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Janvier 2000
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Conseil Municipal
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51 - QOC 2000-5 Question de Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE à M. le Préfet de police concernant l'information des élus lors de manifestations revendicatives sur l'Esplanade du Trocadéro et des Droits de l'Homme (16e)

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 2000


Libellé de la question :
"L'esplanade du Trocadéro (16e) est souvent le théâtre de manifestations revendicatives, parfois violentes.
Mme Danièle GIAZZI, MM. Gérard LEBAN et Dominique CANE demandent à M. le Préfet de police s'il ne lui est pas possible de consulter et d'informer les élus sur les décisions qu'il prend dans ce domaine, afin qu'ils répercutent l'information à leurs administrés."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Comme vous le savez, le droit de manifester fait partie des libertés publiques fondamentales.
A cet égard, il convient de préciser que les manifestations sur la voie publique ne sont pas soumises à autorisation mais à simple déclaration, trois jours francs au moins avant la date de la manifestation.
Ce délai très court ne permet pas de mettre en place une consultation des élus concernés par les rassemblements déclarés auprès de mes services.
Par conséquent, dès qu'une manifestation est déclarée à la Préfecture de police, une concertation s'engage immédiatement avec les organisateurs.
Elle porte principalement sur la détermination des lieux de rassemblements, de l'itinéraire que le cortège peut ensuite emprunter et du lieu de dispersion.
Afin d'atténuer au maximum la gêne occasionnée aux riverains, mes services s'attachent, lorsque cela s'avère nécessaire, à convaincre les organisateurs de modifier les points de rassemblement et de dispersion, ainsi que l'itinéraire et parfois la date et l'horaire initialement envisagés.
Les services de police cherchent ainsi à répartir plus équitablement entre les différents secteurs géographiques de la capitale les rassemblements, et à éviter les itinéraires de manifestations qui seraient trop pénalisants pour les activités économiques, les riverains et la circulation.
Ces principes sont appliqués sur l'ensemble des arrondissements, même si le sentiment des habitants et commerçants des quartiers considérés peut être différent.
Toutefois, certains sites prestigieux de la Capitale, chargés de symboles et d'histoire, demeurent particulièrement recherchés par les organisateurs, tel le parvis des Droits de l'homme situé place du Trocadéro.
Depuis le début de l'été 1999, la réalisation de travaux sur ce site, le rend inaccessible au public.
Les manifestants se rassemblent désormais soit sur la place du 11 novembre, soit sur les trottoirs alentours.
Ces rassemblements sont ainsi plus visibles des riverains de ce quartier résidentiel, alors que précédemment la présence de manifestants sur l'esplanade du Trocadéro, souvent en nombre restreint et au sein de groupes de touristes, passait inaperçue et n'apportait aucune gêne aux habitants.
Je précise que les manifestations organisées depuis le printemps dernier sur la place du 11 novembre ou sur les trottoirs alentours n'ont pas entraîné de violences. La station du métropolitain Trocadéro n'a été fermée, par mesure de précaution, qu'à deux reprises depuis cette date.
Enfin, en ce qui concerne l'information des administrés, le service des relations publiques de la Préfecture de police assure quotidiennement la diffusion de communiqués de presse. Une large diffusion en est faite par les médias."