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Septembre 2015
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Vœu déposé par le groupe les Républicains relatif à une opération immobilière au sein du square du Clos-Feuquières.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2015


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous passons au v?u n° 85 relatif à une opération immobilière au sein du square du Clos-Feuquières. La parole est à nouveau à Mme EVREN.

Mme Agnès EVREN. - Je vous remercie. Mes chers collègues, les mêmes causes reproduisant toujours les mêmes effets, c'est encore un manque de concertation qui a guidé ce v?u et que je défends au nom du député de la circonscription, Jean-François LAMOUR, et du maire d'arrondissement, Philippe GOUJON. Nous avons appris, par un simple courrier de Mme VERSINI, que le projet de déplacement de l?ensemble des activités de gardiennage et de surveillance au square du Clos-Feuquières, était abandonné au profit d'une opération incluant l?installation d?une association d?aide spécialisée à la recherche d'hébergements et de logements, ainsi que la création de logements sociaux d'ici à 2017. Ce projet remet donc complètement en cause la requalification du square du Clos-Feuquières voulue par les habitants du quartier et votée à l'unanimité - je le précise - du Conseil d'arrondissement qui s'est tenu en juin 2015. Ce projet de requalification a même été plébiscité et fait partie des projets lauréats du budget participatif pour le 15e arrondissement. Quelle hypocrisie, quel déni de démocratie ! Autrement dit, vous vous asseyez sur les v?ux exprimés par les habitants de ce quartier et par les Parisiens. Nous vous demandons donc de renoncer à ce projet au profit de la requalification du square, afin de respecter les souhaits des Parisiens puisqu'ils ont voté dans le cadre du budget participatif. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame EVREN. Pour vous répondre, la parole est à Mme Pénélope KOMITÈS.

Mme Pénélope KOMITÈS, adjointe. - Votre v?u porte sur le square du Clos-Feuquières. Malheureusement, il y a un certain nombre de contre-vérités importantes dans ce v?u. Il est faux d'affirmer qu'une opération immobilière incluant des logements sociaux est prévue au sein de ce square. Comme vous le savez, les limites du square sont clairement définies. L'immeuble du n° 20 rue du Clos Feuquières concerné par l'opération immobilière que vous mentionnez, se trouve à l'extérieur et ne concernera que 50 logements. Il est également faux d'affirmer que, dans un courrier du 10 juin, nous vous avons indiqué - Mme VERSINI et moi-même - que la relocalisation des agents de la DEVE était abandonnée. Bien au contraire, nous vous avons renouvelé dans son courrier notre souhait de voir cette relocalisation voir le jour dès qu?une solution adaptée aurait été trouvée. Il est également faux, Madame, d'affirmer que la requalification du square du Clos-Feuquières ne peut avoir lieu tant que les agents de la DEVE ne seront pas relocalisés. La mairie du 15e, qui est responsable des travaux dans cet équipement de proximité, aurait pu engager depuis des années la plupart des aménagements attendus par les riverains, si vous l'aviez souhaité. Les travaux de renforcement de la végétation dans ce secteur, la remise en eau de la mare, l'installation de sanitaires, etc., n?ont aucune raison d'être réalisés en même temps que la destruction de l'ancien bunker qui abrite les agents de la DEVE. En effet, les emplacements et la nature des travaux à conduire sont extrêmement différents. Un mot sur le cas particulier de la destruction du bunker. J?ai souhaité une estimation du coût de destruction. Celle-ci est considérable. Par ailleurs, nous cherchons les ayants droit de l'architecte puisque leur accord est requis pour engager la destruction de l'édifice. Enfin, comme je vous l?avais déjà indiqué au mois de mars 2015, une solution pérenne de relocalisation des locaux sociaux de la DEVE doit être trouvée avant la destruction du bunker. Nous y travaillons. Donc, je vous demande, pour toutes ces raisons, de retirer ce v?u, sinon j'émettrai un avis défavorable parce qu'il y a beaucoup de mauvaise foi.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - J'imagine que le v?u est maintenu ? Il est maintenu. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 85 avec un avis défavorable de l?Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est rejeté.