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Mars 2016
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2016 DAC 282 - Conventions avec l'Académie de Paris relatives aux classes à horaires aménagés musique des collèges Germaine Tillion, Marie Curie et Edgar Varèse avec les conservatoires municipaux des 12e, 18e et 19e arrondissements de Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2016


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le projet de délibération suivant est le DAC 282 qui porte conventions avec l?Académie de Paris relatives aux classes à horaires aménagés musique des collèges Germaine Tillion, Marie Curie et Edgar Varèse avec les conservatoires municipaux des 12e, 18e et 19e arrondissements de Paris. Madame Aurélie SOLANS, vous avez la parole.

Mme Aurélie SOLANS. - Merci, Monsieur le Maire. Mes chers collègues, je souhaite saluer ces dispositifs de classes à horaires aménagés musique (C.H.A.M.) que vous votons aujourd?hui. Ce sont des dispositifs précieux qui ouvrent nos collèges à une pratique artistique poussée. Ce sont des outils qui permettent de revaloriser l?image d?un établissement, de renforcer la mixité sociale et de démocratiser la culture, faisant rentrer des enfants, notamment ceux en difficulté sociale, familiale, scolaire mais aussi ceux qui simplement ont un désir de pratique musicale intense, dans un plaisir d?apprentissage et de dynamique collective. Bien sûr, nous devons être vigilants car ces dispositifs ne doivent pas être uniquement investis par des gens qui, de toute façon, auraient bénéficié des richesses culturelles de la ville. C?est pourquoi le recrutement, le choix de favoriser les enfants grands débutants qui ne sont pas forcément déjà inscrits au conservatoire, le travail en amont avec les P.V.P. en primaire, pour repérer les enfants motivés, sont des actes essentiels. Les instruments doivent pouvoir être prêtés pour les enfants de familles modestes. Puis la meilleure façon de ne pas produire et reproduire les classes d?élites, c?est aussi de multiplier les C.H.A.M., en particulier dans les quartiers populaires et en faire de véritables outils d?intervention au service de l?égalité sociale et du bien-être de tous les enfants. En les multipliant, nous réussirons à en favoriser l?accès à tous les enfants, à ouvrir à une éducation musicale de haut niveau dans tous les quartiers, sans en passer par une sélection drastique avec dossier d?inscription rédhibitoire pour certaines familles. Nous pourrions aussi en développer en élémentaire dans cette même dynamique. Loin des C.H.A.M. qui visaient à fabriquer des bêtes de concours, les C.H.A.M. que nous appelons de nos v?ux, vous l?avez compris, sont celles qui utilisent l?outil artistique pour changer l?école et remettre plus que jamais l?école au service des enfants. Je pense en particulier aux plus fragiles, dans un souci d?exigence et de respect de chacune et chacun. Leur développement serait tout à fait cohérent d?ailleurs avec la dynamique qui s?engage avec la réforme des conservatoires municipaux ou encore leur redéploiement hors les murs au service d?un accès à la culture et à l?art pour toutes et tous. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci.

La parole est à Mme Danielle SIMONNET?

On ne m?a pas prévenu mais c?est une excellente nouvelle ! La parole est donc à Bruno JULLIARD.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. Et merci beaucoup à Aurélie SOLANS, ainsi qu?à celles qui souhaitaient intervenir sur ce projet de délibération mais qui, pour des questions de temps, se sont désinscrites. Je crois que toutes ces interventions souhaitaient aller dans le sens de se féliciter de ce projet de délibération qui rappelle notre engagement pour l?enseignement musical à Paris, avec la création de deux nouvelles classes C.H.A.M. depuis le début de la mandature, une dans le 19e arrondissement, l?autre dans le 12e arrondissement. Comme vous le notiez, chère Aurélie, cette offre pédagogique permet d?approfondir la pratique de la musique dans un souci permanent d?épanouissement personnel et d?ouverture culturelle, le tout évidemment en complément de la scolarité générale, pour un public qui n?est pas qu?un public issu des catégories sociales traditionnelles qui fréquentent par exemple les grands établissements culturels ou musicaux parisiens. Je voudrais en profiter pour remercier l?ensemble des acteurs. Je pense notamment évidemment aux Rectorats et aux équipes pédagogiques des collèges concernés, mais également aux directeurs et équipes des conservatoires, mairies d?arrondissement qui ont permis l?ouverture de ces classes dans les meilleures conditions possibles. Je conclurai en disant qu?il faut effectivement construire la cohérence avec l?ensemble de notre service public d?éducation musicale à Paris. Les classes C.H.A.M. doivent être un maillon parmi l?ensemble de nos offres d?éducation musicale à Paris. Nous y travaillons avec les principaux concernés. Cela doit effectivement faire écho avec l?ouverture des conservatoires, telle que nous sommes en train d?y travailler.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Tout se tient.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint. - Et réciproquement.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Et réciproquement.

Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 282.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DAC 282).