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Mai 2016
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Vœu déposé par le groupe UDI-MODEM relatif à la surveillance des grands espaces verts par des Brigades équestres.

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2016


 

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Nous examinons, en silence s?il vous plaît, le v?u référencé n° 53 relatif à la surveillance des grands espaces verts par des Brigades équestres. La parole est à Mme Edith GALLOIS.

Mme Edith GALLOIS. - Merci, Monsieur le Maire. Après ces propos un peu tendus sur des sujets sérieux et prégnants, je vais vous faire une proposition toute centriste qui peut allier efficacité et convivialité en même temps. Je vous propose, nous vous proposons une expérimentation de la surveillance des grands espaces verts parisiens par des Brigades à cheval. Ce v?u part d'un constat simple : il est souvent difficile pour les agents de faire respecter leur autorité face à certains groupes de Parisiens, promeneurs, pique-niqueurs, consommateurs divers et variés qui n'obtempèrent pas à leurs injonctions ou qui troublent la tranquillité et la salubrité publique. A l'inverse, là où elles existent, les Brigades à cheval rencontrent toujours des résultats unanimement salués pour maintenir l'ordre public. Cette efficacité tient pour beaucoup à la prestance de l'animal lui-même. Le cheval et son cavalier en imposent, comme on dit, du fait de cette hauteur naturelle. En effet, le cheval est aussi source de curiosité et de dialogue, il est en fait convivial en favorisant le dialogue entre l'agent? C'est la solution que je propose qui peut être centriste, mon cher collègue. Il est convivial en favorisant le dialogue entre l'agent et les usagers des parcs. Par là même, on favorise la prévention, tout cela dans un climat de sympathie. Mais la prestance du cheval, sa stature, en cas d'infraction donne aussi à l'agent une autorité naturelle qui, pour interpeller mais aussi pour verbaliser le cas échéant le contrevenant et si nécessaire le forcer à obtempérer aux injonctions. Enfin, les chevaux sont aussi dressés pour procéder à des interpellations dans des situations délicates : disperser une foule, isoler un individu, réprimer la présence de chiens dangereux, interpeller des exhibitionnistes ou des consommateurs de stupéfiants. Inutile de préciser que le cheval est parfaitement écologique et qu'il est aussi très esthétique. Pour moi, c'est l'alliance de la tradition et de la modernité, de la pédagogie et de la fermeté, de la convivialité et de l'efficacité. Il me semble donc qu'en proposant, dans un premier temps, une expérimentation puis un système plus pérenne d'une brigade équestre, la sécurité, la tranquillité et la propreté seront nettement mieux assurées sur les berges de Seine, le canal Saint-Martin, l'esplanade des Invalides et dans tous les espaces et jardins.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Il faut conclure, Madame GALLOIS.

Mme Edith GALLOIS. - Je conclurai en disant qu'en ce moment, des agents de police manifestent contre la haine des flics et que la Ville de Paris, en adoptant ce v?u, ferait un geste qui les soutiendrait dans leurs tâches qui sont souvent difficiles et délicates, puisque cela leur donnerait à la fois cette autorité et cette convivialité nécessaires. Je vous remercie.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame GALLOIS. Madame BROSSEL, que pensez-vous de cette proposition équestre toute centriste ?

Mme Colombe BROSSEL, adjointe. - D'abord, je me permets de rappeler à Mme GALLOIS que la Ville de Paris et la Maire de Paris n'ont pas besoin de voter des v?ux pour rappeler quotidiennement leur soutien aux fonctionnaires de police de la Préfecture de police de Paris. Néanmoins, je vais émettre un avis favorable à ce v?u pour deux raisons. D'abord, je partage votre appréciation positive sur la présence dans l'espace public de brigades équestres, et j'en veux pour preuve la présence de la Garde républicaine dans Paris et dans des espaces publics dérégulés ; je pense notamment à la porte Montmartre, cher Eric LEJOINDRE, puisqu'en effet nous travaillons sur le sujet. Je pense donc qu?il est tout à fait intéressant de pouvoir avoir ce type d'initiative. Néanmoins - c'est pour cela que je trouve votre v?u intéressant -, passer par une expérimentation sur la surveillance des grands espaces verts parisiens est séduisant, d'abord parce que c'est évidemment à la Préfecture de police d'étudier - elle le dira - comment cela est faisable mais aussi parce que dans des espaces verts, on peut être confronté à d'autres types de présence, d?autres types d'interventions. Par conséquent, je trouve tout à fait positive la façon dont vous présentez les choses par une expérimentation. Deux derniers points. D'abord pour vous indiquer - vous en faites mention dans le v?u - que les relevés de la DPP sur l'ouverture ces derniers week-ends des parcs le soir et la nuit sont des relevés tout à fait positifs car il n?y a eu aucun incident. Je ne voudrais pas manquer l'occasion de le rappeler dans cet hémicycle et Pénélope y reviendra certainement. Je veux vous dire aussi, pour moduler peut-être un peu votre deuxième alinéa, que ce sera, évidemment en matière de lutte contre les incivilités, aux services compétents, à la DPP et à la DEVE qu'il reviendra d'apprécier l'opportunité et la faisabilité de la mise en place d'un tel mode de surveillance dans les parcs intra-muros, et d?en tirer avec la PP les conséquences. Je suis pour ma part tout à fait favorable à ce que nous puissions débuter cette expérimentation.

M. Bruno JULLIARD, premier adjoint, président. - Merci, Madame BROSSEL.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe UDI-MODEM, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif. Qui est pour ? Contre ? Abstentions ? La proposition de v?u est adoptée. (2016, V. 123). Je vous remercie.