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28 - 2000, DPE 8 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres pour la collecte du verre en porte à porte à Paris

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2000


M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DPE 8 concernant un marché sur appel d'offres pour la collecte du verre en porte à porte à Paris.
Mme BILLARD a la parole.
Mme Martine BILLARD, élue "Les Verts". - Merci, Monsieur le Maire.
En résumé, on pourrait dire : des améliorations, mais peut encore mieux faire !
D'abord, sur la forme, l'annexe présentée en 1997 indiquait le nombre de bacs et le volume, le total des bacs par arrondissement ainsi que le total pour Paris. Dans celle présentée cette année, que les Conseillers n'ont pas, mais je vous le signale, aucun total n'est effectué ni par arrondissement, ni pour l'ensemble de Paris. Il y a donc appauvrissement de l'information.
Sur le fond, la liste des gros producteurs de verre amène à s'interroger sur les incitations à participer à cette collecte.
Quelques exemples :
Des restaurants qui participaient en 1997 n'apparaissent plus dans la liste actuelle, et pourtant, vérification faite, ils existent toujours. Quelle est l'explication de ce retrait ?
Dans certains lieux de concentration de restaurants, peu apparaissent dans la liste. Quelques exemples : place de la République, avenue de Choisy dans le 13e et bien d'autres.
Il existe 120 lycées publics à Paris, 67 lycées privés sous contrat et 69 hors contrat, et seulement 7 sont cités dans la liste.
Tous les restaurants administratifs de la Ville gérés par l'A.S.P.P. ne sont pas recensés. Comment gèrent-ils la collecte du verre ?
Seulement quatre mairies d'arrondissement sur vingt semblent participer en tant que gros collecteur de verre, dont la mairie du 16e avec un volume de 660 litres. Qu'en est-il des autres mairies ?
Aucun immeuble n'est inclus dans la liste des 2e, 3e et 16e arrondissements, et un seul pour le 8e, 9e et 17e. Pourquoi cette différence par rapport au reste de Paris ?
En 1999, la collecte du verre, selon la délibération, que ce soit par apport volontaire ou par collecte auprès des gros producteurs, a permis de collecter 25.400 tonnes. Mais d'après vos propres documents émis en septembre 1998, la collecte de 1994 avoisinait déjà les 25.000 tonnes, la baisse des années suivantes étant due au plan "Vigipirate".
Le chiffre annoncé pour 1999 ne représente donc qu'un rattrapage et non une progression significative.
La mise en place de la collecte au porte à porte est une bonne chose, mais cette délibération démontre qu'il y a encore énormément de chemin à faire avant que la collecte du verre ne soit considérée comme un acte courant.
Je reposerai donc la même question que j'ai posée en 1997 : quelles sont les incitations faites par la Ville auprès des gros producteurs pour qu'effectivement les restaurateurs, les cafés, les lycées, les mairies et d'autres gros producteurs participent réellement à cette collecte ?
Merci.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Merci, Madame BILLARD. Pour répondre à Mme BILLARD, la parole est à M. TRÉMÈGE.
M. Patrick TRÉMÈGE, adjoint, au nom de la 3e Commission.- Monsieur le Maire, merci.
La collecte du verre a été mise en ?uvre à Paris depuis 1983 au moyen de colonnes à verre installées sur la voie publique, puis avec l'organisation d'une collecte spécifique des gros producteurs.
Près de 1.100 colonnes à verre sont aujourd'hui en place dans les rues de Paris, et plus de 1.750 gros producteurs sont desservis par le système de collecte spécifique organisé pour la récupération de ce matériau.
A partir de 1995, la mise en ?uvre du plan "Vigipirate" dans la capitale a eu un impact particulièrement négatif sur les résultats quantitatifs de cette collecte.
En effet, pour des raisons évidentes de sécurité, une partie très importante du parc de colonnes a dû être neutralisée, et ce pendant trois années. Je parle sous le contrôle du Préfet.
Au plus fort de l'application du plan "Vigipirate", près de la moitié d'entre elles ont même dû être retirées de l'espace public parisien, enlevant par là même le signal de référence mémoire que cela pouvait représenter.
Pour illustrer les difficultés générées par ce contexte très particulier, il convient de rappeler les chiffres concernant le verre récupéré à Paris depuis 1994 :
24.400 tonnes en 1994 dont 5.000 tonnes auprès des gros producteurs ;
23.000 tonnes en 1995 dont 5.375 tonnes auprès des gros producteurs ;
21.600 tonnes en 1996 dont 5.700 tonnes auprès des gros producteurs ;
19.797 tonnes en 1997 dont 6.800 auprès des gros producteurs ;
23.398 tonnes en 1998 dont 7.600 auprès des gros producteurs ;
Et enfin, en 1999, 25.200 tonnes dont 8.500 auprès des gros producteurs.
Ces chiffres nous apportent un certain nombre d'enseignements. D'abord, ils démontrent à l'évidence clairement l'impact fort de "Vigipirate" qui s'est encore prolongé, chacun le comprendra, un certain temps après la levée de ce plan.
Il convient, par ailleurs, de noter que la progression constante de la collecte des gros producteurs tout au long de cette période a permis de compenser pour partie la diminution des tonnages obtenus par apport volontaire dans les colonnes.
On peut également constater avec satisfaction que le retour à une situation plus normale permet de retrouver en 1999 un rythme de progression qui devrait maintenant se consolider.
Sur ce point, la mise en place progressive de colonnes à verre insonorisées dont 600 nouvelles unités seront livrées avant la fin de l'année, s'ajoutant aux 220 déjà en place, permettra d'installer plus facilement ces mobiliers sur l'espace public parisien. Vous savez tous, qui êtes élus de terrain, le nombre de plaintes que l'on reçoit dès lors que l'on installe à proximité d'un certain nombre de domiciles ces colonnes à verre, en tout cas les anciennes.
Cette donnée aura nécessairement, selon nous, un effet bénéfique sur les résultats obtenus.
S'agissant plus particulièrement des gros producteurs : restaurants, établissements de restauration collective, la collecte du verre en porte à porte organisée en leur direction ne s'est nullement ralentie, bien au contraire, comme l'ont indiqué clairement les chiffres que je viens de vous donner.
Je souligne que 725 gros producteurs étaient desservis en 1994, ils sont aujourd'hui plus de 1.750.
Il est exact que les tournées correspondantes sont constamment ajustées pour tenir compte d'un certain nombre de données.
Concernant les informations données par Mme BILLARD, je ne suis pas en mesure de répondre point par point, avec les précisions qu'elle souhaite. A partir du compte rendu sténo qui aura été fait, je me permettrai, dans un courrier, de lui donner des réponses précises sur les cas particuliers sur lesquels elle m'interroge.
Sur un plan général, les efforts consentis pour améliorer l'efficacité des services offerts par les colonnes en verre et son extension dont je rappelle qu'elle concernera, dès cette année, 450.000 habitants, vont amener à une très forte progression des tonnages de verre collectés autour des prochaines années.
Par ailleurs, la qualité du verre récupéré devrait également connaître une amélioration sensible avec la mise en place des nouveaux bacs dotés d'opercules et de verrous dont seront équipés les immeubles concernés par cette collecte sélective.
Enfin, et c'est ma conclusion, ces efforts seront confortés par de nouvelles actions de communication, singulièrement en direction des gros producteurs de verre et l'appui de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris sera recherché dans le cadre de cette action globale.
M. Manuel DIAZ, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPE 8.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2000, DPE 8).