ne l'ai pas lu. Je trouve curieux que la Ville de Paris soit amenée à payer le contenu de la formation médicale continue.
Ce n'est pas à la Ville de Paris de payer des formations médicales continues et de toute façon, elles ne sont pas validées.
Je suis Président d'un Fonds de formation continue et je connais les procédures pour valider les formations continues.
On m'a dit, en section, que c'était pour permettre aux Parisiens de venir. Un salon de ce genre, que je sache, est libre et gratuit.
Un seul argument : la Ville de Paris n'a pas vocation à payer de la formation médicale continue. C'est pour cela qu'étant un spécialiste, je dis tout simplement que cette subvention est illégale. De plus, elle est soumise à notre vote, alors que la manifestation a déjà eu lieu.
Je n'ai pas compris - je suis désolé de le dire, gentiment et affectueusement à mon ami GRISCELLI.
En tout cas, aujourd'hui, moi je vote contre.
M. Philippe LAFAY, président.- Je donne la parole à Mme SILHOUETTE.
Mme Cécile SILHOUETTE. - Je suis tout à fait d'accord avec les précédents intervenants : 400.000 F pour un salon "forme et santé" qui recueille généralement les dons enthousiastes de nombreux sponsors que sont les laboratoires pharmaceutiques, diététiques, cosmétiques, les revues médicales, tout cela pouvait participer à un tel salon qui recouvrait tout ce que M. BEDOSSA a dit tout à l'heure.
Je pense qu'il serait très surprenant que celui-ci n'ait pas vu ces participations affluer. Or, rien n'est dit là-dessus dans le projet de délibération et dans le plan de financement de cette opération, telle qu'elle est écrite. Il est question seulement des dépenses, mais nullement des recettes escomptées et réalisées.
J'aimerais d'abord que nous ayons des informations sur ces participations et évidemment nous voterons contre cette subvention qui couvre en plus quasi intégralement l'organisation de ce salon.
M. Adrien BEDOSSA. - C'est juste pour payer la formation continue des médecins, ce que je peux comprendre, mais la Ville de Paris a-t-elle vocation à cela ?
M. Philippe LAFAY, président. - Monsieur BEDOSSA, compte tenu des différents intervenants et des demandes d'éclaircissement, nous allons reporter ce projet de délibération à une prochaine séance.
Le projet de délibération ASES 165 G est retiré de l'ordre du jour.
(Applaudissements sur les bancs de l'Assemblée).