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Decembre 2015
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Conseil Municipal
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2015 DASES 68 G - Subvention (250.000 euros) et avenant à convention avec l’association "AIDES" (93).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2015


 

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Je vous propose que nous examinions le projet de délibération DASES 68 G.

La parole est à David BELLIARD, pour cinq minutes.

M. David BELLIARD. - Merci, Madame la Maire. Mes chers collègues, ce projet de délibération concernant une convention et une subvention de 250.000 euros à l'association "AIDES" nous semble absolument primordial, vous le savez, pour enrayer l'épidémie du Sida par la prévention et promouvoir la solidarité envers les personnes touchées. Cette demande de subvention vise d'ailleurs à poursuivre cette action importante en impliquant davantage les personnes séropositives dans la conception et la réalisation des actions, mais aussi d'ouvrir le plus possible la réflexion et le débat sur la prévention et la réduction des risques. Concernant la prévention et la réduction des risques, nous nous félicitons des avancées du Ministère de la Santé concernant la PrEP. La PrEP est la prise de médicaments anti-VIH par des personnes séronégatives dans un but préventif. Ce procédé est autorisé aux Etats-Unis depuis juillet 2012 et il a fait ces preuves dans des villes importantes, notamment à San Francisco. La prise en charge financière à 100 % du Truvada, le médicament préventif, a été annoncée par la Ministre de la Santé après de longues tergiversations et nous nous en félicitons, même si une réflexion doit encore être menée, notamment sur le prix prohibitif de ce médicament marquant la prédominance de l'industrie pharmaceutique. Pour nous, cette avancée doit toujours aller de pair avec les actions menées par des associations comme "AIDES", plus d'informations, plus de prévention et une volonté de faire tomber les préjugés entourant les personnes concernées. D'autres combats restent encore à mener, combats dans lesquels la société civile a toute sa place et ils trouveront les écologistes à leurs côtés. Par exemple, le 27 novembre dernier, lors d'une nouvelle lecture du projet de loi Santé, les députés sont revenus, via un amendement, sur la levée des soins funéraires pour les personnes décédées séropositives pour le VIH et les hépatites virales. L'action de l'association "AIDES" est donc primordiale pour lutter efficacement contre cette épidémie, mais aussi pour faire tomber toutes les barrières discriminantes dont les personnes atteintes sont victimes. C?est pourquoi nous voterons favorablement ce projet de délibération. Je vous remercie.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci à vous, Monsieur BELLIARD. Pour vous répondre, Bernard JOMIER.

M. Bernard JOMIER, adjoint. - Merci, Madame la Maire. Effectivement, comme l'a dit David BELLIARD, "AIDES" est une grande association de lutte contre le VIH qui joue un rôle important dans notre ville et dans notre pays d'ailleurs. Les enjeux de la lutte contre les VIH, vous les connaissez, c'est l'engagement que nous avons pris avec la Maire et avec un certain nombre d'autres villes du monde de nous engager dans une politique d'éradication du VIH de nos villes à l'horizon 2030. Et dans cet engagement du Paris sans Sida, qui sera d'ailleurs l'objet d'un rapport qui sera remis dans quelques semaines par "H.E.L.P. France" à la Maire de Paris. Dans cet engagement "AIDES" fait partie des nombreuses associations qui ont joué et qui jouent un rôle particulièrement actif. Je voudrais juste rapidement revenir sur deux thématiques : la première est que l'évolution de l'épidémie de VIH nécessite de mieux aller vers les populations concernées. Donc par des actions dites de rues, d?"outreach" : aller vers ces populations en leur proposant des tests de dépistage rapide, permet de mieux les aborder et de mieux éliminer le réservoir du virus. J'ai pu constater sur le terrain qu'effectivement l'action d'"AIDES" c'est aller notamment dans des quartiers, dans la rue, au contact des populations migrantes, au contact des usagers de drogue, au contact de la communauté "gay" et cela permet de multiplier l'efficacité des actions de dépistage. Deuxièmement, sur la PrEP, que la Ministre de la Santé a, fort judicieusement, décidé d'autoriser. J'ai pu constater, à l'hôpital Saint-Louis, où s'est ouverte la première consultation dans le service du professeur MOLINA, qu'il y avait des volontaires d'"AIDES" qui participaient à ces consultations. Cela montre aussi la nécessité de ne pas enfermer l'hôpital d'un côté, la ville de l'autre, les associations dans un troisième bocal, mais de travailler ensemble lors d'actions communes. Et "AIDES" fait partie de ces associations qui ont su, qui savent s'adapter et qui savent travailler en transversalité. Effectivement, moi aussi je suis fier que notre collectivité locale soutienne "AIDES" et je peux vous garantir, Monsieur BELLIARD, que nous ne sommes pas prêts de les abandonner, loin de là. Je vous remercie.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Monsieur JOMIER. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 68 G. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s'abstient ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DASES 68 G).