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Juillet 2003
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Conseil Général
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19 - 2003, ASES 185 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de fixer le montant de la dotation pour 2003 des centres associatifs de planification et d'éducation familiale

Débat/ Conseil général/ Juillet 2003


M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l'examen du projet de délibération ASES 185 G relatif à la fixation du montant de la dotation pour 2003 des centres associatifs de planification et d'éducation familiale.
Il y a une inscrite : Mme Anne LE STRAT. C'est Mme TROSTIANSKY qui vous répondra.
Mme Anne LE STRAT. - Merci, Monsieur le Président.
J'interviendrai brièvement sur ce projet de délibération à deux titres.
Tout d'abord pour rappeler devant cette Assemblée l'importance et la qualité du travail non suffisamment reconnu que mènent les centres associatifs de planification et d'éducation familiale.
Que ce soit pour le conseil, le soutien ou l'information en matière de maîtrise de la fécondité, de la prévention sur la sexualité et l'éducation familiale, comme sur le dépistage et le traitement des maladies sexuellement transmissibles, ces centres remplissent un rôle unique et irremplaçable.
Il suffit d'écouter le témoignage de celles et ceux qui travaillent dans ces centres pour être conscient du besoin toujours aussi fort de ce type de structure et de la demande exprimée par les publics les plus divers d'un accès à l'information sur la sexualité au sens le plus large.
C'est pourquoi, et ce sera le sens de mon second point d'intervention, il me semble indispensable d'associer le Mouvement français pour le planning familial dans les actions que doit mener la Ville en matière de campagne d'information sur la question relative à la sexualité.
En effet, la Mairie de Paris s'est engagée, notamment dans le cadre du travail de réflexion qu'elle mène au sein du comité de pilotage sur la prostitution, à conduire des actions de sensibilisation et d'information sur différents thèmes se reportant à l'éducation sexuelle et tout particulièrement à l'usage des jeunes.
Il s'agit d'éveiller leur prise de conscience à ces questions dans les meilleures conditions, de leur offrir l'information nécessaire à leur épanouissement dans le respect des deux sexes.
L'expérience et la pratique confirmée du planning familial ne peuvent que mettre un gage de leur crédibilité à intervenir sur ce domaine. Leur intégration dans un dispositif mis en place par la Ville ne peut être que légitime.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci d'avoir insisté sur ces centres associatifs.
Je donne la parole à Mme TROSTIANSKY.
Mme Olga TROSTIANSKY, au nom de la 6e Commission. - Monsieur le Président, je voulais remercier Mme LE STRAT pour son intérêt pour les actions des centres de planification et d'éducation familiale qui prévoient la mise en place de consultations médicales relatives à la maîtrise de la fécondité, mais aussi d'entretiens et de diffusions d'informations collectives de prévention sur la sexualité ainsi que le dépistage et le traitement des maladies sexuellement transmissibles.
Vous mettez l'accent sur les actions en direction des jeunes et je pense effectivement que vous avez raison. Je crois que les messages en direction des jeunes ont été dominés un peu trop précédemment par les thématiques du risque des infections sexuellement transmissibles et des grossesses non désirées.
Sans sous-estimer l'importance de ces problèmes, cette seule forme d'approche de la sexualité déroute un peu les jeunes et prendre en compte la sexualité dans sa globalité, en tenant compte des aspects positifs physiologiques et relationnels comme affectifs, est une approche qui paraît plus adaptée. C'est en tout cas dans cette direction que je souhaite qu'on puisse améliorer nos actions.
Nous souhaitons développer des actions de sensibilisation et d'information. Nous avons commencé dès 2001 avec le financement du numéro vert d'information gratuit qui est financé par le Département depuis décembre 2001.
C'est vrai que d'autres actions d'information dans les lieux de vie ou d'activités où sont les jeunes doivent se développer dans les collèges, dans les lycées, dans les associations. Il faut que l'on continue à réfléchir pour aller plus loin, pour améliorer ces actions. Une des pistes est peut-être de rapprocher l'information et le service des lieux fréquentés par les jeunes. C'est une réflexion qu'on mène avec mes collègues Alain LHOSTIS, Anne HIDALGO et Clémentine AUTAIN pour améliorer l'information en utilisant un certain nombre de relais qui sont destinés aux jeunes.
Cela peut être les antennes jeunes, des centres d'animation, les conseils de la jeunesse... et évidemment travailler avec les mairies d'arrondissement.
Je voulais vous remercier pour vos suggestions et vous dire que, comme vous pouvez le constater, nous mesurons bien l'importance de tous ces points et en particulier en direction des jeunes. Les services de P.M.I. veillent avec vigilance à associer les centres de planification familiale à toutes les réflexions et actions qui visent à renforcer la prévention et améliorer l'information des jeunes sur tous les sujets relatifs à la sexualité.
M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame TROSTIANSKY, pour cette réponse très complète.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 185 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2003, ASES 185 G).