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Fevrier 2002
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Conseil Municipal
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154 - QOC 2002-181 Question de M. René LE GOFF et des membres du groupe "Démocratie libérale et indépendants" à M. le Maire de Paris concernant les insuffisances des transports en commun en dehors des heures dites "de pointe"

Débat/ Conseil municipal/ Février 2002


Libellé de la question :
"M. le Maire de Paris a déclaré que sa politique favorisait l'utilisation des transports en commun et n'avait pas hésité à faire la guerre à l'automobile dès le début de sa mandature. Mais plutôt que de commencer par l'amélioration de l'offre en matière de transport en commun, il a débuté son programme par la réduction de l'espace disponible pour l'automobile avec pour conséquence prévisible de dissuader les Parisiens d'utiliser leur moyen habituel de transport.
La R.A.T.P. doit se féliciter de ce programme car elle accueille aujourd'hui beaucoup plus d'usagers sans avoir eu à investir le moindre centime dans des moyens supplémentaires de transport, bus ou métro. Pour les Parisiens, usagers du métro et des bus, c'est devenu l'enfer. Par exemple, à partir de 19 heures, les métros sont rares et bondés, pratiquement plus qu'aux heures de pointe. Par ailleurs, les incidents, lignes partiellement en grève ou autres situations dites exceptionnelles se multiplient et le temps mis dans les déplacements s'allongent de façon significative.
Quant aux bus, il est facile de constater qu'ils sont bondés et les histoires racontant que, par une augmentation de la vitesse commerciale moyenne, la R.A.T.P. pourrait augmenter le nombre de rotations... C'est de la poudre aux yeux !
M. le Maire de Paris ne peut pas continuer à imposer aux Parisiens l'usage des transports en commun sans améliorer la qualité et la quantité des moyens de transport mis en ?uvre. C'est pourquoi M. René LE GOFF et les membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" demandent que M. le Maire de Paris explique ce qu'il compte faire pour traiter complètement ce problème.
M. René LE GOFF et les membres du groupe "Démocratie libérale et Indépendants" attendent des engagements précis et datés sur ce sujet."
Réponse (M. Denis BAUPIN, adjoint) :
"Le programme d'aménagements de couloirs protégés pour les bus, initié en 2001, a permis une augmentation sensible de la vitesse commerciale, et une amélioration de la régularité des lignes concernées, les bus étant nettement moins soumis aux aléas de la circulation sur les tronçons traités. Cette amélioration est nettement perceptible à l'analyse des vitesses commerciales des lignes traitées. De même les enquêtes de la R.A.T.P. auprès des usagers des bus démontrent un taux élevé de satisfaction. Le programme va se poursuivre par le traitement de lignes de bus de terminus à terminus (programme "Mobilien" sur 17 lignes à Paris), ce qui engendrera des gains importants pour les usagers de ces lignes en terme de temps de parcours et de régularité.
Le programme "Mobilien" comporte également des engagements de la part de la R.A.T.P. et des financeurs du transport public (particulièrement le Syndicat des Transports d'Ile-de-France) concernant la qualité de service sur les lignes visées : amplitude de service, écart maximal entre 2 bus, information des usagers, confort et accessibilité des véhicules...
Des "contrats d'axe" concernant 4 lignes (lignes n° 27, 38, 91, 92) seront soumis dans les prochains mois au Conseil de Paris, détaillant les engagements respectifs de la Ville (en matière d'aménagements de voirie et de carrefours...) et du transporteur (en matière de qualité de service) pour améliorer le fonctionnement de ces lignes. Les contrats d'axe concernant les autres lignes du projet Mobilien seront élaborés par la suite.
En ce qui concerne le métro, la Ville n'a pas de moyen d'action sur la R.A.T.P. pour remédier aux insuffisances (en particulier la congestion sur certaines lignes entre 19 heures et 21 heures ainsi que le samedi), autre que par le biais des administrateurs désignés par le Conseil de Paris aux conseils d'administration du S.T.I.F. et de la R.A.T.P. La R.A.T.P., qui analyse très finement la fréquentation des lignes, est consciente de la nécessité d'agir pour remédier à certaines situations où les usagers sont transportés dans des conditions insatisfaisantes. Ainsi, un plan a été élaboré avec le S.T.I.F. pour renforcer l'offre de service d'environ 10 %, tout particulièrement en début de soirée. Ainsi, depuis 2001, les lignes 11 et 13 ont été renforcées. D'autres augmentations du nombre de rames se feront progressivement en 2002 et 2003 pour les lignes 1, 2, 3, 6, 8 et 12 ainsi que pour le R.E.R. A, ce qui représente un coût supplémentaire de 9 millions d'euros par an.
L'ensemble de ces questions qui ont trait à l'adaptation de l'offre de transports aux besoins de nos concitoyens, de plus en plus larges et diversifiés, est au c?ur des travaux de la Commission extra municipale des déplacements auxquels la R.A.T.P. participe activement, aux côtés des élus et des associations d'usagers des transports."