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Juillet 2000
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14 - 2000, DAEE 12 G Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, d'une part, de signer un marché négocié pour la formation des emplois-jeunes et, d'autre part, une convention de parrainage des emplois-jeunes

Débat/ Conseil général/ Juillet 2000


M. CHÉRIOUX, président.- Je vous en remercie. Je note qu'il s'agit d'une communication. Par conséquent, il n'y a pas de vote et nous passons à l'examen du dernier dossier qui est le dossier DAEE 12 G, autorisation à M. le Président du Conseil général de signer un marché négocié pour la formation des emplois jeunes et d'autre part une convention de parrainage des emplois jeunes.
J'ai un orateur inscrit, Melle SCHERER.
Elle a la parole.
Melle Sylvie SCHERER.- Merci, Monsieur le Président, chers collègues, dans le cadre du projet de délibération DAEE 12 G, vous nous demandez de vous autoriser à lancer une consultation et à signer un marché négocié avec des organismes de formation mais surtout vous nous demandez de reconduire une convention de parrainage des emplois jeunes initiée en 1997 avec l'Union patronale de Paris, et aujourd'hui avec le M.E.D.E.F.
Or, sur l'intérêt de ce parrainage, nous manquons quelque peu d'informations. Dans le cahier des charges annexé à la convention de parrainage signée en 1997, il est précisé que ce tutorat devra faire, chaque année, l'objet d'une évaluation quantitative et qualitative réalisée, certes, par l'Union patronale de Paris mais transmise au Département de Paris.
Or, aucun compte rendu de ces bilans ne nous a été transmis. Il serait tout de même intéressant de savoir combien de jeunes ont été pris en charge dans ce cadre, sur quels critères ils ont été sélectionnés, quels en ont été les résultats, qui sont les tuteurs et quels sont les critères de sélection.
Encore une fois, vous nous demandez de reconduire un projet sans que nous n'ayons aucun élément concret pour pouvoir décider en toute connaissance de cause et nous nous interrogeons donc sur la nécessité de reconduire l'expérience.
Par ailleurs, nous ne savons pas quel a été le coût de cette mesure depuis 1997, quelle est la part de ce tutorat dans les 5.880.000 F consacrés à la participation aux frais des services et ?uvres privées dans le budget de fonctionnement du Département.
Le renouvellement de cette convention aurait du faire l'objet d'une délibération séparée et je demande donc un vote dissocié concernant la convention avec le M.E.D.E.F. Je vous remercie.
M. CHÉRIOUX
, président.- Je vous remercie.
C'est Mme CATALA qui est prévue pour répondre, elle a la parole.
Mme Nicole CATALA, vice-président, au nom de la 7e Commission. - Merci, Monsieur le Président.
Je regrette un petit peu une intervention qui relève, me semble-t-il, d'un esprit partisan. Pour tous les jeunes qui cherchent à s'insérer dans la vie professionnelle, nous essayons de trouver un parrainage en entreprise et ceci vaut notamment pour de nombreux jeunes suivis par les missions locales. J'invite pour ma part les missions à mettre en ?uvre ce réseau d'accompagnement des jeunes vers l'entreprise.
Il se trouve qu'ici, notre interlocuteur, c'est le M.E.D.E.F après avoir été l'Union patronale et je discerne dans la critique qui est adressée à ce projet de délibération un préjugé partisan, que je déplore.
Cette formule, nous l'avons mise en ?uvre depuis trois ans et nous avons observé, même si les chiffres ne sont pas inclus dans le projet de délibération, un taux d'insertion des jeunes de l'ordre de 40 %. Même si l'on peut penser qu'il serait possible de mieux faire, je trouve que c'est néanmoins suffisamment positif pour que nous poursuivions cette expérience car rien ne me semblerait plus fâcheux pour notre collectivité départementale que d'avoir à assumer, au bout des cinq ans prévus par la loi, la titularisation des 800 emplois jeunes que nous avons recrutés au cours des deux dernières années.
Nous avons toujours dit, j'ai toujours dit ici que la formule des emplois jeunes devait être conçue et était conçue par le Département de Paris comme un dispositif d'insertion et non pas comme la création d'une sous-fonction publique territoriale.
Tous les efforts sont donc déployés pour conduire ces jeunes vers une autre activité, qu'il s'agisse d'une activité publique s'ils passent des concours de recrutement des administrations ou qu'il s'agisse d'une activité en entreprise s'ils parviennent à compléter leur formation lorsque c'est nécessaire, et à accéder à un emploi dans le secteur privé.
Je crois que la formule en question, même si ce n'est pas une panacée, est utile et je vous demande donc, mes chers collègues, de l'approuver à travers ce projet de délibération.
(Applaudissements sur les bancs des groupes " Rassemblement pour Paris " et " Paris-Libertés ").
M. CHÉRIOUX, président.- Je vous remercie.
Melle SCHERER a demandé le vote par dissociation.
Melle Sylvie SCHERER.- J'ai posé un certain nombre de questions.
M. CHÉRIOUX, président. - Vous n'êtes pas mise en cause, par conséquent vous posez des questions comme tout le monde, on vous répond comme on vous répond, un point, c'est tout.
Vous avez demandé le vote par dissociation c'est-à-dire que vous souhaitez que l'article 3, qui concerne la convention de parrainage, soit voté à part. Je vais donc d'abord demander le vote de l'Assemblée sur les articles 1, 2 et 4.
Que ceux qui sont favorables à leur adoption veuillent bien le manifester en levant la main.
Je vous remercie.
Epreuve contraire ?
Abstentions ?
Je vous remercie.
Ils sont donc votés.
Reste l'article 3. Que ceux qui sont favorables à son adoption veuillent bien le manifester en levant la main.
Je vous remercie.
Epreuve contraire ?
Abstentions ?
Je vous remercie.
L'article 3 est donc également voté.
Je fais voter sur l'ensemble du projet de délibération. Ceux qui sont pour voudront bien le manifester en levant la main.
Je vous remercie.
Epreuve contraire ?
Abstentions ?
Je vous remercie.
Le projet de délibération est adopté. (2000, DAEE 12 G).