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Janvier 2000
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Conseil Municipal
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10 - Dépôt de questions d'actualité

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2000


M. LE MAIRE DE PARIS. - Avant du suspendre la séance, je vous informe que 6 questions d'actualité ont été déposées :
La première émane de Mme BRAQUY, au nom du groupe "U.D.F. et Modérés", sur l'insécurité constante à Paris. Elle est adressée à M. le Préfet de police en ces termes :
"Les problèmes d'insécurité, de délinquance, notamment des plus jeunes, se posent de plus en plus avec acuité à nos cités, dans des quartiers que l'on décore pudiquement du terme "sensibles", dans certaines zones périphériques ou des banlieues qui deviennent peu ou prou des secteurs de non-droit.
Le phénomène est général et toutes les régions françaises de métropole ou d'outre-mer sont concernées. Sur les 22 régions métropolitaines, par exemple, 13 on enregistré, en 1998, un accroissement de leur criminalité.
L'Ile-de-France constitue, et de loin, la région qui comptabilise le plus de crimes et de délits. Pour ce qui concerne Paris intra muros, la criminalité connaît, en 1998, une progression sensible de 4,60 %, plus marquée que celle relevée au plan national. Paris n'est pas sûr !
Bien évidemment la police, à elle seule, ne peut assumer les problèmes de délinquance, notamment celle des jeunes, et pallier les carences en matière d'éducation des familles. Mais des mesures sévères s'imposent. Comment en effet assurer la mixité sociale prônée par le Gouvernement, si les victimes des délinquants souhaitent quitter le patrimoine social ? Nous sommes, chaque jour, confrontés à de telles demandes.
Nous ne pouvons plus nous permettre de laxisme. Toutes les tentatives d'insertion sur Paris montrent leurs limites et les difficultés demeurent : difficultés au quotidien pour les travailleurs, les familles, les personnes âgées, angoissés chaque jour par l'insécurité permanente, les voitures brisées, volées, les cages d'escalier et d'ascenseurs souillées, les graffitis, les injures, la drogue, les agressions, et j'en passe !
Il est temps que le Gouvernement prenne ses responsabilités. Je rappelle, à ce sujet, qu'en septembre dernier, M. Didier BARIANI, au nom du groupe "U.D.F. et Modérés", avait déjà appelé votre attention, Monsieur le Préfet de police, sur la montée de l'insécurité et des violences à Paris et, depuis sa création, notre groupe a maintes fois insisté sur la nécessité de créer une police municipale dans la Capitale.
Si nous intervenons aujourd'hui pour une question d'actualité sur l'insécurité, c'est parce que des problèmes de délinquance se posent particulièrement dans le 20e arrondissement, dans des secteurs sensibles comme le quartier des Envierges, le 140, rue de Ménilmontant, la cité Patrice de la Tour du Pin, etc...
Et c'est justement dans ce secteur que, très récemment, le gardien de l'ensemble immobilier du 19, rue Patrice de la Tour du pin, a été agressé et transporté dans le coma à l'hôpital. Vous pouvez imaginer l'émotion bien compréhensible des habitants de ce quartier qui, pour la plupart d'entre eux, vivent dans le respect des règles de la République et de la Cité et qui souffrent de l'incivisme, de la délinquance et des malversations, de tous ordres de quelques-uns. Une véritable psychose s'est créée et les demandes de changement d'appartement se multiplient. Il est temps de réagir !
Alors, encore une fois, Monsieur le Préfet, faites maintenir la sécurité dans le quartiers, faites en sorte que nous puissions établir la mixité sociale et l'intégration harmonieuse des étrangers en situation régulière et respectueux des règles de la République, dans la société."
La deuxième question émane du groupe communiste à M. le Maire de Paris "concernant la construction de logements sociaux à Paris".
La troisième question émane de Mme CAPELLE, au nom du groupe du Mouvement des citoyens. Elle est posée à M. le Maire de Paris en ces termes :
"Suite à des retards de la Caisse d'allocations familiales, le versement de certaines A.P.L. a été différé. Plusieurs de ses bénéficiaires parisiens, résidents de maison pour personnes âgées, se sont vus demander par les Centres d'action sociale, le règlement de l'intégralité de leur loyer, sans qu'il soit tenu compte aucunement de l'A.P.L. Pire, certains ont même été poursuivis par le Trésor public.
Certes, la responsabilité première de ces incidents incombe à la CAF. Ses services, en effet, sont particulièrement encombrés : engorgement récurrent au moment du renouvellement des droits en juillet, comme à l'époque du versement de l'allocation de rentrée scolaire, changement du système informatique. Même en dehors de ces problèmes conjoncturels, les CAF sont sous tension.
On peut être surpris cependant que le Centre d'action sociale ait décidé de faire peser directement sur les allocataires les conséquences de ces dysfonctionnements. Ces personnes âgées, ne l'oublions pas, constituent un public "prioritaire". La plupart d'entre elles mènent un tout petit "train de vie". Certaines allocations auxquelles elles peuvent prétendre sont parfois vitales. En outre, elles sont bien souvent démunies pour gérer tout ce qui peut être de l'ordre du contretemps, de la difficulté administrative.
Avez-vous envisagé d'autres procédures en sorte que de tels cas ne se reproduisent plus ? Que comptez-vous faire pour mettre un terme au plus vite à cette situation ?"
La quatrième question d'actualité est posée par M. CABROL, au nom du groupe "Rassemblement pour Paris" à M. le Maire de Paris. Elle concerne "la détérioration des conditions budgétaires ainsi que sur la situation d'épuisement des personnels de l'Assistance publique de Paris."
La cinquième question d'actualité de M. BLET, posée à M. le Maire de Paris, est relative à "la participation des associations de chômeurs aux instances de concertation les concernant :
1 - Commission de l'Action sociale d'urgence ;
2 - Conseil départemental d'insertion ;
3 - Table ronde sur la prime de fin d'année votée par le Conseil de Paris du 13 décembre 1999 (date, modalités financières)."
Enfin, la dernière question d'actualité émane du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris. Elle concerne "le Crédit municipal."
Mes chers collègues, nous reprendrons nos travaux à 14 heures 45 pour les réponses aux 6 questions d'actualité, suivies vers 15 heures 15 du Conseil général et vers 16 heures 15, nous reprendrons nos travaux du Conseil de Paris en formation de Conseil municipal.
La séance est suspendue.