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Fevrier 2016
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2016 DAC 423 - Convention de partenariat pour la réalisation du Monument aux Morts Virtuel en hommage aux soldats parisiens morts pendant la Grande Guerre. Vœu déposé par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants relatif à l'inscription des fusillés pour l'exemple de la Grande Guerre au Monument aux morts.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2016


 

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Et nous examinons maintenant le projet de délibération DAC 423 relatif à une convention de partenariat pour la réalisation du monument aux morts virtuel en hommage aux soldats parisiens morts pendant la Grande Guerre, ainsi que le v?u référencé n° 105 et l?amendement technique n° 107. La parole est à M. GUILLOT, pour cinq minutes maximum.

M. Didier GUILLOT. - Je n?en prendrai pas tant. Merci, Madame la Maire. Mes chers collègues, nous connaissons l?attachement de la Ville de Paris à intégrer dans la mémoire collective les fusillés pour l?exemple de la Grande Guerre. Alors que nous commémorons le centenaire de la Première Guerre mondiale, la Ville de Paris a annoncé son souhait d?ériger un monument aux morts pour les soldats parisiens morts au combat. C?est dans ce cadre que le groupe RGCI souhaitait une inscription des noms des fusillés pour l?exemple sur le monument aux morts parisien. Il s?agit de ne pas oublier notre passé pour mieux appréhender notre avenir. Entre 1914 et 1918, près de 650 soldats français ont été fusillés pour l?exemple. Parmi eux se trouvaient les soldats parisiens dont le chiffre est évalué à près de 60. Ces soldats n?étaient pas des lâches, comme nous avons pu le dire à l?époque. Ce sont avant tout des victimes de conditions de vie difficiles et d?une violence extrême. Ils avaient deux choix, ils n?avaient pas le choix : face à eux, une balle ennemie les attendait ; dans leur camp, c?est une balle française qui les achevait. Ils ont été pour la plupart fusillés après avoir été condamnés à mort par des conseils de guerre statuant de manière particulièrement expéditive. La volonté de la France de réintégrer ces soldats dans la mémoire collective a déjà été exprimée à plusieurs reprises : par Lionel JOSPIN en 1998 à Craonne, sur le Chemin-des-Dames, et plus récemment par le Président de la République, François HOLLANDE, en 2013. Aujourd?hui, près de 200 noms de fusillés pour l?exemple figurent sur les monuments aux morts de différentes collectivités françaises. Nous pensons que Paris doit elle aussi leur rendre cet hommage. Notre Ville avait déjà rendu hommage à ces hommes à l?occasion de son exposition "Fusillés pour l?exemple, les fantômes de la République", elle a encore l?occasion de le faire aujourd?hui. Pour toutes ces raisons, je vous invite, mes chers collègues, à voter ce v?u.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci. La parole est à Nicolas BONNET.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Madame la Maire, mes chers collègues. "Ce ne sont pas des soldats : ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine - bouchers ou bétail. Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu?on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés. Ils sont prêts. Ils attendent le signal de la mort et du meurtre ; mais on voit, en contemplant leurs figures entre les rayons verticaux des baïonnettes, que ce sont simplement des hommes". Ainsi, Henri Barbusse décrivait ses compagnons dans le roman "Le Feu", un des livres qui relatent le?

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Monsieur BONNET, Mme VIEU-CHARIER craint que vous ne répondiez pas au bon v?u. Est-ce que...

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Le v?u de M. Jean-Bernard BROS et de son groupe était rattaché à ce projet de délibération, et j?interviens sur le projet de délibération.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Bien. Maintenant que cette régulation est faite, on redonne la parole à M. BONNET. Il est tard, il n?y a pas de problème. Allez-y, Monsieur BONNET. Pardonnez-moi.

M. Nicolas BONNET-OULALDJ. - Je vais reprendre, parce que vous m?avez coupé en pleine citation d'Henri Barbusse, qui a eu le prix Nobel pour son roman qui est "Le Feu", donc je me permets de relire et de recommencer mon texte. Je vous remercie. "Ce ne sont pas des soldats : ce sont des hommes. Ce ne sont pas des aventuriers, des guerriers, faits pour la boucherie humaine - bouchers ou bétail. Ce sont des laboureurs et des ouvriers qu?on reconnaît dans leurs uniformes. Ce sont des civils déracinés. Ils sont prêts. Ils attendent le signal de la mort et du meurtre ; mais on voit, en contemplant leurs figures entre les rayons verticaux des baïonnettes, que ce sont simplement des hommes." Ainsi, Henri Barbusse décrivait ses compagnons dans le roman "Le Feu", un des livres qui relatent le mieux le sort des soldats pendant la guerre 14-18. Oui, nous haïssons la guerre, celle-là comme toutes les autres, mais est-ce pour autant que nous ne devons pas nous incliner devant ceux qui sont morts pour une guerre qu?ils n?avaient pas voulue ? Cette boucherie, qui coûta la vie à des millions de Français, d?Allemands, Russes, Américains, Anglais, des soldats venus des colonies, continue de faire partie de notre présent. Je pense bien évidemment à mon arrière-grand-père, qui était parmi eux, à Verdun, et qui, lui, est revenu vivant, avec un de ses compagnons, sur une centaine de ses compagnons qui sont morts. Beaucoup d?entre nous, dans cet hémicycle, ont perdu un arrière-grand-père, un grand-père, même. Aucune famille n?a été épargnée. Que la Ville de Paris, le ministère de la Défense et l?Université se soient mis ensemble pour travailler à ce monument virtuel est une belle et grande chose. Il permettra de retrouver trace de celui dont la photo jaunie orne encore parfois le salon des appartements des plus anciens. Il utilise les moyens les plus modernes afin de faciliter les recherches de celles et ceux qui veulent retrouver trace de l?un ou leurs aïeuls. Nous avons le devoir de continuer la transmission de l'histoire dans ses contradictions. C'est aux historiens qu'il appartient d'expliquer et de mettre en perspective cette guerre dans un monde d'alors où le nationaliste était exacerbé, où l'antisémitisme suintait dans les pages de journaux ayant pignon sur rue, où la haine des pacifistes n'avait d'égal que la haine de classe. C'était un autre monde, mais sachons nous inspirer de ces leçons alors que s'amoncellent tant de nuages dans notre monde d'aujourd'hui, porteurs de grêle et de guerres. Nous soutenons avec enthousiasme cette initiative et, bien entendu, nous soutenons l'initiative du groupe des radicaux de Jean-Bernard BROS, notre collègue, dont Didier GUILLOT vient de parler, afin que le monument virtuel n'oublie personne, y compris ceux qui ont été fusillés pour l'exemple en 1917. La nation leur a rendu en 1997 un hommage - enfin - alors que sur de nombreux monuments aux morts, ils n'avaient pas eu leurs noms. Ce monument est un hommage aux hommes morts à la guerre, pas à la guerre elle-même. Je conclurai en reprenant ces mots d'Henri Barbusse : "Ce serait un crime de montrer les beaux côtés de la guerre, même s'il y en avait".

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci. Pour vous répondre, la parole est à Mme Catherine VIEU-CHARIER.

Mme Catherine VIEU-CHARIER, adjointe. - Je vous prie de m'excuser, cher camarade, je n'avais pas tout à fait compris que vous vouliez parler de cela. Donc, tout va très bien. Il y a tout de même deux choses pour la compréhension de cette affaire. Il y a d'abord une convention qui est passée avec l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne sur la réalisation d'un monument virtuel aux 91.000 soldats parisiens morts pour la France, d'un côté, et de l'autre côté, un amendement qui permettra que l'on puisse intégrer les fusillés pour l'exemple, parisiens, sur le monument. Maintenant que j'ai expliqué tout cela, je vais rappeler ce qu'est le monument aux morts virtuel et vous inviter d'ailleurs à venir à la soirée. Vous avez certainement reçu le carton d?invitation pour la présentation de ce monument aux morts virtuel, puisque nous avons travaillé avec l?Université Paris I Panthéon-Sorbonne, le Ministère de la Défense, pour faire l?inventaire des 91.000 soldats qui ne figuraient sur aucun monument, puisque Paris est la seule commune à n?avoir jamais construit de monument en dur, et évidemment pas en virtuel bien sûr, consacré à ces soldats. Une inauguration aura lieu le 25 février à la salle des fêtes de l?Hôtel de Ville de Paris. Pourquoi il y a une convention ? Parce que l?Université de Paris I est propriétaire de la base de données initiale des morts pour la France de la Première Guerre mondiale, et va céder ses droits d?exploitation à la Ville de Paris. La Ville de Paris réalise le site gratuit et accessible à tous par le biais de Paris.fr et assurera sa maintenance, et le Ministère de la Défense va autoriser un renvoi sur son site Mémoire des hommes, afin de donner accès aux fiches numérisées des soldats morts pour la France. La direction de l?Université Paris I Panthéon-Sorbonne, après consultation de ses juristes, nous a demandé des modifications sur la convention initialement proposée. Elles sont au nombre de deux. La première : l?Université Paris I a souhaité préciser sa propriété intellectuelle sur la base de données issue des livres d?or des mairies d?arrondissement. Cette base de données a été rattachée à son laboratoire Centre d?histoire sociale du XXe siècle, et cette mise au point a donc nécessité la retouche du préambule et de l?article 2.1. La deuxième chose : Paris I a demandé que soient modifiées les conditions de cession de la base de données à la Ville de Paris. La Ville de Paris est donc propriétaire et gestionnaire du site "14-18 : monuments aux morts de la Grande guerre -Ville de Paris" et sera responsable des réponses à apporter aux demandes de modifications provenant des internautes. Cette demande a donc nécessité la refonte des articles 2.2, 2.3, 2.4, 3.2 et 4.3. En substance, l?amendement clarifie simplement et juridiquement la provenance de la base de données de Paris I et les conditions de cession de cette base de données à la Ville de Paris pour le monument virtuel, ainsi que les responsabilités qu?elle entraîne. C?est un premier vote. Ou on regroupe avec le v?u ? Alors je réponds au v?u concernant les soldats fusillés pour l?exemple de la Grande Guerre au monument aux morts de la Ville de Paris. J?avais expliqué en 2e Commission, et je tiens à le redire, que la Ville de Paris a largement rendu hommage aux fusillés pour l?exemple, puisque de façon très hardie, le Maire de Paris avait autorisé, Bertrand DELANOË, que la première manifestation pour ouvrir le centenaire de la Première Guerre mondiale soit justement consacrée aux fusillés pour l?exemple. Donc Paris a vraiment fait un gros travail de ce point de vue avec l?exposition "Fusillés pour l?exemple : les fantômes de la Grande Guerre". Donc, nous sommes tout à fait favorables à ce v?u, à condition qu?il y ait l?amendement qui suit. Je vais vous lire l?amendement. Amendement au v?u du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants relatif à l?inscription des fusillés pour l?exemple de la Grande Guerre : Les phrases : que le site Internet "Monument aux morts de la Grande Guerre" intègre dans sa base de données "Les fusillés pour l?exemple" : Que soit étudiée la possibilité d?une inscription à la demande des familles des noms de fusillés pour l?exemple sur le monument aux morts de la Ville de Paris qui sera construit plus tard", Sont supprimés et remplacés par : "Que soit étudiée l?intégration dans le monument aux morts virtuel en hommage aux soldats parisiens morts pendant la Grande Guerre des fusillés pour l?exemple parisiens, et que soit étudiée la possibilité d?une inscription à la demande des familles des noms des fusillés pour l?exemple." Vous avez tout compris ? C?est parfait.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Catherine VIEU-CHARIER. Je mets d'abord aux voix, à main levée, le projet d'amendement n° 107 déposé par l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet d'amendement n° 107 est adopté. Le groupe Radical de Gauche accepte-il les amendements proposés par Catherine VIEU-CHARIER ?

M. Didier GUILLOT. - Oui.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci. Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u référencée n° 105, déposée par le groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants, amendée par l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée. (2016, V. 43). Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 423 ainsi amendé. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération amendé est adopté. (2016, DAC 423). 2016 DAC 502 - Apposition d'une plaque commémorative en hommage à Charlotte Delbo 33, rue Lacépède (5e).

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DAC 502 relatif à l'apposition d?une plaque commémorative en hommage à Charlotte Delbo. La parole est à Mme Karen TAÏEB, pour 5 minutes maximum.

Mme Karen TAÏEB. - Ne vous inquiétez pas. Madame la Maire, mes chers collègues, chère Catherine VIEU-CHARIER, nous pourrons voir prochainement apposée au 33, rue Lacépède à Paris dans le 5e arrondissement, la plaque commémorative en hommage et en mémoire à Charlotte Delbo. Née le 10 août 1913 à Vigneux-sur-Seine et morte le 1er mars 1985 à Paris, Charlotte Delbo fut une femme écrivaine française, une femme de lettres, une résistante. Arrêtée le 2 mars 1942 parce qu?elle faisait partie du réseau Politzer, Charlotte Delbo fut incarcérée à la prison de la Santé à Paris puis transférée à Romainville, le 24 août 1942, avant d?être déportée à Auschwitz-Birkenau dans le convoi du 24 janvier 1943. "Le convoi du 24 janvier", c?est le titre d?un de ses ouvrages qui font partie, avec ceux de Primo Levi, de ces ?uvres témoignages aussi effroyables que nécessaires. Elle écrira aussi cette trilogie intitulée "Auschwitz et après", dont le premier livre a pour titre "Aucun de nous ne reviendra". Nous connaissons tous ses phrases si percutantes de simplicité et qui nous disent l?horreur vécue par Charlotte Delbo et les millions de déportés arrivés à une gare où l?on n?arrive pas. "Il est, dit-elle une gare où ceux-là qui arrivent sont justement ceux-là qui partent. Une gare où ceux qui arrivent ne sont jamais arrivés, où ceux qui sont partis ne sont jamais revenus. C?est la plus grande gare du monde. Ils y arrivent avec des enfants, même les petits qui ne devraient pas être du voyage. Et quand ils arrivent, ils croient qu?ils sont arrivés, en enfer possible. Pourtant ils n?y croyaient pas. Ils ne savent pas qu?à cette gare-là, on n?arrive pas. Ils attendent le pire, ils n?attendent pas l?inconcevable." Charlotte Delbo vécut l?enfer et l?inconcevable, l?insoutenable et l?effroyable, la "perte de tous les sens de la vie", comme elle l?écrit. Anéantie par l?horreur d?Auschwitz. Côtoyant chaque jour ces corps inanimés par le froid glacial et la faim, des corps sans vie et bientôt morts. Elle sera l?une des 49 rescapées de ce convoi de 230 femmes. Celle qui fut avant la guerre l?assistante de Louis Jouvet, a laissé tout un répertoire de textes qui sont régulièrement joués. Nous ne devons cesser de les lire et de les faire lire, pour ne jamais oublier que cela fut, comme nous y exhorte Primo Levi. Je vous remercie.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. Très joli hommage. La parole est à Mme Florence BERTHOUT, pour 3 minutes.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - Je prendrai même moins de 3 minutes parce que Mme TAÏEB vient de rendre un très bel hommage à Charlotte Delbo, dont je partage évidemment tous les propos. Je voulais vous dire que nous inaugurerons l'apposition d?une plaque à Charlotte Delbo dans le 5e arrondissement, le 8 mars prochain. Je remercie l?Exécutif d?avoir accepté que ce ne soit pas n?importe quelle date mais, sur ma proposition, celle de la Journée internationale des droits des femmes. Vous avez rappelé sa vie. Je dirais simplement que c?était, évidemment comme vous l?avez dit, une grande résistante, une très grande écrivaine qui avait été l?assistante de Louis Jouvet, dont le mari avait été fusillé, elle était rentrée très tôt en résistance. Je voudrais juste citer une chose qu?elle disait très souvent, c?est que si elle avait survécu à l?horreur des camps, et cela a un lien évidemment avec le livre et avec cette importance du livre dans le quartier latin, c?était grâce aux poèmes et aux textes de théâtre. Cela aura encore une résonance toute particulière. Le soir, je le dis notamment pour Mme VIEU-CHARIER, sur proposition de l?Association des amis de Charlotte Delbo, il y aura à la mairie du 5e arrondissement, une conférence avec des animations autour de la personnalité de Charlotte Delbo. Merci.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Madame la Maire. La parole est à Mme Catherine VIEU-CHARIER.

Mme Catherine VIEU-CHARIER, adjointe. - Mes chers collègues, collègue à ma droite et collègue à ma gauche, vous avez parfaitement résumé tout ce que je voulais dire, donc je ne vais pas insister. Tout le monde sait quelle grande femme fut Charlotte Delbo. Je voudrais simplement dire que nous avions effectivement fait un colloque sous l?ancienne mandature autour de Charlotte Delbo, et puis aussi dire que cette inauguration, que nous avons voulu le 8 mars, est extrêmement importante parce que c?est une date symboliquement très proche de la date de son arrestation puisqu?elle a été arrêtée le 2 mars par les brigades spéciales, et de la date de sa mort, puisqu?elle est morte le 1er mars 1985 à Paris. Ce sera donc un très bel hommage qui lui sera rendu dans le 5e et je vous remercie de voter ce projet de délibération.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci à vous. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 502. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DAC 502). 2016 DU 54 - Substitution de la dénomination Pont de Grenelle - Cadets de Saumur à celle de Pont de Grenelle (15e et 16e).

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DU 54 relatif à la substitution de la dénomination Pont de Grenelle - Cadets de Saumur à celle de Pont de Grenelle. Je donne la parole à M. GOUJON.

M. Philippe GOUJON, maire du 15e arrondissement. - Merci, Madame la Maire. Chers collègues, l'an dernier à l'occasion du 75e anniversaire de l'épopée héroïque des Cadets de Saumur, j'ai souhaité, rejoignant une demande de l?école de cavalerie éponyme soutenue par l?association "Saumur", située dans le 15e, dont je salue le président Guillaume SERRE présent dans les tribunes, que le pont de Grenelle rappelle le souvenir de ce qu?on pourrait qualifier de premier acte de résistance dans notre pays en prenant le nom de "Pont de Grenelle et des Cadets de Saumur", votée à l?unanimité par notre Conseil. Refusant l?"étrange défaite" si bien analysée par Marc Bloch, les Cadets de Saumur ont été en effet parmi les premiers à incarner cet esprit de résistance en décidant de désobéir à l'ordre qui leur était donné de se rendre, pour défendre au péril de leur vie "la vraie France, la France éternelle" comme l'évoquait le général de Gaulle et pourtant aucun de ces soldats-là n'entendit l'appel radiophonique du 18 juin. Alors que le maréchal Pétain avait déjà honteusement appelé à cesser le combat, les Cadets de Saumur refusèrent de rendre les armes parce qu'ils plaçaient l?honneur de la France au-dessus de la valeur de leur propre vie, convaincus que la résistance acharnée laisserait aux renforts le temps d?arriver pour défaire l'ennemi. Des renforts, évidemment il n'y en eut jamais? Sur les ordres du colonel Michon, dont le nom sera donné le 17 juin prochain à un quartier de l?Ecole de Saumur, ils étaient là un peu plus de 2.000 équipés d?armes vétustes en nombre insuffisant, d'une poignée de chars et de 18 canons pour défendre une ligne de front de 40 kilomètres contre la progression fulgurante de 40.000 Allemands aguerris, parfaitement équipés, appuyés par 150 blindés, 300 pièces d?artillerie et soutenus par une Luftwaffe diaboliquement efficace. La première division allemande de cavalerie, la seule de l?armée allemande, forte de l?appui de troupes 20 fois plus nombreuses, s'apprêtait à investir Saumur sans dommage. Aussi, la résistance qu?ils rencontrèrent fit croire aux Allemands qu'une armée nombreuse tenait la ville. Pendant trois jours et trois nuits, du 17 au 20 juin, le courage indomptable des Cadets mis en échec l'avancée de l'ennemi, au point que les archives militaires allemandes les décrivent en ces termes, je cite : "La vaillance des élèves de l?Ecole de Saumur s?accrochant pendant plusieurs jours dans une situation sans espoir restera un acte glorieux auquel notre division a rendu hommage." A l'issue des combats en effet, leur héroïsme impressionna à ce point la Wehrmacht qu?il fut décidé par le général Feldt que les survivants prisonniers seraient libérés au titre d?une mesure de clémence exceptionnelle pour saluer leur haute tenue au combat. "Nous aurions été gênés de garder prisonniers ceux qui nous avaient donné une si belle démonstration de leur tradition", explique le Général Feldt, qui leur accorda même 48 heures pour franchir la ligne de démarcation. Là, les Cadets assistèrent à un spectacle étonnant et unique au cours de cette dramatique campagne de France. Le piquet de garde de la Wehrmacht se figea au garde-à-vous pour leur rendre les honneurs militaires, livrant alors le passage aux premiers soldats de la France libre. Beaucoup d'entre eux rejoignirent en effet la Résistance et participèrent aux combats de la Libération. J?ajouterai que l'hommage que nous rendons aujourd?hui aux Cadets de Saumur prend un sens symbolique tout particulier à Paris et je remercie d?autant plus la Maire de Paris et son adjointe, Madame VIEU-CHARIER, d'avoir fait droit à ma demande. Le premier acte de la Résistance française qu'une unité de cavalerie initia en juin 1940, à Saumur, trouvera en effet son aboutissement dans la libération de la capitale par une autre formation de cavalerie, la 2e division blindée du général Leclerc quatre ans plus tard. Enfin, en prenant cette dénomination, le Pont de Grenelle achèvera la consécration symbolique des principaux ponts du 15e à la résurrection française après la nuit de l'Occupation, puisqu'il se situe entre le Pont de Bir Hakeim qui commémore la première victoire des Forces françaises libres contre l?Afrikakorps au printemps 1942, et le Pont du Garigliano qui rappelle la victoire du général Juin au printemps 1944, ouvrant la route de Rome. Le choix du Pont de Grenelle était donc approprié puisque de surcroît, comme chacun sait, il surplombe la statue de la Liberté. Justement, dans la période que nous traversons, où de nouveaux ennemis veulent nous arracher cette liberté, il est impérieux plus que jamais de rendre hommage à ceux qui l'ont défendue et finalement sauvée, souvent en se sacrifiant. Les paroles prophétiques de leur colonel, à la veille de l?engagement des Cadets résonnent encore fièrement : "Messieurs, vous êtes une génération de sacrifiés. Demain, vous serez tous morts. La cavalerie c?est l?arme du sacrifice. Nous résisterons sans esprit de recul et votre devoir de cavalier et de futurs officiers exige l'acceptation du sacrifice total." Les passants et les visiteurs qui apercevront ou traverseront ce pont pourront ainsi se remémorer ceux qui surent, par leur dévouement à la patrie et leur sens inconditionnel du devoir, rendre son honneur puis sa liberté à notre pays. Je vous remercie.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci, Monsieur GOUJON. La parole est à Mme VIEU-CHARIER, pour vous répondre.

Mme Catherine VIEU-CHARIER, adjointe. - Que rajouter à ces propos ? D?abord, je suis très heureuse de voir ce pont prendre le nom de Cadets de Saumur. C'est l'hommage de Paris à cette épopée incroyable d'un courage inouï et qui a sauvé l'honneur de la France à un moment où il était fort bas. C'est un magnifique symbole, comme vous l'avez rappelé, Monsieur le Maire, parce qu'un pont c'est tout un symbole d'humanité et de solidarité. En outre, cette jeunesse et cet héroïsme qui était l?âme de ces Cadets de Saumur est très importante car aujourd'hui il est extrêmement nécessaire de rappeler cette histoire pour que les jeunes générations puissent y puiser vraiment toutes les valeurs dont on a besoin dans notre pays. Je voudrais aussi ajouter que, malheureusement, tout le monde ne connaît pas l?histoire des Cadets de Saumur, et c?est aussi l?occasion de permettre aux Parisiennes et aux Parisiens de bien connaître cette histoire. Au-delà des Parisiennes et des Parisiens, nos compatriotes ont besoin, je crois, en ces temps troublés et compliqués d?avoir des repères et des symboles aussi solides que la foi, l?espérance et l?héroïsme de ces jeunes gens.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci beaucoup. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 54. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DU 54). 2016 DU 56 - Dénomination rue Hélène et François Missoffe (17e).

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DU 56 relatif à la dénomination rue Hélène et François Missoffe. C?est M. DUBUS qui peut-être en parlera avec autant de passion que de David Bowie !

M. Jérôme DUBUS. - Cela, on va voir. En tout cas, nous sommes très heureux que ce projet de délibération permette, à notre Assemblée et à tous les Parisiens, de rendre hommage à Hélène et François Missoffe, que nous avons bien connus dans cette Assemblée. La dénomination de cette nouvelle rue répond en effet à une demande de Brigitte KUSTER, notre maire, et de l?assemblée délibérative du 17e arrondissement. Je tiens d?abord à remercier Mme HIDALGO et Mme VIEU-CHARRIER qui ont accepté très volontiers de répondre positivement à cette demande. Je sais que cette décision est très appréciée de la famille d?Hélène et François Missoffe, bien évidemment de leur fille aînée, Françoise de PANAFIEU, que nous connaissons tous et que nous apprécions tout particulièrement. Vous savez la proximité que nous avons avec Françoise de PANAFIEU qui a été députée du 17e arrondissement sur cette circonscription, la circonscription de ses parents, et aussi maire du 17e arrondissement jusqu?en 2008. Je commencerai par Hélène Missoffe qui a été élue députée du quartier des Epinettes en 1974. Elle a été secrétaire d?Etat à la Santé en 1977. Elle est élue la même année au Conseil de Paris et elle est réélue en 1983.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci. Il n?y a pas de blessé là-haut ? Ça va ? Merci beaucoup, Monsieur DUBUS. La parole est à?

M. Jérôme DUBUS. - Non, je n?ai pas fini.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Ah, pardon !

M. Jérôme DUBUS. - J?en suis à Hélène Missoffe, mais après je prendrai François Missoffe. Et le parcours politique conduit après Hélène Missoffe dans le Val-d?Oise, dont elle devient sénatrice en 1986. François Missoffe, quant à lui, rejoint Londres en 1940 à l?appel du Général de Gaulle. Il s?engage dans les Forces française libres. A la fin de la guerre, il est décoré de la Croix de guerre et de la médaille de la Résistance. Il est élu député gaulliste des Epinettes en 1958 puis devient successivement Secrétaire d?Etat au commerce intérieur, Ministre des Rapatriés, ambassadeur au Japon, Ministre de la Jeunesse et des Sports, au moment des événements de mai 68. Il croise Daniel COHN-BENDIT dans une piscine, et cela ne s?est pas très bien passé, pour tout dire ! Hélène et François Missoffe, je l?ai dit, furent les parents de huit enfants dont l?aînée est Françoise de PANAFIEU, je l?ai dit tout à l?heure. Ils ont profondément marqué l?arrondissement et le quartier des Epinettes de leur empreinte. L?attribution de leur nom à une rue en plein c?ur du quartier des Epinettes, dont ils furent chacun député, est une juste reconnaissance pour ce couple politique hors du commun. Je vous remercie.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci à vous. La parole est à Mme Catherine VIEU-CHARIER.

Mme Catherine VIEU-CHARIER, adjointe. - Vous avez été fort complet. On ne sait pas très bien ce que M. COHN-BENDIT et M. Missoffe ont fait ensemble à la piscine, mais c'est un détail. Ce que je retiendrai surtout - trêve de plaisanteries -, c'est la grande personnalité de François Missoffe qui a rejoint la France libre dès 1940 et qui s'est engagé dans les forces françaises libres. Je sais que c'est extrêmement important. Je voudrais rappeler qu'il était décoré de la Croix de guerre, de la médaille de la Résistance qui est une médaille peut-être peu connue mais extrêmement importante dans l'ordre hiérarchique des médailles, qu'il était également Grand officier de la Légion d'honneur. C'est très intéressant d'associer évidemment sa femme qui a eu une carrière politique extrêmement importante et qui a siégé ici même. C'est avec beaucoup de plaisir que ce projet de délibération a été accepté et que nous vous demandons de lui donner un avis favorable.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci. Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DU 56. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DU 56). V?u déposé par le groupe les Républicains relatif à la dénomination d'une place Jacqueline de Romilly (5e).

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Nous passons enfin à l'examen du v?u non rattaché, référencé n° 106, relatif à la dénomination d'une place Jacqueline de Romilly dans le 5e arrondissement. C'est Mme BERTHOUT qui a la parole.

Mme Florence BERTHOUT, maire du 5e arrondissement. - J'ai le plaisir et l'honneur de terminer par le dépôt d'un v?u à cette séance et par un v?u qui me tient particulièrement à c?ur. En effet, il s'agit d'attribuer le nom de Jacqueline de Romilly à une place qui, assez curieusement, ne porte pas encore de nom dans le 5e arrondissement. Pourtant, elle a un emplacement majeur puisqu'elle est à la jonction des rues Descartes, juste à côté du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, et de la Montagne-Sainte-Geneviève, donc tout un symbole. Il se fait tard. Je ne vais pas vous faire une biographie détaillée de Jacqueline de Romilly. Nous connaissons toutes et tous cette immense personnalité dont le sort a été étroitement lié à celui du 5e arrondissement parce qu'elle y a été élève, à Louis-le-Grand, à l'Ecole normale supérieure, rue d'Ulm, à la Sorbonne où elle a d'ailleurs enseigné. Ce fut surtout - et cela m'est très cher - la première femme titulaire d'une chaire au Collège de France. Cela a été d'ailleurs, je crois également, la première femme à entrer à l'Académie des Belles-Lettres. Je dirais pour conclure toute sa riche carrière qu'elle a été aussi et surtout une ardente helléniste et que ses travaux sur la civilisation et la langue de la Grèce antique sont unanimement connus et reconnus en France et dans le monde entier. Pour toutes ces raisons, j'ai proposé qu'une place porte son nom. Je vous remercie.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Madame la Maire. Je donne la parole pour vous répondre à Catherine VIEU-CHARIER.

Mme Catherine VIEU-CHARIER, adjointe. - Je ne rajouterai rien aux propos de Mme la Maire qui vient de parler de Jacqueline Romilly comme il se doit, c'est-à-dire en soulignant l'immensité de la personnalité de Jacqueline Romilly. Je tiens à dire que la Ville de Paris a déjà rendu hommage à Jacqueline de Romilly en donnant son nom à une bibliothèque dans le 18e arrondissement, bibliothèque qui a été inaugurée sous la mandature précédente. Toutefois, je comprends le v?u de Mme BERTHOUT, d'autant qu?il s'agit d'une femme et que nous sommes toujours favorables lorsque de grandes dames arrivent au travers de v?ux. Nous émettons donc un avis favorable à ce v?u, en sachant que, bien évidemment, c'est la Commission de dénomination qui sera à même de se prononcer sur la légitimité et le bien-fondé de cette proposition ; mais bien évidemment, c'est un avis favorable à ce v?u.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Merci beaucoup, Madame VIEU-CHARIER. Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée. (2016, V. 44). Désignation de représentants du Conseil de Paris dans divers organismes.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Mes chers collègues, je vous propose de procéder à la désignation de représentants du Conseil de Paris dans les organismes suivants :

Jury appelé à procéder à la sélection du maître d??uvre qui sera chargé de la rénovation de la Visite Publique des Egouts située sous la Place de la Résistance à Paris 7e (R. 1) :

Titulaires : - Philippe DUCLOUX ; - Mao PENINOU ; - Catherine VIEU-CHARIER ; - Emmanuelle DAUVERGNE ; - Jeanne d?HAUTESERRE.

Suppléants : - Rémi FÉRAUD ; - Nathalie MAQUOI ; - Jean-Noël AQUA ; - Rachida DATI ; - Thierry HODENT. Y a-t-il d'autres candidatures ? Il n'y en a pas. Le scrutin est ouvert.

(Les votes sont recueillis). Le scrutin est clos.

(Il est procédé au dépouillement). Je vous annonce le résultat du scrutin : Nombre d?inscrits : 163 Nombre de votants : 20 Non participation au vote : 143 Bulletins blancs ou nuls : 2 Suffrages exprimés : 18 Majorité absolue : 10 Pour : 18 Les candidatures proposées sont adoptées. (2016, R. 1).

Syndicat mixte d?études de la Cité de la Gastronomie de Paris-Rungis et de son quartier (comité syndical) (R. 2) :

Titulaires : - Olivia POLSKI ; - François VAUGLIN ; - Jean-François MARTINS ; - Pierre AURIACOMBE.

Suppléants : - Afaf GABELOTAUD ; - Jean-Bernard BROS ; - Didier LE RESTE ; - Catherine DUMAS.

Syndicat d?études Vélib? Métropole (comité syndical) (R. 3) :

Titulaires : - Marie-Pierre de LA GONTRIE ; - Christophe NAJDOVSKI.

Suppléants : - Claude DARGENT ; - Galla BRIDIER.

Etablissement public d?aménagement de Paris-Saclay (conseil d?administration) (R. 4) :

Titulaire : - Marie-Christine LEMARDELEY.

Suppléant : - Jean-Louis MISSIKA.

Communauté d?universités et établissements "HESAM Université" (conseil d?administration) (R. 5) : - Marie-Christine LEMARDELEY.

Université Paris IV "Paris-Sorbonne" (conseil d?administration) (R. 6) :

Titulaire : - Mao PENINOU ;

Suppléante : - Emmanuelle BECKER.

Université Paris II "Panthéon-Assas" (conseil d?administration) (R. 7) : - Claude DARGENT.

Société anonyme d?économie mixte ELOGIE (conseil d?administration) (R. 8) : - un titulaire, en remplacement de Mme Anne SOUYRIS, désignée les 19 et 20 mai 2014, démissionnaire. - Marie ATALLAH. Les candidatures proposées sont adoptées. (2016, R. 2 à R. 8).

Jury appelé à procéder à la sélection du maître d??uvre qui sera chargé de la création d?un pôle unique d?éducation et d?orientation scolaire et de formation professionnelle sur le site d?Alembert par restructuration et extension des bâtiments existants, 150 route Nationale 34 à Montévrain (77144) (R. 1 G) :

Titulaires : - Alexandra CORDEBARD ; - Annick OLIVIER ; - Aurélie SOLANS ; - Catherine LECUYER ; - Jérôme DUBUS.

Suppléants : - Sandrine CHARNOZ ; - Jacques BAUDRIER ; - David BELLIARD ; - Pierre-Yves BOURNAZEL ; - Agnès EVREN. Y a-t-il d'autres candidatures ? Il n'y en a pas. Le scrutin est ouvert.

(Les votes sont recueillis). Le scrutin est clos.

(Il est procédé au dépouillement). Je vous annonce le résultat du scrutin : Nombre d?inscrits : 163 Nombre de votants : 21 Non participation au vote : 142 Bulletin blanc ou nul : 0 Suffrages exprimés : 21 Majorité absolue : 11 Pour : 21 Les candidatures proposées ont adoptées. (2016, R. 1 G). Adoption, par un vote global d'approbation de l'Assemblée, des projets de délibération n'ayant pas donné lieu à inscription.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Mes chers collègues, je vous propose maintenant de vous prononcer, à main levée, par un vote global d'approbation sur les projets de délibération n'ayant pas fait l'objet d'une inscription. Ces projets de délibération sont adoptés et leur liste sera, selon l'usage, annexée au procès-verbal de la présente séance. Clôture de la séance.

Mme Alexandra CORDEBARD, adjointe, présidente. - Je vous donne rendez-vous au prochain Conseil de Paris après le lundi de Pâques : le mardi 29 mars, le mercredi 30 mars et le jeudi 31 mars. Je remercie tous les élus encore présents ainsi que les agents et les collaborateurs pour avoir été si patients aujourd'hui. Merci à vous !

(La séance est levée le mardi 16 février 2016 à vingt-et-une heures et dix minutes).