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Decembre 2015
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Conseil Municipal
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2015 DAC 664 - Convention d’occupation du domaine public avec l’association Le Théâtre Paris-Villette pour le Grand Parquet (18e).

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2015


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Nous examinons maintenant le projet de délibération DAC 664 relatif à une convention d'occupation du domaine public, avec l?association "Le Théâtre Paris-Villette" pour le Grand Parquet, dans le 18e arrondissement. Je vais donner la parole successivement à Fatoumata KONÉ, Pascal JULIEN, Danièle PREMEL, Danielle SIMONNET et François-David CRAVENNE. Madame Fatoumata KONÉ ?

Mme Fatoumata KONÉ. - Non.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Non, d?accord. La parole est donc à M. Pascal JULIEN.

M. Pascal JULIEN. - Avec ce projet de délibération, il s'agit d'établir une convention par laquelle la Ville, dès le 1er janvier prochain, mettra le théâtre du Grand Parquet à la disposition de l'association "Théâtre Paris-Villette", cela pour deux ans et gratuitement. Cette aide en nature équivaut à la valeur locative, soit 101.500 euros par an. Le Grand Parquet est un équipement de la Ville, imaginé d'ailleurs par l'écologiste Danielle FOURNIER quand elle était adjointe au Maire du 18e arrondissement en charge de la culture et qui, sous la direction de François GROSJEAN, a connu un immense succès populaire en assurant une programmation de spectacles et de créations de très haute qualité. Il en est résulté une relation affective forte entre l'équipe d'animation du Grand Parquet et son public. L'équipe, les artistes, les riverains, les associations locales, les établissements scolaires, le public du Nord-Est parisien ou plus lointain, tous s'enrichirent par un dialogue permanent qui contribua à orienter la programmation. Dans ce contexte, le départ il y a quelques mois de François GROSJEAN et la cessation d?activité de l'association gestionnaire "Métamorphoses Singulières" laissèrent un vide. Pour le combler, la DAC a proposé au Théâtre Paris-Villette de reprendre le flambeau, pensant judicieux de réunir deux équipements relativement voisins, d'où une première question : pourquoi la Ville n'a-t-elle pas déposé un appel à projets, méthode meilleure en termes de transparence et de critères, que celle du gré à gré, et finalement méthode plus pertinente ? Quelle sera l?activité de Théâtre Paris-Villette au Grand Parquet en 2016 ? Avec quelles subventions ? A 15 jours de la reprise, je veux avoir une pensée pour les trois salariés de "Métamorphoses Singulières" que le Théâtre Paris-Villette a l'obligation de reprendre, mais qui s'inquiètent de leur avenir à moyen terme. En effet, il ne s'agit pas simplement de pérenniser les emplois, mais également des qualifications, de telle sorte que, par exemple, une personne ayant compétence pour faire la programmation ne se retrouve pas à gérer un planning de salles. L'association repreneuse aurait ainsi mérité de bénéficier d'un accompagnement préalable à sa reprise du Grand Parquet. Nous serons particulièrement vigilants au respect de l'emploi. Cette arrivée mal préparée par la Ville soulève, en effet, un grand nombre de crispations, un symptôme de l'inquiétude suscitée par l'arrivée d'une nouvelle équipe et la constitution récente d'une association "Les Amis du Grand Parquet" dont le but est à la fois de défendre le principe d'une programmation ambitieuse, comme l'était celle des années passées, et de maintenir le dialogue entre l'équipement, ses voisins, son public. De nombreuses questions se posent sur le projet du Théâtre Paris-Villette malgré les démarches en cours des deux co-directeurs du Théâtre Paris-Villette. Qu'en sait-on au juste, mis à part ce qu'en dit le projet de délibération et un texte d'une page écrit avant l'été ? Pas assez sûrement pour rassurer les habitants inquiets du devenir de cet établissement culturel. Maison d'artistes en résidence, lieu de vie, tout cela est flou aux yeux du public dont nous sommes et qui, répétons-le, ne rejette ni Théâtre Paris-Villette ni toute évolution, mais souhaite que son attente soit prise en compte. A toutes ces questions, s?en greffe une autre de nature différente mais connexe et qui vient brouiller les cartes : l'aménagement de l'esplanade du Maroc pour améliorer la sécurité du Grand Parquet, le "barriérage" à la va-vite de l'ensemble de l'esplanade, ce que ne nécessitait nullement la protection du Grand Parquet. Ce "barriérage" est une offense au projet des Jardins d?Eole, une frontière détestable pour les habitants. C'est peut-être ici que la Ville a exaspéré les habitants des 18e et 19e arrondissements et provoqué beaucoup d'interrogations, voire d'hostilités envers le Grand Parquet dans sa nouvelle version. Nous ne voulons rien lâcher de ces deux impératifs : un accès plein et entier à l'un des plus beaux jardins de Paris et la présence d'un équipement culturel de haute qualité, dans une ZSP. Il est temps de ne plus opposer ces deux objectifs et de réunir les habitants plutôt que de les diviser. Trouvez-vous normal que Théâtre Paris-Villette ait été absent lors de la réunion publique qui s'est tenue jeudi dernier, présidée par la première adjointe au maire du 18e arrondissement ? Preuve que notre intervention n'est pas hostile en soi au principe d'un nouveau projet, nous ne voterons pas contre le projet de délibération. Nous allons nous abstenir, avec l'espoir d'être entendus, que le Théâtre Paris-Villette soit mieux accompagné qu'il ne l'est aujourd'hui par les services de la Ville et que l'histoire du Grand Parquet, profondément ancrée dans cette partie de territoire des 18e et 19e arrondissements, ne soit ignorée ni par le repreneur ni par la Ville.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci. La parole est à Mme Danièle PREMEL.

Mme Danièle PREMEL. - Merci, Monsieur le Maire. Chers collègues. La question du Grand Parquet et du Théâtre de Paris-Villette revient devant notre Conseil. En juin 2015, nous avions approuvé un projet de délibération qui confiait dès le 1er janvier 2016 la gestion du Grand Parquet à l'association du Théâtre Paris-Villette. Je tiens à rappeler aujourd'hui le travail remarquable du Grand Parquet lors des trois premières saisons rue d'Aubervilliers, 2012-2015. Le Grand Parquet a proposé une offre artistique exigeante et diversifiée, tout en impulsant des actions participant à la vie de ce quartier dont il a assumé sa part de la requalification. La fréquentation de la saison en cours a augmenté de près de 30 %, notamment grâce au dynamisme de l'action culturelle entreprise. Ces relations avec les établissements scolaires, de la maternelle au lycée, ces interventions dans le cadre de l'ARE, sa collaboration avec l'OCCE, les associations de locataires, les conseils de quartiers, les commerçants, les riverains, ont été exemplaires et cela, avec une équipe très réduite. Aujourd'hui, compte tenu de notre vote de juin, dès le premier semestre 2016, une convention pluriannuelle d'objectifs bilatérale entre l'association "Théâtre Paris-Villette" et la Ville sera définie pour la période 2016-2018 - je vous prie de m'excuser, mais il y a tellement de bruits que je ne m'entends même pas - autour d'un projet de territoire global, en lien avec les associations et les acteurs locaux. Par ailleurs, il est à souligner que déjà, la Région Ile-de-France soutient l'association "Théâtre Paris-Villette" pour la mise en ?uvre de son projet du Grand Parquet et - j?espère - le poursuivra. Mais pour permettre la mise en ?uvre de ce projet, il apparaît nécessaire d?établir une convention d?occupation du domaine public avec l?association "Théâtre Paris-Villette", prenant effet le 1er janvier 2016. Cette mise à disposition se fera à titre gratuit, ce qu?a déjà dit M. Pascal JULIEN, pour la durée de deux ans. Toutefois, ce projet de délibération ne peut faire oublier ou occulter que les engagements de la reprise de tous les salariés de "Métamorphoses Singulières" doivent se réaliser ; que le projet d?ouverture sur le quartier et les populations environnantes n?a pas encore pu prendre forme et rassurer ainsi les acteurs et partenaires de proximité ; que suite aux multiples incidents et graves agressions dont ont fait l?objet les salariés du Grand Parquet, il a été prévu un périmétrage de protection de l?espace concédé au Grand Parquet constitué, seule solution trouvée, d?un grillage de 3 mètres de hauteur. Cette occupation de l?espace public fermé représente les deux tiers de l?esplanade et pose un problème de partage d?usage entre le Grand Parquet, les associations qui utilisaient une partie de l?espace pour des activités ouvertes, les populations qui jouissaient de cet espace. Ce qui est ressenti par certains comme une confiscation est très mal vécu par une partie des habitants. Pour que la greffe prenne entre le T.P.V. et les populations, il est nécessaire de soulever les craintes exprimées et qu?elles soient dépassées. Il semble nécessaire que soit constitué un comité de suivi, que j?avais déjà souhaité en juillet, composé de représentants du Théâtre Paris-Villette, d?associations locales du 18e et du 19e, de la nouvelle association "Les amis du Grand Parquet" et d?élus des deux arrondissements. Ce comité de suivi interviendra sur l?évolution du projet culturel envers le quartier, les relations partenariales à construire et les populations, ainsi que la question des usages respectifs de l?espace. Je souhaite que cette proposition soit prise en compte pour que réussisse ce projet auquel nous tenons. Aussi, devant les problèmes non encore résolus, le manque de concertation et certaines solutions mal engagées, le groupe Communiste - Front de Gauche s?abstiendra tout en restant attentif au suivi et à l?évolution du projet territorial de cet équipement culturel, en espérant que les engagements pris seront tenus et que vous nous donnerez les moyens de suivre et d?accompagner la mutation engagée. Merci.

(Mme la Maire de Paris reprend place au fauteuil de la présidence).

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci, Madame PREMEL. Madame SIMONNET, vous avez la parole.

Mme Danielle SIMONNET. - Mes chers collègues, cela va mal pour la culture à Paris, plutôt mal, surtout pour les lieux de culture libre, de création et de diffusion. Dans le 18e, on a hélas connu la fin du Lavoir Moderne, les difficultés des Jardins d?Alice, du Théâtre de Verre. Aujourd?hui, c?est au tour du Grand Parquet, dans son histoire, jusqu?à cet été, de disparaître sous cette forme-là, et nous le regrettons. Comme ces trois derniers lieux de culture cités, le Grand Parquet était plus qu?un lieu de diffusion, c?était un lieu de création, d?éducation artistique et culturelle, un lieu où l?on savait ce que l?éducation populaire veut dire et où on la pratiquait. L?équipe du Grand Parquet développait une programmation des plus originales, tant en direction du jeune public, notamment du public scolaire, qu?en direction d?un public adulte. Les liens et partenariats étaient riches avec les associations et acteurs du quartier. La direction du Grand Parquet, Karinne SAMKA et François GROSJEAN, qui géraient cet équipement culturel, de l?avis de toutes et tous - et mes collègues du 18e, d?ailleurs, viennent de le confirmer dans leurs interventions -, faisaient un excellent travail et étaient porteurs de projets innovants, que vous n?avez hélas pas voulu considérer. La structure associative a décidé d?arrêter l?aventure, et c?est le Théâtre Paris-Villette qui va reprendre avec le projet de l?association "Les Métamorphoses". Trois sujets se posent : d?abord, au niveau du devenir du personnel, la loi oblige la reprise de toutes et tous, mais des inquiétudes vives subsistent. Qu?en sera-t-il dans six mois ? L?Exécutif peut-il nous en dire plus ? Même si ce n?est pas directement l?objet du projet de délibération, je souhaiterais revenir sur la question de la sécurisation du lieu. Il ne s?agit pas de nier, bien évidemment, les difficultés en termes de sécurité, ni au contraire la gravité des événements, qu?une des salariées, en premier chef, d?ailleurs, a dû subir. Tout le monde a en mémoire cette terrible agression d?une salariée par un toxicomane. Mais franchement, cette installation de grilles qui bloquent l?accès des espaces publics avant le Grand Parquet, quel échec ! Des grilles avant l?accès à un établissement culturel : tout un symbole ! Que la colère des associations est compréhensible ! Cela revient à privatiser un espace public, à enfermer un îlot culturel. Quel non-sens ! Dernier sujet, néanmoins central : la Ville, sans même procéder à un appel à projets, sous prétexte de regroupement, a décrété que Paris-Villette allait reprendre la suite du Grand Parquet. Dont acte. Le minimum eut été de prévenir les élus et les associations. Vous aviez sans doute de bonnes raisons, mais alors là, il faut qu?elles soient transparentes, publiques et quasi-instantanées. Mais surtout, vous qui savez que la richesse de ce lieu fut les partenariats et l?ouverture avec l?ensemble des acteurs du quartier, comment se fait-il que vous n?ayez pas organisé de vrais cadres collectifs d?échange avec les habitants et les associations du quartier ? Le lieu est censé re-fonctionner dès janvier et on ne connaît même pas sa programmation. A part un club de prévention, aucune autre association n?a été contactée par Paris-Villette. Et cela, mes chers collègues, oui, c?est le bilan désastreux, de vous, cher collègue, Monsieur Bruno JULLIARD, car c?est la Ville qui, en dernière instance, est responsable si Paris-Villette peut se permettre de reprendre le Grand Parquet sans se sentir obligé d?organiser cette dynamique de co-élaboration. Vous vous êtes engagé en faveur d?un comité de suivi. Il devient plus qu?urgent enfin de le constituer et de le convoquer. Mes chers collègues, les grilles sont d?abord dans nos têtes, celles qui cloisonnent entre les acteurs, entre les domaines, entre les publics, mais quand elles se matérialisent en grilles en dur, en grilles de métal ou de fer délimitant l?espace public, c?est bien plus qu?un échec à l?encontre de l?accès à la culture. C?est en soi un terrible échec culturel ! Pour pouvoir, je l?espère, au plus tôt abattre ces grilles honteuses, brisons les grilles dans les têtes, permettons à toutes les associations de pouvoir être associées sur le nouveau projet de ce lieu. Et quand nous aurons réussi à construire une démarche d?appropriation sociale de la culture incluant tous les acteurs, je ne doute pas qu?on trouvera alors les solutions permettant d?abattre ces grilles physiques honteuses. En attendant, je m?abstiendrai aussi sur ce projet de délibération, comme mes collègues du groupe Ecologiste et du groupe Communiste. Je vous remercie.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci. Monsieur CRAVENNE, vous avez la parole.

M. François-David CRAVENNE. - Merci, Madame. Je profite de ce projet de délibération pour vous demander, Monsieur JULLIARD, un bilan de la nouvelle direction du théâtre. En effet, cela fait deux ans que la nouvelle équipe est en place et nous ne savons rien des résultats de son action. Quelle est la fréquentation ? Quel est le nombre de représentations proposées ? Combien de compagnies occupent-elles les planches ? Quelle ampleur des spectacles ? Quels coûts des représentations ? Quelles stratégies en matière de sécurité ? Bref, vous l?aurez compris, éclairez-nous enfin sur les activités de ce théâtre important de notre ville. Merci.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Bien. La parole est à M. Bruno JULLIARD pour vous répondre.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci beaucoup, Madame la Maire. Alors, d?abord pour répondre à la toute dernière intervention de M. CRAVENNE, comme je l?ai dit en 2e Commission, c?est avec un très, très grand plaisir que je vous fournirai le bilan de l?activité de la nouvelle direction du Théâtre Paris-Villette, tout simplement parce que ce bilan est tout à fait exceptionnel, et je pèse mes mots. J?ai reçu cette nouvelle direction il y a quelques jours, qui m?a présenté ce bilan, et j?ai proposé que lors de la prochaine 2e Commission, il puisse vous être présenté par un document tout à fait détaillé. Je me permets tout de même de rappeler que - et d?ailleurs, je voulais commencer mon intervention aussi en parlant de l?ancien Paris-Villette -, lorsque nous avions eu un débat dans cette même enceinte, avant les dernières élections, il y avait eu beaucoup, beaucoup de craintes sur l?attitude de la Ville quant à la nécessité d?apporter un projet nouveau pour le Théâtre Paris-Villette. Je me souviens d?ailleurs que, y compris dans cette majorité, il y avait eu des abstentions, de manière à peu près identique, pour souvent des raisons assez analogues. Je crois savoir qu?aujourd?hui, en tout cas, pour ceux qui y vont, nous serions très nombreux à défendre avec beaucoup de conviction le travail réalisé par l?excellente équipe de direction du Théâtre Paris-Villette, et je n?ai pas l?ombre d?un doute, mais vraiment pas l?ombre d?un doute sur le fait que dans quelques mois, nous tirerons le même bilan pour la gestion du Grand Parquet par l?équipe du Paris-Villette. Je souhaite aussi souligner l?excellent travail de François GROSJEAN et ses équipes, tant dans l?accompagnement des compagnies artistiques que dans les relations avec les publics, ou encore l?élaboration d?un modèle économique tout à fait vertueux pour un lieu très difficile à exploiter, et cela a été remarquablement bien fait. Mais je précise tout de suite que si cela n?avait dépendu que de la Ville, bien évidemment, François GROSJEAN serait encore à la direction et à la responsabilité du Grand Parquet. Ce n?est pas du tout la Ville, bien au contraire. J?ai même eu l?occasion de tenter de le convaincre de rester à la direction de cet établissement culturel. En revanche, en effet, pour la suite, après réflexion? Et d?ailleurs, vous dites la DAC, non : j?assume la totale responsabilité de ce choix, parce que je suis absolument convaincu que la proximité à la fois géographique des deux établissements culturels, mais également et surtout le contenu même et les attentes des habitants alentours du Théâtre Paris-Villette, ainsi que des habitants alentours du Grand Parquet sont très proches. J?ai la totale conviction que les compétences des équipes du théâtre Paris Villette seront tout à fait à la hauteur pour répondre à l?ensemble des enjeux. Quand vous dites qu?il faut un lieu de diffusion, je suis d?accord, un lieu de création, Madame SIMONNET, mais nous allons amplifier cette capacité de création par les moyens conjugués du théâtre Paris Villette et du Grand Parquet - je vais revenir sur la subvention dans un instant -, nous avons l?ambition d?amplifier encore cette capacité de création. De la même manière, en faire un lieu d?éducation populaire, comme c?était le cas auparavant, évidemment et c?est même dans l?ADN de ce que nous demandons à l?équipe du théâtre Paris Villette. Il ne s?agit pas d?une extension du théâtre Paris Villette, mais si vous avez bien lu le projet de la direction du théâtre Paris Villette pour le Grand Parquet, vous verrez qu?il s?agit d?un projet culturel éducatif en propre pour le théâtre Paris Villette. Concernant la reprise des salariés, il y a d?abord une obligation légale, et c?est heureux, de reprise de l?ensemble des personnels. Mais je rappelle également l?engagement de l?équipe du théâtre Paris Villette de maintenir le volume total d?emplois aujourd?hui présents au Grand Parquet. Vous avez raison, Pascal JULIEN, de souligner que tant qu?à faire, lorsque des personnels professionnels sont présents pour certaines compétences, ce sont évidemment ces compétences qu?il faut mettre en avant. Je transmettrai, le cas échéant, à la direction du théâtre Paris Villette, mais je crois savoir qu?ils sont suffisamment éclairés pour y avoir pensé d?eux-mêmes. Concernant la subvention, et c?est ma conclusion, à aucun moment, il ne s?est agi pour nous d?engager une mutualisation dans une ambition d?abord économique. Je peux même d?ores et déjà vous dire que la subvention au théâtre Paris Villette, qui gérera dorénavant les deux lieux à partir du 1er janvier 2016, sera au moins égale à l?addition des deux subventions du Grand Parquet et du théâtre Paris Villette. Il n?y aura donc pas d?économies. Et même, en 2016, il faudra quelques moyens supplémentaires pour des travaux d?aménagement intérieur au Grand Parquet qui nous amèneront à vous proposer une subvention plus importante en 2016 qu?en 2015, pour l?addition des deux subventions au théâtre Paris Villette et au Grand Parquet. C?est avec grande confiance que je vous demande d?adopter cette convention d?occupation avec le théâtre Paris-Villette.

Mme LA MAIRE DE PARIS. - Merci beaucoup, Bruno JULLIARD. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 664. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2015, DAC 664).