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Janvier 2000
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Conseil Municipal
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86 - QOC 2000-35 Question de MM. Serge BLISKO, Bertrand DELANOË et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris au sujet de l'ouverture de l'hôpital européen Georges Pompidou (15e)

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2000


Libellé de la question :
"L'ouverture attendue de l'Hôpital européen Georges-Pompidou et les fermetures partielles ou totales de 3 établissements hospitaliers que sont Laënnec (7e), Broussais (14e) et Boucicaut (15e) vont libérer d'importantes surfaces foncières. Cette restructuration est l'occasion pour la Ville de Paris de proposer un important programme d'urbanisme, qui ne peut être simplement le fruit d'une décision administrative.
De nombreux Parisiens ont des besoins évidents en équipements publics et en logements accessibles. C'est tout particulièrement le cas des personnels de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris qui rencontrent de grosses difficultés pour se loger. Bien souvent, les aides soignants et les infirmières sont obligés d'habiter loin de leur lieu de travail, ce qui occasionne encore plus de complications et de contraintes à l'organisation des services hospitaliers.
Aussi, MM. Serge BLISKO, Bertrand DELANOE et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent-ils à M. le Maire de Paris s'il compte intervenir pour que les terrains prochainement libérés par l'A.P.-H.P. puissent être en partie préemptés par la Ville de Paris afin qu'un programme d'urbanisme soit lancé."
Réponse (M. Michel BULTÉ, adjoint) :
"La question posée par MM. BLISKO et DELANOË porte sur l'implication de la Ville dans les opérations de restructuration des emprises hospitalières parisiennes vouées à la désaffectation du fait de l'ouverture prochaine de l'hôpital européen Georges-Pompidou dans le 15e arrondissement (hôpitaux Boucicaut, Broussais et Laënnec).
MM. BLISKO et DELANOË soulignent que ces opérations constituent autant d'opportunités pour satisfaire les besoins en équipements publics et en logements de nombreux Parisiens, et notamment des membres du personnel de l'A.P.-H.P. Ils suggèrent que la Ville se porte acquéreur d'une partie de ces emprises pour y mettre en ?uvre un programme d'urbanisme.
Concernant l'étendue des responsabilités municipales dans ces opérations, qui concernent exclusivement le patrimoine de l'A.P.-H.P., il importe d'abord de souligner que l'ampleur prévisible desdites opérations de nature à modifier les conditions de vie des habitants du quartier, nécessitera, aux termes de l'article 4 de la loi d'orientation pour la Ville du 13 juillet 1991, l'organisation par le Maire de Paris d'une concertation préalable dont le bilan sera soumis à la délibération du Conseil de Paris. Cette procédure garantit que le programme qui sera finalement réalisé prendra en compte les besoins et les aspirations des Parisiens.
En tout état de cause, la Ville souhaite que ces emprises soient utilisées à des fins d'intérêt public. Concernant particulièrement la réalisation d'équipements publics municipaux, la Ville adopte une approche pragmatique qui prend en compte à la fois les besoins prévisibles générés par les opérations d'aménagement elles-mêmes, ceux identifiés dans les quartiers environnants et l'ensemble des contraintes propres à chacun des sites. Sur ces bases, les modalités de l'intervention municipale sont actuellement à l'étude."