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Mars 2016
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Conseil Municipal
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Vœu déposé par le groupe Socialiste et Apparentés relatif à la subvention et l'accompagnement de l'association L.I.R.E. Vœu déposé par le groupe Communiste - Front de Gauche relatif à la subvention à l'association L.I.R.E. Vœu déposé par l'Exécutif.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 2016


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous passons à l'examen des v?ux non rattachés et notamment les v?ux référencés nos 17, 18 et 18 bis, qui sont relatifs à la subvention et l?accompagnement de l?association L.I.R.E. à Paris. Je donne la parole à Mme Nathalie MAQUOI.

Mme Nathalie MAQUOI. - Merci, Monsieur le Maire.

Je présente un v?u au nom du groupe Socialiste et Apparentés concernant une association qui initie, développe la lecture chez les tout-petits et dans leurs familles, notamment celles qui en ont le moins l?accès, et dont les locaux sont situés dans un quartier politique de la ville du 19e arrondissement.

Cette démarche a convaincu la Ville de Paris par sa qualité et sa réussite depuis de nombreuses années, d'ailleurs, depuis l'origine. En effet, elle repose sur la réflexion d'associer étroitement les parents à la nécessité de rendre le livre présent dans la vie de l'enfant et ce, dès son plus jeune âge. C'est pourquoi les lectrices et lecteurs de L.I.R.E. à Paris interviennent dans de nombreux lieux de la petite enfance et prioritairement dans les quartiers populaires parisiens, en lien étroit avec les professionnels. L'association développe et actualise chaque année sa réflexion pour toujours mieux l'adapter.

Cette expertise est indispensable sur le territoire parisien parce qu'elle repose aussi sur un travail croisé de psychologues, de professionnels de la petite enfance, d'enseignants et d'enseignantes. C'est pourquoi le groupe Socialiste et Apparentés a souhaité sensibiliser sur la nécessité de la conserver. Or, acter une baisse de subvention de 40 % en 2016, a pour conséquence immédiate de perdre une partie des compétences et des réflexions acquises, sans possibilité de transmission à d'autres, sans permettre à l'association de développer ses activités avec de nouveaux partenaires ou de remanier son projet.

C'est pourquoi nous vous proposons d'étaler cette baisse, de réfléchir à la transmission de cette expertise dans toute sa qualité et d'accompagner, avec beaucoup de bienveillance, les évolutions de cette association soutenue, depuis l'origine, par la Ville.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame MAQUOI.

Pour nous présenter le v?u n° 18, la parole est à Mme PRIMET.

Mme Raphaëlle PRIMET. - Je vais compléter un peu. Nous souhaitons aussi soutenir l'association L.I.R.E. à Paris qui travaille pour donner le goût de la lecture aux enfants les plus jeunes, comme une arme contre l'exclusion. On le sait, l'accès aux livres et à la lecture a une importance considérable contre l?échec scolaire, contre l'illettrisme. L'association L.I.R.E. à Paris a su concevoir et développer des méthodes pédagogiques spécifiques associant les parents. Le travail de ces 15 lectrices et lecteurs est reconnu à la fois par les professionnels de la culture, du livre, de la petite enfance et par les usagers.

C'est pour cela que le groupe Communiste - Front de Gauche a été plus que surpris d?apprendre que cette subvention était diminuée drastiquement de 40 %, donc de 150 000 euros, et cela sans que l'association ne soit prévenue en amont puisque sa direction ne l?a appris qu'à peine un mois avant que le couperet ne tombe.

C'est extrêmement brutal et met en danger ses activités, pour une association qui a su pourtant se diversifier en développant un secteur de formation et en agissant dans les PMI, mais aussi dans les bibliothèques, les relais d'assistantes maternelles ou d'autres structures implantées en quartiers "politique de la ville". Nous voulions par ce v?u à la fois avoir la garantie que ces actions en direction des publics qui en ont tant besoin ne seraient pas abandonnées et, surtout, permettre à L.I.R.E. à Paris d'avoir le temps de rebondir en construisant un plan en concertation avec eux, pour permettre une baisse plus étalée de la subvention. Si nous acceptons le v?u qui nous est proposé, c'est parce qu'il affiche la volonté d'internaliser et de former des agents de la Ville. Et vous savez que nous sommes attachés au service public. Vous nous prenez, en quelque sorte, par les sentiments. Nous ne souhaitons pas voir disparaître le savoir-faire et la qualité des actions de l?association. Au contraire, nous pensons qu'il faudrait les développer. Aussi, nous serons vigilants quant à la formation des agents de la DFPE et au soutien de l'association. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame PRIMET.

Pour répondre à ces deux v?ux et présenter le v?u n° 18 bis de l?Exécutif qui nous prend par les sentiments, la parole est à M. Bernard JOMIER.

M. Bernard JOMIER, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire.

Sans être sentimental, en tout cas, l'accès à la lecture pour tous, dès le plus jeune âge, est une démarche qui permet de travailler à prévenir l?échec scolaire, qui permet de lutter contre l'exclusion et contre l'illettrisme. Ce sont des actions essentielles. C'est bien parce que ces actions sont essentielles que j'ai souhaité, avec la DFPE, que nous formions des personnels de la Ville de Paris, des personnels de la petite enfance, pour mener ces actions. Dès ce début d'année, 4 agents de la DFPE vont être mis sur ce programme de lecture à Paris et, à terme, ils seront 15. "A terme", c'est-à-dire quand nous aurons achevé de discuter avec l'association pour déployer le dispositif municipal en complément du dispositif associatif existant. Je rappelle qu'à l'heure actuelle, L.I.R.E. à Paris utilise 14 lectrices, pour une part à temps partiel. Nous allons déployer nos actions dans nos établissements de PMI départementale. Mais à aucun moment il n'a été question d'arrêter le soutien à L.I.R.E. à Paris dans les PMI associatives et dans les autres structures, notamment les RAM dans lesquelles elle intervient. Pour cette association, il y a donc évidemment un avenir qui est de poursuivre dans ces structures et qui est de développer son action dans d?autres types de lieux. J?ai donc reçu les responsables de l?association et je leur ai proposé de regarder le calendrier de bascule des associations prises en charge à "L.I.R.E. à Paris" vers la Ville, de solliciter "L.I.R.E. à Paris" pour qu?elle participe à la formation de nos personnels par un marché de formation, et de les aider à développer leurs activités dans d?autres secteurs. C?est ce que reprend ce v?u que je vous propose d?adopter et qui témoigne d?un engagement inédit de notre Municipalité pour ces actions de lecture en direction des jeunes enfants. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Bernard JOMIER. Je suis saisi d?une explication de vote de Mme SOLANS.

Mme Aurélie SOLANS. - Merci.

"L.I.R.E. à Paris" doit vivre. C?est une évidence pour qui connaît l?action de cette association contre l?exclusion, par la porte d?entrée que représente l?accès au livre et à la lecture dès le plus jeune âge.

La méthode est extrêmement simple et mise au point par l?association A.C.C.E.S., Action culturelle contre les exclusions et les ségrégations, qui en est l?association mère. Lire à haute voix aux bébés partout où ils sont, eux et leur famille dont ils sont indissociables. Cette simplicité dans l?action s?appuie sur des travaux importants de pédopsychiatres et de psycholinguistes. Elle a fait ses marques à Paris qui, avec ses professionnels de la petite enfance et ses bibliothécaires, a développé au sein de "L.I.R.E. à Paris" cette volonté commune de s?engager dans cette démarche. Alors le groupe Ecologiste de Paris votera ce v?u de l?Exécutif pour que "L.I.R.E. à Paris" poursuive son action dans nos quartiers, en particulier les plus populaires. Au-delà de toutes pistes d?actions visant à favoriser la transition dans les P.M.I., nous souhaitons insister : acteur culturel, s?il en est, une telle association doit se voir renforcer en lien avec les bibliothèques et les bibliothécaires où sont les livres qui sont, de par leur mission, trop peu hors les murs. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci beaucoup.

Je comprends de vos deux interventions que les v?ux n° 17 et n° 18 sont retirés.

Madame MAQUOI ?

Mme Nathalie MAQUOI. - Ils sont effectivement retirés et nous regarderons avec vigilance la suite.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci.

Madame PRIMET, j?ai cru comprendre qu?il était également retiré.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de v?u déposé par l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? Le projet de v?u est adopté. (2016, V. 53). Je vous remercie. V?u déposé par le groupe les Républicains relatif à une présentation des activités de l'association "Gaïa".

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons le v?u référencé n° 19 relatif à une présentation des activités de l?association "Gaïa". La parole est à M. Christian SAINT-ETIENNE.

M. Christian SAINT-ETIENNE. - Monsieur le Maire, effectivement, beaucoup de gens sont inquiets suite à l?installation de l?association "Gaïa", rue de la Pierre-Levée.

Les riverains ont découvert récemment ce projet et, considérant que cette association a pour objectif de gérer des établissements médico-sociaux spécialisés dans la prévention et l?accompagnement de personnes en matière d?addictologie et de toxicomanie, et que ce programme, certes louable et plus que louable, va être transféré dans un lieu qui nous semble inadapté, dans la mesure où c?est une rue extrêmement étroite et où les mouvements importants de personnes posent plus de risques que sur l?avenue qui était très large où était précédemment installé ce local, nous vous demandons, les élus du groupe les Républicains et ceux du 11e, de préciser la teneur exacte des activités qu?exercera cette association rue de la Pierre-Levée.

Quelles sont les mesures que vous prendrez, tant au niveau organisationnel que sur le plan de l?aménagement pour éviter tout rassemblement sur une rue aussi étroite et densément habitée, afin d?éviter tout dérapage ? Et également comment vous allez favoriser les circulations et les canalisations de personnes et leurs déplacements dans cette rue très étroite ?

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Monsieur SAINT-ETIENNE. Pour vous répondre, la parole est à M. Bernard JOMIER.

M. Bernard JOMIER, adjoint. - Merci, Monsieur le Maire. Monsieur SAINT-ETIENNE, la structure dont il est question, et qui est gérée par "Gaïa" comme vous l?avez rappelé, est actuellement déjà localisée dans le 11e arrondissement, avenue Parmentier. Il s?agit d?un C.S.A.P.A., c?est-à-dire un Centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie. C?est un établissement médico-social qui est installé de longue date avenue Parmentier et qui ne pose aucun problème au voisinage. Il n?y a pas de troubles qui aient été signalés et son insertion dans l?environnement ne pose aucune difficulté. Il s?agit du simple déménagement de ce C.S.A.P.A. de l?avenue Parmentier vers la rue de la Pierre-Levée qui est situé à environ 300 ou 400 mètres. J?ai de la difficulté à comprendre votre interrogation sur la nature précise des activités, elle ne changera pas. "Gaïa" l?a indiqué et le maire du 11e arrondissement, François VAUGLIN, a reçu une partie des riverains, a reçu "Gaïa", les associations concernées et toutes les explications ont pu être données. S?il est nécessaire d?organiser une nouvelle réunion, je ne doute pas que François VAUGLIN l?organisera, avec le grand sens de la concertation et du dialogue qui le caractérisent. Mais je ne vois pas, dans votre v?u, ce que l?on peut retenir. L?argument que vous présentez est de dire que cela poserait des problèmes parce que la rue de la Pierre-Levée est trop étroite. Moi, je vous confesse mon ignorance à savoir quelle est la largeur d?une rue qui autorise l?implantation d?un C.S.A.P.A. Mais à l?heure actuelle, jamais personne à Paris, et il y a 17 ou 18 C.S.A.P.A. à Paris, n?a pu mettre en évidence de lien entre la largeur d?une voirie et la bonne qualité d?insertion dans l?environnement. Donc, je vous demande de retirer votre v?u, parce que les informations sont très claires et, si vous ne le souhaitez pas, je suis au regret d?y émettre un avis défavorable. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Bernard JOMIER. La parole est à Mme Anne SOUYRIS, pour une explication de vote.

Mme Anne SOUYRIS. - Je ne vais pas dire grand-chose de plus que M. Bernard JOMIER. Effectivement, nous sommes assez inquiets en fait devant un v?u de cette nature, parce que demander à ce qu?il y ait une canalisation dans une rue de personnes qui viennent simplement consulter, cela ressemble beaucoup plus à une espèce de peur d?une horde de gens qui viendraient et qui, tout d?un coup, envahiraient Paris ou une rue, alors que d?abord cela ne s?est jamais posé effectivement, comme vient de le dire Bernard JOMIER, avenue Parmentier. Et d?autre part, ce sont plutôt des gens qui viennent au compte-gouttes, et heureusement que des associations comme cela sont là pour les accueillir. Bien sûr, nous voterons contre ce v?u.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame la Présidente. La parole est à M. Hervé BÉGUÉ, pour le groupe Communiste - Front de Gauche.

M. Hervé BÉGUÉ. - C?est simplement pour souligner le ridicule de ce v?u, parce qu?il s?agit d?un déménagement de 800 mètres. 800 mètres à côté, cela ne posait aucun problème. Il n?y a aucun changement d?activité. Ce sont les mêmes personnes concernées. Et là, tout d?un coup, à 800 mètres près, cela poserait plein de problèmes ? Nous ne voterons pas ce v?u.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Monsieur BÉGUÉ.

Monsieur SAINT-ETIENNE est-ce que vous maintenez votre v?u ?

M. Christian SAINT-ETIENNE. - Evidemment, je le maintiens. D?abord, je précise que ce n?est pas simplement un déménagement mais un changement de topographie très important et tous les riverains sont extrêmement inquiets. Donc, je maintiens le v?u.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Monsieur SAINT-ETIENNE.

Le v?u est maintenu.

Je mets donc aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe les Républicains, assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ? La proposition de v?u est repoussée. Je vous remercie.