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Mai 2016
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2016 DICOM 9 - Convention de partenariat Exposition "1936, Le Front Populaire en photographie" (Musée de l’Histoire vivante de Montreuil ; R.A.T.P. ; Radio France).

Débat/ Conseil municipal/ Mai 2016


 

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Le projet de délibération DICOM 9 concerne la convention de partenariat Exposition "1936, Le Front Populaire en photographie". C'est Raphaëlle PRIMET qui nous en parle.

Mme Raphaëlle PRIMET. - Bien entendu, notre groupe se félicite de ce partenariat tant avec la R.A.T.P. qu'avec Radio France et le musée de l'Histoire vivante de Montreuil. Des photos des plus grands photographes du XXe siècle - Capa, Ronis, Doisneau, Cartier-Bresson - ont durablement imprimé notre imaginaire, mais rappeler l'histoire du Front populaire doit servir à construire le présent. Au moment où un Premier Ministre s'adressant à André CHASSAIGNE a eu cette formule odieuse et méprisante : "Les Communistes se trompent depuis 100 ans". Permettez-moi de vous relire quelques passages d?un discours que certains reconnaîtront certainement. Il fut prononcé le 6 juin 1936 à la tribune de la Chambre des députés : "Le peuple français a manifesté sa décision inébranlable de préserver contre toutes les tentatives de la violence ou de la ruse les libertés démocratiques qui ont été son ?uvre et qui demeurent son bien. Il a affirmé sa résolution de rechercher dans des voies nouvelles les remèdes de la crise qui l'accable, le soulagement de souffrances et d'angoisse que leur durée rend sans cesse plus cruelle, le retour à une vie active, saine et confiante. Enfin, il a proclamé la volonté de paix qui l?anime tout entier. Il possède d?avance sa confiance et l'unique problème qui se pose pour lui sera de la mériter et de la conserver. Il n'a pas à formuler son programme. Son unique problème sera de le résoudre en actes. Dès le début de la semaine prochaine, nous déposerons sur le bureau de la Chambre un ensemble de projets : l'amnistie, la semaine de 40 heures, les contrats collectifs, les congés payés, un plan de grands travaux, la nationalisation de la fabrication des armes de guerre, l'office du blé, la prolongation de la scolarité, une réforme du statut de la Banque de France. Sitôt ces mesures votées, nous présenterons au Parlement une seconde série de projets, visant notamment le Fonds national de chômage, l?assurance contre les calamités agricoles, l'aménagement des dettes agricoles, un régime de retraite garantissant contre la misère les vieux travailleurs des villes et des campagnes. A bref délai, nous vous saisirons ensuite d?un large système de simplification et de détente fiscale, ne demandant de nouvelles ressources qu'à la contribution de la richesse acquise, à la répression de la fraude, et surtout à la reprise de l'activité générale. Tandis que nous nous efforcerons ainsi de ranimer l'économie française, de résorber le chômage, d'accroître la masse des revenus consommables, de fournir un peu de bien-être et de sécurité à tous ceux qui créent, par leur travail, la véritable richesse, nous aurons à gouverner le pays. Si les institutions démocratiques étaient attaquées, nous en assurerions le respect inviolable avec une vigueur proportionnée aux menaces ou aux résistances. Nous sommes des socialistes, mais le pays n'a pas donné la majorité au Parti socialiste. Il n'a même pas donné la majorité à l'ensemble des partis prolétariens. Il a donné la majorité au Front populaire. Nous sommes un Gouvernement de Front populaire et non pas un Gouvernement socialiste. Notre but n'est pas de transformer le régime social, ce n'est même pas d'appliquer le programme spécifique du Parti socialiste, c?est exécuter le programme du Front populaire". Ceci pour vous et nous rappeler qu'il y a des femmes et des hommes politiques pour qui être de gauche veut encore dire quelque chose. Je vous remercie.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. Merci. Catherine VIEU-CHARIER, pour vous répondre.

Mme Catherine VIEU-CHARIER, adjointe. Je remercie Mme PRIMET, la Conseillère, de nous avoir fait ce rappel extrêmement important. Je n'imaginais pas que nous pourrions passer au travers du 80e anniversaire du Front populaire, qui a été un moment extraordinaire dans notre pays. Je rappelle que la France, à l'époque, était cernée par l'Italie fasciste, qui était installée depuis 1922, par l'Allemagne nazie, qui était installée depuis 1933, et que l'Espagne était en train d'agoniser, abandonnée par l'Europe et par l?indifférence de la classe politique. L'exposition grand public qui va être inaugurée demain par la Maire aura lieu du 19 mai au 23 juillet 2016. Elle rassemble beaucoup de photos de jeunes photographes de l'époque, comme l'a rappelé Raphaëlle PRIMET. Elle nous rappelle surtout un grand moment de liesse, un grand moment de lutte aussi puisqu'après la victoire électorale, la France entière s'est arrêtée, elle s'est mise en grève pour justement gagner tous les progrès sociaux qu'a énumérés tout à l?heure Mme PRIMET. Je vais aller très vite, je vous encourage à lire le petit programme que je vous ai adressé à tous. Vous avez non seulement le rappel de l'exposition qui aura lieu à l'Hôtel de ville, mais aussi tout le programme de conférences, de projections de films, de débats, sur le Front populaire. Je rappelle que ce grand moment autour du Front populaire a été fait en partenariat avec le musée de l?Histoire vivante de Montreuil, puisque nous sommes partenaires et qu'eux-mêmes exposent à l'heure actuelle des documents extrêmement intéressants, avec la R.A.T.P., puisqu'il y aura une semaine d'affichage dans 600 espaces différents R.A.T.P., avec "Le Monde", qui a fait un numéro spécial sur le Front populaire, avec "France Info", qui fera une campagne de 18 "spots", ainsi qu?une visibilité sur les réseaux sociaux et la visite virtuelle de l?exposition sur le site de "France Info". "Paris Match" aussi a été un grand partenaire et c?est un grand magazine de photographie. Je vous invite toutes et tous à visiter cette exposition qui nous rappellera aussi la joie pour les classes populaires d'enfin pouvoir se reposer et de partir sur les routes de France lors des congés payés. Cela a été un bref répit car, malheureusement, trois ans plus tard la France était occupée par l'Allemagne nazie. Cela a été une fenêtre extraordinaire, une fenêtre magnifique et c'est très bien rendu par la commissaire scientifique de l'exposition, Françoise DENOYELLE, à qui je tiens vraiment à rendre un grand hommage ici. Je vous remercie, Mesdames et Messieurs.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Merci pour ces quelques moments qui nous replongent loin en arrière. Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DICOM 9. Qui est pour ?

Mme Catherine VIEU-CHARIER, adjointe. - C'est l'avenir.

M. Mao PENINOU, adjoint, président. - Oui, mais on soulève des souvenirs, quand même. Qui est pour ? Qui est contre ? Qui s?abstient ? Le projet de délibération est adopté. (2016, DICOM 9).