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Decembre 2015
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe PCF-FG relatif à la ligne CDG Express.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2015


 

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Je donne la parole à M. LE RESTE pour présenter en 2 minutes maximum le v?u n° 145.

M. Didier LE RESTE. - Merci, Madame la Maire. Ce dossier que nous évoquons est un dossier à rebondissements divers que je connais bien, Monsieur MISSIKA. Il est relancé par Manuel VALLS aujourd'hui, il suscite de nouveau des oppositions justifiées de la part d'associations d'usagers, de riverains, de syndicats de salariés, d'élus et vos explications, Monsieur MISSIKA, me confortent dans cette idée que, lorsque vous parlez d'attractivité de la Capitale de la France, du tourisme, il y a derrière le fait de ne pas vouloir mélanger les habitants du 93 avec les touristes qui viennent dans la Capitale. Si je dis cela, c'est que cette ligne sera réservée aux seules personnes qui se rendent ou viennent de l'aéroport Charles de Gaulle pour un tarif au minimum de 24 euros. Les salariés de la plate-forme aéroportuaire ne pourront même pas prendre cette relation ferroviaire avec leur titre de transport. Elle ne desservira pas les arrondissements de Paris ou les villes de banlieue. Par contre, elle utilisera en grande partie le réseau ferré existant alors qu?il est déjà saturé, tant à la sortie de la gare de l'Est que sur le réseau Nord. Le coût de ce projet est estimé à 1,9 milliard d'euros, somme supérieure à ce que prévoit le contrat de plan Etat-Région pour la modernisation de l'ensemble des lignes du R.E.R. et du Transilien. Ce projet fait également abstraction de la desserte de la future ligne 17 du Grand Paris Express qui desservira également l'aéroport Charles de Gaulle. Nous considérons qu'il y a mieux à faire car il existe des marges de progression en matière d'amélioration de la ligne B, qu'il s'agisse des infrastructures, du matériel roulant et de l'environnement. Par conséquent, nous demandons l'abandon de ce projet et que les sommes envisagées soient beaucoup plus utilisées à rénover et moderniser le réseau ferré existant et ce, dans l'intérêt de tous les Franciliens.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur LE RESTE. On considère que vous avez répondu, Monsieur MISSIKA ?

M. Jean-Louis MISSIKA, adjoint. - Excusez-moi, je dois quand même préciser une chose. Il y a deux sujets de nature différente qui d?ailleurs sont attestés par la différence entre les deux v?ux.

Il y a un v?u qui dit que l'enfouissement est ce qui doit être examiné de façon prioritaire, et je suis tout à fait d'accord avec cela. Je pense qu'il faut que nous regardions de façon extrêmement sérieuse le principe de l'enfouissement avant même d'examiner d'autres possibilités.

La seconde prise de position me paraît parfaitement discutable et elle n'est pas du tout en ligne avec la position de la Maire de Paris tout simplement parce que refuser le Charles-de-Gaulle Express, c'est refuser un allégement de la ligne B en termes de fréquentation, c?est favoriser le déplacement en véhicule automobile entre l'aéroport Charles de Gaulle et la Ville de Paris et c'est négliger le fait que la quasi-totalité des transferts entre l'aéroport et la Métropole sont des transferts entre l'aéroport et le c?ur d'agglomération. La position qui est prise par le groupe Communiste - Front de Gauche est une position purement idéologique. J'ajoute que le financement du Charles de Gaulle Express est un financement qui sera pris en charge par le secteur privé et qui, donc, ne peut pas être reporté sur un financement de la ligne B ou sur un financement S.T.I.F. Il s'agit au contraire d'augmenter de façon nette le financement global du transport collectif en Région parisienne. De ce point de vue, cela consiste tout simplement à proposer que plus d'un milliard d'euros soient retirés de l'investissement dans le domaine du transport. Cela me paraît tout à fait inacceptable. C'est la raison pour laquelle j?émets un avis négatif sur ce v?u.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. Je donne la parole à M. Pascal JULIEN, pour une explication de vote.

M. Pascal JULIEN. - La position des écologistes est de dire : premièrement, nous ne voulons pas du CDG Express et nous voterons bien sûr le v?u des communistes. Deuxièmement, si par malheur cela devait exister, au moins qu'il soit enfoui. Je manque de temps pour démonter tous les arguments inexacts qui ont été dits par Jean-Louis MISSIKA. J'en suis vraiment surpris. Qualifier d'idéologique ce qu'a dit Didier LE RESTE, là encore, c?est de la caricature, là encore, c'est de la polémique, là encore, ce n'est pas sérieux. Aujourd'hui, le temps de liaison qu'il y a est le même que l'on a ailleurs. J'ai tous les chiffres sous le nez. Vous ne pouvez pas dire le contraire là-dessus.

Mme Colombe BROSSEL, adjointe, présidente. - Monsieur JULIEN, restons-en à l?explication de vote. Vous trouverez les moyens, j?en suis sûre, de confronter vos positions. Je mets aux voix, à main levée, le v?u n° 145 avec un avis défavorable de l?Exécutif. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le v?u est repoussé.