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Septembre 2015
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2015 DLH 175 - Création 36, rue Vaugelas (15e) d’une résidence sociale pour jeunes actifs de 18 logements P.L.A.-I. par DOMNIS.

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2015


 

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Dans l'organisation de nos débats, maintenant, nous ouvrons le Conseil de Paris. Vous allez assister, bien sûr, à ces travaux. Nous allons pouvoir avoir, et vous serez, bien sûr, auditeurs de tout cela, les expressions de tous les orateurs, de tous les groupes du Conseil de Paris, quelle que soit leur formation politique, majorité comme opposition. Je vous remercie beaucoup. Pour débuter le Conseil de Paris, je ne vais pas refaire une introduction par rapport à ce sujet que l'on a évoqué, mais simplement vous dire rapidement que plus de 330.000 jeunes vivent à Paris, des jeunes de 16 à 25 ans. Nous sommes donc une ville jeune, une ville avec une forte proportion de population en-dessous de 25 ans. Les jeunes, et vous l'avez vu, incarnent vraiment la vitalité, l'inventivité, l'avenir de notre ville. Il nous faut non seulement écouter, mais profiter de l'expertise des jeunes pour pouvoir faire en sorte que notre ville soit une ville qui intègre, y compris ceux qui sont moins représentés dans les populations électorales et moins représentés du fait qu'avant 18 ans, on n'a pas le droit de vote. Pour autant, puisque c'est souvent une catégorie de population qui, du fait justement de son éloignement par rapport au processus électoral, est moins écoutée et sur laquelle on mise moins, c'est une façon ici de faire en sorte que la Ville et les projets importants pour notre Ville soient portés en ayant toujours l'avis, la représentation des jeunes de Paris, qui sont multiples, qui sont divers. C'est ce travail-là que je souhaite faire et je veux vraiment remercier Pauline VÉRON, remercier l'ensemble de l'Exécutif, mais Pauline VÉRON pour le travail qu'elle fait pour porter, pour aider, non pas porter à la place de, mais faire en sorte que la parole des jeunes de Paris soit entendue jusqu'ici et soit incluse dans tout le processus de prise de décisions de la Ville. C'est vraiment ce que nous avons souhaité faire. Nous avons une ambition pour les jeunes de notre Ville et depuis 2001 des politiques ambitieuses ont été développées. Nous avons évalué les différentes mesures à l'aune des changements économiques et sociaux qui sont intervenus au cours de la décennie passée. Nous avons dans la communication qui vous est proposée aujourd'hui défini trois axes structurants sur lesquels nous allons agir prioritairement. Bien sûr, nous avons d'abord tenu à imaginer une politique de la jeunesse transversale à travers un programme qui intègre l'ensemble des aspects de la vie quotidienne des jeunes, l'emploi, le logement, la santé, les loisirs, la formation. Cette politique est menée en lien avec les maires d'arrondissement, vous l'avez très bien dit d'ailleurs tout à l'heure dans votre propos, et est adaptée bien sûr aussi aux différents territoires parisiens. Nous souhaitons aussi garantir le fait que la jeunesse soit une véritable ressource pour la Ville, en facilitant vraiment la participation à la vie de la cité. Nous venons d'en débattre. Mais nous entendons aussi donner une visibilité, une cohérence accrue à la politique municipale dédiée aux jeunes. En effet, il y a souvent des dispositifs et pour que les jeunes puissent les connaître, il faut peut-être qu'ils en voient mieux la cohérence et que l'on soit en mesure de favoriser un meilleur égal accès de tous parce qu'il y a beaucoup d'inégalités sociales dans l'accès à la formation, dans la pratique d'un certain nombre de dispositifs. Le programme parisien pour l'autonomie des jeunes, que nous présentons avec Pauline VÉRON, précise et décline les contours de cette action. Il s'agit d'abord pour les jeunes de pouvoir, s'orienter, se former, s'informer. Nous souhaitons vraiment diminuer les inégalités d'accès aux ressources éducatives en soutenant notamment la mobilité des jeunes et des jeunes collégiens qui sont engagés dans le cadre du plan "Erasmus collèges". Nous allons aussi organiser des journées portes ouvertes avec les incubateurs parisiens dédiés aux collégiens et aux lycéens. J'ai d?ailleurs écrit à l'ensemble des proviseurs et chefs d'établissement des collèges et lycées de Paris pour qu?ils s'inscrivent vraiment dans la journée portes ouvertes qui a lieu le 14 octobre, je crois. D'autre part, nous allons aussi accueillir dès cette année 1.000 élèves de troisième à l'occasion de leur stage de découverte professionnelle. Là aussi, pour nous l'idée est de pouvoir accompagner des jeunes, notamment les jeunes qui, parce qu'ils n'ont pas les mêmes réseaux liés à leur milieu social, ont plus de difficultés à trouver des stages qui leur permettent vraiment de découvrir des univers professionnels. La Ville de Paris s'y engage pleinement avec 1.000 élèves de troisième, qui pourront découvrir cet univers professionnel. Nous allons bien sûr favoriser l'insertion socioprofessionnelle des jeunes avec le dispositif des emplois d'avenir et le développement de l'apprentissage. Une garantie jeune aussi va être mise en ?uvre dès le 1er janvier 2016 pour les jeunes plus précaires et éloignés de l'emploi. L'insertion passe aussi, nous le savons, par le logement. Avec Ian BROSSAT, avec l'ensemble de l'Exécutif, avec aussi Marie-Christine LEMARDELEY, nous poursuivons notre effort pour que 1.000 logements étudiants supplémentaires soient mis à disposition chaque année jusqu'en 2020. C'est un engagement de campagne que nous tenons et sur lequel je souhaite vraiment rappeler notre mobilisation. Nous voulons promouvoir, et nous l'avons fait notamment lors du dernier Forum de rentrée avec les étudiants, favoriser l'accès des apprentis aux logements, favoriser la colocation mais aussi le logement intergénérationnel. Afin que les jeunes puissent aisément se déplacer et pleinement expérimenter la Ville, nous ferons évoluer le modèle des équipements jeunesse. Là aussi, c'est une réforme que porte Pauline VÉRON afin de rendre ces équipements plus souples, plus lisibles, plus adaptés à l'évolution des usages, peut-être moins prescripteurs et un peu plus stimulateurs et accompagnant la volonté des jeunes. Une large concertation a été lancée en 2014 pour identifier la nature et les attentes sur ce sujet. Il s'agit enfin aussi, comme objectif, de permettre aux jeunes de s'engager et de s'épanouir. Nous savons qu'il y a une grande volonté de beaucoup de jeunes de s'engager pleinement dans la vie associative, dans la vie citoyenne. Il faut vraiment les accompagner et c'est un plus indéniable que nous avons dans cette ville. Nous venons d'en parler avec notamment les instances de participation dédiées aux jeunes et le Conseil parisien de la Jeunesse. Nous devons aller plus loin sur ces pistes-là. D'ailleurs, nous soutenons le développement du service civique avec un doublement du nombre de volontaires accueillis chaque année à la Ville. De nouveaux lieux de vie étudiante également et associative vont voir le jour grâce à une valorisation de surface qui existe notamment dans les restaurants, dans les résidences du C.R.O.U.S. En gros, ce programme global se décline dans 150 mesures dont certaines sont déjà appliquées. Un comité de pilotage annuel rendra compte de leur mise en ?uvre. L'enjeu est vraiment de taille et la mobilisation des moyens en 2014 a été conséquente puisque cette mobilisation des moyens a été de 200 millions d'euros pour ce programme jeunesse. Je veux à nouveau insister sur le rôle très important du Conseil parisien de la Jeunesse et nous étudierons, nous examinerons le v?u qu'ils nous feront parvenir, qui est déjà, d'après ce qu'ils nous en disent ce matin, parti sur des bases extrêmement intéressantes et sur lesquelles nous allons pouvoir avancer. Mes chers collègues, cette jeunesse à qui nous léguons tant de défis et tant de questions mérite qu'on lui garantisse les moyens de se relever, de s'exprimer, de créer et de décider. Elle mérite que nous posions quelques solutions - c'est comme cela que je conçois notre rôle - et c'est en étant à l'écoute de ses besoins concrets comme de ses envies profondes que nous lui permettrons d'accéder à l'autonomie, une autonomie qui libère les potentialités et les facultés d'action. Notre aptitude collective à construire un projet de société harmonieux et viable dépend directement de notre capacité à confier une place et un rôle à notre jeunesse. Je veux remercier à nouveau Pauline VÉRON et toutes les équipes mais aussi, comme je l'ai fait dans mon propos, Ian BROSSAT, Marie-Christine LEMARDELEY, Colombe BROSSEL. Je fais une parenthèse puisque j'ai dit hier que Colombe était maman d'un petit bébé. Je n'ai pas dit que Mme BUFFETEAU était aussi maman depuis le mois de juin ou juillet dernier. Je veux aussi bien sûr saluer l?arrivée d?un ou d?une petite Parisienne. Je referme la parenthèse. Tous les adjoints se sont beaucoup penchés sur les chantiers liés au logement étudiant et sur la garantie jeune. Je remercie bien sûr l'ensemble des personnels de la Ville qui font preuve de beaucoup d'enthousiasme pour travailler justement sur ces questions de jeunesse et avec le Conseil parisien de la Jeunesse. Poursuivons ce travail, comme nous l'avons toujours fait, avec audace, lucidité, détermination, trois qualités que la belle jeunesse parisienne a si souvent faite sienne. Je vous remercie. Je donne maintenant la parole à Leïla DIRI, pour l?UDI-MODEM.

Mme Leïla DIRI. - Merci, Madame la Maire. Chers collègues, je félicite tout d'abord le travail réalisé et l'intervention de nos collègues au niveau du Conseil de la Jeunesse et je me réjouis que la jeunesse fasse l'objet d'une attention particulière à Paris. Je fais partie de ces jeunes qui ont quitté leur province pour rejoindre la Capitale, pour découvrir ses richesses, ses atouts et les joies de la vie étudiante. Au-delà de cette idée que Paris est magique, vivre à Paris quand on est jeune, cela n'a pas que du bon. Les difficultés et les embûches vous ramènent très vite à une autre réalité. La situation de la jeunesse dans la Capitale est donc à évaluer à plusieurs niveaux. Si Paris regroupe à la fois le plus grand nombre d'étudiants, d'entreprises et d'emplois, possédant donc de véritables atouts, notre ville comporte des difficultés spécifiques, eu égard à ses contraintes dues au coût de la vie et du logement, ainsi qu?à sa densité et sa superficie limitée. La quête d'autonomie de cette jeunesse, qui ne demande qu?à ce qu'on lui donne l'occasion de réussir, doit être une priorité. A partir de là, au-delà des constats que nous partageons dans l'ensemble, il nous faut proposer des mesures simples et pragmatiques pour répondre à ces besoins. Comme beaucoup de sujets, nous ne pouvons répondre à l'échelle de Paris intra-périphérique aux problématiques que nous évoquons ici. Il en va de notre responsabilité que de penser ces sujets au niveau de la Métropole, voire de la Région. Notre groupe a eu l'occasion de présenter des propositions qui s?inscrivent dans une volonté de valorisation et d'accès à l'autonomie des jeunes. Elles s'inscrivent dans un discours parfois d'excellence et de mérite auprès de la jeunesse, mais répondent aussi à des considérations pratiques en termes de pouvoir d'achat. Tout d'abord, nous souhaitons faire de Paris une ville encore plus accueillante et rendre encore plus visible et lisible l'ensemble des dispositifs existants. Vous vous rappelez, à juste titre, que la moitié des 330.000 jeunes Parisiens est originaire d'autres régions ou de l'étranger. Chaque année, plusieurs milliers de jeunes convergent à Paris pour faire leurs études ou dynamiser leur vie professionnelle sans qu?un dispositif d'accueil ne leur soit proposé. Nous pourrions proposer alors un guide d'accueil en français et en anglais récapitulant les démarches, les interlocuteurs, les infrastructures sportives, éducatives, culturelles à disposition des jeunes, ainsi que les dispositifs auxquels ils peuvent prétendre en termes de logements, d'entreprenariat et d'aides sociales. Les antennes jeunes, les espaces jeunes, les lieux d'accueil innovants et les centres d'animation pourraient servir de lieux d'accueil ou de relais pour ces nouveaux arrivants. Ensuite, nous devons trouver des solutions concrètes et alternatives à la problématique du logement. S'il y a bien une problématique pour laquelle Paris est également connue et reconnue, c'est pour sa difficulté à se loger. A Paris, 571 logements ont été construits en 2013, portant à 6.000 le nombre de logements étudiants gérés par le C.R.O.U.S., mais c?est le même nombre de logements qu?il y a au C.R.O.U.S. de Rouen qui accueille six fois moins d'étudiants. D'autres alternatives doivent donc être proposées à nos jeunes pour pallier le déficit de places dans les résidences étudiantes parce que tous les jeunes ne peuvent se permettre de payer un loyer trop souvent exorbitant. Par d?autres alternatives, j?entends le développement de l?offre de logements contre services intergénérationnels. Pour cela, il faut pouvoir donner les moyens de rendre lisible et connue cette offre de services, en d'autres termes mettre en place un dispositif publicisé et concret de mise à disposition de pièces de logement pour les jeunes dans le privé et aussi dans le social. Dans le parc social, des locataires pourraient, quand ils le veulent et le souhaitent, avec l'accord de leurs organismes bailleurs, sous-louer une partie du logement à des jeunes, par exemple. La mobilité dans le parc social prend donc tout son sens. Le maintien à domicile de personnes âgées peut être envisagé pour certains, l'isolement peut être rompu et le lien intergénérationnel se trouver renforcé. Par ailleurs, le Centre d'action sociale de la Ville de Paris, qui gère des places d'accueil en EHPAD, pourrait ainsi mettre en place un dispositif simple et organisé de volontariat de jeunes en EHPAD. Cette initiative s'inscrirait parfaitement dans nos efforts de soutien au service civique. Un autre axe primordial dans la réflexion sur la jeunesse porte sur l'accès à la formation et à l'emploi. L?initiative de rapprochement des jeunes Parisiens avec les nombreux incubateurs de la Ville nous paraît être une juste mesure. Il ne faut pas oublier par ailleurs les métiers de l'artisanat, secteur qui recrute et peine parfois à trouver ses employés, lui aussi, comme le secteur du numérique. Notre groupe avait déposé un v?u pour que la Mairie puisse, d'une part, créer une bourse récompensant les élèves méritants ayant obtenu une mention "très bien" au baccalauréat dans le strict respect des critères sociaux présidant à l'attribution d'une aide au C.R.O.U.S. et, d'autre part, organise en partenariat avec les mairies d'arrondissement une célébration distinguant l?excellence de ces élèves. Concernant le service civique, nous devons le faire connaître, le valoriser, le rendre plus attractif. Notre v?u adopté en séance il y a quelques mois prévoyait l'abaissement de l'âge à 16 ans au lieu de 18 et une nécessaire valorisation par notre institution de cette forme d?engagement, grâce à l?organisation d?une cérémonie régulière pour décorer nos jeunes en fin de service. Nous allons aujourd'hui plus loin en proposant de revaloriser à la hausse le montant de l'indemnité versée aux volontaires. Si le service civique est une chance, il peut s?avérer être une alternative aux jobs alimentaires permettant d?allier engagement citoyen et financier. Je me réjouis par ailleurs de votre proposition de renforcement des offres de stages pour nos jeunes collégiens, notamment pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir un réseau autour d'eux, des contrats aidés pour lesquels nous souhaiterions avoir des garanties de formation des agents et des contrats d'apprentissage pour lesquels nous souhaiterions également que nous soit communiquée la politique de recrutement à l'issue de la formation. Mais la vie parisienne passe aussi par sa vie nocturne et tout l?enjeu est de faire de Paris une ville qui vit aussi à l?heure des jeunes. Ce n?est pas un scoop, mais les infrastructures parisiennes ne suivent pas forcément. Nous devons faire un plan de développement des transports en commun de nuit, au moins le week-end dans un premier temps, en accélérant les concertations avec le S.T.I.F. Nous devons également étendre les horaires des différents services quotidiens, tels que les bibliothèques et les équipements sportifs. Qui n'a pas vécu la frustration de se faire accompagner à la bibliothèque pour fermeture alors que vous étiez en plein dans la rédaction d'une fiche, d'un devoir ou que vous étiez plongé dans une lecture ? Certains Parisiens n'ont pas d'autre choix que de travailler le soir ou la nuit. Oui, Paris doit être plus ambitieuse sur ce sujet. Pensons à des bibliothèques publiques de permanence, par exemple, notamment pendant les périodes des examens. Idem pour les plages d'horaires d'ouverture des équipements sportifs pour les piscines. Toujours dans le registre de l'adaptation au rythme des Parisiens - je vais accélérer parce que le temps tourne - et, une fois n'est pas coutume pour mon groupe, je voudrais rappeler sans polémique aucune, ici, ce matin, la pertinence de l'ouverture dominicale des commerces. Au-delà de vouloir satisfaire une clientèle ou des touristes, l'enjeu est peut-être avant tout l'accès à l'emploi et le développement des opportunités. Oui, la possibilité pour les jeunes de travailler le week-end répond davantage aux besoins de flexibilité qu'implique la nécessité de concilier parfois études et job. Le doublement du salaire le dimanche, quand il est prévu, s?avère également une chance pour leur pouvoir d?achat. A titre d?information, près de 80 % des jeunes Parisiens âgés de 18 à 24 ans sont favorables à l'ouverture des commerces le dimanche et, pour rappel, plus de 13 % des jeunes vivent sous le seuil de pauvreté. Enfin, je voudrais terminer sur l?aspect de prévention en termes de santé et des comportements à risques, de la prévention quant aux dangers de l?alcool. Nous avons déposé un v?u qui avait été adopté concernant les ravages du "binge drinking". Il faut se donner les moyens de prévenir ces comportements. La Rochelle envoie chaque soir des brigades nocturnes sur le terrain pour prévenir les nuisances sonores et autres risques liés à une alcoolémie importante, l'objectif n'étant pas de faire la police mais de s'assurer que la fête étudiante se déroule dans les meilleures conditions, tant pour les protagonistes que pour les riverains. Je souhaiterais également évoquer deux sujets tabous très vite, mais qui méritent?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Vous avez épuisé le temps de tout votre groupe. Il n'y a plus de temps pour les autres orateurs.

Mme Leïla DIRI. - Le suicide chez les jeunes, le harcèlement à l?école pour lesquels je souhaiterais que l?on mène une réelle réflexion.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il faut conclure.

Mme Leïla DIRI. - Je termine par un propos, qui fera consensus je l'espère. Je voudrais que l'on ait une pensée pour le jeune Ali Mohamed AL-NIMR, qui a été condamné à mort par décapitation en Arabie Saoudite. Se dire que dans certains pays en 2015?

Mme LA MAIRE DE PARIS. - On n?aborde pas cela à quelques secondes de la fin. Soyons sérieux !

Mme Leïla DIRI. - Je souhaiterais qu?on le rappelle et que l?on condamne ensemble cela.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Nous sommes tous solidaires, mais on n?aborde pas cela ainsi, à la fin d?un débat et après avoir épuisé votre temps de parole. Sandrine CHARNOZ, pour le groupe Socialiste et Apparentés.

Mme Sandrine CHARNOZ. - Merci, Madame la Maire. Madame la Maire, mes chers collègues, je voudrais débuter mon propos en remerciant sincèrement les deux membres du Conseil parisien de la Jeunesse qui se sont exprimés il y a quelques minutes sur leur rapport d?activité, les féliciter pour l'activité impressionnante qu'ils nous ont présentée dans leur rapport, mais aussi pour leurs propositions pour l'édition 2015 du budget participatif et, notamment, l'avis qui leur a été demandé lors de la COP 21. Merci donc à vous tous pour votre implication dans la vie de la cité et, surtout, pour votre volonté d'associer toujours plus de jeunes Parisiens parce que je crois aussi que c'est l?une des clés de la réussite. Cet engagement du C.P.J. et votre communication ce matin, Madame la Maire, s'inscrivent dans la continuité des politiques que nous menons depuis 2001. La jeunesse est, depuis 2001, un marqueur important de notre majorité municipale qui a déployé depuis, et continue de le faire, des politiques publiques ambitieuses et cohérentes dans le but d'encourager l'autonomie des jeunes. A Paris, nous comptabilisons 635.000 jeunes âgés de 11 à 30 ans, soit un tiers de la population. C'est un atout indéniable pour le dynamisme de notre ville, mais aussi une réalité qui nous oblige collectivement à mener et à évaluer nos politiques publiques à l'aune de ce prisme de la jeunesse. La démarche entreprise par votre adjointe, Pauline VÉRON, que je salue ici pour son volontarisme, de rendre visible et encore plus cohérente notre politique en faveur des jeunes, a conduit en décembre dernier à publier un premier bleu budgétaire spécifique. Ainsi ce sont 200 millions d?euros qui sont consacrés à la jeunesse. Par ailleurs les 145 mesures qui composent le Plan parisien pour l?autonomie des jeunes annexé à votre communication en sont le prolongement politique logique. Néanmoins, nous partageons sur les bancs de cet hémicycle le constat que l?accès à l?autonomie reste contrasté et qu?une part non négligeable des jeunes des quartiers périphériques parisiens rencontrent un condensé de difficultés, tant en matière d?insertion professionnelle que de logement. C?est sur ces deux axes que je vais axer mon propos. La somme, Madame la Maire, que vous avez décidé de consacrer d?ici 2020 à la priorité pour tous les Parisiens qui est le logement est emblématique de votre volonté indéfectible en la matière. Presque 3 milliards d?euros d?investissements au moment même où l?aide à la pierre de l?Etat diminue dramatiquement. La Ville pour les étudiants propose aujourd?hui 17.900 logements et souhaite poursuivre son effort, visant à l?ouverture des résidences étudiantes et de foyers de jeunes travailleurs, via la mise à disposition de 1.000 logements étudiants supplémentaires chaque année jusqu?en 2020. Cet engagement se traduit concrètement dès ce Conseil par un projet de délibération portant sur la création d?une résidence sociale pour jeunes actifs de 18 logements dans le 15e arrondissement : le projet de délibération DLH 175. Mais c?est aussi dans l?attribution de 1,132 millions d'euros à deux fédérations d?associations gestionnaires de foyers de jeunes travailleurs, gérant environ 5.000 lits : les projets de délibération DJS 228 et 229. Il est important de démontrer que certains projets de délibération illustrent concrètement notre communication et nos propos. Cet engagement pour le logement des jeunes dépasse aussi le périphérique, avec le projet emblématique du quartier universitaire international du Grand Paris qui va créer, là aussi, 1.000 logements dans le Nord-Est, à cheval sur Paris et Aubervilliers. Cet engagement reflète également l?esprit d?innovation sociale qui anime votre majorité, Madame la Maire, avec les dispositifs d?accès aux logements en faveur des apprentis, de la colocation ou du logement intergénérationnel, ainsi que l?accès facilité au parc privé des jeunes actifs. Ces différents dispositifs sont élaborés avec les bailleurs sociaux et des associations, comme l?"A.F.E.V." ou "Solidarité étudiante". Un mot sur ces initiatives de colocation avec les bailleurs qui cherchent à développer l?offre mais aussi à accueillir tous les publics. Comme les jeunes de la mission locale, au même titre que les étudiants, avec des colocations actuellement expérimentales à Paris Habitat et la S.I.E.M.P. qui a choisi de se faire accompagner par l'A.N.R.S. pour le suivi social de ces colocations et garantir leur réussite. Sur l?emploi, je souhaite souligner l?engagement sans faille de la Ville sur l?insertion sociale et professionnelle des jeunes Parisiens et de tous les jeunes Parisiens. Par exemple, il s?agit ainsi d?accompagner les jeunes les plus éloignés de l?emploi dans le cadre de dispositifs d?insertion par l?activité économique, par la mise en ?uvre du dispositif des emplois d?avenir, par le développement de l?apprentissage ou par l?accueil des stages professionnels, comme vous l?avez évoqué. Ainsi, pour illustrer mon propos, ce sont 100 recrutements supplémentaires de jeunes en emplois d?avenir qui sont prévus en 2015, ce qui permettra de signer le 500e emploi d?avenir avant la fin de l?année. Ces recrutements, stages, sont accompagnés d?une volonté indéfectible de formation de qualité et de tutorat. Recrutement dans nos services, comme je le dis, mais aussi soutien aux associations d?accompagnement et d?insertion, soutien à l?entreprenariat et soutien enfin au développement de l?économie sociale et solidaire. Je ne peux évoquer notre politique de l?emploi sans évoquer le partenariat avec la Mission locale auprès des jeunes peu ou pas diplômés, notamment les jeunes les plus en difficulté avec le lancement de la garantie jeune pour 1.000 Parisiens en 2016. Je voudrais répondre aux propos de l?oratrice précédente, car je crois qu?il ne s?agit pas ici d?évoquer le travail du dimanche pour assurer la réussite scolaire de nos étudiants. Je pense que nous ferions mieux de parler de revalorisation des bourses pour ainsi garantir à tous une égalité dans l?accès aux études. Car travailler en étudiant est toujours plus compliqué, et donne souvent lieu à des échecs. Je voudrais, pour conclure, saluer la vision positive que portent cette communication et ce programme parisien de la jeunesse. C?est une politique adaptable, adaptée, innovante pour répondre à toutes les facettes de la jeunesse parisienne. C?est par la mise en ?uvre du droit commun, la participation des jeunes eux-mêmes, que nous les accompagnerons vers l?autonomie. C?est par une politique, dont le fil rouge est l?égalité, que nous assurerons un avenir durable pour les jeunes, un avenir pour Paris. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame CHANOZ. Joëlle MOREL pour le groupe Ecologiste de Paris.

Mme Joëlle MOREL. - Merci, Madame la Maire. Tout d?abord, je remercie sincèrement le travail du Conseil de la Jeunesse. C?est à partir du contrat jeunesse élaboré dans le 11e sous l?impulsion de Delphine TERLIZZI, écologiste, adjointe à la jeunesse et à l?éducation citoyenne que j?interviens. C?est l?occasion de saluer le travail remarquable qu?elle a réalisé pendant plus d?une année avec l?ensemble des structures jeunesse de l?arrondissement. Les constats en matière de décrochage scolaire et social, de conduites à risque, toxicomanie, détresse psychologique, actes de violence sur soi ou sur son entourage, des situations de dépendance et des difficultés vers un parcours d?autonomie nécessitent une amélioration de l?efficacité des actions de l?ensemble des intervenants d?un même territoire. Les actions jeunesse ont besoin de continuité, de cohérence, de complémentarité, de transversalité. Tous les jeunes doivent recevoir le soutien dont ils ont besoin. Chers collègues, je souhaite partager quelques pistes de réflexion mais surtout quelques pistes d?action. Les actions de prévention concernant la santé des jeunes restent la priorité essentielle. J?insiste tout particulièrement sur une nouvelle problématique, celle de l?alimentation des jeunes. La malnutrition résulte d?une précarité croissante chez les familles et un déséquilibre alimentaire de la consommation excessive de malbouffe. Il est urgent d?étudier les possibilités de création de lieux associatifs conviviaux pour permettre aux jeunes de faire la cuisine ensemble et de manger ensemble. Deuxièmement, dans le domaine de l?insertion professionnelle, le groupe Ecologiste préconise le développement des chantiers éducatifs, en lien avec les services de la Ville de Paris, les bailleurs sociaux, les mairies d?arrondissement. Deux expérimentations de chantier jeunesse ont été organisées cet été dans le 11e. Les chantiers éducatifs se situent en amont des dispositifs classiques d?insertion professionnelle. En effet, ils sont plus axés sur la modification des comportements, sur la réduction des risques d?exclusion ou de marginalisation que sur l?insertion professionnelle. Ce dispositif est toujours utilisé en relation avec d?autres modes d?intervention : accompagnement social, démarche d?inscription. Le jeune est obligatoirement suivi par un éducateur spécialisé du club de prévention et par un professionnel de la Mission locale sur le volet insertion professionnelle. L?entrée d?un jeune sur le chantier éducatif n?est pas considérée comme étant le début du travail, mais plutôt comme une continuité d?intervention auprès de celui-ci. Le chantier éducatif est encadré par un éducateur technique qui effectue avec le jeune les heures de travail hebdomadaire. Troisièmement, sur le sujet de la culture, des loisirs et des sports, nous souhaitons engager de façon transversale une réflexion sur le rapport des jeunes à l?espace public. Cela pourra se concrétiser par le développement de l?opération "La rue aux jeunes, la rue aux enfants" et par l?utilisation éphémère de différents lieux vides. Delphine TERLIZZI travaille à une intégration systématique des thématiques liées à l?économie sociale et solidaire, et au développement durable dans les actions jeunesse. Cette découverte leur permet de s?interroger sur leurs comportements et sur leurs gestes au quotidien : penser durable mais pas jetable, penser louer plutôt qu?acheter. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci à vous. Emmanuelle BECKER pour le groupe Communiste - Front de Gauche.

Mme Emmanuelle BECKER. - Merci, Madame la Maire. Mes chers collègues, je tenais déjà à féliciter les membres du Conseil parisien de la Jeunesse qui nous font l?honneur d?être présents aujourd?hui et qui ont pu nous présenter leur bilan de l?année écoulée et leurs pistes de travail pour l?année à venir. Qu?entend-on aujourd?hui par jeunesse ? Au-delà du marqueur de l?âge, force est de constater que c?est encore la précarité qui est le plus petit dénominateur commun de cette catégorie de la population. Les enquêtes sur les difficultés des jeunes se succèdent et mettent tour à tour en lumière le renoncement aux soins, la précarité de leur emploi ou encore le chômage qui concerne encore 24 % des jeunes de moins de 25 ans. Ce ne sont pas les appels répétés de la Cour des comptes pour la suppression des aides au logement, dont les jeunes sont les principaux destinataires, qui risquent d?améliorer leur situation. Cette réalité est bien éloignée de notre conception de la jeunesse et des aspirations des jeunes eux-mêmes, car ce moment de la vie est celui de l?âge des possibles, un moment particulier où l?on doit pouvoir se saisir de toutes les opportunités pour nous permettre de réaliser nos projets, de construire nos choix de vie en toute autonomie. Bien au fait des inégalités sociales qui, malheureusement, structurent notre société, nous sommes convaincus qu?il faut que la puissance publique intervienne auprès des jeunes pour soutenir leur autonomie, en leur facilitant l?accès au logement et en les aidant à y rester, en leur permettant de mener à bien leurs études et en les accompagnant dans leur recherche d?emploi. Nous accueillons donc avec enthousiasme ce programme parisien pour l?autonomie des jeunes, qui insuffle de la cohérence à la politique jeunesse menée par la Ville de Paris. Depuis des années, la Ville mène de nombreuses actions et a créé plusieurs dispositifs en direction des jeunes, et il faut avouer que l?on avait parfois du mal à s?y retrouver. De la cohérence et de la lisibilité : voilà déjà ce que nous apporte ce programme parisien pour l?autonomie et ce n'est pas rien. Car c?est en partant de là que nous pouvons poser les bonnes questions : qu?est-ce qu?une politique jeunesse efficace ? Quels sont les objectifs que nous voulons atteindre ? Quels sont les moyens que nous nous donnons pour les atteindre ? Je commencerai par saluer deux mesures qui m?ont particulièrement marquée : tout d?abord, la mesure 15, qui prévoit l?achat par la Ville de trousses de fournitures scolaires. Nous avions porté une proposition similaire dans un v?u débattu lors du Conseil de Paris en avril 2015 et nous nous félicitons qu?elle soit aujourd?hui en partie appliquée. Je voulais ensuite parler de la mesure 71, qui porte sur le développement de l?offre de logement pour les étudiants, et notamment les colocations étudiantes dans le logement social. Cela permet à la fois de répondre aux problèmes de vacance de certains grands logements, peu adaptés aux besoins des familles, et de proposer une offre locative très intéressante pour les jeunes aux moyens modestes. Nous faisons même d?ores et déjà des propositions d?amélioration. J?en ai parlé lundi lors du débat sur la rentrée scolaire : la mise en place du dispositif "SOS rentrée", qui existe dans le Val de Marne, serait salutaire à Paris pour aider les jeunes qui risquent le décrochage scolaire, faute d?avoir pu s?inscrire dans l?établissement de leur choix. Les mesures sur les questions d?orientation et d?emploi des jeunes vont aussi dans le bon sens. Je pense notamment à l?engagement pris pour le développement des offres de stages découverte pour les jeunes de troisième. Que ce soit au sein de la Ville, avec l?ouverture de 1.000 stages chaque année, ou au sein des entreprises de l?économie sociale et solidaire, cette mesure va dans le bon sens. Nous savons qu?en matière de recherche de stages, les réseaux des parents et des familles déterminent en grande partie le lieu de stage des jeunes. Cette mesure permettra justement de pallier cette limite et d?aider les jeunes à choisir leur orientation. Nous pensons même qu?il faut amplifier cette démarche en la généralisant à l?ensemble des entreprises et associations parisiennes. Nous pourrions envisager de construire une sorte de label qualité, une sorte de charte qui associerait entreprises, collèges et mairies d?arrondissement autour d?une même volonté : proposer des stages en quantité suffisante et sur une démarche de découverte des métiers. Les mieux à même d?aider les jeunes à un moment crucial pour leur avenir, les mairies d?arrondissement pourraient ainsi se constituer de véritables répertoires d?entreprises pour répondre à cette démarche récurrente des élèves et des établissements scolaires. Mais au-delà de l?assemblage des mesures, c?est à nos yeux la mise en ?uvre de ce plan à l?échelle des arrondissements et des quartiers qui revêt une grande importance. Selon nous, une politique jeunesse est efficace dès lors qu?elle est élaborée dans la proximité, au plus près des jeunes, de leur réalité et de leurs besoins. C?est aussi une politique ancrée sur un territoire dont les objectifs sont partagés par le plus grand nombre et relayés par des structures et des équipes qui interviennent auprès des jeunes. C?est le sens de la démarche des mairies qui se sont engagées dans l?élaboration d?un contrat jeunesse d?arrondissement depuis plus d?un an. Il est pour nous essentiel d?inscrire l?élaboration de ces contrats jeunesse d?arrondissement, comme toute politique jeunesse au demeurant, au plus près des réalités de terrain, en associant les jeunes à la définition des objectifs et en discutant avec eux de la question des moyens et des délais de mise en ?uvre. C?est par ce biais que nous nourrissons un dialogue constructif avec eux, ce qui nous permet de mieux développer nos actions. C?est aussi en associant les jeunes à ce stade que nous contribuons à les responsabiliser en les confrontant aussi aux contraintes de l?action collective. L?enjeu de la participation doit-être central, d?autant plus lorsque l?on s?adresse à une génération qui est très méfiante vis-à-vis du politique et qui hésite à s?investir dans les formes de participation plus traditionnelles. C?est aussi là que réside toute la difficulté à aller consulter les jeunes. Il faut ensuite donner corps à cette politique jeunesse. Là encore, nous attendons beaucoup des contrats jeunesse d?arrondissement. Ces derniers nous poussent à nous interroger sur la bonne échelle de mise en ?uvre des actions. Elle nous permet aussi d?inscrire notre politique dans le temps en fixant des délais, et bien sûr, de traiter clairement des moyens financiers à même de concrétiser ces engagements. Et justement, je ne vous cache pas mon inquiétude par rapport aux moyens dont nous disposons pour mettre en ?uvre les actions qui relèvent de l?arrondissement. Jusqu?à présent, elles reposent essentiellement sur les chargés de missions des mairies et sur les référents jeunesse de territoire, qui ont déjà des charges de travail importantes. Je ne suis pas sûre que nous puissions amplifier notre action et répondre à l?ensemble des objectifs que nous nous fixons en restant à l?état actuel du budget. C?est cette même question des moyens qui nous préoccupe lorsque l?on aborde la réforme des équipements jeunesse. Nous sommes évidemment d?accord sur le fond de la réforme. Renforcer la dimension jeunesse des centres d?animations par la création d?animateurs jeunesse nous paraît notamment très important. La refonte en un seul type d?établissement, des antennes jeunes, espaces jeunes, lieux d?accueil innovants, peut également trouver du sens, si tant est que ces nouveaux équipements permettent de mieux répondre aux enjeux des territoires. Ces nouveaux espaces jeunes devront ainsi s?adapter aux réalités et aux besoins des quartiers. Certains auront besoin d?être renforcés par les éducateurs spécialisés, d?autre par des psychologues. Cela, il faudra nécessairement le définir avec les jeunes et les mairies d?arrondissement. Mais quoi qu?il en soit, nous attendons des arbitrages budgétaires forts en direction des nouveaux équipements jeunesse. Cela veut dire qu?il faudra au minimum maintenir le même nombre d?emplois en équivalent temps plein, et dans certains cas, augmenter la participation de la Ville pour coller aux enjeux émergents. C?est à ce prix, nous pensons, que nous pourrons transformer les engagements pris aujourd?hui en réalité concrète. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame BECKER. Monsieur Jean-Bernard BROS, président du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, vous avez la parole.

M. Jean-Bernard BROS. - Merci, Madame la Maire. Mes chers collègues, chère Sophie, cher Alexis, la Ville de Paris est engagée pour la jeunesse. Et comme en témoigne la communication, cet engagement est basé sur une politique transversale dans de nombreux domaines. La jeunesse parisienne, celle qui vit dans notre ville, mais aussi celle qui y travaille et qui y étudie, est diverse et nombreuse. Chaque jour, environ 600.000 jeunes sont présents sur le territoire parisien. Nous savons qu?ils rencontrent des difficultés de manière plus prégnante que le reste de la population. Je pense plus particulièrement aux questions de logement, qui grèvent l?émancipation individuelle de beaucoup de jeunes. La Ville a clairement pris en compte les obstacles rencontrés par la jeunesse. Le développement est un objectif que nous partageons : celui d?une politique en faveur de l?autonomisation. Un mot tout d?abord sur le programme parisien pour l?autonomie des jeunes : le choix fait d?étendre l?action de la Ville en matière de jeunesse aux 16-30 ans est extrêmement pertinent. La transition vers l?autonomie est une phase qui s?est fortement allongée. Contrairement aux générations précédentes, cette phase, qui n?est d?ailleurs pas linéaire, est faite d?allers-retours entre vie autonome et dépendance au lien familial. La catégorie 16-25 est de ce fait obsolète, et il est bien que la Ville prenne en compte cette nouvelle réalité. Le programme pour l?autonomie des jeunes rassemble de nombreux dispositifs d?actions et de projets tout à fait intéressants. Face à ce foisonnement nécessaire, l?enjeu sera de mieux les faire connaître au public concerné. C?est un défaut des politiques jeunesse en général, auquel il nous faut pallier. Concernant la réforme des établissements municipaux à destination des jeunes, nous saluons les démarches. Il était en effet temps de revoir leur fonctionnement. Leur organisation et leur répartition ne permettent plus d?attirer autant. Nous serons donc attentifs à leur réalisation prochaine. Enfin, je remercie particulièrement les représentants du Conseil parisien de la Jeunesse d?être venus s?exprimer devant notre Assemblée. Nous avons lu avec attention leur communication. Je souhaitais aussi remercier le C.P.J. pour la qualité du travail mené, et leur dire que les membres du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants sont à leur disposition pour échanger et entendre leur voix. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Monsieur Jean-Bernard BROS.

La parole est à M. VESPERINI, pour les Républicains.

M. Alexandre VESPERINI. - Merci, Madame la Maire. C?est bien de parler de jeunesse. Tout d?abord, je tiens moi aussi, comme d?autres, à saluer la présence et la petite communication que nous ont fait Sophie DROU et Alexis NEUHAUS, qui sont les deux représentants ici du Conseil parisien de la Jeunesse. Juste, peut-être, quelques mots d?introduction rapides sur ce fameux C.P.J. J?en ai été membre, du premier C.P.J. de Clémentine AUTAIN, donc je suis assez bien placé pour savoir ce qu?il y a de positif, et aussi de limite, de ce C.P.J. Je crois que la question de la légitimité ne doit pas non plus les obséder. Le but de la démocratie participative, ce n?est pas forcément d?être hyper-légitime. Ce qui est important, la légitimité, elle doit avant tout revenir à la démocratie représentative. Et la démocratie participative, elle doit faire des propositions que dans la démocratie représentative, nous ne faisons pas émerger. Pourquoi ? Parce que nous sommes moins représentatifs qu?auparavant. Je crois qu?il ne faut pas non plus qu?ils soient obsédés par cette question de légitimité, et il faut aussi qu?à un moment donné, dans la jeunesse de Paris, on s?engage aussi en politique dans la démocratie représentative, parce que vous savez qu?en plus, à Paris, cela marche plutôt pas mal. Il suffit de voir le premier adjoint ou d?autres. Donc il faut aussi s?engager en politique et ne pas hésiter à bien montrer que la démocratie représentative peut parfois prendre le relais de la démocratie participative. Mais je voulais ici leur rendre hommage, et je voulais également reconnaître à Pauline VÉRON la modernisation de ce C.P.J. Je crois qu?elle va dans le bon sens. Cela étant dit, passons maintenant sur la politique de la jeunesse de la Ville, je crois qu'au fond c'est un peu l'illustration parisienne d'une politique menée au niveau national et d'un esprit qui représente très bien une famille politique : la gauche. Et la gauche Hidalgo, pas la gauche Macron. Vous avez vu, je vous marie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il y a un axe, Danielle, il paraît. C'est un "scoop".

M. Alexandre VESPERINI.- Il y a la "macronisation" et la "simonnétisation". La simonnétisation est en cours. Soyons sérieux deux minutes, surtout devant nos représentants du C.P.J., je crois que c'est une politique - sans vouloir faire de polémique - que je trouve assez infantilisante. Je trouve que l?on est en train de déresponsabiliser trop souvent les jeunes. Je vais prendre quelques exemples. Premièrement je trouve que la tranche d'âge qui est choisie est trop large. De 15 à 25 ans, de 16 à 30 ans, notamment pour les C.P.J., on traite - la communication le dit d?ailleurs très bien - de choses qui sont trop diverses et il faut, à un moment donné, le prioriser. Doit-on traiter les jeunes de la même manière ? Je ne le crois pas. Est-ce qu?à 25, 26, 27 ans, quand on a fait beaucoup d?études et que l?on n?a pas d?emploi, doit-on être un peu tiré vers le bas, tiré vers ses cadets ? Je ne le crois pas. Ensuite, cette politique est infantilisante ? Parce qu?il y a toute une série de mesures qui enferment les jeunes. C'est très bien le tutorat, mais à un moment donné cela suffit, à un moment donné, il faut aussi permettre à ces jeunes d'être autonomes. Vous voulez autonomiser les jeunes, mais en même temps vous faites tout pour les enfermer dans du tutorat, dans de l'accompagnement vers de l'emploi dans des dispositifs, vous ne voulez pas entendre parler du travail dominical, alors que c?est précisément ce qui pourrait leur permettre aussi d?avoir une expérience dans l?emploi et dans l?entreprise. C?est une politique que je trouve donc assez infantilisante à de nombreux égards, et le symbole aussi de tous ces espaces, ces antennes jeunes. Il y a une mesure qui est quand même assez cocasse, vous proposez carrément de faire des bistrots de jeunes, des maisons de jeunes. A un moment, ces jeunes ont aussi envie d'être traités en adulte, ils n?ont pas envie d?être enfermés dans des espaces. C?est peut-être aussi ce qui explique qu?un certain nombre de centres de jeunesses sont en crise et ne rencontrent pas leurs publics. Je veux dire aussi que c'est une politique assez illisible. A force de vouloir s'occuper de tous les jeunes et de ne pas prioriser, on fait tout et n?importe quoi. Il y a 145 mesures dans ce plan, vous parlez de la fermeture des voies sur berges en disant que c?est une mesure pro-jeunesse, alors que c?est une mesure qui concerne toutes les Parisienne et les Parisiens. A un moment donné, on ne peut pas tout faire. C'est une politique aussi illisible. On le voit au niveau de l'emploi, il y a trop de dispositifs - la mesure 19 le dit - il y a trop de mesures au niveau des jeunes qui sont en difficulté : le contrat jeune majeur, le fonds d'aide aux jeunes, les actions du Centre d'action sociale et évidemment la garantie jeune dont on a parlé tout à l'heure. Evidemment, il y a quelques mesures que l'on pourrait mettre en place, il y a d'autres pistes. Si nous étions aux affaires, nous mettrions probablement en ?uvre une autre politique de la jeunesse qui privilégierait déjà ceux qui sont réellement en difficulté. On ciblerait notamment ces jeunes qui ne sont ni étudiants, ni dans l'emploi, ni au travail. 9.300 jeunes à Paris, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi et qui ne sont pas non plus en activité. Ce sont ces jeunes sur lesquels il faut concentrer l'action publique et pas courir après le 500e emploi d'avenir. Je crois aussi que si nous étions aux affaires, nous mettrions la priorité sur le logement, pas assez de logements étudiants qui sont construits, mon collègue, Geoffroy BOULARD y reviendra. Vous avez peur de l?entreprise, on veut bien mettre le pied à l?étrier des jeunes dans l?entreprise, mais attention, il faut absolument que l?entreprise soit dans l?économie sociale et solidaire. Les autres entreprises, cela vous fait peur ? Je crois que c'est très bien de défendre cet enfermement, ces tutorats, mais à un moment donné, il faut aussi que la Ville de Paris coure après les futurs grands entrepreneurs. Il faut courir après les futurs Mark ZUCKERBERG de Paris. Il faut courir après ces mecs-là et ne pas courir après le 500e emploi d'avenir dont on sait très bien qu'il n'y a aucune perspective après. Personne ne le met en ?uvre. Juste pour terminer, ce que je voudrais dire, il n'y a pas de suivi après.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - C?est "sympa" pour les emplois d?avenir ! J'espère qu'ils auront tous entendu.

M. Alexandre VESPERINI. - Ecoutez, vous devriez en voir plus souvent, Madame la Maire, vous devriez les voir les vrais emplois d'avenir. 30 % de chômage chez les jeunes en France. Tout ça pour dire qu?il y a un certain nombre de mesures qui sont oubliées, je termine sur ce point. Le permis de conduire, c'est une véritable escroquerie de l'Etat dont tous les jeunes sont victimes à Paris, rien n'est dit sur le permis de conduire. Mme la Maire de Paris voudrait rééquilibrer les pouvoirs en faveur de la Ville de Paris, elle devrait s'en servir et faire pression, notamment sur le Préfet de police de Paris pour qu?il donne des agréments préfectoraux aux organismes et aux jeunes "start-up" qui permettent aux gens de se préparer au permis de conduire autrement qu'avec les autoécoles d'aujourd'hui. J'en ai terminé là-dessus, vous l'avez compris, je trouve que c'est une politique de jeunesse qui est vraiment dans la cosmétique et dans l'affichage.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Madame SIMONNET, vous avez la parole, pour deux minutes.

Madame Danielle SIMONNET. - Attention je vais vous "simonnétiser", c'est un nouveau terme. Chers collègues, cette communication se donne de grands objectifs pour l'autonomie de nos jeunes, mais je trouve que dans le passage aux actes concrets vous vantez des gadgets que je trouve bien loin des besoins des jeunes. Tout d'abord ce que les jeunes demandent ce sont des logements, des logements aux loyers abordables, décents et en nombre suffisant. Je ne nie pas les efforts engagés, mais reconnaissez que nous sommes très loin du compte. Aussi, cessons de construire des logements en réduisant les équipements sportifs, comme c?est le cas dans le 18e, stade Championnet, et dans le 11e, stade Ménilmontant. Concernant les jeunes volontaires en service civique, je dépose un v?u et un amendement pour que la Ville ne se satisfasse pas de verser juste le minimum, côté rémunération, j'estime que nous devons aller au-delà. Sur la question de la formation nous devons contribuer à l'élévation du niveau de qualification pour toutes et tous, via les voies de formation professionnelle et technologique notamment, et non par l'apprentissage et son parcours précarisé. Ne focalisons pas les collégiens et lycéens sur les "start-up" ou "comment créer son entreprise". Privilégiez les démarches collectives, plutôt que le "coaching" et je le dis et le redis, aucun C.I.O. ne doit fermer à Paris et nous sommes là en responsabilité à ce niveau. Défendons le C.I.D.J., heureusement le plan de licenciement prévu initialement a été retiré, mais exigeons maintenant l'augmentation de ses moyens humains pour pérenniser sa mission. Aussi attention, sous couvert de regroupements en structures polyvalentes d'équipement jeunesse, la réalité sur le terrain, c'est la fermeture de quatre des 13 antennes jeunes de Paris en novembre dernier. Je voudrais des réponses à ce sujet. Les jeunes sont demandeurs d?activités gratuites, vu leurs faibles moyens, pourquoi ne pas garantir la gratuité des transports ou de dispositifs comme le passe culture jeune ? La gratuité, j'estime, participe pourtant pleinement à l'émancipation et je vous invite à bien plus soutenir aussi toutes les démarches d'éducation populaire pour favoriser l'implication citoyenne et aussi pour favoriser l?implication des jeunes dans l'accès à tous les droits et notamment à la culture. Enfin, j'approuve l'augmentation des compétences du Conseil parisien de la Jeunesse, je salue le travail de ses membres, mais je souhaiterais leur dire : ne cherchez pas à copier cette Assemblée. Ne vous contentez pas de demander ce qui vous semble réaliste, n'exigez toujours que ce qui vous semble juste, c'est ainsi que l'histoire s'écrit.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Madame LEVIEUX, vous avez la parole, pour le groupe Socialiste et Apparentés, il vous reste 3,20 minutes.

Mme Véronique LEVIEUX. - Merci, Madame la Maire. Dans le prolongement des propos de ma collègue, Sandrine CHARNOZ, j?ai tenu à souligner le travail global et transversal mené par la Municipalité sous la direction de Pauline VÉRON en faveur de la jeunesse parisienne. Après la réforme de son fonctionnement, le Conseil parisien de la Jeunesse nous a présenté aujourd'hui un rapport d'activité complet, sorte de compte rendu de mandat, enrichi - comme nous venons de l'entendre - d'interrogations courageuses sur leur représentativité, leur légitimité à proposer des initiatives, commenter des propositions de la Municipalité ou représenter la jeunesse parisienne, qui est naturellement très diverse. Je tiens à saluer cet état d'esprit et cette sagesse. Le C.P.J. s?interroge ainsi, et à juste titre, sur la manière dont cette structure pourrait être plus visible, mieux connue et pourrait donc servir davantage de courroie de transmission des opinions et besoins de cette jeunesse complexe qui va de l?adolescent de 15 ans au jeune adulte de 30 ans. Le C.P.J. émet également le souhait de poursuivre le renforcement des liens avec les élus parisiens et les groupes, et je pense que nous ne pouvons qu?aller dans ce sens, mais naturellement avec l'ensemble de l'équipe municipale et des adjoints, et ce, sur la base du travail déjà effectué cette année, qu'il s'agisse de la consultation pour le plan de lutte contre la pollution, le contrat de ville ou le programme parisien de l'autonomie de la jeunesse, dont je vais parler un peu plus précisément. Dans le cadre de ce P.P.A.J. qu?on nous présente aujourd'hui, avec 145 mesures, je souhaite souligner quelques axes et mesures. Tout d'abord en matière de santé, adolescents ou à l?âge de jeunes adultes, ils peuvent vivre des périodes de fragilité, en tous les cas de transition entre la fin d?un quotidien suivi par les parents et le début de l'autonomie. Cette période peut correspondre avec des découvertes, de nouvelles habitudes de consommation, mais qui peuvent aller d'une alimentation très déséquilibrée, on parlait de malnutrition tout à l'heure, à des prises de risques telle que l'alcoolisation excessive, consommation de tabac, de substances psychoactives, bruits excessifs, ou rapports sexuels non protégés. La priorité est donc de favoriser l'information et la prévention avec des dispositifs comme "fêtez clairs" ou "la cuite, c?est pas automatique", mais ça vaut pour les adultes aussi, qui visent à prévenir les dommages sanitaires liés à la surconsommation des substances. Dans le cadre des actions santé, il est souhaitable aussi - c?est indiqué - de valoriser les centres de planification et de l'éducation familiale qui sont des lieux privilégiés pour des entretiens et des conseils relatifs à la sexualité, vie de couple, violences ou les relations fille/garçon. Il s'agit également d'améliorer l?accès aux soins des étudiants grâce aux étudiants relais en cité universitaire ou dans les restaurants universitaires. Concernant les pistes visant à renforcer l?engagement citoyen des jeunes, je souhaite m'arrêter sur deux points : les actions menées dans le domaine sportif, avec l?association des jeunes à la conception de programmes d?accompagnement dans le cadre des grands équipements sportifs, notamment lors de la phase d?élaboration de la candidature aux Jeux 2024 ou alors pour promouvoir le bénévolat sportif ou la formation à des postes d'encadrement ou de dirigeant sportif. Enfin, naturellement comment ne pas parler du dispositif appelé "Quartiers Libres" qui nous est présenté dans le projet de délibération DJS 324 ? Une enveloppe globale nous est proposée afin de contribuer au financement soit de la constitution d'associations, soit de programmes ou d'événements. Le règlement indique l'ensemble des critères qui seront étudiés afin de sélectionner l'ensemble des projets. Comme tout nouvel outil, il sera important d'être vigilant sur la bonne communication, la bonne transmission de cette information de ce nouvel outil pour qu?il devienne un succès auprès des jeunes. Cela servira effectivement à inciter à l?engagement citoyen des jeunes qui se situe à un moment où, pour faciliter le passage à l'acte et permettre de surmonter d'éventuelles difficultés de lancement, qu'elles soient financières et administratives, il est bienvenu que la Municipalité apporte un effet levier. En conclusion, je tiens à remercier très chaleureusement l'ensemble des membres du C.P.J. Deux autres de leurs représentants étaient venus en 7e Commission et avaient montré la sincérité et le caractère franc de leurs échanges avec l'Exécutif. Je tiens évidemment à saluer l'important travail qui a permis l?élaboration de ce programme. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. Monsieur CONTASSOT, vous avez la parole, pour trois minutes vingt.

M. Yves CONTASSOT. - Merci, Madame la Maire. Joëlle MOREL a mis en valeur le travail de nos élus locaux soucieux d?améliorer la réussite du plus grand nombre de jeunes qui, nous le constatons tous les jours, ne sont pas un groupe monolithique partageant tous les mêmes aspirations et vivant tous les mêmes situations. C'est en revanche une génération qui va entrer de plain-pied dans une société vieillissante. Elle enrage de piétiner à son seuil. Besoins d'expression étouffés, frustration de ne pas avoir de place, de n'obtenir aucune reconnaissance sociale, de ne pouvoir devenir des citoyens à part entière dotés d?un travail et d?un logement, trajectoires déviées parce que l'emploi trouvé ne correspond pas aux études, craintes pour l'avenir, défiance vis-à-vis à des politiques. La liste est longue. La démocratisation de l'enseignement supérieur reste encore un leurre. Les chiffres de l?I.N.S.E.E. sur l'origine socioprofessionnelle des étudiants français montrent que seuls 9 % des étudiants sont issus de familles d'ouvriers et 12 % d'employés. Par ailleurs, 35 % d'entre eux cumulent études et emploi, constituant l?un des réels facteurs de l?échec en premier cycle. Le taux de pauvreté des jeunes de moins de 25 ans est quasiment le double des actifs adultes. Dans ce contexte, les 145 mesures de ce plan de mandature pour l?autonomie des jeunes Parisiens montrent la volonté de notre Municipalité, de notre majorité, d'orienter de nombreuses politiques publiques en faveur des jeunes dans leur diversité. C'est un fait très positif. Néanmoins, une réelle autonomie des jeunes n'existera que si l'État y prend toute sa part. C?est pourquoi les Ecologistes portent depuis plusieurs années la mise en place d'une allocation d'autonomie permettant à chacun, à chacune de mieux choisir son parcours et de rétablir une forme d?égalité des chances. Le corolaire indispensable de ce système est un vrai service public de l'orientation, d'une part, et une réforme de la fiscalité, d'autre part. J'insisterai et terminerai mon propos sur ce point. Un des grands chantiers que devrait mener un Gouvernement de gauche, c'est la conduite d'une véritable révolution fiscale qui passe par une individualisation de l'impôt, y compris pour les jeunes à partir de 18 ans. L'individualisation de l'impôt sur le revenu est en train de devenir la norme en Europe : Royaume-Uni, Italie, etc. Elle a pour intérêt de simplifier l?impôt et en particulier de faciliter l?application du prélèvement à la source. Le rattachement fiscal des jeunes à leurs parents nuit dans bien des cas à leur autonomie. L?individualisation de l?impôt doit se conjuguer avec la suppression du quotient familial, véritable outil de discrimination fiscale au profit des plus riches. Comment justifier qu'un enfant apporte une diminution de l'impôt considérable pour les plus hauts revenus et quasiment rien pour les plus pauvres ? Cette inégalité est une des plus fortes que l'on puisse trouver en France. L?intérêt de rendre l?impôt proportionnel et individuel est d?en finir avec ces opérations alambiquées et de faire progresser, d'une part, l'autonomie des jeunes et, d?autre part, faut-il le rappeler, l'égalité hommes/femmes. De l'enfant qui apprend à marcher seul au jeune qui quitte le domicile familial, l?acquisition de l?autonomie est un processus qui doit être davantage compris et accompagné. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci et bravo pour le temps précis.

Monsieur BOULARD, vous avez la parole, pour les Républicains, il vous reste quatre minutes.

M. Geoffroy BOULARD. - Merci, Madame la Maire. Chers collègues, le journaliste et romancier Alphonse Karr écrivait : "La jeunesse, c'est l'âge où l'on a le plus de grandeur et de noblesse, l'âge des croyances et de la foi, qui seules engendrent les grandes choses". Chers collègues, cette question, il nous faut la traiter. Comment y parvenir à Paris ? Si l'on s'en tient au bleu budgétaire jeunesse publié chaque année en annexe du budget, ce seraient 200 millions d'euros qui lui seraient consacrés. Or, première incohérence, les déclarations de l'adjointe au maire en charge de ces questions en 7e Commission sont bien différentes. Seuls 45 millions d'euros sont inscrits au P.I.M. pour la jeunesse, 8,7 millions d?euros de dépenses de fonctionnement, 7,5 millions d?euros d'investissements, avec deux nouveaux centres d'animation dont un aux Batignolles et nous nous en réjouissons. Pourtant, dès 2014, nous avions alerté sur l'adaptation urgente de l'offre d'équipements dédiés à la jeunesse à Paris par un v?u vous demandant d?associer les maires d?arrondissement à une remise à plat des équipements dédiés aux jeunes Parisiens. Bien souvent, on les méconnaît et on ne sait pas à quoi ils servent. Dans l'attente des détails de cette refonte inévitable et indispensable, nous accueillons favorablement les nouvelles pistes avancées. Pour le reste, votre communication, somme toute consensuelle, manque de souffle pour les jeunes. Après avoir lu neuf pages aux concepts abstraits et à destination d'un public encore plus indéfini que la politique proposée, on retiendra que la majorité des mesures proposées sont déjà en place. Le plan dit "Erasmus Collège", mesure phare de la campagne municipale, consistait alors en une garantie pour que chaque collégien ait l'occasion d'aller une fois en Europe lors de sa scolarité. Or, cette mesure apparemment séduisante est bien plus trompeuse qu?il n?y paraît dans les faits. Le choix du terme "Erasmus", programme européen, est un gadget de communication en manque d'imagination. Sa transposition suppose immersion dans le pays et équivalence avec un diplôme étranger. En réalité, il s'agit simplement de favoriser les voyages scolaires pour les collégiens. Un nom donc bien pompeux pour définir ce qui existe depuis toujours, qui mérite sans doute d'être renforcé. Il devrait être accompagné d'un dispositif de soutien et de renforcement scolaire en langues étrangères au regard du niveau de nos collégiens, voire de l'ensemble de la population française considérée comme très en retard sur ce sujet. Quant à l?ouverture de l'administration parisienne à 1.000 élèves de troisième pour leurs stages de découverte, il est surprenant de la présenter comme une nouveauté. Cette mesure devrait être étendue à la sensibilisation des "start-up" et entreprises parisiennes pour qu?elles accueillent les jeunes. Les opérations de sensibilisation à l?entreprise, à l?entreprenariat avec des associations spécialisées dans le rapprochement des enseignants, des élèves avec les entrepreneurs sont menées dans certaines mairies, comme dans le 17e arrondissement, Madame BECKER. Ces propositions auraient pu figurer dans un plan beaucoup plus ambitieux pour la jeunesse. Du côté de l'orientation des jeunes, maillon faible de notre système éducatif, nous vous rappelons votre désastreuse décision de début d'année de couper les vivres aux 11 centres d?information et d?orientation pour en redonner la gestion à l'Académie. Face à cette décision brutale, vous n?avez pas su anticiper, ne serait-ce que financièrement, la mesure en cours d'année. Voilà comment, en réalité, elle traite l'information et l'orientation des jeunes Parisiens. Concernant le lancement et la mise en ?uvre des "Quartiers Libres", si nous sommes favorables sur le principe à cette nouvelle aide financière de 500 euros à destination des jeunes de 16 à 30 ans qui souhaiteraient mettre en ?uvre un projet visant à animer, valoriser, enrichir la vie de nos quartiers, nous souhaitons que plusieurs modifications y soient opérées. Force est de constater l'absence de la mairie d'arrondissement dans ce dispositif alors que l'objet même de l'aide est de développer les initiatives des jeunes souhaitant s'engager dans la vie locale. D'ailleurs, le projet de délibération comporte une confusion.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il faut conclure, Monsieur, vous avez terminé votre temps de parole. Vous aviez 4 minutes 05, nous sommes à 4 minutes 18.

M. Geoffroy BOULARD. - Je voudrais juste terminer pour saluer les membres du Conseil parisien de la Jeunesse, saluer leur capacité de remise en cause, qui proposent des pistes d'amélioration sur la réforme du C.P.J. intervenue l'année dernière. Madame la Maire, nous pourrions proposer au C.P.J. d'avoir une tribune dans "À Nous Paris", visible sur votre site Internet. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. Nous allons maintenant passer aux réponses avec Mme Pauline VÉRON.

Mme Pauline VÉRON, adjointe. - Madame la Maire, mes chers collègues, merci pour ce débat.

L'élaboration d'un programme parisien pour l'autonomie des jeunes, issu du travail de l'ensemble de l'Exécutif municipal, marque une nouvelle étape dans l?ambition de la Ville de Paris en faveur de la jeunesse.

Les 145 mesures présentées dans ce programme montrent à la fois la cohérence dans l'ensemble des actions déjà engagées par la collectivité en faveur des jeunes et l'ensemble des objectifs portés par l'Exécutif municipal pour cette nouvelle mandature, puisqu?évidemment, la très grande majorité des mesures proposées, 101 sur 145, sont de toutes nouvelles mesures que nous souhaitons mettre en ?uvre.

Notre ambition pour la jeunesse est donc réaffirmée. Nous consolidons les acquis et passons à la vitesse supérieure dans notre politique en faveur des jeunes Parisiens, notamment envers ceux qui en ont le plus besoin et c'est bien la priorité de ce programme parisien pour l'autonomie des jeunes, avec une attention particulière pour l'emploi.

Je voulais redire que si la Maire de Paris a fait le choix de confier à une même adjointe à la fois le sujet de la jeunesse et celui de l'emploi mais aussi de la participation citoyenne, c?est que ces deux sujets, l'emploi et la participation, sont particulièrement importants pour les jeunes et cela doit permettre d'avoir une plus grande ambition dans ce domaine à la Ville de Paris. La politique de la Ville de Paris en direction des jeunes, vous l?avez presque tous souligné, est une politique globale et transversale qui a l'ambition de répondre à tous les enjeux auxquels les jeunes peuvent être confrontés : émancipation financière à l?égard des parents, des cohabitations, capacité à concrétiser leurs projets personnels et à participer à la vie de la cité pour accéder à l'autonomie. Pour cela, la Ville doit être à leur côté à chaque étape clé de leurs parcours et non pas là comme un carcan, un tuteur mais bien au rendez-vous lorsqu'ils se tournent vers elle pour leur donner les outils, les éléments, l?aide nécessaire pour pouvoir passer ces étapes clés. Je tiens par conséquent à remercier l'ensemble de mes collègues adjoints à la Maire de Paris qui ont tous aujourd'hui un réflexe "jeunes" dans les actions qu'ils mettent en ?uvre. Nous savons que la jeunesse est l'affaire de tous et nous le constatons à travers ce programme parisien pour l'autonomie des jeunes. Les projets de délibération rattachés à cette communication sur la jeunesse illustrent cette transversalité. Ils concernent à la fois le logement, le soutien à l'action socio-éducative des foyers de jeunes travailleurs, la création d'une résidence pour jeunes actifs - je ne reviendrai pas sur tous les dispositifs de colocation que vous avez évoqués -, mais aussi la santé des jeunes, et bien sûr la question de l'insertion professionnelle - nous avons beaucoup évoqué la question des stages de troisième. Nous réaffirmons notre soutien au C.I.D.J. dans ses missions d?animation du réseau information jeunesse parisien. Contrairement à ce qui a été dit, nous maintenons la subvention au C.I.D.J. et nous continuons à l'accueillir dans nos locaux. Nous oeuvrons pour le développement du volontariat au sein de la Ville de Paris. 300 services civiques sont recrutés. Un très gros travail a été mené sur l'amélioration de la qualité des missions que nous proposons ainsi que pour les associations parisiennes. Grâce à notre soutien, la Maison des Volontaires vient d'ouvrir dans le 13e arrondissement. De nouveaux équipements dédiés à la jeunesse et à l?éducation populaire sont en cours de création dans les 11e et 17e arrondissements. Enfin, nous avons créé "Quartiers Libres", un nouveau dispositif d?aide au projet citoyen des jeunes pour qu?ils puissent s'impliquer encore davantage dans la vie de nos quartiers. Plusieurs choses ont été dites notamment sur l'accueil des étudiants non parisiens. Je rappelle que Marie-Christine LEMARDELEY a prévu déjà beaucoup de choses pour cela. Par exemple, un numéro spécial à Paris étudiants a été diffusé pour cette rentrée, qui était en partie en anglais, ainsi qu?un guide totalement en anglais. La mise en ?uvre de toutes les mesures annoncées dans le programme parisien pour l'autonomie des jeunes d?ici 2020, et de certaines dès cette année, sera évaluée lors d'un comité de pilotage annuel et fera l'objet d'une information régulière du Conseil de Paris. Ce plan d'action sera également adapté aux territoires de la Capitale et aux priorités fixées localement par les maires d?arrondissement qui le souhaitent, au travers de contrats jeunesse qui seront proposés en novembre au vote du Conseil de Paris. J'invite les maires du groupe les Républicains à s'engager dans ce dispositif de contrats jeunesse car, malheureusement, je ne vois pas beaucoup de maires de ce côté de l'hémicycle qui s'engagent dans ce dispositif de contrats jeunesse. D'un côté, vous appelez une plus grande association des maires à la politique jeunesse et d?un autre côté, lorsque je propose des contrats jeunesse, je ne vois pas beaucoup de maires de votre groupe qui s'engagent dans cette voie. Dans l'avis qu'il a rendu sur le programme pour l'autonomie des jeunes, le Conseil parisien de la Jeunesse insiste également sur la communication qui doit être faite auprès des jeunes et des professionnels de la jeunesse à propos des actions que mène la Ville de Paris. Nous partageons évidemment cette volonté et nous nous appuierons, comme le souhaite le C.P.J., à la fois sur des réseaux locaux de professionnels de la jeunesse et sur le Rectorat de Paris, avec lequel Alexandra CORDEBARD travaille très étroitement, notamment dans le cadre du groupement d?intérêt public pour la réussite éducative. Après la refonte totale de paris.fr, nous avons également l'ambition de poursuivre la modernisation des moyens de communication de la Ville de Paris et de leur adaptation aux usages des jeunes Parisiens. Je retiens également la demande du C.P.J. de disposer d?outils pour sonder les attentes et les besoins des jeunes Parisiens afin de mieux les représenter dans son ensemble. Je propose pour ce faire qu'une partie du budget de la mission jeunesse et citoyenneté de la Direction de la Jeunesse et des Sports puisse servir à répondre à ce besoin exprimé par le C.P.J. Je tiens à remercier vivement et féliciter les membres du C.P.J., dont certains sont présents à la tribune ce matin et d'autres aussi dans le public. Nous avons adopté une réforme ambitieuse l'an dernier pour ce C.P.J. et je souhaite qu?il puisse encore mieux jouer son rôle de comité consultatif local pour qu?il soit le plus efficace possible dans ce travail. Je souligne l'implication de ses membres tout au long de l'année. Le rapport d?activité que vous avez pu consulter, la communication que vous avez présentée démontrent à quel point le C.P.J. est une instance qui compte dans le fonctionnement de notre collectivité. Je vais répondre maintenant brièvement sur les amendements et les v?ux. Concernant l'amendement n° 19 et le v?u n° 20 présentés par le groupe les Républicains à propos du projet de délibération sur "Quartiers Libres", je voulais vous indiquer que je serai obligé d'y apporter un avis défavorable. Avec ce nouveau dispositif, la Ville de Paris soutient les initiatives des jeunes qui souhaitent s?engager dans la vie locale parisienne. Ces aides de 500 à 1.000 euros sont un coup de pouce à la mise en ?uvre de leur projet citoyen. Je trouve tout à fait légitime que les maires d'arrondissement soient informés des projets qui seront mis en ?uvre.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il va falloir accélérer, Madame VÉRON, on ne va pas répondre cela à chaque amendement.

Mme Pauline VÉRON, adjointe. - Evidemment, les maires d'arrondissement sont tenus informés - je le fais à chaque fois - mais il n'est pas possible de les associer dans le processus même de sélection. Je pense qu?il faut s'appuyer, comme je le propose, sur les équipements jeunesse. Enfin, sur l?amendement et le v?u présentés par Danielle SIMONNET sur notamment les volontaires du service civique, j'en ai parlé, nous avons augmenté le nombre de jeunes en service civique. Nous améliorons leur formation et le tutorat pour cela. Nous avons amélioré l?année dernière le dispositif en versant en espèces la prestation complémentaire. Je donnerai donc un avis défavorable sur votre amendement et sur votre v?u.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup pour ces réponses.

Je vais maintenant procéder au vote des amendements, des v?ux et des projets de délibération.

Je mets aux voix, à main levée, l'amendement n° 19 déposé par les Républicains et rattaché au projet de délibération DJS 34, avec un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ? Abstentions ? L'amendement n° 19 est rejeté. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 20 déposé par les Républicains et rattaché au projet de délibération DJS 34 avec un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est rejeté. Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 324. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DJS 324). Je mets aux voix, à main levée, l'amendement n° 21 G, déposé par Danielle SIMONNET, rattaché au projet de délibération DRH 15 G avec un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? L'amendement n° 21 G est rejeté. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 22 G, déposé par Danielle SIMONNET, rattaché au projet de délibération DRH 15 G avec un avis défavorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le v?u est rejeté. Je n'ai pas compris. Le Centre a voté pour ? D'accord. Je mets maintenant aux voix, à main levée, le projet de délibération DRH 15 G. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DRH 15 G). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 228. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DJS 228). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 229. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DJS 229). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 296 - DDCT. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DJS 296 - DDCT). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 329. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DJS 329). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 346. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DJS 346). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 372 G. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DJS 372 G). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DJS 221 - DDCT. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DJS 221 - DDCT). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 92. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DU 92). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DLH 175. Qui est pour ? Qui est contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DLH 175).

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Il n?y a pas de vote sur la communication. Je vous remercie. Nous avons eu ce débat sur la communication jeunesse et avec les membres du Conseil parisien de la Jeunesse que je remercie. On poursuit ce travail passionnant avec les jeunes Parisiens et pour les jeunes Parisiens.